Roman Polanski

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Jeremy Fox
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Re: Roman Polanski

Post by Jeremy Fox »

La critique de Tess
Helena
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Re: Roman Polanski

Post by Helena »

Mon dernier dont j'écrirai la critique une fois lu, le livre m'intrigue en tout cas et je me demande bien ce que l'on pourrait apprendre, la vie des artistes n'est pas importante pour moi, ce sont leurs oeuvres qui m'intéressent, mais vu que j'apprécie autant l'homme que l'artiste, j'ai envie d'avoir le point de vue de cette femme:

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Mars 1977, Californie. Roman Polanski conduit une Mercedes le long de Mulholland Drive en direction de la maison de Jack Nicholson. Assise à côté de lui, une actrice en herbe, Samantha Geimer, treize ans. Tout le monde a eu un avis sur ce qui s'est passé ensuite. Pourtant, même si l'"affaire Polanski" a longtemps fait la une des journaux du monde entier, une grande partie de cette journée et "la fille" même qui se trouve au coeur de cette histoire restent un mystère. Qui était le prédateur ? Qui était la proie ? "La fille" était-elle une victime innocente ou une Lolita utilisée par sa mère ? Comment le système judiciaire a-t-il pu négliger les deux parties concernées de manière aussi spectaculaire ? Une fois que Polanski a fui les Etats-Unis, qu'est devenue l'adolescente à jamais associée à l'un des épisodes les plus sinistres d'Hollywood ? Trente-cinq ans après les faits, Samantha Geimer, "la fille" de l'affaire Polanski, s'exprime enfin.

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Sinon durant le festival de Cannes de l'année dernière, Monsieur Polanski a présenté un court métrage/pub pour la superbe marque Prada. Elle se nomme A Therapy et ma foi bien qu'elle soit courte (4 minutes) est elle marrante. Les deux acteurs Helena Bonham Carter et Ben Kingsley sont les personnages de ce récit. Helen Bonham Carter interprète une riche femme, névrosée et un peu folle qui parle de sa petite vie, classique quand on voit un psychologue, sauf qu'ici le spécialiste n'est pas vraiment intéressé par les déboires marrants en soit de cette femme, mais par le manteau qu'elle porte (normal pour une oeuvre étant quand même un produit marketing pour la marque.) Le jeux de Ben Kinglsey est assez marrant en soit car il est très sensitif en soit, son comportement au vu du manteau peut sembler strange, non par son amour du manteau (après tout Prada Suits for everyone.) mais sa manière d'aborder l'oeuvre que l'on veut nous vendre (personellement je n'aime pas ce genre de manteau, trop superficiel en soit même quand on voit le travail produit, ce n'est pas mon genre.) L'oeuvre est courte donc comme je l'ai dit, bien que ce soit une oeuvre de monsieur Polanski, on sent quand même que c'est une simple publicité proche de ce que l'on peut encore voir aujourd'hui à la télévision. J'aime bien en tout cas.
Pour ceux que cela intéresse voila les propos du réalisateur sur le site ou on eut voir le court métrage: "Un jeu, une pensée, qui grâce à l’amitié et au respect mutuel a pu devenir réalisable. Quand on m’a demandé de faire ce film pour Prada, je ne pensais pas vraiment pouvoir être moi-même, mais la réalité a été tout autre. J’ai pu réunir des gens que j’aime beaucoup. Je me suis attardé sur ce que le monde de la mode représente aujourd’hui, et le fait qu’il y ait tant de stéréotypes. C’est tout à fait fascinant et en même temps, un peu effrayant. Mais quoi qu’il en soit, ces deux côtés ne peuvent être ignorés. C’est vraiment intéressant de réaliser qu’il y a encore de la place pour l’ironie, de l’intelligence et de l’humour. Et je peux vous assurer une chose, Prada est une des marques qui rassemble toutes ces qualités."

