Peter Weir

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Colqhoun
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Post by Colqhoun »

Bon, je suis difficilement objectif avec Weir. Je vénère Hanging Rock et Master and Commander, mais La Dernière Vague, Etat Second, The Truman Show et Mosquito Coast ou encore Gallipoli sont de pure merveilles. Après, son tout premier long-métrage, Les voitures qui ont mangés Paris, est une curiosité atypique, étrange, drôle, effrayante mais pas autrement marquante sur le long terme, tout comme Le Plombier, sympathique téléfilm paranoïaque. Un peu plus loin, Le Cercle des Poêtes Disparus n'est pas spécialement bon, on peut même dire qu'il est très risible, mais le film possède ses bons moments. En revanche, avec Green Card, je ne sais pas à quoi pensait Peter en le tournant, mais c'est un peu honteux de sa part tout de même... Et je n'ai toujours pas vu L'année de tous les dangers.

Quoiqu'il en soit, Weir fait indéniablement parti du petit cercle de cinéastes que je chéri avec passion.
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Flol
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Post by Flol »

Colqhoun wrote:Après, son tout premier long-métrage, Les voitures qui ont mangés Paris, est une curiosité atypique, étrange, drôle, effrayante mais pas autrement marquante sur le long terme
Perso, la petite ritournelle que l'on y entend pendant les 20 dernières minutes continue de me hanter. J'avais vraiment trouvé ce film.....hypnotisant ! :shock:
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AtCloseRange
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Post by AtCloseRange »

Colqhoun wrote:Witness || Peter Weir
ça me pète le noeud de développer, mais pour faire court on va dire que c'est l'un des moins bons Weir, trop prévisible, trop simpliste, trop naïf, malgré quelques jolis moments et des personnages auxquels on s'attache facilement. Même la musique de Maurice Jarre n'est pas bonne. Frustré.
Je l"ai tellement vu que c"est difficile de le juger objectivement aujourd"hui.
Pour moi, un des meilleurs rôles d"Harrison Ford (avec Mosquito Coast, autre Peter Weir). Et je trouve la musique de Maurice Jarre très belle. J"adore le thème musical pendant la scène de la construction de la maison.
Et je te conseille vivement le magnifique Année de tous les dangers, peut-être mon préféré de son auteur avec un excellent Mel Gibson avant que son jeu ne devienne un gimmick permanent (à partir de l"Arme Fatale).
Strum
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Post by Strum »

Colqhoun wrote:ça me pète le noeud de développer, mais pour faire court on va dire que c'est l'un des moins bons Weir, trop prévisible, trop simpliste, trop naïf, malgré quelques jolis moments et des personnages auxquels on s'attache facilement. Même la musique de Maurice Jarre n'est pas bonne. Frustré.
cinephage wrote:Witness ne m'a laissé qu'un souvenir mitigé, mais je serais prêt à le revoir.
J'en garde vraiment un très bon souvenir. J'y avais trouvé Ford formidable.
Max Schreck
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Post by Max Schreck »

Picnic at Hanging Rock, Peter Weir, 1975
Comme souvent, je m'étais fait ma petite idée du film et je croyais vraiment qu'on allait avoir droit pour l'essentiel à la contemplation fascinée et fascinante de ces jeunes filles fraîches et printanières se balladant dans cette campagne australienne. Or cette partie ne constitue vraiment que la première demi-heure du film, après un générique qui distille déjà son charme (sourires exquis, fleurs et lettres d'amour échangées). Tout le reste ne sera qu'inquiétude, interrogations, malaise et terreur, moments troués de quelques précieux instants de grâce, qui nous font entrevoir à nouveau le semblant de paradis qui nous avait été offert au tout début.
La musique de Bruce Smeaton soutient merveilleusement la mise en scène de Weir qui, sur certaines scènes, certains plans, certains raccords et surimpressions, rend palpable de façon sublime le lien cosmique qui unit les être à la Nature, mais aussi les être entre eux. Rien n'est dit, le mystère demeure, et pourtant ça m'a parlé. Le neveu du colonel, Albert son domestique, sont des personnages eux-mêmes très réussis et qui deviennent vite très attachants, jamais moqués dans la confrontation de leurs manières qui pourraient les opposer.
Et puis, sans jamais que ça apparaisse lourd ou artificiellement plaqué, Weir fait également passer une impitoyable critique de l'institution, avec ce pensionnat qui au fond, en surprotégeant les jeunes filles, ne fait que les perdre, est loin de les préparer à affronter la vie et la société.
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Peter Weir

