Peter Weir

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Tybalt
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Peter Weir

Post by Tybalt »

EDIT DE LA MODERATION

N'hésitez pas à consulter les différents topics consacrés aux films de Peter Weir

Pique nique à Hanging Rock (1975)
L'année de tous les dangers (1982)
The Truman Show (1998)
Master and commander (2003)
Les chemins de la liberté (2010)

ainsi que 2 "Top Peter Weir" ici et ici


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noar13 wrote:
Tybalt wrote:
The Cars That Ate Paris :shock: k's ke c'est que ce truc complètement barré ? nan c pas mal mais alors c inclassable de chez inclassable !!! allez 7/10
tu peux nous en dire un peu plus stp ???
alors alors... je prends mon souffle...

donc c'est effectivement le premier film de Peter Weir.

Les truc de base du scénario est tout simple : des habitants d'une ville isolée dans le centre de l'Australie organise des guet-apens envers les automobilistes passant dans le coin, la vie de la cité s'organisant autour du troc basé sur les piéèces de voiture et les bagages trouvées dedans...

Les jeunes en ont un peu marre de cette ville qui ne mène nulle part, et sans se rebeller réellement, passent leur temps à troubler paisaiblement l'ordre au volant de voitures remontées en dépit du bon sens.

Arrive un nouvel arrivant, rescapé d'un des "naufrages" organisés, qu'on force à rester dans la ville...

Voila à partir de ça ça part dans : le drame, l'étude de moeurs sociales, les prémisses d'une désorganisation sociale à la Road Warrior, le film d'épouvante/horreur à la Christine et pourtant ça reste homogène !

Seul point noir : la VO non sous titrée parce que ces enculés d'@#%$µ d'australiens ont quand même vraiment un accent de merde !!

Sinon c'est du tout bon :P
Colqhoun
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Post by Colqhoun »

Je viens tout juste de terminer mon visionnage de Fearless (Peter Weir), avec Jeff Bridges.

Un film très étrange. Qui traîte de la vie, de la mort, de Dieu, des gens.
Comme je le disais à l'ami ratatouille il y a quelques instants, j'aime énormément la manière de Weir qu'il a pour traîter des sujets étranges avec une vision très personnelle.

Malgré quelques passages un peu lents, le film est agréable à voir et nous amène vers une fin assez prenante.
Weir amène un élément presque fantastique en utilisant simplement quelques ralentits et une musique à la fois lourde et (une fois de plus) étrange.

Mais l'on ne peut s'empêcher de remarquer dans ce film les restes de Green Card et autres Dead Poets Society, avec une certaine tendance à faire dans le miellleux par moments.
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Flol
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Post by Flol »

Enzo wrote:Weir amène un élément presque fantastique en utilisant simplement quelques ralentits et une musique à la fois lourde et (une fois de plus) étrange.
De la même manière que dans Pique-Nique à Hanging Rock ?
D'ailleurs ça me fait penser à une chose : en plus d'avoir sûrement influencé Sofia Coppola pour Virgin Suicides, je suis persuadé que Peter Jackson s'en est également inspiré pour son Heavenly Creatures.
En plus Weir est australien, Jackson néo-zélandais...berf je disais juste ça comme ça ! :lol:
Enzo wrote:Mais l'on ne peut s'empêcher de remarquer dans ce film les restes de Green Card et autres Dead Poets Society, avec une certaine tendance à faire dans le miellleux par moments.
Et t'arrêtes de me piquer mes phrases !! :twisted:;)
Colqhoun
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Post by Colqhoun »

ratatouille wrote: De la même manière que dans Pique-Nique à Hanging Rock ?
C'est moins onirique tout de même.
Et on a moins ce sentiment de "flottement" dans le bizarre avec Fearless.
Et t'arrêtes de me piquer mes phrases !! :twisted:;)
Mais tu m'as inspiré ce que je ne savais pas exprimer.
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David Locke
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Post by David Locke »

Deux Peter Weir, sinon rien :

Pique-nique à Hanging Rock

Victoria, 1900.
A l'ombre du rocher vieux d'un million d'années, trois jeunes filles toutes de blanc vêtues jouent avec leur propre destin, et s'évanouissent dans une faille. Elles connaissent un secret que le film gardera jalousement, alors même que les paysages innondés de lumière semblent s'offrir entièrement à nos sens...
Est-ce une métaphore du désir masculin qui bute invariablement sur la beauté féminine, à la fois si réelle et si loin - éternellement incompréhensible?

Envoûtant et mélancholique.