L'oeuvre est courte comme je l'ai dit est pourtant on retrouve des éléments clés des oeuvres de l'auteur, que ce soit l'endroit clos et xigu ou se passe une grande partie du récit, les personnages énigmatiques en soit car interchangeable et surtout faisant écho à des gens que l'on peut croiser dans la rue, la folie inérente à ce genre de protagoniste, l'ironie, l'absurde dans les moments les plus sérieux. Bref c'est du Polanski pure jus qui fait autant ce travail de commande et ce qu'on attend de lui, qu'un propre travail personnel, certes sans message claire au premiers abords mais qui une fois les explications de l'auteur fonctionne encore mieux, bref c'est bien et sans être un masterpiece, les fans peuvent le regarder sans se demander ce que l'auteur vient faire dans cette histoire, moi en tout cas j'y ai pris du plaisir.

Sinon grand moment à Cannes, voir l'oeuvre Tess que je n'ai pas vue au cinéma n'étant pas née à l'époque mais qui reste une des plus belles fresques romantique du cinéma (avec pour moi Valley of Flowers de Pan Nalin et Lost and Delirious de Léa Pool.) La copie fut restaurée par le groupe Pathé pour l'occasion et l'oeuvre reste un masterpiece, sincèrement comment ne pas être bluffé par ce récit (d'ailleurs je l'ai déjà dit mais l'oeuvre est un film hommage à sa défunte femme Sharon Tate qui était amoureuse de l'oeuvre et qui lui avait conseillé comme adaptation.) L'oeuvre est aussi le film qui lanca clairement la carrière de la sublime (même aujourd'hui, elle était présente avec monsieur Polanski durant la projection) Nastassja Kinski; Le film a 33 ans mais il n’a pas perdue de sa force évocatrice. Je vous écrirai une critique détaillée dans un autre message si vous le désirez.

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Autre évènement, le documentaire "Roman Polanski - A film memoir", quand on connait le réalisateur, on apprend peu de chose pour les grandes lignes comme vous dites, mais ce sont les détails de la bouche même de l'artiste qui nous intéresse. Ici le réalisateur revient sur sa longue vie en nous parlant de ses souvenirs de la WW2 avec des images qui nous parle tout de suite, mais aussi de sa vision de cette époque, de la personne qu'il était. On ressent comme de nombreux survivants de la Shoa, une grande émotion dans ses propos (il a perdu sa mère, son frère, ses amis...) et c'est vraiment poignant car comme son oeuvre autobiographique "Roman" on voit qu'il a besoin de chercher ses mots, certes il ne cache rien mais ne veut pas sombrer dans le pathos le plus simple, ce qu'il dit parle d'une réalité qui échappe à beaucoup de personne, nous n'avons pas connu la guerre et même si les récits nous donnent les images disponibles pour imaginer la guerre, on ne peut pas ressentir ce que cela fait d'en parler encore aujourd'hui. Il parlera d'autres évènement d'ailleurs comme le décès de sa femme, c'est vraiment troublant car même aujourd'hui, et bien qu'il soit marié à madame Seigner, on voit qu'il l'aime encore.
Les images qui nous sont montré de cette époque sont bouleversants et même à l’époque les journalistes ne sont que des gens pensant à gagner de l’argent via le scoop ultime sans penser une seule seconde à respecter la douleur du mari et de la famille.
D’ailleurs le réalisateur aura des propos assez dures envers ses gens, dures, mais parfaitement compréhensible. Il parlera de sa filmographie, se critiquant comme il le fait souvent, grand perfectionniste au demeurant,) d’ailleurs il parlera longuement de The Pianist ou il confirme qu’il donne beaucoup de sa vie dans le film bien que ce soit adapté de l’histoire d’un autre Juif, le récit étant en soit universel. Le documentaire est intéressant car l’entretient date de la période ou il était assigné à résidence, il parle de sa vie, des moments heureux comme tragiques sans se laisse perturber par cet évènement précis, c’est intéressant à voir, on ne ressent jamais justement que la justice américaine le veut, au contraire, il parle sans amertume de sa période d’Hollywood et j’en passe. Le documentaire est d’autant plus intéressante qu’il nous présente des images d’archives (conférences de presse, image d’interviews, de tournages et j’en passe) et la ou l’œuvre est intéressante, c’est que le réalisateur de l’œuvre évite de prendre parti, il nous propose un portrait simple mais touchant de l’homme et de l’artiste, il ne cache pas les parts d’ombres, mais n’oublie pas de parler de ces moments de gloire, un portrait court en soit mais selon moi suffisant (si on ajoute la vision de la filmographie et la lecture de l’autobiographie) pour aborder l’univers de son auteur.