Post by Holly Golightly »

Jack Sullivan wrote:
Holly Golightly wrote:Pique-nique à Hanging Rock, Peter Weir, 1975.

:shock:
Je ne sais pas trop en parler, là, tout de suite...
C'est peut-être ça la meilleure manière de dire que ce film t'a touchée.
C'est vrai. Le film se développe autour d'une intrigue en réalité très mince, très fine, et pourtant, part dans tellement de directions, ouvre tellement de possibilités de lecture, de niveaux d'interprétation, qu'il faut un peu de temps pour synthétiser, rassembler les impressions et les "analyses". Sans parler bien sûr de l'aspect visuel du film, totalement hypnotisant et fascinant, et qui cache et dévoile sous une apparence très soignée beaucoup d'autres pistes de lecture. Mais au-delà de toute cette richesse sous-jacente, il y a aussi juste la force des images, de la musique, de l'histoire, et le tout se ressent de manière très instinctive, sensuelle, presque tellurique aussi parfois dans la montagne.
Enfin bref, je trouve vraiment difficile de parler de ce film...
- Seriez-vous lâche. Je connais vos griffes puissantes. Accrochez-les dans la vie. Défendez-vous! Effrayez la mort.
- Belle, si j'étais un homme, sans doute je ferais les choses que vous me dites. Mais les pauvres bêtes qui veulent prouver leur amour ne savent que se coucher par terre et mourir.
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Post by Colqhoun »

The Year of Living Dangerously || Peter Weir
La boucle est bouclée, j'ai enfin vu tous les longs-métrages de l'un de mes réalisateurs préférés.
Une fois de plus, j'ai découvert ici une belle surprise. Certes, ce film est loin d'être un chef d'oeuvre, mais il reste des plus honorables et même plutôt fascinant. On suit Guy Hamilton dans ses relations avec Billy son photographe (interprété par.... Linda Hunt), avec Jill, employée à l'ambassade d'Angleterre ou encore avec d'autres journalistes qui ne pensent qu'à profiter des plaisirs locaux. Et en background, la révolution qui gronde, le conflit communiste vs. musulmans dans ce pays qui tente de survivre. Et ce qui est très étrange c'est que Weir n'appuie jamais trop l'un de ces éléments et de ce fait, on finit par se demander si Mel Gibson est vraiment le personnage principal (ce qui évidemment n'a pas grande importance), mais surtout de quoi le réalisateur veut nous parler ?
D'accord, il y a ces changements qui interviennent dans le pays, mais l'accent n'est pas mis là dessus. On apprend dans les grandes lignes ce qui est en train de se dérouler. Et cette histoire d'amour... ? Loin d'être excessive, autant-en-emporte-le-vent-esque, elle reste très simple, plutôt prévisible et ne prend pas une place immense dans le scénario mais pourtant cela reste touchant. Ou cette relation avec Billy le photographe qui lutte, à sa manière, contre la famine et la pauvreté rampantes qui contaminent tout le pays. Tout est abordé, mais rien n'est approfondit... et pourtant, il n'y a pas de véritable frustration à ne pas en savoir plus. Et à nouveau, Weir nous raconte l'histoire d'un personnage qui se retrouve dans un lieu qu'il ne connait ni ne maîtrise et qui pour finir l'anéantira. Certes, ce n'est pas autant puissant qu'un Mosquito Coast ou qu'un Picnic at Hanging Rock, mais on retrouve cette réflexion qui parcours toute la filmographie du réalisateur australien. Et il y a bien sûr la musique de Maurice Jarre, entêtante et toujours autant belle.
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AtCloseRange
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Post by AtCloseRange »

