Jusqu'en enfer (Sam Raimi -2009)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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G.T.O
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Jusqu'en enfer (Sam Raimi -2009)

Post by G.T.O »

Bon, j'ignore si un topic a été crée sur ce film.

Vu hier soir et apprécié.

Inutile de revenir sur la polémique, à peu près tout le monde le sait, je ne fais pas partie de ceux qui aiment Spiderman. Mais il est important de le rappeler pour bien comprendre ce que j'aime entre autres chez Jusqu'en enfer. Au fond, ce que je n'aime pas avec le Raimi de Spiderman, c'est ce côté profondément niaiseux. Je trouve que Raimi est un cinéaste cruel, suffit de voir à quel point il malmène les personnages principaux de ses films pour s'en convaincre, Evil Dead en tête. Avec Drag me to Hell, on retrouve, avec délice, le Raimi que nous aimons. Les sourcils ne se froncent pas, l'oeil ne cligne pas pour entrevoir la patte de Raimi. C'est du Raimi pur jus. La mise en scène est dynamique, les cadrages tarabiscotés, le travail sur le son particulièrement impressionnant, la méchanceté présente, marrant, c'est vif, lambine pas trop et
Spoiler (cliquez pour afficher)
la fin, même avec des SFX assez laids, sèche le duvet
Seul bémol la photo parfois sitcomesque, et un abus d'effets de surprise. A part cela, c'est une bonne surprise.
En tout cas, bien mieux que les trois arachnides réunis. Welcome back, Sam comme dirait l'autre.
Borislehachoir
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Re: Jusqu'en enfer ( Drag me to Hell) (Sam Raimi, 2009)

Post by Borislehachoir »

Je pense exactement l'inverse de G.T.O. J'ai eu l'impression de voir un patchwork distancié et assez vain de tous les clichés horrifiques possibles avec des acteurs consternants et des effets lourdingues. A des années-lumières de Evil Dead ( je crois que la fin du film détient la palme :? ), j'avoue être sceptique sur la haine de G.T.O. pour le style Tarantino tant ce qu'il lui reproche m'apparait être exactement ce que fait Raimi ici, c'est-à-dire une approche ironique et " compil' " du genre horrifique. Les effets spéciaux sont assez ridicules et les dialogues, que ce soit volontaire ou pas, totalement niais.

J'avoue ne pas comprendre les excellentes notes du film.
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hellrick
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Re: Jusqu'en enfer ( Drag me to Hell) (Sam Raimi, 2009)

Post by hellrick »

Les films de Sam Raimi se divise pour moi en deux catégories:
ceux que j'aime énormément

et ceux que j'adore

:lol:
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2501
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Re: Jusqu'en enfer ( Drag me to Hell) (Sam Raimi, 2009)

Post by 2501 »

Sam Raimi retournant à ses amours horrifiques après une trilogie de Spider-Man, un rêve de geek ? Non, une réalité un peu inespérée avec ce Jusqu'enfer, qui applique avec soin le beau programme d'un titre prometteur. 16 ans après Evil Dead 3, le réalisateur revient clairement se faire plaisir avec cette petite production sans stars, au seul but d'afficher l'amour d'un genre, et sa maîtrise toujours intacte.

On croit souvent les réalisateurs qui nous ont fait rêver, ou cauchemarder, dans notre enfance, corrompus ad vitam æternam par l'emprise du diable Hollywoodien. Avec le succès et les suites sans fin de l'homme araignée, on ne donnait plus cher du nerd bricoleur de délires sanglants vivant autrefois en Sam Raimi. Jusqu'en enfer, avec son intrigue à base de malédiction gitane, vient malicieusement nous prouver que le bonhomme n'a pas perdu la main (clin d'oeil), et que ce cinéma de pur genre l'amuse toujours autant. Et nous avec.

