Top Robert Rodriguez

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Edouard
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Re: Top Robert Rodriguez

Post by Edouard »

Revu Sin City 2:
Encore meilleur que dans mon souvenir bien qu'en ayant conservé une très bonne appréciation.
Le casting est quatre étoiles, la réalisation plus fouillée que ce que je pensais, malgré des SFX un peu foireux et les histoires toujours aussi noires et vénéneuses.
Je précise que je l'avais vu en 3D au ciné et que je l'ai revu en 2D en BR. C'est peut-être pour cela que je l'ai trouvé meilleur... :fiou:
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cinéfile
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Re: Top Robert Rodriguez

Post by cinéfile »

Dans la foulée de la révision de la trilogie Scream, et aussi des discussions ici-même sur l’univers de K. Williamson (Cursed…), je me suis rematé The Faculty.

Je reste sur mon impression d’il y a 10 ans, à savoir que je trouve le film très sympathique. A la différence de la saga susnommée, l’intrigue est menée beaucoup plus sérieusement. Certes, il y a toujours une masse de références (Body Snatchers, Men in Black, John Hughes…) mais l’histoire est quasi dépourvue de second degré (meta) et elles (les références) s'intègrent solidement dans l’intrigue même. On peut carrément y trouver des résonances avec les séries télé (Buffy entre autres, tout en sachant que Sarah Mitchell Gellar et Charisma Carpenter auraient été envisagées à un moment donné pour faire partie de la distribution). La reprise de la scène du “test sanguin” de The Thing, est à ce titre, adroitement amenée. Ici, le personnage du geek (une fille en l’occurence) est aussi mieux géré, on a juste droit à une rapide scène de name dropping au milieu, là où le personnage chez Craven m’avait paru vite pénible dans son décalage très appuyé.

Il faut aussi absolument mentionner l’apport des profs, le seule véritable originalité et raison d'être du film. Ce sont eux “The Faculty”, un terme faux-ami qu’on peut traduire par “l’équipe enseignante”. Et j’apprends que nos cousins québécois ont renommé le film “Les ensaignants” :lol:. Tous les acteurs ont l’air de s’amuser comme des petits fous (Robert Patrick, Bebe Neuwirth et Famke Janssen sont particulièrement mémorables). Du côté des ados, le sociotypage à la Breakfast Club est classique mais du coup automatiquement assimilable pour le spectateur qui peut y retrouver le charme des films de lycée. Et Josh Harnett est supportable ! Tout comme la réal de R. Rodriguez, dont cette commande est ce que je préfère de lui.
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Thaddeus
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Re: Top Robert Rodriguez

Post by Thaddeus »

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(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)


Une nuit en enfer
Tarantino, qui a dû imaginer cette histoire au cours d’une soirée arrosée, s’est pourtant vu offrir 15.000 dollars pour écrire le scénario qui lui permit de sortir à jamais du vidéoclub où il était employé. Sorte de grosse pochade délirante conçue entre amis, le film est l’occasion de visiter un à un les genres les plus en vogue du cinéma américain : polar noir avec braquage qui tourne mal, road movie, parodie sanglante de fantastique et d’horreur… Visiblement Rodriguez s’amuse comme un petit fou, s’attachant à bien rappeler à chaque plan qu’il est n’est ici que pour la déconne. Une telle régression obstinée n’est pas sans dispenser un certain charme, parce que ce petit trip adolescent de série Z est exécuté avec humour et dérision, mais il ne se regarde qu’une seule fois, avec des potes, des bières et des pizzas. 3/6

Sin city
Passée la fascination (très relative) exercée par l’exercice graphique, tout en ombres stylisées, silhouettes obscures et taches d’ocre, que retenir de ce polar millénariste où d’honnêtes détectives, quelques femmes fatales et de parfaits monstres bavent leur haine et crachent leurs dents dans un noir et blanc éclaboussé ça et là d’un filet sanguin ? Que Rodriguez insuffle une certaine élégance décadente à son adaptation outrancière, iconoclaste et macabre de la BD de Frank Miller, que les personnages (ou plutôt leurs esquisses) imposent un charisme de pure surface en phase avec ce Guignol clinquant, de belle facture technique, dont la démultiplication d’artifices est destinée à combler la vacuité : du vernis, de l’esbroufe certes pas déplaisante, si ce n’est la débauche de sadisme plus désagréable que dérangeante. 4/6

