Top John Badham

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Karras
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Re: Top John Badham

Post by Karras »

Rick Deckard wrote:Je crois que c’est en fait des disquettes 8" !
Exact ! :)
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la_vie_en_blueray
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Re: Top John Badham

Post by la_vie_en_blueray »

La machine dans le film était déja une antiquité à la sortie du film.
mannhunter
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Re: Top John Badham

Post by mannhunter »

Pas de Blu Ray pour ETROITE SURVEILLANCE/STAKEOUT?
Je suis un peu étonné, le film ayant eu un beau succès à l'époque..
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la_vie_en_blueray
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Re: Top John Badham

Post by la_vie_en_blueray »

mannhunter wrote:Pas de Blu Ray pour ETROITE SURVEILLANCE/STAKEOUT?
Je suis un peu étonné, le film ayant eu un beau succès à l'époque..
LE 2 est dispo en BR US sans ST.

Effectivement, le 1 est bien meilleur, j'en garde un très bon souvenir.
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Jeremy Fox
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Re: Top John Badham

Post by Jeremy Fox »

Jeremy Fox wrote:
Demi-Lune wrote:La fièvre du samedi soir (1977)

Je ne l'avais encore jamais vu. Eh ben, quitte à ce que ça me vaille un lancé de tomates, j'ai trouvé ça vraiment très bon.
Je ne vois pas pourquoi les volées de tomates vu que ce film a toujours été critiqué très positivement dans l'ensemble. C'est Grease qui a eu mauvais presse.

Quel BOF en tout cas ; je ne m'en lasse pas. Les Bee Gees étaient vraiment des très grands de la pop/disco.
Revu hier soir et c'est toujours aussi bien, Travolta excellent. Quant à la BO, je ne m'en lasse pas et elle est décidément indémodable ; tout ce que l'on faisait de mieux en matière de disco à l'époque.
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Thaddeus
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Re: Top John Badham

Post by Thaddeus »

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La fièvre du samedi soir
En 1977 déjà il était évident que le disco louchait dans le rétroviseur d’années folles ou prospères, quand son contre-poison funk tentait de retrouver l’innocence du garage-rock des sixties. Que reste-t-il du film-fétiche d’une génération, au-delà de l’image de Travolta qui enflamme le dance-floor clignotant au son des Bee Gees ? Une œuvre brassant les références culturelles (West Side Story pour les rixes claniques, La Fureur de Vivre pour l’héritage catholique, l’enfer familial, l’univers de la bande), mais surtout une chronique épatante autour des aspirations du prolétaire, du fruste, du marginal engagé dans la compétition truquée qui est celle de l’impitoyable jeu social. Et si le rêve américain est à portée de voiture, de l’autre côté du pont de Brooklyn, le chemin qui y mène plus grave et amer qu’il n’y paraît. 4/6

Tonnerre de feu
C’est l’arme absolue : une forteresse volante, une oreille et un œil électroniques pointés sur la ville, un tribunal aérien, omniscient, impitoyable. Ce n’est en apparence qu’un hélicoptère qui peut se faire si discret que nul ne l’entend, mais son habitacle bleu-noir cache les systèmes de surveillance les plus sophistiqués : Big Brother, le grand inquisiteur inventé par Orwell. Cet engin redoutable est l’enjeu d’un affrontement entre deux rescapés du Vietnam, dans un Los Angeles servant de toile de fond à ce qui n’est qu’un western urbain : le bien et le mal s’acquittent désormais de leur tâche dans les perspectives de béton, de métal et de verre. Et si Badham reste au niveau d’une psychologie sommaire, l’intérêt est sollicité par les scènes d’action et par ce qu’il donne à voir et comprendre de la haute technologie. 4/6

Wargames
HAL9000 ne possédait qu’un œil rouge, s’exprimait d’une voix doucereuse et fomentait des plans secrets traduisant un délire de grandeur très humain. Sa progéniture est une énorme console clignotante, mue par le seul instinct de jeu, en laquelle se cristallise la fascination de l’Amérique reaganienne, obtuse et banlieusarde pour l’ordinateur. Si Kubrick et Lumet avaient donné de la guerre froide son point de dérision sans expulser de leurs films la gravité nécessaire, Badham actionne quant à lui l’interface entre un élément prélevé dans le microsome du quotidien et sa projection dans le macrocosme des grandes préoccupations planétaires. Le suspense est captivant, astucieux, rondement mené, caractéristique d’une époque où la simplicité du divertissement avait pour vertu de préserver la richesse du fond. 4/6

Étroite surveillance
Deux détectives sympas ont pour mission la surveillance d’une maison, celle de la petite amie d’un dangereux malfrat en cavale. Le plus jeune est soucieux de sa carrière et de son avancement, le plus âgé pense surtout à prendre du bon temps, et ne va pas tarder à en pincer pour celle qui leur sert à son insu d’appât. Le scénario est insignifiant ? Aucune importance, il n’est que prétexte à une petite comédie policière sans personnalité ni prétention, où s’enchaînent les quiproquos, les chassés-croisés, les situations vaudevillesques, les effets comiques et les bagarres dans des lieux saugrenus. L’ensemble, qui doit beaucoup à l’abattage cabotin de Richard Dreyfuss et au charme de Madeleine Stowe, agence ainsi plages de suspense, rebondissements et romance en un cocktail plaisant, mais sitôt vu, sitôt oublié. 3/6

