François Ozon

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Supfiction
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Re: François Ozon

Post by Supfiction »

Billy Budd a raison, ce n'est pas une question de date de sortie mais du choix fait à l'écriture de donner les vrais noms des gens alors qu'ils n'ont pas été jugés coupables ni peut-être même pas mis en examen à ce moment là.
François Ozon a fait valoir que son film « n’invente ni ne dit rien qui n’ait déjà été porté à la connaissance du public ». Je ne connais pas l'affaire en question et n'ai pas vu le film donc je n'ai pas d'avis tranché mais il me semble qu'il y a matière à débat en tous cas ou à interrogation au moins.
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Billy Budd
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Re: François Ozon

Post by Billy Budd »

Jeremy Fox wrote:
Billy Budd wrote:je pense avoir le droit et le recul pour juger la décision scandaleuse.
C'est effectivement ton droit et ton avis mais d'autres ont aussi le droit de ne pas le partager.
Absolument, mais contrairement à Stromboli, je ne leur dénie pas, et je ne souhaite à personne de se retrouver dans une situation similaire à celle des prévenus dans cette affaire.
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Farnaby
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Re: François Ozon

Post by Farnaby »

Tout à fait d'accord avec Billy Budd.

Il me semble que l'alternative aurait dû être celle-ci, assez simple pour préserver la fiction et la justice : soit un changement de noms des protagonistes si le film sort avant le jugement définitif, soit utilisation des noms réels pour un film qui sort après les jugement définitif.

L'emploi de noms de fiction pour des faits divers au cinéma et en littérature, franchement, ce n'est pas la mer à boire : tout le monde "traduit" et puis voilà... et cette légère, symbolique mise à distance permet à l'artiste de justifier tous les écarts, toutes les inventions, toutes les distorsions propres à son art, son regard, sa sensibilité etc.

En revanche, si on garde les noms, c'est que l'on se place dans une autre perspective : celle du journaliste, du documentariste... bref, de la recherche impartiale de la vérité.

Je trouve scandaleux qu'Ozon joue sur les deux tableaux et veuille le beurre du "journalisme" et l'argent du beurre de la fiction.

Par ailleurs la bande annonce est affolante : on dirait un téléfilm FR3 circa 1992.
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tenia
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Re: François Ozon

Post by tenia »

Question naïve : quelle utilité finale de changer les noms puisqu'on aurait très rapidement su de qui le film parlait précisément de toute manière ("tel personnage est basé sur machin, tel autre sur bidule, etc") ?
Symboliquement, je le comprends, mais une fois passé cet aspect superficiel, ça ne change rien, non ?
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Farnaby
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Re: François Ozon

Post by Farnaby »

tenia wrote:Question naïve : quelle utilité finale de changer les noms puisqu'on aurait très rapidement su de qui le film parlait précisément de toute manière ("tel personnage est basé sur machin, tel autre sur bidule, etc") ?
Symboliquement, je le comprends, mais une fois passé cet aspect superficiel, ça ne change rien, non ?
Ah si, ça change tout : il n'y a plus d'adhérence du personnage à l'homme réel et la fiction a introduit son ver... ce qui ouvre à des changements de 1% à 100%.
Et puis chez les spectateurs, tout est possible : il y a ceux qui "traduisent", ceux qui s'en moquent, ceux qui ne savent pas...
Enfin pour les hommes (réels) évoqués, ça change tout également : imaginons un voisin : "J'ai vu le film, c'est moche ce que tu as fait". Si le nom n'est pas le même : "Ce n'est pas moi, c'est une création, éventuellement à partir de moi". Si le nom est identique ET VALIDé avant que justice ne soit rendue... eh bien que dire ? Que répondre ? Comment faire valoir sa vérité alors qu'une pseudo vérité aura été validée par un film, encore une fois AVANT que justice n'ait été rendue ?
Qu'un criminel assume (aux yeux de son voisin, de la société) son statut de criminel tel que déterminé par le verdict de la justice : c'est normal, et ce, malheureusement, même s'il est innocent. Mais qu'un homme non encore jugé doive assumer un statut de criminel déterminé et imposé non par la justice ni même au moins par une enquête, une investigation sérieuse, mais par un cinéaste de fiction ??? Je trouve cela ahurissant.

