Notez les films - Juin 2008

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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ed
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by ed »

Kevin95 wrote:JCVD
(...)
Alors oui, le film n'est pas exempt de défauts, mais ce sont toujours des défauts dû à une trop grande motivation, à un surplus de générosité, bref le syndrome King Kong (Peter Jackson).
y'a une baston entre Van Damme et des T-Rex ?
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AtCloseRange
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by AtCloseRange »

ed wrote:
Kevin95 wrote:JCVD
(...)
Alors oui, le film n'est pas exempt de défauts, mais ce sont toujours des défauts dû à une trop grande motivation, à un surplus de générosité, bref le syndrome King Kong (Peter Jackson).
y'a une baston entre Van Damme et des T-Rex ?
Tu comprends rien au concept de générosité...
Tiens, d'ailleurs moi non plus :arrow:
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Kevin95
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by Kevin95 »

AtCloseRange wrote:
ed wrote:y'a une baston entre Van Damme et des T-Rex ?
Tu comprends rien au concept de générosité...
Tiens, d'ailleurs moi non plus :arrow:
C'est lorsque le réalisateur a une telle admiration pour son sujet, qu'il en fait parfois trop ! :wink:
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cinephage
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by cinephage »

Kevin95 wrote:Re: le concept de générosité
C'est lorsque le réalisateur a une telle admiration pour son sujet, qu'il en fait parfois trop ! :wink:
Je me souviens de ce débat lors de la sortie de King Kong. Je le comprends tout à fait. Certains réalisateurs cherchent plus à donner de bons moments à leurs spectateurs qu'à autre chose. Ca fait des films bourrés de défauts, mais que les "spectateurs cibles" apprécieront tout de même.

Je me demande si je n'aurais pas utilisé ce terme pour le Doomsday de Marshall, dont les défauts me sautaient aux yeux, mais qui m'a procuré un immense plaisir...
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Kevin95
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by Kevin95 »

C'est en quelque sorte la même définition que les "tics d'un réalisateur", les admirateurs en redemandent pendant que les sceptiques n'en peuvent plus.
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cinephage
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by cinephage »

Kevin95 wrote:C'est en quelque sorte la même définition que les "tics d'un réalisateur", les admirateurs en redemandent pendant que les sceptiques n'en peuvent plus.
Tel que je l'envisage, un film "généreux" peut l'être pour d'autres aspect que le réalisateur. Ainsi, un film avec telle actrice sexy pourra être un film généreux s'il s'accorde quelques moments "pour les fans" de l'actrice en question, quitte à perdre un peu en rythme ou en réalisme... Un film peut aussi être généreux en abondant en éléments codifiants du genre de prédilection du public du film (ainsi un film de zombie pourrait être dit généreux s'il laisse quelques bons moments de bonshommes grouillants d'asticots).
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Kevin95
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by Kevin95 »

Tout à fait, j'essayais juste de trouver un (quasi) équivalent ! :wink:
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by Anorya »

Patlabor 3

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Même si Mamoru Oshii n'est pas à la réalisation, il serait fort dommage de bouder son plaisir car son équipe y est elle, pour notre plus grand bonheur. On retrouve donc son scénariste Katzunori Itoh pour un script très intelligent mêlant experiences scientifiques à une créature terrifiante comme seuls les Japonais savent nous abreuver (où les coréens, cf "The Host"), mêlé à une bonne dose d'enquête policière comme dans le premier volet. D'ailleurs ce sont presque nos deux détectives du premier volet je crois, vieillis de quelques années. Ensuite à la musique, le fidèle Kenji Kawaï qui délivre une fois de plus un score phénoménal et d'une incroyable richesse. Je précise d'ailleurs que c'est sa composition la plus dure d'accès avec celle de Dark Water et que la musique en fait ne grandit qu'au fil des écoutes : l'OST est maintenant une de mes préférées du monsieur avec celle de Ghost in the Shell. Je n'ai redécouvert cette OST qu'il y a un mois et là, grosse claque, du coup je me suis revu par la même occasion le film et je n'ai guère été déçu.

