John Landis

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Re: John Landis

Post by AtCloseRange »

Cortez The Killer wrote:
mannhunter wrote: C'est possible d'avoir l'émission intégrale?
Pareil, je suis bien curieux de voir ça.
Il y a un autre extrait mais à part ça, je ne pense que ça soit facile à dénicher.
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Outerlimits
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Re: John Landis

Post by Outerlimits »

Le rapport c'était juste qu'il critiquait la vision d'un de ses confrères alors que lui même n'avait pas été capable d'assurer correctement son propre tournage.
Surtout je trouve qu'ils vont un peu loin avec Gilliam (je sens une point de réglements de comptes), et moi, étant donné ce qu'il s'est passé, j'essaierai quand même de me faire tout petit à la place de Landis quant à parler des autres réalisateurs, mais bon.
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AtCloseRange
Mémé Lenchon
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Re: John Landis

Post by AtCloseRange »

Outerlimits wrote:Le rapport c'était juste qu'il critiquait la vision d'un de ses confrères alors que lui même n'avait pas été capable d'assurer correctement son propre tournage.
Surtout je trouve qu'ils vont un peu loin avec Gilliam (je sens une point de réglements de comptes), et moi, étant donné ce qu'il s'est passé, j'essaierai quand même de me faire tout petit à la place de Landis quant à parler des autres réalisateurs, mais bon.
Je ne pense pas beaucoup de bien de Landis mais je ne vois pas ce qui l'empêcherait de dire du mal d'Avatar.
Et je ne vois toujours pas le rapport avec le drame de Twilight Zone.
Parce qu'aucun avatar n'est mort sur le tournage du Cameron?
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Rockatansky
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Re: John Landis

Post by Rockatansky »

Il a été acquitté, et je pense qu'un réalisateur est entouré de gens qui en l'occurence ont failli plus que lui
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Demi-Lune
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Re: John Landis

Post by Demi-Lune »

Outerlimits wrote:Le rapport c'était juste qu'il critiquait la vision d'un de ses confrères alors que lui même n'avait pas été capable d'assurer correctement son propre tournage.
Surtout je trouve qu'ils vont un peu loin avec Gilliam (je sens une point de réglements de comptes), et moi, étant donné ce qu'il s'est passé, j'essaierai quand même de me faire tout petit à la place de Landis quant à parler des autres réalisateurs, mais bon.
Gilliam acquiesce silencieusement (mais connaissant la sévérité du bonhomme, il ne doit pas en penser moins), c'est Landis qui daube sur Avatar en disant que c'est superbement débile. J'imagine qu'il pense au scénario en disant cela et j'avoue ne pouvoir que le suivre sur ce terrain-là. Il a le droit de le penser, ça n'a rien à voir avec ses propres démêlés pénaux. Mais Landis a également l'honnêteté intellectuelle de reconnaître au film de Cameron de grandes qualités visuelles puisqu'il parle ensuite des effets de flottaisons montagneuses, sujet sur lequel rebondit Gilliam pour parler du peintre à la source de cette vision. Ce qui l'amène ensuite à une digression sur sa propre expérience sur L'armée des 12 singes, avec une idée visuelle qui l'avait inspiré pour une scène, et le procès que l'artiste lui a collé pour plagiat.
Enfin bref, si j'avais su que ce compte-rendu lancerait une polémique... :|
mannhunter
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Re: John Landis

Post by mannhunter »

AtCloseRange wrote:
Cortez The Killer wrote: Pareil, je suis bien curieux de voir ça.
Il y a un autre extrait mais à part ça, je ne pense que ça soit facile à dénicher.
je l'avais en vhs à une époque mais je le trouve plus... :(
Outerlimits
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Re: John Landis

Post by Outerlimits »