J'ajoute une simple petite question : est-ce que Ozon aurait aimé être à la place de M. X ? Imaginons que demain un nouveau Panama papers révèle qu'Ozon, comme Almodovar hier, planque son argent dans des paradis fiscaux. Imaginons que je fasse un film sur ce sujet. Ozon apprécierait-il que je mette en scène un personnage appelé François Ozon et planquant son argent aux Bermudes, alors même que l'enquête est en cours et qu'aucun tribunal, aucun juge, n'a définitivement établi le délit ? Alors même que mon film est une fiction ? Alors même que mon film ni ma séance de cinéma ne lui donne la parole pour répondre (ce qui serait le cas par exemple, dans un documentaire sérieux) ?
Last edited by Farnaby on 21 Feb 19, 13:06, edited 1 time in total.
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Karras
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Re: François Ozon

Post by Karras »

tenia wrote:Symboliquement, je le comprends, mais une fois passé cet aspect superficiel, ça ne change rien, non ?
Malgré le changement de nom DSK avait à priori porté plainte pour diffamation après la diffusion de "Welcome to New York". Quelques précisions sur la légalité ici :
https://www.inaglobal.fr/cinema/article ... ettre-7599
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Billy Budd
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Re: François Ozon

Post by Billy Budd »

Sauf erreur de ma part, Ozon sort un film sur une affaire en cours, non encore jugée, tandis que Ferrara avait sorti le sien bien après la "transaction" de DSK.
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Coxwell
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Re: François Ozon

Post by Coxwell »

Jeremy Fox wrote:Pareil que Supfiction et Stromboli ; rien de honteux là dedans. Hâte de voir ce film qui semble être un bon cru Ozon ; et puis il y a Melville Poupaud 8)
En dehors de toute considération sur le fond de l’affaire (et la stratégie commerciale du studio), je me suis quand même demandé si le trailer était destiné à vendre une proposition de cinéma ou plutôt un pachyderme militant Téléfilmesque .... les dialogues, l’interprétation, la musique.... Mon dieu... :idea: :arrow:
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Jeremy Fox
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Re: François Ozon

Post by Jeremy Fox »

Vos derniers messages me ramènent 30 ans en arrière ou à chaque fois qu'un réalisateur proposait une mise en scène classique, son film était traité de téléfilm. Et puis déjà je ne comprendrais jamais comment on peut juger la mise en scène d'un film au travers sa simple bande annonce. Combien de fois une bande annonce m'a trompé (en bien ou en mal) du tout au tout quant au résultat final !
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Jack Griffin
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Re: François Ozon

Post by Jack Griffin »

Les arguments de la justice et des avocats

https://www.lemonde.fr/cinema/article/2 ... _3476.html
Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a débouté l’ancien aumônier scout Bernard Preynat, qui demandait le report de la sortie du film Grâce à Dieu, au motif qu’il n’a pas encore été jugé et que le long-métrage de François Ozon porte atteinte à sa présomption d’innocence.

A l’appui de sa décision, rendue lundi 18 février, le juge relève que le procès de Bernard Preynat, mis en examen pour atteintes sexuelles sur mineurs de quinze ans, n’étant ni fixé ni prévu à une date proche, un report « pourrait à l’évidence conduire, compte tenu des divers recours possibles, à ne permettre [la] sortie [du film] que dans plusieurs années », dans des conditions qui « porteraient atteinte à la liberté d’expression et de création » et « créeraient des conditions d’exploitation économiques insupportables ».