Une très bonne enquête policière avec ces moments forts (l'attaque de la créature dans l'entrepôt désert sur une composition très aggressive et répétitive de Kawaï, vous aussi, vous allez bondir de votre siège je vous le garantit, surtout si vous avez un home-cinéma) et scènes d'anthologies qui font grimper l'adrénaline d'un coup (la poursuite du sous-marin Ryujin). Deux petits regrets mineurs néanmoins, l'absence d'Oshii qui enlève la dimension métaphysique et contemplative qui aurait pu subvenir au film ainsi que le fait que les Labors ne sont utilisés que dans les 10 dernières minutes du film (dommage...). Sinon, ce film est vraiment excellent et n'a pas à rougir face aux autres volets par maître Oshii. Personnellement je le considère comme aussi important que le premier Patlabor par Oshii, c'est vous dire. :D

5/6

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* Electroma

Les Daft l'ont fait.
En grands amoureux des road-movies, ils osent marcher sur le territoire de Wenders ("alice dans les villes", "paris-texas"...) et Van Sant ("Gerry" of course) et délivrent un OVNI total qui n'emprunte que leur nom, leurs robots mais pas l'univers coloré d'Interstella ni leur musique. Pour un film au rythme lent (dont tout un passage dans le désert qui est un énorme clin d'oeil à la marche de Casey Affleck et Matt Damon, en moins lent toutefois mais la manière de mettre en scène est assez identique) et contemplatif, rythmé par des images de flammes (annonciatrices de la fin) comme divers chapitres, il fallait une B.O pas vraiment électro et la réponse se trouve soit chez Sebastien Tellier, soit dans la musique des années 70 (Curtis Mayfield. :D ), soit de douces et mélancoliques harmonies à la guitare sèche. Et toute cette mélancolie d'envahir le film où nos deux robots en proie à une sorte de racisme de leurs compatriotes fuient la cité et s'engagent dans le désert, vers le néant, vers la fin... Seulement 1h10 mais pour des plans de toutes beautés, souvent contemplatifs, souvent stylisés où les influences et hommages traversent continuellement l'image (2001 et THX-1138 pour la séquence de la salle "laboratoire" en noir et blanc, Gerry pour l'échappée du désert, la musique au piano --Arvo Pärt dans le film de Van Sant, Chopin ici) pour livrer un OVNI flamboyant qui se permet en plus des images inventives (les cadrages, ce corps de femme mêlé au désert :shock: ).

6/6 oui et il le mérite. Je ne serais pas objectif avec ce qui semble mon coup de coeur du mois. :mrgreen:

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* Star wars épisode I, la menace fantôche.

Je l'ai revu juste pour la course sur Tatooïne, j'avoue. :mrgreen:
Oui j'ai honte c'est misérable mais que voulez-vous, je voulais me refaire mon speed racer (en moins bien --note, chronique à venir) chez moi en home cinéma et la course sur Tatoïne ben ça reste bien sympa. La note c'est parce que y'a John Williams et puis Darth Maul, sinon je ne sauve pas trop grand chose du film (si bon, Terence Stamp joue bien mais son rôle de chancelier Valorum est quasi-limité à de la figuration ou presque. Et puis Liam Neeson, toujours aussi charismatique mais sinon)... :?

D'ailleurs j'ai toujours autant envie de foutre des baffes au gosse, à sa mère qui lui permet quasiment tout (pas étonnant qu'il devient un Sith après), de mettre Jar-Jar dans un sac de jute avec des pierre et de balancer le tout dans le fleuve. Image

2/6.

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Star wars episode II - l'attaque des clowns

Première constatation après un aussi long temps de visionnage, ça bave de couleurs. Y'en a trop, c'est même pas construit pour le bonheur de la rétine comme Speed Racer, là ça bave parfois un peu trop et on croirait voir une jolie peinture (notamment les ciels magnifiques de Coruscant ou de Naboo au réveil du cauchemar d'Anakin) hélas pas toujours maîtrisée.
Ensuite Hayden Christiansen joue mal, ça saute aux yeux et il est pas aidé par les dialogues, notamment : "Je les ai tous tués" (silence, Hayden essaye de pleurer, se retourne) "les femmes... et même les enfants.... (silence court) ... Comme des Animaux !". Le problème de cette scène, comme de bien d'autres c'est qu'a force de surjouer, on y croit pas, Hayden en fait trop.
Celà saute encore plus aux yeux lors de la romance catastrophique où les dialogues ne l'aident toujours pas : "je hais le sable, il est irritant, grossier, il s'infiltre partout" (ouais bon en gros t'aimes rien sauf dévorer la ptite Padmé des yeux. :mrgreen: ) L'instant d'après, il caresse Nathalie Portman, lui lance un regard de tombeur et....
..... elle se laisse embrasser. :shock:

George, dans la réalité, tu tentes ça, tu te prend une baffe. :mrgreen:

Mais bon, y'a Christopher Lee, Jango Fett, une bataille filmée reportage de guerre, tonton Yoda qui fait mumuse, une bataille bordélique dans une arène avec des Jedis, Palpatine qui étend dangereusement son emprise (quel faux-cul, il est incroyable d'hypocrisie et de dangerosité), des clins d'oeils à Blade Runner, le Slave I impressionnant... Bref, that's good. Mieux que le premier où l'excuse d'une nouvelle saga n'excusait pas forcément tout (qu'on me vire cette explication rationnelle de la Force et des medichloriens !!!). :mrgreen:

4/6
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by Profondo Rosso »

Toujours eu du mal avec ce Patlabor 3 à cause de la mise en retrait des Labors et de l'équipe des deux premiers volet (et de la serie télé), le côté métaphysique et géopolitique manque pas mal aussi sans Oshii... A retenter un jour vu que je vénère les deux premiers.

Les Insoumis de Claude Michel Rome
Sacré bonne surprise que ce petit polar français bien mené. Un petit côté western assumé (l'arrivée et le départ à la gare) avec Richard Berry en flic brisé qui déboule dans une une banlieue corrompue du sud pour faire le ménage. Interprétation solide (en dehors de Berry très bons Pascal Elbé et Aïssa Maïga) et scénario des plus carré, hormis quelques ellipses hasardeuses (comment Berry s'introduit dans le commissariat lors du final, la fusillade à l'armurerie qu'on ne verra pas) c'est donc particulièrement plaisant à suivre malgré des petites longueurs par instants. Un gros points positif sur les scènes d'actions particulièrement bien troussées comme la spectaculaire évasion en ouverture, le casse et surtout le final dantesque remakant "Assaut" de Carpenter où nos héros font face à une horde de mercenaires armés jusqu'au dents venus délivrer leurs complices. Excellent morceaux de bravoures bien violent, spectaculaire (fabuleux décors de commissariat en entrepôt mal famé) et vraiment bien mis en scène. 4,5/6
Last edited by Profondo Rosso on 14 Jun 08, 22:44, edited 1 time in total.
bogart
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by bogart »

Camping de Fabien Onteniente (2006) DVD zone 2



Film sans autre ambition artistique que de proposer un divertissement, que l'on peut voir en famille le week-end. Au-delà des clichés ce film reflète un état d'esprit propre à ses français adeptes du Camping. J'ai revu avec grand plaisir le comédien Claude Brasseur dont les scènes (sa fixation obsessionnelle pour son emplacement attitré depuis 30 ans :lol: ) en font un des personnages les plus drôles et des plus attachants.




Ne le dis à personne de Guillaume Canet (2006) DVD zone 2


Son premier film était très prometteur, le second est une réussite. Il y a bien longtemps que je n'avais pas ressenti autant de plaisir devant ce spectacle inventif, et, maîtrisé d'un bout à l'autre. La distribution parfaite du plus petit rôle au personnage principal (François Cluzet*) ajoute à 'Ne le dis à personne' un côté jouissif.


* Cela fait très plaisir de revoir ce comédien de plus dans un excellent thriller car François Cluzet mériterait une autre place que celle qu'il occupe actuellement dans le cinéma français.
Pour mémoire je l'avais apprécié dans divers films tels que : L'été meutrier, Association de malfaiteurs, L'Enfer, Les Apprentis, Autour de minuit.
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Kevin95
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by Kevin95 »

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Fatal Instinct (Carl Reiner, 1993)

En le revoyant en VO, je trouve l'énorme bide du film un poil injustifié.
Certes, on est loin des plus grandes réussites du genre, ni même des meilleurs films de Carl Reiner, mais cette parodie de Basic Instinct (Paul Verhoeven) et consort, se laisse voir avec plaisir et certains gags font mouches. Le problème étant sans doute un rythme irrégulier, puisque l'on passe du délire à 100 à l'heure à des moments (narrativement obligatoire) plus lents et plus ennuyeux. Le manque de bons comédiens joue aussi, en effet le casting fait peine à voir.

Ceci dit, la scène du procès vaut son pesant de cacahuètes !