Colqhoun wrote:The Year of Living Dangerously || Peter Weir
La boucle est bouclée, j'ai enfin vu tous les longs-métrages de l'un de mes réalisateurs préférés.
Une fois de plus, j'ai découvert ici une belle surprise. Certes, ce film est loin d'être un chef d'oeuvre, mais il reste des plus honorables et même plutôt fascinant. On suit Guy Hamilton dans ses relations avec Billy son photographe (interprété par.... Linda Hunt), avec Jill, employée à l'ambassade d'Angleterre ou encore avec d'autres journalistes qui ne pensent qu'à profiter des plaisirs locaux. Et en background, la révolution qui gronde, le conflit communiste vs. musulmans dans ce pays qui tente de survivre. Et ce qui est très étrange c'est que Weir n'appuie jamais trop l'un de ces éléments et de ce fait, on finit par se demander si Mel Gibson est vraiment le personnage principal (ce qui évidemment n'a pas grande importance), mais surtout de quoi le réalisateur veut nous parler ?
D'accord, il y a ces changements qui interviennent dans le pays, mais l'accent n'est pas mis là dessus. On apprend dans les grandes lignes ce qui est en train de se dérouler. Et cette histoire d'amour... ? Loin d'être excessive, autant-en-emporte-le-vent-esque, elle reste très simple, plutôt prévisible et ne prend pas une place immense dans le scénario mais pourtant cela reste touchant. Ou cette relation avec Billy le photographe qui lutte, à sa manière, contre la famine et la pauvreté rampantes qui contaminent tout le pays. Tout est abordé, mais rien n'est approfondit... et pourtant, il n'y a pas de véritable frustration à ne pas en savoir plus. Et à nouveau, Weir nous raconte l'histoire d'un personnage qui se retrouve dans un lieu qu'il ne connait ni ne maîtrise et qui pour finir l'anéantira. Certes, ce n'est pas autant puissant qu'un Mosquito Coast ou qu'un Picnic at Hanging Rock, mais on retrouve cette réflexion qui parcours toute la filmographie du réalisateur australien. Et il y a bien sûr la musique de Maurice Jarre, entêtante et toujours autant belle.
Pas vu depuis longtemps mais c'est sans conteste un film bien meilleur que "Master And Commander" et je ne dis pas ça pour polémiquer :mrgreen:
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Profondo Rosso
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Post by Profondo Rosso »

L'Année de tous les dangers de Peter Weir (1982)
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Un retranscription très réussie du quotidien de correspondant étranger dans l'Indonesie durant les mois précédent un coup d'Etat. Grâce à une narration très littéraire (par Linda Hunt excellente je la connaissait que de "Dune") Peter Weir parvient à bien faire ressentir le côté oppressant et au bord de l'explosion du pays dans une longue exposition où sont passé en revue le côté blasé et arrogant des journaliste etrangers en place, l'indifférence du pouvoir et la pauvreté qui touche la population. Par contre quelques grosse longueur arrivé à mi film (l'histoire d'amour Mel Gibson/ Sigourney Weaver) et le fait de tout faire ressentir du point de vue de Mel Gibson altère fortment la vision du coup d'Etat et du chaos régnant qui manque vraiment d'ampleur (peut être par manque de moyen aussi). Très bonne intérprétation du tout jeune Mel Gibson en journaliste ambitieux et de Sigourney Weaver. 4,5/6


Mosquito Coast de Peter Weir (1986)