Cet argument financier largement développé à l’audience, vendredi 15 février, par la défense des sociétés de production et de distribution du film, qui avait indiqué que des copies avaient été livrées dans 307 salles et qu’une vaste campagne de promotion, évaluée à 1 million d’euros, avait d’ores et déjà été engagée, avait suscité l’indignation de l’avocat de Bernard Preynat, Me Emmanuel Mercinier :

« On nous met devant le fait accompli. On exerce une forme de pression en évoquant une presse extatique et en nous disant que c’est trop tard et trop cher. »

Le juge rejette également les deux autres requêtes présentées par Me Mercinier : la suppression des prénom et nom de Bernard Preynat et l’insertion d’un rappel de sa présomption d’innocence dès le début du film. Concernant la première demande, le juge considère que cette suppression de patronyme aurait des « conséquences disproportionnées » sur la date de sortie et qu’un tel changement « ne serait pas de nature à empêcher l’identification évidente » de l’ancien aumônier scout de Sainte-Foy-lès-Lyon.

Il estime, pour la seconde demande, que le « carton » mentionnant à la fin du film que « le père Preynat est présumé innocent jusqu’à son procès » permet de ne pas présenter sa culpabilité comme acquise et qu’il suffit à « l’information de tous les spectateurs ». « Présenter durant deux heures comme coupable un homme qui n’a pas encore été jugé comme tel constitue une atteinte à la présomption d’innocence que ne saurait évidemment pas faire disparaître le fait d’écrire ensuite le contraire durant deux secondes », a réagi Me Mercinier, qui a indiqué qu’il ferait appel de cette décision.

Deux réserves qui méritent attention

Si le jugement rendu lundi 18 février écarte la menace d’un report de la sortie du long-métrage de François Ozon, il contient toutefois deux réserves qui méritent attention. Pour leur défense, les sociétés de production et de distribution rappelaient que Bernard Preynat a passé des aveux directs ou indirects sur les faits qui lui sont reprochés et qu’il a lui-même demandé pardon par écrit à certains de ceux qui l’accusent.

« Voilà quelqu’un qui se reconnaît coupable et demande le respect de sa présomption d’innocence ! », s’était étonné leur avocat, Me Paul-Albert Iweins. Le juge rappelle que le respect de la présomption d’innocence « ne suppose pas que la personne concernée conteste les faits » et souligne par ailleurs que tout prévenu ou tout accusé a le droit d’évoluer dans sa défense.

A l’intention de tous ceux qui verraient dans sa décision un blanc-seing pour traiter d’affaires judiciaires avant même que celles-ci n’aient été jugées et pour tirer profit de la médiatisation et de l’intérêt du public suscités par un procès, le juge des référés prend soin d’indiquer que le raisonnement appliqué au film de François Ozon repose essentiellement sur l’éloignement de la date à laquelle Bernard Preynat comparaîtra devant un tribunal. « Il en irait autrement si la sortie du film devait coïncider avec les débats judiciaires », écrit-il. Il précise enfin que cette décision « ne préjuge évidemment pas » d’éventuelles poursuites que pourrait engager Bernard Preynat en réparation de son préjudice pour atteinte à la présomption d’innocence.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Grâce à Dieu » : la présomption d’innocence au cœur du débat sur le report du film de François Ozon

Le tribunal de Lyon a également rejeté, mardi 19 février, la demande de l’ex-bénévole du diocèse Régine Maire, de voir supprimer son patronyme dans le film. Les juges ont considéré que ni l’atteinte à la vie privée ni celle à sa présomption d’innocence ne sont constituées. Ils estiment également que le film est une « œuvre de fiction basée sur des faits réels destinée à informer et à faire progresser la cause de la libération de la parole des victimes des agressions sexuelles et à montrer l’importance du poids du silence opposé par les hiérarchies et par la société ». Les juges ont également tenu compte dans leur décision des « conséquences désastreuses » sur le plan financier qu’aurait eu un report de ce film.
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Karras
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Re: François Ozon