L'oeuvre en soit est intéressante aussi car elle est proche des documentaires témoignages, ici on a une vraie confrontation entre le réalisateur et le journaliste, les questions sont pertinentes, certes par moment on connait les réponses d'avance même s'il n'a pas la même manière d'aborder les choses, il en parle de la même façon, je ne suis pas sur que vous comprenez ce que je veux dire. Par exemple on a souvent vue ses propos sur la guerre, et ici il revient par exemple sur la libération. Avec toutes les images d'archives, les propos de Roman Polanski prennent un autre sens et ce témoignage dont il nous parle nous fait tout de suite échos, que ce soit dans notre esprit et dans notre coeur. Cette oeuvre en tout cas doté de nombreux moments de ce genre et rien que pour cela, le documentaire est unique et il faut le voir.

Je vous recommande sa vision. Il n'est pas très long, bien rythmé, évite les répétitions et n'essaie pas d'influencer le spectateur, le réalisateur s'offre totalement, de manière intime sur sa vie, revient sur de nombreux évènements de sa vie jusqu'au plus récent, bref il nous apparait aussi sympathique qu'il ne l'est en réalité! C'est à voir!
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odelay
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Re: Roman Polanski

Post by odelay »

L'événement de la rentrée :

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On commence à voir les affiches un peu partout dans Paris sur les colonnes Morris. Je ne sais pas trop quoi en penser. Ca a déjà tourné dans le monde mais je n'en avais jamais entendu parler. En espérant qu'il y ait un minimum de qualité dans la musique et les chansons.

A noter que la mise en scène parisienne sera signée... Polanski.
julien
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Re: Roman Polanski

Post by julien »

odelay wrote:En espérant qu'il y ait un minimum de qualité dans la musique et les chansons.
Pour avoir entendu quelques extraits audios un peu épars, je pense qu'il y a là de quoi se faire retourner à moult reprises, ce cher bon vieux Krzysztof Komeda dans sa tombe.
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Re: Roman Polanski

Post by Helena »

Roman Polanski tourne de nouveau avec Emmanuelle Seigner

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Le réalisateur de La Vénus à la fourrure revient à la réalisation avec son épouse. Il s'agit de leur cinquième collaboration à l'écran. Mais ce n'est pas un film comme les autres...

La dernière collaboration de Roman Polanski avec Emmanuelle Seigner - sa femme dans la vie depuis 1989 - remonte à 2013, avec La Vénus à la fourrure. Le film mettait en scène une actrice venue postuler pour le rôle de Wanda dans une adaptation du roman de Leopold von Sacher-Masoch.
Ce n'était pourtant pas la première fois que Roman Polanski mettait sa femme en scène. Leur premier film ensemble, sorti en 1988, Frantic, avait associé Emmanuelle Seigner à un casting de rêve: Harrison Ford et Alexandra Stewart. Dans Lunes de fiel (1992), la belle Emmanuelle incarnait une sulfureuse danseuse française dont Hugh Grant tombait amoureux, de même que Kristin Scott Thomas...
Habitué donc à lui faire incarner des personnages de séductrices, Roman Polanski récidive avec ce nouveau projet, où l'on (re)découvre une Emmanuelle Seigner sexy et provocante.

Mercredi à 18 heures, Le Figaro révèlera une nouvelle collaboration du couple. De quoi s'agit-il exactement? Suspense...

Source: Lefigaro
J'ai hâte d'en savoir plus.
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Re: Roman Polanski

Post by Chdx »

Helena wrote:
Roman Polanski tourne de nouveau avec Emmanuelle Seigner

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J'ai hâte d'en savoir plus.
Je parie sur un clip pour son album (on voit le batteur)...
:idea:
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El Dadal
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Re: Roman Polanski

Post by El Dadal »

Étrangement, il n'existe pas de sujet unique sur le Macbeth de Polanski...

