Youssef Chahine (1926-2008)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Music Man
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Music Man »

SALADIN LE MAGNIFIQUE (Al-Nâsir Salah Eddine) de Youssef CHAHINE – 1963
Avec Ahmed MAHZAR et Nadia LOTFI

Au 12ème siècle, Richard cœur de lion et Philippe Auguste partent en croisade pour tenter de reprendre de Jérusalem, tombée aux mains des musulmans. C’est sans compter la bravoure et l’intelligence de Saladin le magnifique.

Voici une superbe fresque historique qui se hisse sans mal parmi les meilleures productions du cinéma égyptien de l’époque. Youssef Chahine était vraiment alors le cinéaste le plus de son pays : quelle belle leçon de cinéma que ces superbes scènes de bataille (je pense notamment à la prise de la cité de St Jean d’Acre), avec une belle profondeur de champ et d’habiles mouvements de caméras. Tout le film est parcouru par un souffle épique. Evidemment, il s’agit d’une ode à la gloire de Saladin, le plus pur héros de l’Islam, premier sultan d’Egypte et de Syrie, qui unifia les arabes et chassa les croisés. Valeureux, fin stratège, chevaleresque, il est dépeint comme un homme intègre, soucieux du sort de chaque soldat, œuvrant pour la paix et la liberté de chacun, face aux européens comme l’ignoble Philippe Auguste, cupide et manipulateur, qui n’a cure des innombrables pertes humaines, pourvu qu’il puisse asseoir son pouvoir. Dans sa mansuétude, Saladin ira jusqu’à soigner personnellement Richard cœur de lion, et finira par gagner son respect.
Un glorieux hommage qui n’a rien d’innocent à l’époque où le président Nasser essayait aussi de réunifier les pays arabes. En tous les cas, le film a l’intérêt d’offrir une version différente des péplums italiens et des récits français ! Mon manque de connaissance sur le sujet m’empêche de déterminer si les faits s’appuient tous sur des évènements historiques ou ont été réinventés. On est rapidement captivé par le récit, les stupéfiantes reconstructions de bataille (avec d’innombrables figurants), et les péripéties de la belle chrétienne Louise (Nadia Lotfi, belle et farouche), amoureuse d’un fils de Saladin qui échappera de peu au bucher. Chahine qui a déclaré avoir toujours lutté contre « la maladie du pouvoir », nous livre aussi au final un appel à la paix, avec son beau final, des chrétiens et musulmans réunis devant Jérusalem (ce qui ne sera pas du gout du tous, car le film aura de gros soucis de censure).
Un beau film qui mériterait largement une sortie en DVD !
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Kevin95
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Kevin95 »

ADIEU BONAPARTE - Youssef Chahine (1985) Découverte

Énorme budget pour Youssef Chahine qui entend avec ce film, s'imposer comme le cinéaste arabe le plus important de sa génération et comme un artiste concerné, doté d'une vision politique acerbe mais pertinente. Ça fait lourd sur le cahier des charges et Adieu Bonaparte a les qualités de ses défauts, imagerie superbe, sens du grandiose, traitement original et acide des campagnes colonialistes napoléoniennes, échos avec le contemporain mais en même temps, une absence d'émotions fortes, un discours plaqué sur les personnages, un traitement littéraire donnant par moment au film un aspect de dissertation et/ou théâtral. La dernière partie est d'ailleurs la plus faible, le réalisateur surligne ses intentions au cas où des spectateurs distraits partiraient sans avoir compris les intentions de l'auteur, lequel alourdit certains points devinés de nous-même bien avant, notamment la part homosexuelle du rapport entre Caffarelli et les jeunes égyptiens. Mais Adieu Bonaparte est un film impressionnant, terriblement perspicace politiquement puisqu'il aborde le thème de la colonisation, de la philosophie des Lumières face à une réalité concrète, du replis fanatique et religieux comme seul défense d'un peuple opprimé. Michel Piccoli est comme toujours immense mais Patrice Chéreau en Bonaparte fashionista n'est pas mal non plus (et joue avec plus d'humour qu'à l'ordinaire). Malgré sa rigidité, Adieu Bonaparte est un film passionnant.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Jeremy Fox
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Jeremy Fox »

Adieu Bonaparte chroniqué par Antoine Royer à l'occasion de la sortie du film en Blu-ray chez TF1
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by lecoinducinéphage »

En librairie le 8 novembre

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bruce randylan
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by bruce randylan »

Eaux noires (1956)

De retour après 3 ans d'absence, un marin retrouve sa mère, sa cousine devenue une jeune femme désirable et son ami d'enfance, le fils d'un industriel. Un rival de ce dernier exploite ce triangle amoureux pour déstabiliser l'entreprise.

