Agnès Varda (1928 - 2019)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Frances
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Re: Agnès Varda

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JACQUOT DE NANTES (1990) d’Agnès Varda avec Philippe Maron, Edouard Joubeaud, Laurent Monnier, Brigitte De Villepoix, Daniel Dublet.

Plus qu’un film Jacquot de Nantes est une évocation que l’on regarde comme un vieil album de famille, un souvenir faisant naitre un sourire sur nos lèvres ou une larme inattendue. Alors que Jacques Demy se meure lentement du sida et noircit des feuilles de ses souvenirs d’enfance, Agnès s’empare de la caméra pour les mettre en image.

Elle ouvre sous nos yeux un grand carton et en fait jaillir des bouts de pellicule, une ballerine articulée, des robes de fée et des rêves par millier. Agnès convoque les images, propose des collages, nous ouvre des portes dérobées vers l’œuvre de Jacques Demy ; Une œuvre nourrie dès son plus jeune âge par le quotidien familial, rythmée par les chansons que fredonnent parents et voisins, gorgée de spectacles de Guignol, d’images de cinéma et d’opérettes. Jacquot façonne des mondes de carton, habille un placard en écran de cinéma, transforme le grenier en labo dédié à l’imaginaire.

Et nous spectateur, en noir et blanc et en couleur nous assistant à la naissance d’un réalisateur, fou de cinéma depuis la première heure.
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Il faut découvrir Jacquot de Nantes pour mieux redécouvrir l’œuvre de Jacques Demy.
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Frances
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Re: Agnès Varda

Post by Frances »

CLEO DE 5 A 7 (1962) d’Agnès Varda avec Corinne Marchand, Antoine Bourseiller…

Cléo attend les résultats de ses examens médicaux. Elle a peur du cancer et consulte une voyante qui ne la rassure pas. L'attente commence...

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Je n’aime pas Cléo de 5 à 7. Je l’aime de six heures moins le quart à six heures et demi quand elle cesse ses enfantillages. Je l’aime quand elle ne joue plus, ne se cache plus sous des poses, une perruque, des chapeaux, des oripeaux, les pois gros…de sa robe. Je l’aime quand elle cesse d’être une apparence, belle, trop belle, vide et capricieuse qu’elle regarde à l’envi.

J’aime sa course dans Paris, (contre la montre ?) pour tuer le temps - immortel pourtant – J’aime les reflets multiples - instantanés en suspend, ralentis épinglés -. J’aime les signes annonciateurs, accélérateurs de vie, d’envies, de rencontres, de possibles…

Remercions Varda pour cette belle mise en scène d’une fluidité parfaite, saluons l’audace du temps réel, de la perception tangible de l’angoisse qui va et vient, se dilate, s’engourdit, se contracte à l’image du temps. Applaudissons la témérité d’Agnès qui su capturer les heures en parfaite exactitude, filer dans Paris sur les pas de Cléo parsemant de clins d’yeux malicieux ses cadrages, capturant les grands Paulownia aujourd’hui disparus de la place d’Italie, s’invitant parmi des sculptures naissantes façonnées à la main, au burin. Approuvons enfin la balade du soldat et de Florence dans le parc Montsouris à la pelouse étrangement lumineuse. Dommage que le scénario soit trop mince pour susciter une adhésion sans réserve, dommage vraiment !
Amarcord
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Re: Agnès Varda

Post by Amarcord »

La Varda recevra un Palme d'honneur au festival de Cannes, ce qui fait d'elle la première femme à être ainsi honorée.
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Jeremy Fox
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Re: Agnès Varda

Post by Jeremy Fox »

Amarcord wrote:La Varda recevra un Palme d'honneur au festival de Cannes, ce qui fait d'elle la première femme à être ainsi honorée.
Récompense méritée. :D
Anorya
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Re: Agnès Varda

Post by Anorya »

Jeremy Fox wrote:
Amarcord wrote:La Varda recevra un Palme d'honneur au festival de Cannes, ce qui fait d'elle la première femme à être ainsi honorée.
Récompense méritée. :D
J'approuve aussi. 8)
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Alexandre Angel
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Re: Agnès Varda

Post by Alexandre Angel »