Demi-Lune wrote:
Outerlimits wrote:Le rapport c'était juste qu'il critiquait la vision d'un de ses confrères alors que lui même n'avait pas été capable d'assurer correctement son propre tournage.
Surtout je trouve qu'ils vont un peu loin avec Gilliam (je sens une point de réglements de comptes), et moi, étant donné ce qu'il s'est passé, j'essaierai quand même de me faire tout petit à la place de Landis quant à parler des autres réalisateurs, mais bon.
Gilliam acquiesce silencieusement (mais connaissant la sévérité du bonhomme, il ne doit pas en penser moins), c'est Landis qui daube sur Avatar en disant que c'est superbement débile. J'imagine qu'il pense au scénario en disant cela et j'avoue ne pouvoir que le suivre sur ce terrain-là. Il a le droit de le penser, ça n'a rien à voir avec ses propres démêlés pénaux. Mais Landis a également l'honnêteté intellectuelle de reconnaître au film de Cameron de grandes qualités visuelles puisqu'il parle ensuite des effets de flottaisons montagneuses, sujet sur lequel rebondit Gilliam pour parler du peintre à la source de cette vision. Ce qui l'amène ensuite à une digression sur sa propre expérience sur L'armée des 12 singes, avec une idée visuelle qui l'avait inspiré pour une scène, et le procès que l'artiste lui a collé pour plagiat.
Enfin bref, si j'avais su que ce compte-rendu lancerait une polémique... :|
Mais non, tu as trés bien fait de le poster au contraire. :wink:
J'avoue que c'est moi qui ait un peu de mal avec Landis depuis cette affaire.
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Re: John Landis

Post by mannhunter »

Demi-Lune wrote:Gilliam acquiesce silencieusement (mais connaissant la sévérité du bonhomme, il ne doit pas en penser moins)
en effet Gilliam peut être caustique avec ses collègues, il tapait assez récemment sur Nolan...mais bon après c'est plus pour le sujet "quand les grands réalisateurs s'insultent"
mannhunter
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Re: John Landis

Post by mannhunter »

Interview dans le dernier numéro de SoFilm!
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Kevin95
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Re: John Landis

Post by Kevin95 »

INTO THE NIGHT - John Landis (1985) découverte

Sortant du bordel juridico-artistico-humain de son segment pour Twilight Zone : The Movie (1983), John Landis veut se changer les idées, se marrer avec quelques copains du milieu et rendre hommage aux classiques du film noir. Un quidam insomniaque entrainé dans une galère monstre et c'est tout un pan du genre qui s'invite à la table, de The Woman in the Window de Fritz Lang (1944) à Detour d'Edgar G. Ulmer (1945) en passant par le coté halluciné du Kiss Me Deadly de Robert Aldrich (1955). Landis révise ses cours tout en chahutant en classe en y injectant un humour tantôt slapstick, tantôt nonsensique, le tout dans une ambiance 80's du plus belle effet donnant à Into the Night un petit coté lynchien. La passivité de Jeff Goldblum rappelle celle de Kyle MacLachlan tandis que la lenteur, la bizarrerie constante, le ping-pong entre humour décalé et violence brutale, rappellent l'esprit de Blue Velvet (1987). Le film se paume parfois, quelques gags tombent à plat mais le pouvoir de fascination qu'exerce ce voyage dans le genre noir fait le reste. En bonus, un petit jeu Monsieur Cinéma : reconnaitre les (très) nombreux cameos de réalisateurs.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Re: John Landis

Post by mannhunter »

Entretien carrière:

http://www.action-cut.com/interviews/en ... hn-landis/
Aladdin Sane wrote:
Tom Peeping wrote:Ce soir, Landis était avec sa femme Deborah à la Cinémathèque pour ouvrir sa rétrospective. Très sympathique, il s'est prêté au jeu des autographes des fans qui lui tendaient des photos d'exploitation ou des posters de Blues Brothers ou d'American Werewolf. Il a parlé une dizaine de minutes sur scène, avec humour et bonhommie, mais a bien fait comprendre (et à juste titre) à Toubiana que le choix du film d'introduction de ce soir était nul : Innocent Blood (qu'il a habillé de trois mots : "a silly movie"). La salle était d'ailleurs seulement à moitié pleine (ou peut-être aux 3/5). Je suis parti pour ma part au bout de 10 minutes de projection. Pas très finaud de la part de la Cinémathèque Française...
Choisir d'ouvrir une rétrospective avec un film de seconde zone, ça le fait moyennement en effet...Chaque fois qu'Anne Parillaud faisait les gros yeux, ça ricanait dans la salle :lol:
Je l'ai revu récemment et je le trouve toujours aussi sympa...à quand un Blu Ray?
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nobody smith
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Re: John Landis