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Un scénario ambitieux de Paul Schrader questionnant sur le rapport de l'homme face à une civilisation engoncée dans son confort, dans un monde où il n'y plus rien à découvrir ni à conquérir, où tout les plus grands exploit et réussite semble avoir été accomplis. C'est la sentiment du personnage de Harrison Ford, surdoué exalté qui se morfond dans une société peu disposée à accepter tout ce qu'il à lui offrir. Et le récit de s'enfoncer au coeur de l'ambition et de la folie de cet homme lorsqu'il décide d'emmener femme et enfant dans la jungle pour accomplir sa destinée. Sans doute la dernière très grande prestation de Ford, en tout celle où il se met le plus en danger avec ce personnage exalté à l'enthousiasme et à l'énergie débordante mais capable de se transformer en terrible tyran lorsque les évènement tournent contre son ambition démesurée. On sent le scénario prêt à tourner à l'odyssée à la Joseph Conrad avec un Ford dépassé par son pouvoir envers les autochtones mais Peter Weir n'ose jamais complètement verser dans ce registre là, même si des scènes comme l'expédition pour apporter de la glace au indigène ou encore la manière dont il abandonne le village une fois ses plans détruit questionnent sur son altruisme supposé. De même pour le final où l'opposition entre Ford et ses fils ne dépasse pas le cadre du film tout public, vraiment dommage que le scénario reste si sage sur certains points (dont le final un peu décevant et expédié) malgré quelques risques (la séquence où Ford tente de tuer les mercenaires installés au village). Reste donc la prestation de Ford, mais aussi Helen Mirren excellente en femme introvertie et écrasée par la personnalité de son mari et le jeune River Phoenix parfait, entre fascination, remise en question et haine de son père. Weir nous gratifie de superbe vues de la faune sud américaine, et parvient à capter à merveille les tourments intérieurs de ses personnages comme souvent. 4,5/6
Max Schreck
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Post by Max Schreck »

The Mosquito coast, Peter Weir, 1986
J'aime bien quand un réalisateur s'accapare une thématique qui l'inspire et l'exploite de film en film. Weir semble une nouvelle fois avoir trouvé un sujet idéal pour nous montrer un homme qui s'efforce de reconstituer le lien cosmique qui l'unit à la Nature et que la société moderne lui a fait perdre. Par une suite d'épisodes tous très judicieux, le réalisateur va nous interroger sur la vanité d'une telle quête, sur le dangereux abandon qu'elle exige. C'est typiquement le genre de récit que j'aime et qui me fascine.
Harrison Ford est franchement méconnaissable et il obtient tout mon respect pour avoir accepté un film aussi peu glamour. Et c'est assez émouvant de le voir partager l'affiche avec River Phoenix, qui incarnera peu de temps après son personnage d'Indy gamin. Les tribulations de sa petite famille sont racontées avec une justesse de ton vraiment touchante, évitant le spectaculaire factice de la seule aventure exotique. Weir, Boorman, Herzog, même combat.

EDIT: posté en septembre 2006

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The Last wave (La Dernière vague), Peter Weir, 1977
Une ouverture magistrale, aux images d'une poésie forte et incroyable. En fait, j'ai adoré le démarrage du film et cette thématique qui personnellement me touche beaucoup de l'homme condamné à la passivité face au spectacle de la Nature toute-puissante. Richard Chamberlain est vraiment parfait, apportant beaucoup de douceur à son interprétation, ce qui rend encore plus fascinant le parcours de son personnage. J'ai malheureusement trouvé que sur la fin, le récit devenait un peu trop lâche, ce qui fait que je me suis un peu détaché de l'histoire. A côté des notations historiques sur la place des Aborigènes dans la société australienne, l'enquête elle-même ne laissait pas trop de doute pour le spectateur, on en devine assez vite la conclusion, et c'est comme si Weir hésitait à aller à fond dans la brêche fantastique qu'il a ouverte. Mais ça reste néanmoins un film assez unique, aux images souvent marquantes (la baraque sous la tempête, brutalement envahie par l'eau et la végétation).
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AtCloseRange
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Re: Le vrai retour du top réalisateur : Peter Weir

Post by AtCloseRange »