La douce et fragile Alison Lohman travaille dans une banque et un jour refuse, par pur carriérisme, un prêt à la mauvaise personne... La vieille gitane en question lui jette alors un sort supposé la conduire jusqu'en enfer. Ou comment se débarrasser efficacement des banquiers en temps de crise, vive les gitans !
Malgré tout la jolie blonde diaphane nous fait un peu pitié, comment pourrait-on souhaiter du mal à une si belle créature ? C'est là où Raimi, loin de vouloir révolutionner le genre, se la joue profil bas mais d'une très habile façon : en donnant le rôle autrefois dévolu à un Bruce Campbell cartoonesque à la personne la moins à même de l'incarner ! Quand les démons se déchaînent, le contraste n'en est que plus fort ! Et les séquences horrifiques de devenir complètement autres, presque toujours surprenantes. Le réalisateur ne se lâchera bien entendu plus autant que dans sa mythique trilogie, néanmoins il s’aventure bien plus loin que les petits nouveaux à la tête des sempiternels remakes.

Raimi ne donne pas dans le glauque premier degré, ce qui ne l'empêche pas de respecter la règle d'or : croire à son histoire et à ses personnages. Sans effort superflu, il nous accroche à sa simple intrigue pour ne plus nous laisser respirer jusqu'à la fin. Et comme nous ne sommes plus dans les années 80, il détourne constamment les ingrédients du genre, échappatoire à un classement trop sévère, ce qui permet au final de renouveler les situations. La vieille gitane peu ragoûtante a tout du zombie caché dans la cave. Sans l'être. Les horreurs sont très rarement sanglantes, mais toujours dégueulasses et inventives. Ou, plus anecdotique mais dans le même esprit de détournement, la jolie petite blonde intolérante au lactose commande des glaces comme un gros dur de l'alcool.

Jusqu'en enfer repose beaucoup sur les acquis du cinéaste et ne fera pas d'ombre à ses plus grands films. On peut largement préférer les effets spéciaux bricolés d’antan à ces CGI moyennement convaincants. Mais il témoigne d'un savoir-faire et d’une joie d’artisan réjouissante et communicative. Histoire de mettre les points sur les i, sans jamais jouer au professeur, Sam Raimi prouve qu’il a toujours la flamme. Il en avait sans aucun doute besoin après une overdose de blockbusters. Ca tombe bien nous aussi.

8/10
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Abronsius
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Re: Jusqu'en enfer - Drag me to Hell (Sam Raimi, 2009)

Post by Abronsius »

Excellent moment en ce qui me concerne, je me suis bien amusé, le plaisir étant visible à l'écran...
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G.T.O
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Re: Jusqu'en enfer ( Drag me to Hell) (Sam Raimi, 2009)

Post by G.T.O »

Borislehachoir wrote:Je pense exactement l'inverse de G.T.O. J'ai eu l'impression de voir un patchwork distancié et assez vain de tous les clichés horrifiques possibles avec des acteurs consternants et des effets lourdingues. A des années-lumières de Evil Dead ( je crois que la fin du film détient la palme :? ), j'avoue être sceptique sur la haine de G.T.O. pour le style Tarantino tant ce qu'il lui reproche m'apparait être exactement ce que fait Raimi ici, c'est-à-dire une approche ironique et " compil' " du genre horrifique. Les effets spéciaux sont assez ridicules et les dialogues, que ce soit volontaire ou pas, totalement niais.

J'avoue ne pas comprendre les excellentes notes du film.
Je comprends exactement tes réserves sur ce film et ton étonnement sur mon hostilité à l'égard de Tarantino. C'est marrant ce que tu dis parce qu'en sortant du Raimi je me suis dit qu'au fond les raisons qui me le font aimer sont les mêmes que je reproche à Quentin; à savoir dans un cas à apprécier de voir la même chose et dans l'autre pas du tout. C'est curieux ! A croire que je ne suis ni cohérent ni conséquent dans mes raisonnements. Qu'importe ! Il y a comme ça des cinéastes que je supporte plus que d'autres, qui bénéficie de mon indulgence et d'autres pas. A croire que Raimi n'avait pas passé mon seuil de tolérance. Plus simplement, j'ai pris mon pied avec le film de Raimi là où avec Quentin plus du tout. Il me saoule. Parce que je le trouve complaisant dans ses dialogues et pas si talentueux que ça, son cinéma brille d'un air d'auto-suffisance qui m'agace plus qu'autre chose. Par ailleurs, il est même plus foutu de faire un film au minimum divertissant. Ses derniers films sont des séries B bouffi d'orgueil, inflationniste. Je pense qu'à cet endroit un film modeste comme Drag me to Hell marque des points. Sans être révolutionnaire, j'ai passé, comme d'autres, un bon moment: ça speede, un peu méchant, rigolo, pas mal foutu...Comme tu peux le constater, suis pas trop exigeant.
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nobody smith
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Re: Jusqu'en enfer - Drag me to Hell (Sam Raimi, 2009)