Post by nobody smith »

Deer Woman. Comme le dit un personnage, on n’est pas à Londres et on n’est pas en 1981. De l’eau a coulé sous les ponts et Landis n’arrive plus à retrouver le si performant mélange d’horreur et de comédie du Loup-Garou De Londres. Ça essaie mais sans jamais totalement fonctionner. A l’image d’une interprétation laborieuse, Landis semble avoir perdu le sens de ses effets et loupe régulièrement les bonnes idées qui sont sur le papier. Par exemple, la scène où le héros tente de reconstituer le déroulement du meurtre aurait pu être vraiment étonnante et amusante. Sauf que la séquence est précédée par tout un dialogue où les différentes hypothèses sont évoquées. Ce qui annihile du coup une bonne part de la surprise et fait tomber le récit dans la répétition. Cette manie de louper le coche est frustrante, même si le film se laisse regarder au bout du compte (elle est mignonne Cinthia Moura :oops: ).
"Les contes et les rêves sont les vérités fantômes qui dureront, quand les simples faits, poussière et cendre, seront oubliés" Neil Gaiman
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Thaddeus
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Re: John Landis

Post by Thaddeus »

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American college
Landis transpose l’univers du National Lampoon, mensuel satirique, véritable institution où règne la seule règle de la surcharge, et où sont exposés les comportements les plus stupides, vulgaires et méchants. Déferle donc à l’écran un catalogue exhaustif de clubs de naïfs, de complexés, de sournois, de dragueurs, de nymphettes, de pervers et d’obsédés, sous le patronage exclusif du saugrenu et du scatologique. J’avoue qu’assister aux mésaventures régressives d’une bande de débiles néanderthaliens de campus, bloqués au stade de l’infantilisme et ne pensant qu’à se murger et à baiser, ça me parle moyen. Et puisque l’efficacité comique desdites tribulations laissent à désirer, l’ensemble, plus fatiguant que mordant, ne me laissera pas une marque impérissable. 3/6

Les Blues brothers
Deux orphelins devenus délinquants cherchent à réunir 5.000 dollars et se retrouvent poursuivis par une bande de néo-nazis, des Texans furieux, un ex-fiancée déçue, les pompiers et l’armée des États-Unis. Sans souscrire au culte voué par de nombreux fans à ce film délirant, j’y prends un réel plaisir. Le juke-box soul et jazz agencé par une B.O. qui provoque de jolies rencontres, l’humour absurde traversant la tornade loufoque, le festival de gags entre Keaton et Sellers, qui puise son énergie dans le burlesque et la nostalgie du style Helzapoppin, avec une pincée de Monty Python en sus (une poursuite automobile tellement longue que Joliet s’y endort), et jusqu’au caméo surprise de Spielberg : il y a dans ce nouveau cinéma zozo suffisamment d’atouts pour ne pas bouder son plaisir. 4/6

Le loup-garou de Londres
C’est en serviteur respectueux mais facétieux du cinéma fantastique que Landis revisite le mythe du loup-garou à travers ce conte horrifique plein d’humour et de décontraction, qui navigue entre l’épouvante pour rire et la comédie parodique. Sur les pas d’un individu un peu niais, monstre malgré lui, persistant à croire qu’il ferait mieux de ne pas lire des contes d’horreur la nuit, le réalisateur orchestre une suite de scènes fantasmatiques où l’humour vient renforcer l’angoisse, et où la connivence du spectateur avc le programme promis fonctionne à plein. Il y a donc ici pas mal de fantaisie, de charme et d’inventivité, un plaisir assez communicatif à s’ébrouer dans les recettes éprouvées du genre, et une scène de métamorphose demeurant encore aujourd’hui étonnante. 4/6