Entre mélodrame et film noir (avec une probable influence de Sur les quais de Kazan), cette œuvre de jeunesse ne manque pas d'ambition plastique où l'on retrouve la passion du cinéaste pour Orson Welles avec de nombreux longs plans, composés de multiples mouvements successifs de caméra pour une excellente gestion des intérieurs, un gout pour les contre-plongées et un sens du cadre assez chargé. Le noir et blanc est également solide et participe à une intensité quasi fiévreuse qui permet à Eaux noires de n'être pas seulement un exercice de style "à la...". Il en fait parfois même un peu trop, à l'instar de l'interprétation électrique d'Omar Sharif pas toujours fine ou justifiée.
La dimension mélodramatique n'est pas non plus très satisfaisante, surtout dans la seconde moitié avec un twist sorti de nulle part et trop artificiel
Spoiler (cliquez pour afficher)
Omar Sharif est le demi-frère de son meilleur ami-ennemi.

L'évolution du scénario compose ainsi des séquences à l'intérêt (formel et thématique) inégale. Toutefois malgré ses 2h, on ne peut pas dire que j'ai trouvé le temps long.

Alexandrie Pourquoi (1979)

J'ai mis du temps à rentrer dans le premier épisode d'une saga autobiographique à cause des grosses maladresses de la réalisation, parfois bricolée outrageusement lors du montage incompréhensible autour du soldat anglais, entre sa sortie de cabaret et sa tentative d'assassinat le lendemain matin.
Et les incohérences et anachronismes m'ont vraiment fait sortir du film en demandant quand pouvait bien se dérouler l'histoire qui parle de la progression des nazis en Égypte alors que le jeune héros découvre un américain à Paris au cinéma (via Il était une fois à Hollywood de surcroit ! :o :mrgreen: ), sans parler des coupes et costumes qui ne font pas trop typés 1940.
Une bonne trentaine de minutes en tout, à grincer des dents avant de reconnaître que le film est quand même bourré d'idées de raccords et d'ellipses avec une construction chorale plutôt audacieuse qui mélange habilement différents registres, tout en abordant beaucoup de sujets, y compris l’homosexualité et la géo-politique (en regrettant que ça ne soit pas plus poussé cela dit). Et puis au bout d'une heure, j'étais finalement sous le charme devant la vitalité de la réalisation, sa maitrise narrative(s), l'imbrication des genres et son montage débordant de trouvailles. Quelques moments sont enthousiasmant en diable comme les représentations théâtrales du jeune homme qui compose un collage génial d'une richesse stupéfiante.
Et toute la dernière partie avec la course contre la montre pour le bateau est aussi vibrante que touchante avec un délicieux lyrisme lors des dernières minutes, renvoyant à América, America de Kazan (encore). Sans oublier un caméo savoureux de Chahine lui-même.
Un peu bordélique et il aurait sans doute fallut mieux élaguer et travailler les séquences d'exposition mais le Alexandrie Pourquoi ? trouve son alchimie ,séquences après séquences. Un grand film, je ne sais pas. Une récréation re-créative toute personnelle et contagieuse, assurément. :)
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bianca
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by bianca »

Music Man wrote:SALADIN LE MAGNIFIQUE (Al-Nâsir Salah Eddine) de Youssef CHAHINE – 1963
Avec Ahmed MAHZAR et Nadia LOTFI

Au 12ème siècle, Richard cœur de lion et Philippe Auguste partent en croisade pour tenter de reprendre de Jérusalem, tombée aux mains des musulmans. C’est sans compter la bravoure et l’intelligence de Saladin le magnifique.