Post by nobody smith »

De toute évidence, Sam Raimi est rentré dans une phase où il est paré à désamorcer les pires attentes que j’ai à l’approche de ses films. Spiderman 3 me faisait flippé avec ses rumeurs inquiétantes de mégalomanie et au bout du compte, je me suis retrouvé face à un des meilleurs films de super-héros jamais réalisés. Alors que les infos sur le quatrième épisode de l’homme araignée me laissent dubitatif, drag me to hell suit la même logique (toute proportion gardée). Assez affolé par ce retour au genre qui se présageait douloureux avec sa bande annonce digne d’un american haunting, je me suis finalement bien amusé devant ce drag me to hell. Pourtant, les griefs que je pourrais faire seraient nombreux entre des CGI un peu trop nombreux à mon goût et surtout une caméra bien moins virevoltante que dans la fameuse trilogie evil dead.

Cela n’empêche pas Raimi de faire preuve de tout son savoir acquis depuis pour concevoir un spectacle efficace. Et drag me to hell fait sacrément plaisir même si les effets de surprise cèdent parfois trop le pas à l’exploitation d’idées vraiment inventives (j’espérais de la si vantée séquence de la cabane du jardin un équivalent fantastique à celle du mythique commando :( ). Qu’importe néanmoins face à l’équilibre si bien maintenu entre flippe et comédie se déversant dans un spectacle de cruauté (aussi bien horrifique que sociale) comme l’affectionne son auteur. Une pensée pour la mignonne Alison Lohmann qui s’en prend plein la gueule (avec pour point d’orgue l’ahurissante séquence du cimetière :shock: ) qui a du perdre quelques-unes de ses facultés en se lançant dans ce jeu masochiste (la preuve : elle est prête à rebosser avec Raimi).

Au final, pas révolutionnaire mais aussi agréable qu’intègre.
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frédéric
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Re: Jusqu'en enfer - Drag me to Hell (Sam Raimi, 2009)

Post by frédéric »

Un véritable hommage aux films d'horreur des années 80 avec une ambiance vraiment flippante aidée par l'excellent score de Christopher Young et pas mal d'effets gores bienvenus sans oublier l'humour, bref j'ai beaucoup aimé
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même si on devine un peu le coup de la fausse échange du bouton
. Et Alison Lhoman est craquante.

J'aime beaucoup aussi la réutilisation de certains anciens logos que font les studios pour certains films en ce moment censé se passer à leur époque.
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Re: Jusqu'en enfer - Drag me to Hell (Sam Raimi, 2009)

Post by Jericho »

Drag me to hell

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Je suis légèrement déçu pour ma part. Au vu des critiques dithyrambiques, que j'ai lu un peu partout, je m'attendais à voir l'oeuvre ultime du réalisateur. Et qui plus est dans le genre qui a fait sa renommée, auprès des cinéphiles avides d'hémoglobine. Or, il en résulte que Drag me to hell est un aparté sympathique mais qui ne va pas bien loin. Une mise en bouche en attendant un prochain long métrage un peu plus ambitieux et plus abouti.
Je trouve que le film a une ironie, un humour et une causticité évidente. Puis, il s'inscrit comme un hommage aux vieux long métrage d'horreur, en témoigne la scène d'introduction et la scène de fin, néanmoins ça ne marche pas à tout les coups. L'univers social dépeint a un peu de mal à se marier avec le côté cartoon/fantastique. Cependant, ce n'est pas ça qui m'a dérangé le plus, mais plutôt la redondance de certaines situations. A un moment donné ça va le coup du mouchoir en tissu et des ombres. A part ça et quelques effets spéciaux vraiment ratés, c'est du tout bon: on rit et on frissonne comme rarement. Et ce qui est fort dans tout ça, c'est que Sam Raimi utilise les codes les plus éculés du cinéma d'épouvante, et ça marche. Grâce, notamment à sa mise en scène et à une judicieuse utilisation de la bande sonore.
Pour conclure, on passe un bon moment de divertissement, mais je m'attendais à bien mieux !
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Re: Jusqu'en enfer - Drag me to Hell (Sam Raimi, 2009)