Un fauteuil pour deux
Entre Louis, né bien coiffé dans un cocon brodé de dentelles, et Billy Ray, qui mendie en poussant son chariot de cul-de-jatte sur la pavé, se joue un jeu d’arrivisme, d’amitié et de simplicité qui provoquera la chute de l’un et la promotion de l’autre. Écriture au carré et fable souriante à la manière de Cukor ou Preston Sturges. Mais plus encore, c’est en se plaçant quelque part entre Capra (pour l’humanisme utopique) et Wilder (pour la satire grinçante) que le cinéaste accouche de ce conte social assez savoureux autour des valeurs reines de l’Amérique reaganienne : l’argent, le pouvoir et le culte des apparences. Sarcastique sans jamais être méchante, pleine de notations et d’allusions plutôt bien vues sur la réalité contemporaine, la comédie est portée par des acteurs très en forme. 4/6

Série noire pour une nuit blanche
Six émeraudes ont été volées au trésor du shah d’Iran, les tueurs de la Savak écument la Cité des anges pour les retrouver, et voilà comment un ingénieur cocu et insomniaque se retrouve lié à une irrésistible excitée avec une bande d’affreux pittoresques au derrière. La rocambolesque course poursuite prend des allures de canular, dont le montage nerveux et le mixage sonore expressionniste électrisent le rythme parfois languissant. Au rayon des amuse-gueules, un festival de caméos pour le moins hétéroclite, de Cronenberg à Bowie en passant par Demme, Kasdan, Vera Miles, Vadim ou Landis lui-même (liste non exhaustive). À celui des atouts, la rencontre entre un Jeff Goldblum déphasé et lunaire et une Michelle-je-t’aime au faîte de sa beauté, de son abattage et de sa séduction. 4/6


Mon top :

1. Le loup-garou de Londres (1981)
2. Les Blues brothers (1980)
3. Série noire pour une nuit blanche (1985)
4. Un fauteuil pour deux (1983)
5. American college (1978)

Un réalisateur mineur mais attachant et inventif, porté par une conception plaisante du divertissement populaire, qui a investi avec intelligence et décontraction les genres de la comédie et du fantastique.
Last edited by Thaddeus on 23 Jan 19, 23:07, edited 2 times in total.
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shubby
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Re: John Landis

Post by shubby »

Thaddeus wrote:
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American college
Landis transpose l’univers du National Lampoon, mensuel satirique, véritable institution où règne la seule règle de la surcharge, et où sont exposés les comportements les plus stupides, vulgaires et méchants. Déferle donc à l’écran un catalogue exhaustif de clubs de naïfs, de complexés, de sournois, de dragueurs, de nymphettes, de pervers et d’obsédés, sous le patronage exclusif du saugrenu et du scatologique. J’avoue qu’assister aux mésaventures régressives d’une bande de débiles néanderthaliens de campus, bloqués au stade de l’infantilisme et ne pensant qu’à se murger et à baiser, ça me parle moyen. Et puisque l’efficacité comique desdites tribulations laissent à désirer, l’ensemble, plus fatiguant que mordant, ne me laissera pas une marque impérissable. 3/6

Les Blues brothers
Deux orphelins devenus délinquants cherchent à réunir 5.000 dollars et se retrouvent poursuivis par une bande de néo-nazis, des Texans furieux, un ex-fiancée déçue, les pompiers et l’armée des États-Unis. Sans souscrire au culte voué par de nombreux fans à ce film délirant, j’y prends un réel plaisir. Le juke-box soul et jazz agencé par une B.O. qui provoque de jolies rencontres, l’humour absurde traversant la tornade loufoque, le festival de gags entre Keaton et Sellers, qui puise son énergie dans le burlesque et la nostalgie du style Helzapoppin, avec une pincée de Monty Python en sus (une poursuite automobile tellement longue qu’on s’y endort), et jusqu’au caméo surprise de Spielberg : il y a dans ce nouveau cinéma zozo suffisamment d’atouts pour ne pas bouder son plaisir. 4/6