Voici une superbe fresque historique qui se hisse sans mal parmi les meilleures productions du cinéma égyptien de l’époque. Youssef Chahine était vraiment alors le cinéaste le plus de son pays : quelle belle leçon de cinéma que ces superbes scènes de bataille (je pense notamment à la prise de la cité de St Jean d’Acre), avec une belle profondeur de champ et d’habiles mouvements de caméras. Tout le film est parcouru par un souffle épique. Evidemment, il s’agit d’une ode à la gloire de Saladin, le plus pur héros de l’Islam, premier sultan d’Egypte et de Syrie, qui unifia les arabes et chassa les croisés. Valeureux, fin stratège, chevaleresque, il est dépeint comme un homme intègre, soucieux du sort de chaque soldat, œuvrant pour la paix et la liberté de chacun, face aux européens comme l’ignoble Philippe Auguste, cupide et manipulateur, qui n’a cure des innombrables pertes humaines, pourvu qu’il puisse asseoir son pouvoir. Dans sa mansuétude, Saladin ira jusqu’à soigner personnellement Richard cœur de lion, et finira par gagner son respect.
Un glorieux hommage qui n’a rien d’innocent à l’époque où le président Nasser essayait aussi de réunifier les pays arabes. En tous les cas, le film a l’intérêt d’offrir une version différente des péplums italiens et des récits français ! Mon manque de connaissance sur le sujet m’empêche de déterminer si les faits s’appuient tous sur des évènements historiques ou ont été réinventés. On est rapidement captivé par le récit, les stupéfiantes reconstructions de bataille (avec d’innombrables figurants), et les péripéties de la belle chrétienne Louise (Nadia Lotfi, belle et farouche), amoureuse d’un fils de Saladin qui échappera de peu au bucher. Chahine qui a déclaré avoir toujours lutté contre « la maladie du pouvoir », nous livre aussi au final un appel à la paix, avec son beau final, des chrétiens et musulmans réunis devant Jérusalem (ce qui ne sera pas du gout du tous, car le film aura de gros soucis de censure).
Un beau film qui mériterait largement une sortie en DVD !
Découvert hier soir à la Cinémathèque . Très beau film épique (on passera sur une reconstitution parfois approximative côté costumes-du côté occidental, pour les orientaux , je n'ai pas de références), avec une belle part de romanesque . Message pro-Nasser sans doute en sous texte, mais pas pesant, et qu'on peut oublier. Le film est surtout un beau plaidoyer pour le vivre ensemble, malgré les différences, et contre l'intolérance et le fanatisme (un thème que Chahine développera encore plus dans le Destin). Certains ont vu (côté formel uniquement) dans ce film des influences plus soviétiques ( le côté épique , avec peut-être Alexandre Nevski en référence) que hollywoodiennes (celles-ci sont plus présentes dans le côté romanesque de l'entreprise). Méchants un peu caricaturaux ? Oui, comme dans beaucoup de films occidentaux du genre…La scène où Saladin soigne Richard -ou du moins des Européens- figure dans un autre film (occidental celui-là) sur la période. Si l'authenticité de l'épisode n'est pas garantie à 100 %, ça doit être basé sur un récit historique qui a circulé.
On notera par ailleurs que Saladin, l'unificateur des Arabes (et pas que pour Chahine et ses contemporains), né à Tikrit (Irak actuel) était d'origine kurde. Entre les différents peuples et les diverses religions, les choses ne sont pas si simples…
NB Le chevalier dont Louise tombe amoureuse n'est pas un fils de Saladin, mais un Arabe chrétien. Le film n'oublie en effet pas la présence des chrétiens au Moyen Orient (bien avant l'Islam), notamment lors de la très belle scène de la nuit de Noël. Si le film a eu des ennuis avec la censure en 1963, ça serait sans doute encore pire maintenant. Cette scène serait peut-être même impossible à tourner...
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Jack Carter
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Jack Carter »

aelita, je t'ai reconnu :lol:
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bianca
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by bianca »

Suite à ce message ridicule, et vu qu'il est impossible pour moi de poster tranquillement des avis sans recevoir une pique stupide un jour ou l'autre, j'arrête définitivement les frais. Ce forum se fera sans moi désormais.
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Flol »

Ça marche, à bientôt !
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Jack Carter
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Jack Carter »

bianca wrote:Suite à ce message ridicule, et vu qu'il est impossible pour moi de poster tranquillement des avis sans recevoir une pique stupide un jour ou l'autre, j'arrête définitivement les frais. Ce forum se fera sans moi désormais.
c'etait bien elle :shock:
une pique ? où ça ?
en tout cas, tres envie de decouvrir ce Saladin :)

Flol wrote:Ça marche, à bientôt !
:lol:
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bruce randylan
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by bruce randylan »

Jack Carter wrote: en tout cas, tres envie de decouvrir ce Saladin :)
D'autant que c'est un film très intéressant. Assez schizophrène et c'est l'une de ses grandes qualités au finale.