Meurtre en suspens
Comme le suggère le titre, cet habile thriller exploite les ressorts du suspense et de l’attente et fait vivre en temps réel les quatre-dix minutes dont le héros dispose pour gérer le terrible chantage auquel un truand le soumet : abattre une politicienne ou voir sa petite fille tuée. En résulte un polar qui n’affiche pas de volonté de renouvellement, mais dont la facture classique est assumée et qui sait masquer les invraisemblances lorsqu’elles se présentent. Badham ne force pas les sentiments du spectateur, préfère en dire moins que trop et achève le récit par un pied-de-nez à la télévision, dont le recours incessant au direct renvoie en quelque sorte au schéma dramatique adopté. Autant de raisons pour ne pas bouder son plaisir, d’autant que le savoureux Walken ajoute une petite plus-value en méchant sardonique. 3/6


Mon top :

1. La fièvre du samedi soir (1977)
2. Wargames (1983)
3. Tonnerre de feu (1983)
4. Étroite surveillance (1987)
5. Meurtre en suspens (1995)

À la notable exception de La Fièvre du Samedi Soir, document sociologique doublé d’une vraie réussite de cinéma, ces quelques films relativement distrayants et bien troussés, mais plus ou moins anecdotiques tant dans leur mise en forme que dans leurs implications thématiques, ont imposé comme John Badham comme un faiseur appréciable, au métier éprouvé – ni plus, ni moins.
LeRationaliste
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Re: Top John Badham

Post by LeRationaliste »

Perso, je n'ai vu que Wargames et Dracula.

Je tiens vraiment le premier pour grande influence pour le cinéma des années 80 à aujourd'hui, en particulier pour l'aspect pop-culture.

En lisant le livre Player-One, je trouve vraiment dommage et même incompréhensible qu'il ait été écarté par Spielberg.

L.R
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Watkinssien
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Re: Top John Badham

Post by Watkinssien »

LeRationaliste wrote:Perso, je n'ai vu que Wargames et Dracula.

Je tiens vraiment le premier pour grande influence pour le cinéma des années 80 à aujourd'hui, en particulier pour l'aspect pop-culture.

En lisant le livre Player-One, je trouve vraiment dommage et même incompréhensible qu'il ait été écarté par Spielberg.

L.R
Le choix de Spielberg est pourtant cohérent dans le film et dans sa filmographie. Après WarGames, aussi sympathique le divertissement soit-il, visuellement il a moins d'images marquantes, dans l'inconscient cinéphile ou dans l'univers geek, que le film de Kubrick par exemple.
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Mother, I miss you :(
LeRationaliste
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Re: Top John Badham

Post by LeRationaliste »

Je trouve qu'il est une face d'une pièce dont l'or a donné naissance à l'univers geek dont la majeure partie est occupée par les jeux vidéo. L'autre face s'appelle Tron.

Je pense même au contraire qu'il est dans l'inconscient geek/cinéphile. Il n'est pas encore remonté à la surface, voilà tout.

L.R
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la_vie_en_blueray
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Re: Top John Badham

Post by la_vie_en_blueray »

Wargames m'avait traumatisé à sa sortie.

D'une part, je trouve le prélude totalement glacant (se remettre dans l'époque, quand on découvrait le film en salle, et le contexte exterieur), quand à l'imagerie geek/reseau, sans doute l'un des premiers films à avoir su sentir l'arrivée du monde numérique.
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shubby
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Re: Top John Badham

Post by shubby »

Thaddeus wrote: Étroite surveillance
Deux détectives sympas ont pour mission la surveillance d’une maison, celle de la petite amie d’un dangereux malfrat en cavale. Le plus jeune est soucieux de sa carrière et de son avancement, le plus âgé pense surtout à prendre du bon temps, et ne va pas tarder à en pincer pour celle qui leur sert à son insu d’appât. Le scénario est insignifiant ? Aucune importance, il n’est que prétexte à une petite comédie policière sans personnalité ni prétention, où s’enchaînent les quiproquos, les chassés-croisés, les situations vaudevillesques, les effets comiques et les bagarres dans des lieux saugrenus. L’ensemble, qui doit beaucoup à l’abattage cabotin de Richard Dreyfuss et au charme de Madeleine Stowe, agence ainsi plages de suspense, rebondissements et romance en un cocktail plaisant, mais sitôt vu, sitôt oublié. 3/6
Si je conçois son statut léger, je lui confère une aura pétillante & aérienne pour ma part.
Je le vois une fois par an celui-ci. Dynamique, fun, poilant... la comédie policière par excellence. 6/6 dans son registre ; c'est un vrai feel-good movie.
Tous les films qui causent voyeurisme ont compris le truc globalement. Ca marche. La suite est plus anecdotique - moins d'alchimie, plus cabotin - mais reste plaisante.
hansolo
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Re: Top John Badham

Post by hansolo »

LeRationaliste wrote:Perso, je n'ai vu que Wargames et Dracula.

Je tiens vraiment le premier pour grande influence pour le cinéma des années 80 à aujourd'hui, en particulier pour l'aspect pop-culture.

En lisant le livre Player-One, je trouve vraiment dommage et même incompréhensible qu'il ait été écarté par Spielberg.

L.R
Pas mieux.
Sans doute un des plus grands regrets de l'adaptation de Spielberg :(
RPO me semble d'ailleurs vieillir assez mal alors qu il a à peine 1 an 1/2!
- What do you do if the envelope is too big for the slot?
- Well, if you fold 'em, they fire you. I usually throw 'em out.

Le grand saut - Joel & Ethan Coen (1994)