La Dernière Vague

Sydney, fin des '70s
Guidé par ses rêves et se frayant un chemin à travers le tumulte d'une nature déréglée (une suite de calamités météorologiques s'abat inexplicablement sur le pays), un homme comprend peu à peu qu'il est aux portes de découvrir un secret qui concerne l'humanité entière.
Mais la tribu aborigène - quelques âmes oubliées de tous dans la grande ville - qui détient ce secret n'est pas prête à lui confier ce qui doit coûter la vie au commun des mortels...

Le pendant nocturne du film précédent, on touche ici au mystère de l'humain - de ses croyances, de ses peurs, de son rapport étroit avec la nature.

Le film (et la musique) met littéralement le spectateur en état de transe, jusqu'à la révélation finale.

Verdict : deux chefs d'oeuvre méconnus et très différents de tout ce que vous avez vus jusqu'ici.
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Post by phylute »

David Locke wrote:Deux Peter Weir, sinon rien :

Pique-nique à Hanging Rock

Victoria, 1900.
A l'ombre du rocher vieux d'un million d'années, trois jeunes filles toutes de blanc vêtues jouent avec leur propre destin, et s'évanouissent dans une faille. Elles connaissent un secret que le film gardera jalousement, alors même que les paysages innondés de lumière semblent s'offrir entièrement à nos sens...
Est-ce une métaphore du désir masculin qui bute invariablement sur la beauté féminine, à la fois si réelle et si loin - éternellement incompréhensible?

Envoûtant et mélancholique.

La Dernière Vague

Sydney, fin des '70s
Guidé par ses rêves et se frayant un chemin à travers le tumulte d'une nature déréglée (une suite de calamités météorologiques s'abat inexplicablement sur le pays), un homme comprend peu à peu qu'il est aux portes de découvrir un secret qui concerne l'humanité entière.
Mais la tribu aborigène - quelques âmes oubliées de tous dans la grande ville - qui détient ce secret n'est pas prête à lui confier ce qui doit coûter la vie au commun des mortels...

Le pendant nocturne du film précédent, on touche ici au mystère de l'humain - de ses croyances, de ses peurs, de son rapport étroit avec la nature.

Le film (et la musique) met littéralement le spectateur en état de transe, jusqu'à la révélation finale.

Verdict : deux chefs d'oeuvre méconnus et très différents de tout ce que vous avez vus jusqu'ici.
Tout à fait d'accord pour "La dernière vague", mais je n'arrive toujours pas à comprendre l'amour que beaucoup ont pour "Pique-nique à Hanging Rock" :shock:
C'est vraiment le seul film de Peter Weir que je ne comprends et n'aime pas... et j'en suis le premier déçu, certain d'être passé complètement à côté du film
:cry:
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Post by Colqhoun »

J'ai hâte de recevoir le coffret Weir.

Picnic at hanging rock une d'une beauté stupéfiante et fascinante.

Sinon, tout à l'heure:

Nightwatch - Ole Bornedal

Ce personnage au nom exotique, natif du Danemark, réalise en 1994 un thriller du doux titre de Nattevagten (Nighwatch donc). 3 ans plus tard, notre fier Danois se dit que malgré la qualité de son métrage, sa reconnaissance n'a pas été de mise. Il se lance donc dans le remaking de son propre film, avec un casting de choix qui comporte Ewan McGregor, Nick Nolte, Brad Dourif, Patricia Arquette et Josh Brolin.

Le film conte l'histoire d'un étudiant qui, pour gagner des thunes, est engagé comme gardien dans une morgue.
Bientôt, des événements sombres et étranges se déclencheront dans son entourage proche, pour révéler la mystérieuse présence d'un tueur nécrophile.

Ce qui ressort immédiatement de ce film, c'est la froideur (ça se dit ?) qui s'en dégage. Cela est peut-être du à la nationalité du réalisateur, mais ce film est incroyablement froid. Et tout ce sentiment est renforcé par le jeu des acteurs.
Le film se permet aussi de bons moments qui envoie vite balader l'aiguille du trouillomètre à 0.

Et pour se permettre de traiter d'un sujet autant casse-gueule que le viol post-mortem, le réalisateur à su rester très sage, tout en s'employant à installer une ambiance relativement malsaine.