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Il est possible que Jacquot de Nantes (1990) soit le plus beau film d'Agnès Varda tant nous sentons, comprenons et accompagnons le geste d'amour qui se projette sur l'écran : celui d'une artiste envers son artiste de mari. Je viens de le revoir et ai été submergé par la richesse des effluves émotionnelles qu'il dispense. Portrait d'artiste, retour sur une vocation, reconstitution (pourtant guère somptuaire) convaincante des années de guerre et évocation en creux d'une des villes les plus fascinantes de l'hexagone, Jacquot de Nantes est un de ces capharnaüms faussement foutraques, tout à fait méticuleux en vérité, dont sait régulièrement nous gratifier la cinéaste. Bousculant les registres narratifs, alternant le noir et blanc et la couleur comme personne ne le fera aussi bien, organisant la cohabitation de la fiction (scènes avec acteurs) et du documentaire (Jacques Demy, face caméra) et glissant ça et là des extraits de films du grand réalisateur français sous l'injonction du doigt pointé d'une signalétique, celle de l'entrée du garage familial, quai des Tanneurs, Agnès Varda ne se contente pas d'évoquer : elle conçoit, avec les moyens du bord et sa façon inimitable de mettre le bric et le broc à contribution, le prototype d'un cinéma total, tendu par l'urgence de tout saisir avant l'extinction des feux, Jacques Demy se trouvant à ce moment-là à un stade très avancé de sa maladie. Et c'est bien cette gravité qui confère au film son cachet exceptionnel. Si le va et vient thématique et les interconnexions entre petits faits reconstitués et leur conséquence sur l'œuvre de Demy participe d'une pédagogie tranquille, presque enfantine, le contrepoint des plans que Varda consacre aux stigmates de la maladie sur la peau de Demy accuse un contraste d'abord dérangeant, troublant ensuite, évident enfin. Car lorsque ces plans surgissent, toujours magnifiquement amenés, deux sentiments esthétiques nous investissent. Le premier relève de l' inscription du film dans une tradition filmique qui voit, avec lucidité, la mort répondre à l'insouciance des flonflons, cotillons et paillettes : tradition à laquelle se rattachent aussi bien bon nombre de Jacques Demy que l 'All that jazz de Bob Fosse, par exemple. Le second entérine et "jusqu'au boutise" la démarche habituelle de Varda qui fait feu du moindre bout de ficelle, au risque parfois de la coquetterie. Ici, dans un élan aussi intelligent que téméraire, elle s'en va filmer la peau de l'être cher au plus près des ravines et des outrages de la maladie à un point tel que ces tâches de mort finissent par ressembler à des peintures de Pollock, à des paysages plastiques aux échelles indécises : appropriation frontale qui éloigne la mort de sa fonction de repoussoir pour mieux l'apprivoiser.
Le film bouleverse d'ailleurs autant par ce qu'il montre que par ce qu'il laisse macérer hors champ. Du fait du contexte de la guerre (et il nous est rappelé que Nantes sera sévèrement touchée par les bombardements alliés), nous ne pouvons nous empêcher de penser que cette enfance pourtant heureuse, celle de Jacquot, avec son frère, ses parents sympas et ses gentils voisins, aurait pu être toute autre, à niveau social équivalent, si la famille s'était trouvée du mauvais côté confessionnel, par exemple.
Jacquot de Nantes est le grand film d'une course contre la montre pour capter l'essence de la création, du jaillissement poétique jusque dans les signes avant-coureurs de mort. Nulle morbidité ici. Plutôt l'immense ambition, d'autant plus bouleversante qu'elle revêt les atours de l'artisanat, de tout embrasser. Agnès Varda donne le dernier coup de manivelle le 17 Octobre 1990 et c'est ce même jour que meurt Jacques Demy.
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Jeremy Fox
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Re: Agnès Varda

Post by Jeremy Fox »

Il va sans dire que tu m'as donné envie tellement j'aime ce que j'ai vu de Varda.
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Alexandre Angel
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Re: Agnès Varda

Post by Alexandre Angel »

Jeremy Fox wrote:Il va sans dire que tu m'as donné envie tellement j'aime ce que j'ai vu de Varda.
Tu ne l'as donc jamais vu?
(la copie du coffret est bien quoiqu'un peu trop scintillante, et surtout, elle n'est pas anamorphique)
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Jeremy Fox
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Re: Agnès Varda

Post by Jeremy Fox »

Alexandre Angel wrote:
Jeremy Fox wrote:Il va sans dire que tu m'as donné envie tellement j'aime ce que j'ai vu de Varda.
Tu ne l'as donc jamais vu?
(la copie du coffret est bien quoiqu'un peu trop scintillante, et surtout, elle n'est pas anamorphique)
Jamais vu mais je guette le coffret intégral depuis longtemps.
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Thaddeus
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Re: Agnès Varda

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(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)


Cléo de 5 à 7
Avec sa prise de vue sans artifices, sa temporalité en réel, ses apartés visuels, le film revêt tous les apparats de la Nouvelle Vague. Entre angoisse du cancer et guerre d’Algérie, dans la douceur printanière d’un Paris filmé par une caméra extrêmement mobile, Varda capte des moments de vie, compose le trajet intérieur d’une femme à la croisée des chemins, qui musarde et passe de l’inquiétude fataliste à l’espoir. Pimentant de discrète revendication féministe un récit sensible, un style scintillant, une écriture à la fois légère et concertée, une segmentation minutieuse, elle saisit à vif le moindre signe environnant pour esquisser, au fil de la caméra, une forme de quête spirituelle. Godard, Legrand, Coutard sont invités à cette valse tour à tour mélancolique et joyeuse, qui suscite une émotion singulière. 5/6
Top 10 Année 1962