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Brewster's Millions (Walter Hill, 1985)

Cette seule comédie dans la filmographie de Walter Hill, sans être raté et une œuvre mineur.
Fable social dans la ligné de Trading Places (John Landis), Brewster's Millions met un certains temps à vraiment montrer ses enjeux et son aspect satirique tandis que les comédiens, tous bons en règle général, sont ici en roue libre, n'évitant pas un certain cabotinage. Je citais Trading Places, mais si la base narrative est la même, moralement, ce serait plutôt le contraire, car le film de John Landis démontre le rôle important que peut avoir l'argent dans la société américaine des 80's, tandis que le film de Walter Hill lui, tente (avec des risques) de démontrer le contraire, que l'argent à une importance relative dans l'existence (et le bonheur) des américains.
Maintenant, le film possède une poignée de scène marquantes,
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comme Richard Pryor en homme politique ou sa dernière soirée inspirée par celle de James Dean dans Giant (George Stevens).
Moralement contestable, mais histoire intéressante et sympathique.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by Kevin95 »

bogart wrote:Pour mémoire je l'avais apprécié dans divers films tels que : L'été meutrier, Association de malfaiteurs, L'Enfer, Les Apprentis, Autour de minuit.
Je te conseil aussi Force Majeure (Pierre Jolivet).
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by bogart »

Kevin95 wrote:
bogart wrote:Pour mémoire je l'avais apprécié dans divers films tels que : L'été meutrier, Association de malfaiteurs, L'Enfer, Les Apprentis, Autour de minuit.
Je te conseil aussi Force Majeure (Pierre Jolivet).

Comme précisé plus haut <de mémoire> :wink: mais je confirme. Allez j'en rajoute un autre pour la route 'Une Affaire de femmes'
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by joe-ernst »

Le journal d'une baby-sitter (The Nanny Diaries, 2007), de Shari Springer Berman et Robert Pulcini.

Un scénario ultra-archi-convenu, des personnages antipathiques, et Scarlett Johansson est par moments tellement mal photographiée qu'elle m'a fait penser à Alice Faye. On est très loin de Mary Poppins... Et tant pis pour Alicia Keys, elle aurait mérité mieux.
Last edited by joe-ernst on 15 Jun 08, 15:58, edited 1 time in total.
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We are all in the gutter, but some of us are looking at the stars. Oscar Wilde.
L'hyperréalisme à la Kechiche, ce n'est pas du tout mon truc. Alain Guiraudie
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Re: Notez les films - Juin 2008

Post by Anorya »

Profondo Rosso wrote:Toujours eu du mal avec ce Patlabor 3 à cause de la mise en retrait des Labors et de l'équipe des deux premiers volet (et de la serie télé), le côté métaphysique et géopolitique manque pas mal aussi sans Oshii... A retenter un jour vu que je vénère les deux premiers.
Oui, c'est loin du style Oshii mais en tant que tel c'est un grand film policier/SF avec une ambiance en eaux troubles assez bien rendue. Le revisionnage est conseillé. ;)

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Crash

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Redécouverte totale de ce Cronenberg qui pourtant m'avait non seulement ennuyé mais aussi endormi (j'avoue que j'étais fatigué), il y a quelques années. Avec le recul et l'intégralité de la filmo du maître visionnée (sauf Spider et 2,3 de ses courts-métrages ...), on mesure mieux ce film et oui, c'est bien un film Cronenbergien qui pointe sur de nombreuses choses que je n'avais guère remarqué auparavant. Placé entre le Festin Nu et eXistenZ, l'oeuvre était un peu cachée par les débordements de chair inconnue dont nous abreuvait le canadien mais ces bleus, ces ecchymoses, ces fissures de la chair renvoient parfaitement à l'orifice dans le ventre de James Woods de Vidéodrome...
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Après le vagin-magnétoscope de Vidéodrome, voici la blessure-vagin de Crash. :shock:
Ces tatouages que se gravent Ballard (James Spader halluciné) et Vaughan (Elias Koteas hallucinant), de guidon de voiture et de croix, emblème de la Chrysler, renvoient presqu'aux tatouages mafieux des Promesses de l'ombre même. Quand à l'ambiance, on dirait constamment un rêve éveillé, lointain cousin de Lost Highway par ses noirs, ses couleurs métalliques, l'absence certaine de luminosité et les accidents, très bien filmés par le canadien. Et la musique de Shore où le maestro organise une composition métallique autour de 6 guitares qui jouent presqu'en même temps. Grand film.

4/6
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