Certes, pas un film révolutionnaire, mais un film de genre qui mérite de rester dans les annales.
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Post by Margo »

David Locke wrote:Deux Peter Weir, sinon rien :
Pique-nique à Hanging Rock (...) Envoûtant et mélancholique.
Marrant, mais la découverte de ce film sur le câble il y a qqes mois m'a valu une énorme déception. Ennui, ennui, ennui... :(
David Locke
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Post by David Locke »

Margo wrote:
David Locke wrote:Deux Peter Weir, sinon rien :
Pique-nique à Hanging Rock (...) Envoûtant et mélancholique.
Marrant, mais la découverte de ce film sur le câble il y a qqes mois m'a valu une énorme déception. Ennui, ennui, ennui... :(
Ah bon :? Est-ce le fait qu'il n'y a pas beaucoup d'action ni d'explication?
Pourtant, l'intérêt du film est ailleurs : dans l'intégration magique (à tous les sens du terme...) des personnages avec la Nature.
On n'est pas loin de Terence Malick, sauf qu'ici, la nature est "non-indifférente" (comme douée d'une volonté propre) au lieu d'être victimisée.

En plus, ce film est une fête pour les yeux (l'utilisation du ralenti et des surimpressions comme expression d'une magie à l'oeuvre) et les oreilles (le mvt lent du concerto L'Empereur de Beethoven :cry: ).

Cela dit, Picnic... a un impact moins fort - moins viscéral - que La Dernière Vague.
Mais le film dégage malgré tout un mystère entêtant - un peu comme une belle femme qui se refuse à vous :oops: - qui me fait l'aimer d'autant plus.

Evidemment, il est impératif de voir la version director's cut qui dure 20 minutes de moins (les parties plus explicatives de la fin ont disparu) et fait se terminer l'histoire sur un point d'orgue mélancholique qui poursuit le spectateur longtemps après le générique.
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Post by Margo »

David Locke wrote:
Margo wrote: Marrant, mais la découverte de ce film sur le câble il y a qqes mois m'a valu une énorme déception. Ennui, ennui, ennui... :(
Ah bon :? Est-ce le fait qu'il n'y a pas beaucoup d'action ni d'explication?
Ouh là, non, c'est mal me connaitre :lol: :wink:

Non, c'est d'ailleurs plus l'esthétique du film qui m'avait perturbé que le scénario lui-même, assez étrange au départ pour me tenir intrigué. Mais ensuite, je trouve que le film abuse d'effets répétitifs qui finissent par me lasser. Alors que je me demandais vraiment où Weir voulait en venir au départ, j'ai fini par totalement me désintéresser de la chose (à part une très belle séquence vers la fin). Même si la comparaison avec Mallick se tien effectivement, dans le rappport à la Nature, je trouve de plus le côté mystico-jenesaisquoi du film assez vain en fait...

Bon, j'étais peut être mal luné :wink: :oops:

Ceci dit, je connais très mal les films australiens de Weir, n'ayant vu ni la Dernière Vague, ni les Voitures qui ont mangé Paris.
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Post by Susie Derkins »

Margo wrote:
David Locke wrote:Deux Peter Weir, sinon rien :
Pique-nique à Hanging Rock (...) Envoûtant et mélancholique.
Marrant, mais la découverte de ce film sur le câble il y a qqes mois m'a valu une énorme déception. Ennui, ennui, ennui... :(
Alors nous sommes tout de même quelques-uns ?!!......
Pareil pareil !
David Locke
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Post by David Locke »

Margo wrote: Ceci dit, je connais très mal les films australiens de Weir, n'ayant vu ni la Dernière Vague, ni les Voitures qui ont mangé Paris.
Les Voitures... est dispensable (saugrenu et pas inintéressant, mais pas vraiment captivant non plus :? ).
La Dernière Vague fonctionne en revanche à tous les niveaux : depuis l'épine dorsale jusqu'aux mirettes, on déguste :!: :D
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Post by Susie Derkins »

Margo wrote:Non, c'est d'ailleurs plus l'esthétique du film qui m'avait perturbé que le scénario lui-même, assez étrange au départ pour me tenir intrigué. Mais ensuite, je trouve que le film abuse d'effets répétitifs qui finissent par me lasser. Alors que je me demandais vraiment où Weir voulait en venir au départ, j'ai fini par totalement me désintéresser de la chose

Ceci dit, je connais très mal les films australiens de Weir, n'ayant vu ni la Dernière Vague, ni les Voitures qui ont mangé Paris.
Tu résumes parfaitement ce que j'en avais pensé à l'époque, sauf que j'avais ajouté "Ouh là ! Non mais qu'est-ce que c'est que ce truc ???"

Pour ce qui est du bon vieux Weir australien, le film qui m'a bouleversée, renversée, démantibulée, a été Gallipoli. J'ai pleuré tout ce que je savais, et rien que de l'évoquer, j'ai des fourmi au creux de l'estomac.
La guerre, c'est affreux et ça tue.