Le bonheur
C’est quoi, le bonheur ? À chacun sa conception, et la cinéaste en filme une hypothèse d’une aveuglante clarté. Le bonheur de François, époux comblé, père de deux enfants adorables, c’est la plénitude inaltérable des promenades et des pique-niques dominicaux, la robe fleurie de sa jolie et aimante épouse, la chaleur d’un entourage bienveillant, un ravissement utopique au quotidien, du jaune, du bleu, du vert, du violet plein les yeux. C’est une suite d’instantanés chromatiques et impressionnistes, un jardin d’Éden qu’illumine encore davantage le surgissement inespéré d’un deuxième amour. Et lorsque soudain la tragédie éclate, c’est tout juste si elle est perçue dans l’harmonie bucolique qui aussitôt se recompose. Un poème au-delà de la morale, sourdement cruel, tranquillement scandaleux, presque tétanisant de beauté. 5/6
Top 10 Année 1965

Daguerréotypes
La rue Daguerre, dans le 14ème arrondissement, à deux pas du domicile d’Agnès Varda. Voici M. et Mme Chardonbleu, marchands de parfum et de brillantine depuis trente-trois, qui vendent des boutons à vingt centimes et fabriquent de l’eau de Cologne artisanale avec de la fougère et du chypre. Voilà le coiffeur, le boucher, le boulanger, l’horloger, le moniteur d’auto-école, petits artisans et commerçants dont la cinéaste, racontant les fatti du quotidien, enregistre les gestes au travail : l’un qui choisit, découpe, apprête, empaquète la pièce de viande, l’autre qui pétrit, forme, enfourne et défourne les baguettes. À travers ces instantanés poétiques, traversés par une nécessité de la survie qui couve sous la lourde normalité des choses, se disent aussi une histoire de la capitale et la persistance d’un temps perdu. 4/6

Sans toit ni loi
Sandrine Bonnaire sortait d’À nos Amours, et le souvenir de l’adolescente de Pialat influe sans doute sur cette chronique âpre et dépouillée, trompeusement naturaliste, longue errance jusqu’à la mort d’une marginale révoltée dont nous est renvoyée en dernière instance l’opacité des motivations. Varda n’est pas une dame patronnesse, elle ne moralise pas, elle reflète non pas nos qualités ni nos défauts mais les zones d’ombre que nous voulons dissimuler, exactement comme le font les personnages qui croisent la route de l’héroïne, soixante-huitard gardien de chèvres, ouvrier immigré ou chercheuse du CNRS. Sa structure éclatée et très pensée, son tissage de témoignages en mosaïque, sa tonalité faussement documentaire confèrent à ce film abrupt et exigeant un cachet très particulier. 4/6

Jacquot de Nantes
C’est une preuve d’amour que de recréer, pour celui qui va partir, le temps béni où tout est déjà presque joué mais où tout reste encore possible : son enfance. Luttant avec la franchise en arabesque de la poésie contre la mort au travail, clamant son besoin de s’unir avec lui au-delà du temps hémorragique, Varda offre cette preuve à l’homme de sa vie, Jacques Demy. Voilà que surgissent les belles années à Nantes, le garage paternel, la mère dont le prénom est une chanson, la tante de Rio, le théâtre de marionnettes, Charles Trenet, les films avec Darrieux, et que naît une vocation éclairée par des phrases cailloux-blancs, de multiples jeux de correspondance. Une œuvre joyeuse, rêveuse, légère, minutieusement construite, mais qu’une calme image d’océan ou de peau abandonnée au gros plan peut affoler. 4/6

Les glaneurs et la glaneuse
Agnès Varda prend la route, en France ; elle a une caméra DV et un regard libre, proche, le respect de ce qu’elle filme. Elle part de cette madeleine patrimoniale, Les Glaneuses de Millet, et la voilà à la rencontre des marginaux de notre société, les grapilleurs, les ramasseurs, celles et ceux qui vivent de nos déchets, de nos rebuts, traces de la civilisation d’un autre millénaire. Parfois ces biffins sont des artistes, le plus souvent ils récupèrent par nécessité, des pommes de terre en forme de cœur, des réchauds à gaz, des téléviseurs morts, des fruits tombés. Un plaisir gourmand de la rupture de ton parcourent ce documentaire drôle et grave, un goût pour les chemins de traverse où brillent la saveur d’esprit de la réalisatrice, son sens de la connivence, sa politesse de l’écoute et une trace de roublardise ingénue. 4/6