Post by Karras »

Billy Budd wrote:Sauf erreur de ma part, Ozon sort un film sur une affaire en cours, non encore jugée, tandis que Ferrara avait sorti le sien bien après la "transaction" de DSK.
Je voulais surtout faire remarquer que l'artifice du changement de nom n’empêche pas une possible attaque en diffamation de la part des accusés.
Il y avait également eu un précédent avec un téléfilm sur l'affaire Villemin ( condamnation de France 3 et Arte )
Duke Red
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Re: François Ozon

Post by Duke Red »

En complément de Jack Griffin, voici une analyse de Pascale Robert-Diard, l'excellente chroniqueuse judiciaire du Monde :
Le tribunal de Lyon a rejeté, mardi 19 février, la demande de l’ex-bénévole du diocèse Régine Maire, de voir supprimer son patronyme dans le film Grâce à Dieu. Après la décision rendue lundi par le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris qui a débouté Bernard Preynat, l’ancien aumônier scout accusé d’agressions sexuelles sur mineurs, le long-métrage de François Ozon a donc surmonté les obstacles juridiques à sa sortie en salle, mercredi 20 février.

Les deux jugements se fondent sur le même raisonnement : le respect du principe de la présomption d’innocence doit être mis en balance avec celui de la liberté d’expression. Or, soulignent-ils, un report du film au nom de l’atteinte au premier principe aurait constitué un dommage disproportionné au second. Les juges de Lyon relèvent ainsi que « l’argument financier qui expose les conséquences désastreuses engendrées par un report de sortie du film du fait de sa livraison dans 307 salles de cinéma doit être pris en considération ».

L’un et l’autre estiment suffisants les encarts insérés à la fin du film rappelant le droit à la présomption d’innocence. A l’appui de sa décision, le tribunal de Lyon relève en outre que « la libération de la parole des victimes d’agressions sexuelles commises au sein de l’Eglise constitue un débat d’intérêt général sur le plan mondial, qui conduit l’Eglise catholique à évoluer ». Reprenant à son compte le point de vue des critiques cinématographiques, le tribunal estime que le long-métrage de François Ozon « contribue à alimenter ce débat de manière non manichéenne et avec subtilité ».

Ces deux décisions motivées qui font litière de tous les arguments présentés, tant par Bernard Preynat que par Régine Maire, suscitent toutefois quelques questions. En présentant son film comme une fiction basée sur des faits réels, le réalisateur joue sur deux tableaux : d’une part, l’intérêt légitime du public pour l’histoire vraie des anciens scouts de Sainte-Foy-lès-Lyon et de leur combat pour faire reconnaître la culpabilité de Bernard Preynat et dénoncer le silence de l’Eglise, racontée au plus près des procès-verbaux, courriers et mails échangés qui constituent les deux dossiers judiciaires ouverts sur cette affaire ; d’autre part, la liberté que lui donne la fiction de créer des scènes, des dialogues, et de prêter des sentiments ou des attitudes à ses personnages.

La difficulté vient du fait que ceux-ci ne sont pas tous logés à la même enseigne. Contrairement aux victimes des agissements de l’ancien aumônier, désignées sous des patronymes d’emprunt, afin de protéger leurs enfants dont certains sont mineurs et scolarisés, Bernard Preynat, le cardinal Philippe Barbarin ou Régine Maire apparaissent sous leur véritable identité.

Le cas de cette dernière est emblématique. Selon son avocat, Me Xavier Vahramian, l’ancienne bénévole du diocèse de Lyon ne se reconnaît pas sous les traits du « personnage sévère, servile à l’égard du cardinal Barbarin, absolument dénuée d’empathie » mis en scène à l’écran. Surtout, elle est accusée dans le film d’avoir cherché à « endormir une victime » en l’incitant à ne pas porter plainte. Liberté de la fiction, leur répond-on.