Edit (pour la lèche) : T'as vu, hein, t'as vu, j'ai sélectionné comme il fallait dans mon quote ??!!!!!!
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Post by phylute »

David Locke wrote:
Margo wrote: Ceci dit, je connais très mal les films australiens de Weir, n'ayant vu ni la Dernière Vague, ni les Voitures qui ont mangé Paris.
Les Voitures... est dispensable (saugrenu et pas inintéressant, mais pas vraiment captivant non plus :? ).
La Dernière Vague fonctionne en revanche à tous les niveaux : depuis l'épine dorsale jusqu'aux mirettes, on déguste :!: :D
J'avais bien aimé Les voitures qui ont mangé Paris.
Pour sa periode Australienne il reste deux plus connus que tu n'a pas cité :
Gallipoli et L'année de tous les dangers, tous deux à voir absolument. Il y a également Le Plombier, mais je ne le connais pas.
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Post by Colqhoun »

The Cars that ate Paris - Peter Weir

J'ai donc acquis le coffret réunissant les 4 premiers longs métrages de Peter Weir et ce, pour mon plus grand bonheur.

J'ai donc débuté le coffret dans l'ordre chronologique (et t'inquiètes pas J. Doe, non je ne regarderais pas The Last Wave avant.. private joke inside)., avec cet étrange film qu'est Les voitures ont mangés Paris.

Je crois que tout le monde connait l'histoire (que je vais quand même résumer pour la peine et pour un peu étoffer mon texte aussi...) qui est celle de deux types qui sur la route pour Paris (bled paumé et pourri du fin fond de l'australie) font un accident. L'un des deux meurt, l'autre se retrouve "adopté" par les habitants du bled. Il découvrira bien vite que quelque chose ne tourne pas rond à Paris. Pour une étrange raison, les habitants s'amusent à dézinguer les bagnoles qui tenteraient de pénétrer dans leur charmant (horrible ?) village de cambrousse.

Pour un premier film, Peter (vous permettez que je l'appelle Peter ?) n'a pas donné dans la facilité. En effet, son personnage principal n'a rien de véritablement attirant, il est peureux, faible, pauvre, timide et panique à la simple idée de devoir conduire une voiture. Et cet être misérable sera confronté à la population composée entres autres d'un personnel hospitalier autant cinglé que leurs patients, d'un maire possessif à l'extrême et d'une bande de jeunes qui s'amusent à détruire le village dans leur vieilles carcasses de voitures.

J'avoue encore réfléchir au sens de ce film. On pourrais penser qu'il y a là-derrière un message sur la confrontation de lieux préservés de l'évolution industrielle et qui tentent de continuer leur vie tranquillement.

Une chose est néanmoins sûre: ce film est étrange, fascinant et quelque peu dérangeant par moments. A revoir.

Sinon, j'ai aussi un peu profité des quelques bonus présents sur ce dvd et celui du Picnic à Hanging Rock sur lesquels j'ai visionné trois cours-métrages assez passionant;

La bicyclette à remonter le temps.
L'histoire d'un jeune homme qui s'achète sa bicyclette et qui décide de partir, tout en préservant l'amour d'une femme, à qui il rendra à diverses intervalles de temps. Un film sur l'amour, sur la vieillesse, sur le temps qui s'écoule. C'est très poétique, filmé très sobrement et très émouvant à la fin aussi.


Dust
Des jeunes, sans argent, se voient obligés d'aller bosser dans un champ de coton avec leur grand-mère. Sur place, ils rencontreront un garçon et une fille, frère et soeur, qui tente de vivre par n'importe quel moyen. Très rapidement, une relation houleuse et violente naitra entre le frère et l'un des deux jeunes, alors que la soeur et l'autre jeune serront sympathiquement attirés. Mais un événement imprévu viendra boulverser ce qui leur arrive....

Ici aussi, un film très beau. Au visuel très classe, alliant sobriété et modernité, de par des prises de vues amples et un découpage nerveux qui rendent au mieux l'ambiance qui s'installe progressivement dans ce champ.



Lost
De nos jours, 3 enfants sont repérés par une vielle dame sur la plage. Après les avoir observés toute la journée, elle contacte la police qui les amène chez les services sociaux. Une employée de ces services se mettra alors à découvrir qui sont ces enfants pour lequel il n'y a aucun avis de recherche, excepté un, ayant paru en 1969....

A la manière de Picnic at Hanging Rock, un sentiment étrange apparaitra grâce à une mise en scène très légère, qui privilégie des images symboliques ainsi qu'une musique entêtante et perturbante.

Comme dans le premier court-métrage, l'un des thèmes principaux s'avérera être l'homme face au temps qui passe, mais aussi la famille.

Et ce soir, je pense revoir Picnic at Hanging Rock, puis éventuellement The Plumber.
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