Après des années, je me suis enfin décidé à le sortir de la pile de dvds non visionnés. Grand bien m'en a pris, parce qu'il s'agit à n'en point douter d'un des Polanski les plus fous, mais aussi paradoxalement (thème, production, catharsis du réalisateur?) un des plus purs. J'y repense depuis hier soir, j'ai laissé décanter... et le le film ne me quitte pas. Ce jusqu'au-boutisme en est très certainement la raison principale. J'imagine que "l’ultra-violence" de la chose aura pu en désarçonner certains à l'époque de la sortie, mais grâce à cette fièvre visuelle, le film n'a aujourd'hui pas vieilli. Il est intemporel (bon, si ce n'est 2-3 incrustations sommaires), et pourtant si ancré dans son époque. Le film est un pur objet du Nouvel Hollywood (beaucoup de tournage en extérieurs, casting d'inconnus relatifs, bande son prog folk/krautrock de Third Ear Band...) et en même temps il en semble totalement à l'écart. Polanski semble ne pas avoir voulu faire trop de parallèles avec son époque (ce qui pourrait expliquer son insuccès d'alors?), et il n'en retire ainsi que les atavismes les plus triviaux, et incidemment un film d'un noirceur impressionnante. Shakespeare est un os à moelle sur lequel Polanski greffe un pragmatisme sauvage, et offre ainsi un double constat d'humaniste désespéré et d’anthropologue cynique. La photo se partage d'ailleurs entre plans contemplatifs d'une beauté quasi sans égal et crasse d'un quotidien totalement désacralisé, dont semblent s'être plus tard inspirés des gens comme Verhoeven ou McTiernan. Que ce Macbeth reste dans l'obscurité de la filmographie du polonais me semble ainsi compréhensible mais profondément injuste.
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Kevin95
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Re: Roman Polanski

Post by Kevin95 »

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BITTER MOON (Roman Polanski, 1992) découverte

Les années 90 ont été vache avec pas mal de monde. Le bon gout en a pris plein la pomme et le film de Polanski en est une victime collatérale. Derrière l’adaptation d'un bouquin de Pascal Bruckner, une ode à la femme du réalisateur et dans le même temps une thérapie de couple à peu de frais où nos deux concubins exposent leurs fantasmes, leurs psychoses et leur peur de l'avenir.

Autant dire qu'on est à deux doigts d'attendre le point Alain Robbe-Grillet. Il faut véritablement être en extase devant Emmanuelle Seigner, son jeu comme son physique (ce qui fait peu de monde en dehors de Roman), pour ne pas se trouver embarrassé par le film. Bitter Moon est un condensé de fausses bonnes idées, de vulgaire et de coquilles si tue l'amour qu'il met impossible d'y trouver une signification concrète et pertinente : le Minitel, le téléphone banane, la radio Cadillac, la fantasme du Yop, la musique immonde de Vangelis ou la playlist RFM... Travailler la vulgarité n'est pas une vaine chose (et il y a à faire dans cette décennie 90) mais encore faut-il la prendre à bras le corps, la rendre tangible, aussi repoussante qu'attrayante. Or ici, cette vulgarité ne trouble pas. Comme les scènes de sexe elle ennuie, elle fait rire jaune et rend le film vain.

On en viendrait à être dégouté que les citations cinéphiliques (Once Upon a Time in America, Le Quai des brumes ou la reprise du final d'Il conformista) s’intercalent entre une pub 3615 Ulla et le Slave to Love de Bryan Ferry. Pour au final quoi ? Déposer sa gerbe (de fleurs) sur le monument de la fidélité et sur l'idée d'une famille comme source du bonheur. Mouais. Je n'ai rien contre, mais deux heure et demi pour ça, c'est chère payer.
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Major Tom
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Re: Roman Polanski

Post by Major Tom »

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Kevin95
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Re: Roman Polanski

Post by Kevin95 »

Je suis confus cher Major, il est de notoriété publique que tu es un admirateur du film. Mais que ce métrage fut douloureux ! J'en ai encore les yeux rouges et les ongles mordus, me demandant constamment "c'est pas possible, ce n'est pas Polanski derrière ce truc !". Ça se trouve, je me goure complétement. Ça se trouve je n'ai pas compris le but de l'entreprise et il serait bon que je récupère le DVD dans le jardin du voisin...
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AtCloseRange
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Re: Roman Polanski

Post by AtCloseRange »