Les plages d’Agnès
Cinquante ans après ses débuts, la réalisatrice replonge dans ses souvenirs et en tire une installation joyeuse, un carrousel composées de marabouts-bouts de ficelle, de mises en abyme, de trouvailles d’animation, de vivants tableaux surréalistes. Refusant cases et barrières, elle s’amuse avec une allégresse communicative, et face à l’abondance de son journal intime en forme de puzzle kaléidoscopique, elle reste impérieuse dans son tempo et la conduite de son récit. Parfois cela respire l’artifice, navigue dans le déni du réel, respire la nostalgie passéiste d’une période de plénitude révolue, mais le plus souvent le film y échappe. Genre qui prospère toujours plus, le biopic trouve ici une déclinaison originale, bien plus proche des remémorations felliniennes que des schémas classiques. 4/6

Visages villages
Associée à l’une des vedettes françaises du street art, notre quasi-octogénaire reprend les routes de France pour agencer, au gré de rêveries et de flâneries diverses, une mosaïque de témoignages anonymes. Sautant, gambadant, parcourant avec une espiègle légèreté la frontière floue qui sépare l’improvisation contrôlée de la construction concertée, elle applique à la réalité quotidienne un regard malicieux qui se propose de la transcender, de la poétiser par les voies de l’imaginaire. D’un lieu à l’autre, d’une installation à la suivante, le film invite à une série de petits moments enchantés dont la fantaisie n’étouffe jamais l’expression de courants plus souterrains : le passage du temps, la vieillesse acceptée, l’ombre d’une mort conjurée par le bonheur de la rencontre et le partage des générations. 5/6


Mon top :

1. Le bonheur (1965)
2. Cléo de 5 à 7 (1962)
3. Visages villages (2017)
4. Les glaneurs et la glaneuse (2000)
5. Sans toit ni loi (1985)

Je n’ai pas vu grand chose mais ces quelques titres suffisent à me dévoiler une cinéaste singulière, passionnante, en dehors des sentiers battus, mue par une inspiration tenant davantage du reportage, de l’expérimentation, du ciné-collage, que de la narration classique. Personnalité sans doute très précieuse que celle d’Agnès Varda.
Last edited by Thaddeus on 14 Apr 19, 20:09, edited 6 times in total.
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Supfiction
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Re: Agnès Varda

Post by Supfiction »

Interview dans le cercle, Agnes Varda parle de son admiration pour Le tempestaire d'epstein, Paterson et Madonna :
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Re: Agnès Varda

Post by Amarcord »

Jeremy Fox wrote:
Alexandre Angel wrote: Tu ne l'as donc jamais vu?
(la copie du coffret est bien quoiqu'un peu trop scintillante, et surtout, elle n'est pas anamorphique)
Jamais vu mais je guette le coffret intégral depuis longtemps.
Peut-être cela vaut-il le coup d'attendre le coffret blu-rays (anglais...) qui arrive bientôt chez Artificial Eye ? Jacquot de Nantes fera partie du lot. Bon, là c'est un peu cher (quoique : y'a 8 films). Mais peut-être qu'avec un peu de chance, le prix baissera vite ? (cf. les Truffaut qu'on a fini assez vite par trouver pour pas cher, comme souvent chez cet éditeur).
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Jeremy Fox
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Re: Agnès Varda

Post by Jeremy Fox »

Visages Villages

Flânerie poétique, essai cinématographique, hommage au cinéma, hommage aux quidams, documentaire fictionnalisé, fiction documentarisé, hymne à la création, à la futilité, au quotidien et à la vie, autoportraits... c'est tout ça et plus encore... tout le contraire du dernier documentaire de Depardon. Une grande bouffée d'oxygène avec deux auteurs dont la complicité fait plaisir à voir. Émotion, fraicheur, poésie, drôlerie, mini-suspense créé autour de la rencontre improbable avec Godard, musique à la fois allègre et mélancolique de Mathieu Chedid... C'est tout simplement adorable. Le seul défaut : que ça ne dure pas 10 fois plus longtemps. J'aurais aimé faire le tour de France avec ces deux charmantes personnes. Varda est décidément l'une des plus grandes dames du cinéma.
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Thaddeus
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Re: Agnès Varda

Post by Thaddeus »

Jeremy Fox wrote:la rencontre improbable avec Godard
Godard qui ne sort pas vraiment grandi du film...
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Jeremy Fox
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Re: Agnès Varda

Post by Jeremy Fox »

Thaddeus wrote:
Jeremy Fox wrote:la rencontre improbable avec Godard
Godard qui ne sort pas vraiment grandi du film...
Pas si sûr : la manière dont elle dit que c'est une peau de chien mais qu'elle l'aime quand même...Et puis ça pourrait être "mis en scène" et non véridique !