Post by Flol »

Me concernant, après sa trilogie arachnéenne, Raimi vient de prouver là que s'il existe encore un metteur en scène capable de nous trousser un bon petit ride de film d'horreur à l'ancienne...c'est bel et bien lui.
C'est bien simple, j'ai eu l'impression de découvrir sur grand écran une adaptation EC Comics (à la Tales from the Crypt), blindée de mouvements de caméra totalement dingues (la séquence de la séance de spiritisme est un véritable festival), drôle, vraiment flippante par moments, et ironique sans se foutre du genre (la fin, complètement dans l'esprit EC Comics, m'a fait jubiler).
A la musique, on sent que Chris Young s'est lui aussi bien lâché, en nous offrant un de ses meilleurs main titles de ces dernières années (beaucoup aimé l'utilisation du violon), et surtout derrière la caméra, on sent que Raimi s'est fait plaisir, et en même temps M'A fait plaisir.
Car quel plaisir de retrouver sa patte significative, notamment dans les horreurs qu'il fait subir à ses comédiens principaux (la pauvre Alison Lohman, même si elle ne prend pas autant dans la gueule que Ash dans les 3 Evil Dead, est bien martyrisée).

J'aurais tout de même un seul regret (et de taille !) : l'absence de Bruce Campbell (ou alors je l'ai loupé)...
Mais allez, un bon gros 7.5/10 quand même.
Gounou
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Re: Jusqu'en enfer - Drag me to Hell (Sam Raimi, 2009)

Post by Gounou »

Ratatouille wrote:C'est bien simple, j'ai eu l'impression de découvrir sur grand écran une adaptation EC Comics (à la Tales from the Crypt), blindée de mouvements de caméra totalement dingues (la séquence de la séance de spiritisme est un véritable festival), drôle, vraiment flippante par moments, et ironique sans se foutre du genre (la fin, complètement dans l'esprit EC Comics, m'a fait jubiler).
C'est exactement ce que j'ai pensé pendant la séance... Tales from the Crypt (précisément, c'est Creepshow qui m'est venu en tête)... et pourtant je n'ai jamais ouvert un seul de ces comics, mais pour moi c'est assez significatif au regard des adaptations ciné et TV qui en ont découlé... et ça confirme pour moi, après les trois Spider-man, que Raimi est certainement l'homme de la situation lorsqu'il s'agit d'opérer ce mariage formel tant convoité, ici pertinent et efficace, entre le medium cinéma et ce fameux esprit "BD". Et cela depuis son tout premier film, quand on y réfléchit.
Ce Drag Me to Hell est donc du genre à ne pas perdre de temps, à ne jamais "débander", jubilatoire dans ses idées de mise en scène et ses ruptures de ton... et généreux dans un sens qui me plaît, cette fois, car n'omettant jamais un sens du rythme, la construction de séquences tout-en-image et par la même l'économie dans l'exposition verbale. En somme une série B horrifique, qui n'en est pas vraiment une (un peu trop de synthèse, en effet), mais comme on en voit rarement depuis la fin des années 80. Dans ce registre, Raimi est un peu le dernier des Mohicans... les retrouvailles sont donc plus que plaisantes.
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Re: Jusqu'en enfer ( Drag me to Hell) (Sam Raimi, 2009)

Post by Ben Castellano »

Borislehachoir wrote:Je pense exactement l'inverse de G.T.O. J'ai eu l'impression de voir un patchwork distancié et assez vain de tous les clichés horrifiques possibles avec des acteurs consternants et des effets lourdingues. A des années-lumières de Evil Dead ( je crois que la fin du film détient la palme :? ), j'avoue être sceptique sur la haine de G.T.O. pour le style Tarantino tant ce qu'il lui reproche m'apparait être exactement ce que fait Raimi ici, c'est-à-dire une approche ironique et " compil' " du genre horrifique. Les effets spéciaux sont assez ridicules et les dialogues, que ce soit volontaire ou pas, totalement niais.