Kevin95 wrote:Je suis confus cher Major, il est de notoriété publique que tu es un admirateur du film. Mais que ce métrage fut douloureux ! J'en ai encore les yeux rouges et les ongles mordus, me demandant constamment "c'est pas possible, ce n'est pas Polanski derrière ce truc !". Ça se trouve, je me goure complétement. Ça se trouve je n'ai pas compris le but de l'entreprise et il serait bon que je récupère le DVD dans le jardin du voisin...
Si tu ne vois pas tout l'humour du film forcément...
Un de mes Polanski préférés.
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Kevin95
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Re: Roman Polanski

Post by Kevin95 »

AtCloseRange wrote:Si tu ne vois pas tout l'humour du film forcément...
Un de mes Polanski préférés.
J'en ris encore...

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Re: Roman Polanski

Post by Grimmy »

AtCloseRange wrote:
Kevin95 wrote:Je suis confus cher Major, il est de notoriété publique que tu es un admirateur du film. Mais que ce métrage fut douloureux ! J'en ai encore les yeux rouges et les ongles mordus, me demandant constamment "c'est pas possible, ce n'est pas Polanski derrière ce truc !". Ça se trouve, je me goure complétement. Ça se trouve je n'ai pas compris le but de l'entreprise et il serait bon que je récupère le DVD dans le jardin du voisin...
Si tu ne vois pas tout l'humour du film forcément...
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Pas revu depuis des lustres, mais j'avais adoré. Le roman de Bruckner est également très bon.
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Major Tom
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Re: Roman Polanski

Post by Major Tom »

Oh en fait je comprends ton sentiment, kevin. ;) Moi-même j'avais été un peu décontenancé par le film la première fois que je l'ai vu (la musique synthétique et 2, 3 scènes un peu "too much", qui le font ressembler à un téléfilm M6 du dimanche soir, et puis j'avais été obligé de le voir en VF, ça n'aide pas).
C'est en le revoyant que, peu à peu, j'ai commencé à réaliser à quel point j'aimais, non, j'adorais ce film, à quel point la peinture des relations amoureuses était au fond totalement juste. La scène de la rencontre dans le bus, puis quand Coyote part à la recherche de la fille en rouge en hantant les lignes de la RATP, punaise mais c'est génial ! Il y a des chances que Polanski, de nature libertine, se moque un peu de tout ça, mais il faut vraiment faire la part des choses entre sa vie et ses films. Sa relation avec Seigner, il s'en moque quand il fait le film. C'est une adaptation d'un roman de Bruckner assez respectueuse, moins trash que le livre cependant, sauf la fin type Midnight Express (dans le roman,
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le personnage de Hugh Grant est accusé à tort du meurtre, finit dans une geôle turque tandis que sa femme poursuit la croisière en filant un parfait petit amour avec un autre voyageur
). Le cinéaste et son copain Brach (co-scénariste) connaissent l'âme humaine comme personne et savent le mieux en parler. Dans le film, ce délabrement d'un amour au départ fusionnel fait toujours un peu mal à regarder, surtout si on l'a vécu d'ailleurs, et quand Peter Coyote se sépare d'Emmanuelle Seigner sur un banc d'un parc parisien, juste "comme ça", en enfonçant le clou dans la méchanceté, c'est d'une horreur totale mais ça fait tellement vrai...
Elle : "Même un criminel a le droit de connaître le crime pour lequel on le condamne, qu'est-ce que j'ai fait ?"
Lui : "Rien, tu existes, c'est tout."
:o
Popopooo, comme dirait l'autre.
Bref, un film douloureux qui cependant peut prêter à rire, certes, mais qui peut aussi faire très mal, mêlant humour noir polanskien, bondage et "Faith" de George Michael.
La musique, tiens justement, ben je m'y suis fait. Reste la scène de l'hôpital (les faux violons de synthétiseur, là c'est gênant), sinon j'ai toujours trouvé le thème principal superbe.

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Re: Roman Polanski

Post by Gounou »

Un peu comme les autres, j'aime beaucoup tout en ayant le souvenir d'avoir été pas mal déconcerté pendant la première heure, me demandant souvent si c'était du lard ou du cochon.
Et puis cette dernière scène de fête un peu hallucinogène sur le bateau (bunnyman inside), c'était quelque chose ! :mrgreen:
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