Planète terreur
Où l’on retrouve le Rodriguez d’Une Nuit en enfer, ses lubies de puceau cinématographiquement impuissant, son goût fétichiste des fusillades, des explosions, des filles burnées et de la tripaille qui tâche, avec gangrène bactériologique, bocal à couilles et sang de zombies pour épicer la sauce barbecue. Avec surtout la bannière du délire décomplexé en alibi pour l’infantilisation généralisée. En régénérant la bonne vieille horde de morts-vivants avides de cerveaux humains qui attaque la ville, il ne fait que signer une parodie lambda de film d’horreur lambda, sans jamais parvenir à organiser ses inventions potaches en un imaginaire cohérent. Mais s’il ne possède pas les vertus "théoriques" (terme bien trop flatteur) du Tarantino, ce film tout aussi con a pour lui, en revanche, d’être idéologiquement moins puant. 3/6

Machete
Voici sans doute le premier film à avoir été réalisé des années après sa bande-annonce. Et c’est bien à ce stade qu’il aurait du rester. Car Rodriguez n’en finit plus de tourner en boucle et de mariner dans les fantasmes vermoulus que lui inspirent le cinéma d’exploitation et ses sous-genres : film d’action musclé avec son arsenal et ses méchants d’opérette, western italien, film d’arts martiaux, polar hongkongais, gore parodique… Tout cela est tourné et monté avec un dilettantisme à peu près complet qui s’autoproclame comme le stade suprême du cool, alors que l’entreprise témoigne d’une paresse, d’une bêtise et d’une vacuité affligeantes. Des stars fatiguées y cachetonnent dans un simili-délire étouffé, pas drôle, sans nerf et sans idée, aux antipodes de la farce corrosive qu'il prétend être. 2/6


Mon top :

1. Sin city (2005)
2. Planète terreur (2007)
3. Une nuit en enfer (1995)
4. Machete (2010)

Le réalisateur d’origine mexicaine pratique un petit cinéma d’adolescent sans intérêt, qui n’a que sa coolitude "décomplexée" (le qualificatif censé tout excuser) comme motivation. Doté d’un charme plus qu’intermittent, il est surtout totalement vain, vide, sans inspiration, sans émotion ni poésie ; par conséquent, il n’honore pas vraiment le créneau de divertissement qu’il prétend servir.
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tenia
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Re: Top Robert Rodriguez

Post by tenia »

Je trouve étrange de faire une conclusion aussi englobante et définitive sur son cinéma en ayant vu moins de 25% de sa filmo.
Non pas que cela voudrait dire que ton avis changerait fondamentalement (y a quand même 4 Spy Kids et Shark Boy & Lava Girl dans le tas), mais je trouve ta conclusion bien définitive après seulement 4 films.
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Thaddeus
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Re: Top Robert Rodriguez

Post by Thaddeus »

J'ai dû l'indiquer à peu près vingt fois sur ce forum, mais il est évident que les conclusions que je formule au terme de ces récapitulatifs ne sont tirées que de ce que j'ai vu des filmographies des réalisateurs en question. Cela coule de source. Il arrive régulièrement que je m'astreigne à de prudentes précisions du type "de ce que je connais...", "en attendant d'en découvrir davantage..." ; là je ne l'ai pas fait. Alors s'il faut (encore) l'écrire : oui, évidemment, mon paragraphe final ne s'applique qu'aux quatre films que j'ai vu du bonhomme, et à rien d'autre.
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Jean-Pierre Festina
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Re: Top Robert Rodriguez

Post by Jean-Pierre Festina »

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