J'avoue ne pas comprendre les excellentes notes du film.
En gros pareil que tout ça, encore que je trouve que le film s'échoue plus sur une espèce de bêtise politiquement incorrect qu'un authentique cynisme (une vrai collection de cibles faciles et plaquées: les banques, les végétariens, les chatons, les gros, les happy-ends...mais ça reste bon enfant). Pour autant il n'y a pas vraiment de réelles touches de noirceur ni de poésie, et le versant Evil Dead reste mine de rien localisé, le réalisateur sombrant un peu ici dans la dychotomie stylistique avec son côté plus posé. C'est du Raimi complètement en pilotage automatique. Je sauverai surtout Alison Lohman et la partition de Christopher Young.
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Re: Jusqu'en enfer - Drag me to Hell (Sam Raimi, 2009)

Post by mannhunter »

Le film repose quand même pas mal sur des effets redondants (une imagerie déjà vue et en mieux chez d'autres films plus déjantés du cinéaste,des jump scares répétitifs un brin agaçants...),et il y a un côté un peu laborieux et convenu dans l'intrigue. Heureusement,il y a le personnage de l'excellente Allison Lohman,de l'humour noir,une certaine cruauté...on ne s'ennuie pas trop dans l'ensemble,ça reste un Raimi sympa (que je préfère pour ma part à sa trilogie Spidey :oops: )...mais sans plus.
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Re: Jusqu'en enfer - Drag me to Hell (Sam Raimi, 2009)

Post by Spongebob »

mannhunter wrote:Le film repose quand même pas mal sur des effets redondants (une imagerie déjà vue et en mieux chez d'autres films plus déjantés du cinéaste,des jump scares répétitifs un brin agaçants...),et il y a un côté un peu laborieux et convenu dans l'intrigue.
Heureusement,il y a le personnage de l'excellente Allison Lohman,de l'humour noir,une certaine cruauté...on ne s'ennuie pas trop dans l'ensemble,ça reste un Raimi sympa (que je préfère pour ma part à sa trilogie Spidey :oops: )...mais sans plus.
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Nestor Almendros
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Re: Jusqu'en enfer - Drag me to Hell (Sam Raimi, 2009)

Post by Nestor Almendros »

Mouais...

Déjà pas trop client des films du réalisateur (sauf d'UN PLAN SIMPLE), j'en suis sorti relativement mitigé. Le film se laisse regarder, c'est clair, mais peine à conserver ses enjeux et son intérêt. La première moitié est la plus réussie, je trouve, alignant les effets de mise en scène et les séquences spectaculaires dans un esprit ludique et second degré plutôt réjouissant. On s'amuse ainsi des écoeurement provoqués par le dentier de Mme Galush ou des jets de bave que se prend l'héroïne tout au long du film. L'histoire se révèle, dans cette moitié, suffisamment minimaliste et garde son esprit "potache" en dépit d'effets grandiloquents. On n'a pas grand chose à raconter mais on est là ouvertement pour le fun et pour sursauter sur son siège.

Dommage que la seconde moitié ne réussisse pas à maintenir le cap. Ne trouvant pas de développements cohérents et suffisamment solides, on ne fait que répéter maintes fois les mêmes situations en évoluant malheureusement parfois dans le grand guignol ridicule (la séance de spiritisme dans le manoir). Le barnum établi par la mise en scène ne suffit plus, alors, pour masquer le vide d'un scénario finalement prétexte (on le savait déjà, mais rien d'intéressant ne vient surenchérir) où pointe une morale déplacée, des personnages caricaturaux (les collègues de travail de l'héroine et son pseudo suspense à la promotion) et des scènes laborieuses. Tout ça pour en arriver à la conclusion, relativement sympathique, mais qui ne se suffit pas à elle-même. Dommage que le film se contente d'aligner quelques bonnes idées, et puis rien de plus...
"Un film n'est pas une envie de faire pipi" (Cinéphage, août 2021)