La prévenue Régine Maire, poursuivie devant le tribunal correctionnel de Lyon aux côtés du cardinal Barbarin pour « non-dénonciation d’atteintes sexuelles sur mineurs », a au contraire toujours soutenu qu’elle avait encouragé les victimes du père Preynat à alerter la justice. Cette affirmation n’a pas été démentie par les plaignants lors du procès qui s’est tenu en janvier et la relaxe de l’ancienne bénévole a été requise.

Son sort judiciaire, tout comme celui de Philippe Barbarin, est entre les mains du tribunal correctionnel de Lyon et ne sera connu que le 7 mars. Mais sa vérité cinématographique s’affichera dès mercredi dans les salles de cinéma et se prolongera sur les écrans de télévision. C’est cette vérité qui triomphera.

« Les juges détestent les poursuites préventives », constate Henri Leclerc, l’un des familiers de ce type de contentieux. « Et ils adorent être du bon côté », complète son confrère Richard Malka. La qualité du film de François Ozon est célébrée. L’intérêt public du sujet qu’il traite est indiscutable. Moins vertueux sont les enjeux financiers et commerciaux qui ont déterminé la date de sa diffusion et qui s’imposent désormais à ceux dont ils négligent les droits.
J'imagine que ça n'a pas dû être évident pour les juges des référés de trancher, vu que Bernard Preynat a reconnu les faits mais n'a pas encore été jugé. Je rejoins Mme Robert-Diard sur le côté "deux poids, deux mesures", puisque les victimes, elles, ne sont pas désignées par leurs vrais patronymes. Et je suis gêné par l'argument financier, ça revient à mettre les juges au pied du mur. "On a peut-être merdé au niveau juridique mais on a mis un pognon de dingue dans le film, du coup on peut quand même le sortir ?" Mais c'est précisément parce qu'il sort sur un grand nombre de copies, qu'il est signé par un réalisateur célèbre et a un casting connu - ce qui coûte donc bonbon - que la notoriété du film, donc l'atteinte à la présomption d'innocence, risque d'être grande.
"On est juste une bande de glands qui n'a rien trouvé de mieux à faire de sa vie." (Colqhoun)
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Jack Griffin
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Re: François Ozon

Post by Jack Griffin »

Duke Red wrote: Mais c'est précisément parce qu'il sort sur un grand nombre de copies, qu'il est signé par un réalisateur célèbre et a un casting connu - ce qui coûte donc bonbon - que la notoriété du film, donc l'atteinte à la présomption d'innocence, risque d'être grande.
Et qu'il venait d'obtenir un grand prix au festival de Berlin
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Billy Budd
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Re: François Ozon

Post by Billy Budd »

Il faudrait demander à Muriel Robin ce qu'elle en pense.
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Coxwell
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Re: François Ozon

Post by Coxwell »

Jeremy Fox wrote:Vos derniers messages me ramènent 30 ans en arrière ou à chaque fois qu'un réalisateur proposait une mise en scène classique, son film était traité de téléfilm. Et puis déjà je ne comprendrais jamais comment on peut juger la mise en scène d'un film au travers sa simple bande annonce. Combien de fois une bande annonce m'a trompé (en bien ou en mal) du tout au tout quant au résultat final !
Je n'ai pas vu le film, mais très franchement, la bande-annonce (qui est quand même un outil de promotion non négligeable malgré tout) témoigne d'un texte, d'un phrasé - récité, d'une posture d'acteurs, d'une musique et d'un élan général bien peu prudent et "naturaliste" pour louer a priori les qualités supposés d'une "démarche documentariste" et/ou d'une proposition artistique véritablement intéressante. Dans l'état, je n'ai qu'un envie : fuir devant cette Ba. A tort peut-être, mais il est quand même rare de se déplacer devant une BA épouvantable en espérant quand même un bon film.