Il y a quelques défauts vraiment gênants comme une reconstitution limitée à cause d'un budget réduit qui impose quelques bricolages parfois grossiers (des inserts très furtifs de photos ou de tableaux pour les plans larges ; des pulls en laine pour remplacer les cottes de mailles ; une gestion de l'espace souvent maladroite) et surtout des comédiens uniquement locaux qui s'expriment tous en arabes. Enfin, ça reste dans le niveau du "whitewashing" que les occidentaux faisaient à la même époque même si les efforts sur les maquillages étaient un peu plus poussés.
En dehors de ces réserves, je n'ai pas été gêné par la manichéisme de certaines "méchants" pas plus que les entorses probables à la véracités historiques ne m'ont dérangé. Je ne connais pas grand chose des faits relatés et là aussi, ça fait parti des conventions du genre.
J'insiste un peu sur ce point car ça fait clairement parti d'un cahier des charges que rempli consciencieusement Chahine qui livre durant 90 minutes plusieurs scènes de batailles qui n'ont rien à envier aux concurrents italiens, tout en faisant vibrer la flamme patriotique avec Saladin, leader charismatique, fin stratège qui accorde beaucoup d'estime à ses hommes et ses adversaires.
Il y a plusieurs décors conséquents, pas mal de figuration, des couleurs qui flattent la rétine etc...
Sauf qu'une fois passée ses 90 premières minutes, le film n'en est qu'à sa moitié et Chahine reprend alors les choses en mains et impose sa patte. Du péplum onéreux et divertissant, on bascule doucement dans la tragédie politique shakespearienne où la théâtralité de la mise en scène se fait beaucoup plus prononcée avec une photographie plus appuyée, moins naturelle. Il y a notamment une scène anthologique de 2 procès qui se déroulent simultanément sur la même "scène" (sur fond noir, alors qu'ils devraient être séparés de plusieurs kilomètres) avec tout un jeux brillant d'éclairages qui isolent à tour de rôle certains protagonistes pour les faire se répondre. Un joli tour de force qui annonce la dimension spirituelle du dernier tiers qui prône le respect, la tolérance et l'ouverture entre les peuples et les religions.
C'est très courageux de la part de Chahine d'opter pour ces multiples partis pris stylistiques et thématiques. Ça accentue les contraintes économiques (la neige en copeau de carton) mais Saladin y gagne une noblesse d'âme et une sophistication aussi rare et précieuse. Presque émouvante.

Pour voir que ça dure 186 minutes, les longueurs sont assez rares même si un entracte ne serait pas de trop. Surtout que la structure du film s'y prête.

Je suis moins emballé par Le choix (1970) qui ne manque pourtant pas d'ambition avec ce drame teinté de thriller et de psychologie sous influence Dostoïevskienne où un écrivain apprend le décès de son frère jumeaux avec qui il a coupé les ponts et qui côtoyait plutôt les bas-fonds.
Je n'ai pas réussi à rentrer dans le film pour diverses raisons : interprétation un peu lourde, choix de distanciation dans l'histoire qui essaie de nous perdre ou de nous faire douter : film dans le film, flash-backs et un inspecteur qui infuse l'idée que l'un des jumeaux (mais lequel ?) a tué l'autre pour prendre sa place ponctuellement.
Plutôt que la carte "policière", je crois que j'aurais préféré l'approche psychologique sur l'aliénation et la culpabilité, quitte à faire un film beaucoup plus court et dont le twist interviendrait plus tôt. Car il faut reconnaître que les 20 dernières minutes ne manquent pas d'intensité et de fièvre avec un mise en scène et une direction artistique à la hauteur. Mais qui arrivent un peu trop tard.

Et je suis pas du tout positif sur Papa Amine (1950)
Il s'agit du premier film du cinéaste qui signe une comédie moralisatrice sans style ni originalité dont les effets se voient de loin : un père de famille décède d'une crise cardiaque après avoir réalisé qu'il a donné toutes ses économies à un ami sans lui demander de reçu. Il revient en fantôme pour assister à la lente déchéance de ses proches, bientôt criblés de dettes.
Ca dure quand même deux heures, les acteurs sont en roue libre, la mise en scène est pour le moins rudimentaire et le scénario est très prévisibles et avancent sans réelle logique pour glisser quelques chansons (sympathiques). Une œuvre de jeunesse, certes, mais l'indulgence a ses limites.

Par contre, gros carton rouge à la Cinémathèque dont l'hommage est totalement bâclé et ne lui rend pas justice. Diffusion unique (quand les films ne sont pas annulés), à chaque fois projetée dans la plus petite salle (qui peut vite être complète) et aucune séance dans l'après-midi lors des WE. L'exposition dure plus de 8 mois et les films sont balancés en deux fois 10 jours. Incompréhensible et je ne pense pas pouvoir me faire d'autres séances. :evil: :cry:
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Jeremy Fox
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Jeremy Fox »

En décortiquant le coffret Tamasa, début d'un long cycle consacré à Youssef Chahine par Damien LeNy : on débute par Gare centrale
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Frank N Furter
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Frank N Furter »

J'en profite pour reposter l'info ici : les films du coffret en question sont disponibles sur Netflix.
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Jeremy Fox
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Jeremy Fox »

Damien LeNy continue à décortiquer le coffret Tamasa/Chahine avec Ciel d'enfer
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Jeremy Fox
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Re: Youssef Chahine (1926-2008)

Post by Jeremy Fox »