Découvert La Dernière Vague et c'est une belle petite claque. Le talent de Peter Weir était déjà flagrant dès ses premiers films (sa gestion de son, des cadrages, voir notamment les plans souvent magnifiques où il met les 5 aborigènes ensemble).
Le film m'a entraîné d'entrée dans son univers avec une formidable première séquence qui m'a rappelé la scène de l'école dans les Oiseaux sauf qu'ici, ce sont les éléments qui se déchaînent.
Par le suite, le film est un long rêve/cauchemar éveillé fascinant entre modernité et traditions, colons européens et aborigènes tribaux. Par certains aspects, on pourrait se croire chez Boorman entre l'Hérétique et la Forêt d'Emeraude mais avec une vraie spécificité australienne. Je trouve d'ailleurs souvent que le cinéma australien a quelque chose de particulier en raison de son histoire et de son paysage qui me parle: comme un Angleterre du bout du monde implantée en plein désert.
Le sens de tout ça (notamment la fin) n'est pas toujours très clair mais cette ouverture à l'interprétation est ce que j'aime au cinéma et l'important pour moi est surtout la richesse de l'univers sensitif créé par Peter Weir.
La découverte de ce coffret des premiers films de Peter Weir commence vraiment bien.
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Re: Peter Weir

Post by Nestor Almendros »

posté par Frank Bannister le 22 juin 2006

Etat Second de Peter Weir

Après un accident d'avion qui faillit lui couter la vie, un architecte américain voit sa vie totalement boulversé par cet évenement. Il sombre peu à peu dans une sorte...d'état second


Voilà un film que je n'avais plus revu depuis des années...On retrouve l'ambiance assez particulière propre à certains films de Peter Weir, notamment lors de sa période australienne. La mise en scène est, comme souvent chez ce réalisateur, très soignée et "très douce", soutenu en cela par des travelling et autres mouvements de caméras très fluide qui confère au film son atmosphère étrange. Jeff Bridges est encore une fois excellent, ici dans le role d'un homme pret à tout pour aider une jeune maman ayant perdu son enfant.
Voilà bien un film qui ne décevra pas les amateurs de Peter Weir, tant ce film colle à l'univers que ce dernier à l'habitude de nous proposer. Une belle réussite.
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Re: Peter Weir

Post by Watkinssien »

J'ai toujours beaucoup apprécié le cinéma de Peter Weir, un des artistes australiens du septième art les plus brillants de tous les temps.

Mes films favoris du sieur :

Le Cercle des Poètes Disparus (chef-d'oeuvre)
Master and Commander : the Far Side of the World (l'un des tous meilleurs film d'aventures maritimes jamais réalisés)
Gallipoli (remarquable film de guerre avec un souffle majestueux et terrible)
The Truman Show (une oeuvre puissante et intelligente)
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Re: Peter Weir

Post by Nestor Almendros »

Art Core (le 20 juin 2007) wrote:Sinon vu Les Voitures qui ont mangé Paris de Peter Weir et je dois dire que c'est une belle déception. Après un point de départ assez intrigant et un personnage principal un peu Droopy donc plutôt amusant, le film s'embourbe assez vite et ne parvient jamais à être drôle ou inventif et fou ce qu'il cherchait à être assurément. Une comédie très ratée donc malgré les indéniables qualités de mise-en-scène dont Weir fait déjà preuve. La scène finale viendra relever un peu le niveau avec ces voitures/tueuses customisées, mais le film restera malheureusement très anecdotique.
Anorya (le 16 octobre 2008) wrote:The last wave (Peter Weir - 1978)

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... reste un des plus grands films (fantastiques) australiens des 70's avec Pic-nic at hanging rock et les voitures qui ont mangés paris (déjà de Weir en plus). Le réalisateur montrait déjà dès le départ qu'il était grand avec là encore une histoire jouant à la fois sur le fantastique et la spécificité de son pays natal (l'histoire traite des aborigènes en filigrane sous couvert de prédiction apocalyptique. A ce titre, l'utilisation du Digeridoo pour les passages les plus marquants et hypnotiques est excellente). Pour les interessés sur Paris, on trouve encore le dvd pas cher à la boutique du Monde. :mrgreen: :wink:
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hellrick
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Re: Peter Weir

Post by hellrick »

Pour les Belges n'oubliez pas que le bon plan est peut-être encore valable: le coffret avec Les voitures...et la denière vague se trouvait en nombreux exemplaires dans les Blokker au prix terrassant de 1 EURO et 50 CENTS :P
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