Le loup-garou de Londres
C’est en serviteur respectueux mais facétieux du cinéma fantastique que Landis revisite le mythe du loup-garou à travers ce conte horrifique plein d’humour et de décontraction, qui navigue entre l’épouvante pour rire et la comédie parodique. Sur les pas d’un individu un peu niais, monstre malgré lui, persistant à croire qu’il ferait mieux de ne pas lire des contes d’horreur la nuit, le réalisateur orchestre une suite de scènes fantasmatiques où l’humour vient renforcer l’angoisse, et où la connivence du spectateur avc le programme promis fonctionne à plein. Il y a donc ici pas mal de fantaisie, de charme et d’inventivité, un plaisir assez communicatif à s’ébrouer dans les recettes éprouvées du genre, et une scène de métamorphose demeurant encore aujourd’hui étonnante. 4/6

Un fauteuil pour deux
Entre Louis, né bien coiffé dans un cocon brodé de dentelles, et Billy Ray, qui mendie en poussant son chariot de cul-de-jatte sur la pavé, se joue un jeu d’arrivisme, d’amitié et de simplicité qui provoquera la chute de l’un et la promotion de l’autre. Écriture au carré et fable souriante à la manière de Cukor ou Preston Sturges. Mais plus encore, c’est en se plaçant quelque part entre Capra (pour l’humanisme utopique) et Wilder (pour la satire grinçante) que le cinéaste accouche de ce conte social assez savoureux autour des valeurs reines de l’Amérique reaganienne : l’argent, le pouvoir et le culte des apparences. Sarcastique sans jamais être méchante, pleine de notations et d’allusions plutôt bien vues sur la réalité contemporaine, la comédie est portée par des acteurs très en forme. 4/6

Série noire pour une nuit blanche
Six émeraudes ont été volées au trésor du shah d’Iran, les tueurs de la Savak écument la Cité des anges pour les retrouver, et voilà comment un ingénieur cocu et insomniaque se retrouve lié à une irrésistible excitée avec une bande d’affreux pittoresques au derrière. La rocambolesque course poursuite prend des allures de canular, dont le montage nerveux et le mixage sonore expressionniste électrisent le rythme parfois languissant. Au rayon des amuse-gueules, un festival de caméos pour le moins hétéroclite, de Cronenberg à Bowie en passant par Demme, Kasdan, Vera Miles, Vadim ou Landis lui-même (liste non exhaustive). À celui des atouts, la rencontre entre un Jeff Goldblum déphasé et lunaire et une Michelle-je-t’aime au faîte de sa beauté, de son abattage et de sa séduction. 4/6


Mon top :

1. Le loup-garou de Londres (1981)
2. Les Blues brothers (1980)
3. Série noire pour une nuit blanche (1985)
4. Un fauteuil pour deux (1983)
5. American college (1978)

Un réalisateur mineur mais attachant et inventif, porté par une conception plaisante du divertissement populaire, qui a investi avec intelligence et décontraction les genres de la comédie et du fantastique.
Un peu bcp péremptoire que ce terme de "réalisateur mineur". Ca sent la provoc' :)
Pour bcp, les Blues Brothers & Le loup garou de Londres sont des chefs d'oeuvre, Un fauteuil pour deux reste une comédie brillante & American College un film culte. Toutes mes VHS sont mortes. Et l'on ne parle même pas de ses hilarants films à sketch Kentucky Fried Movie - La Carioca des Nuls vient de là, Chabat lui voue un culte - & Amazon Women on the Moon. Et non, je ne me suis jamais endormi pendant la poursuite en bagnole de dingue des Blues :shock:
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Re: John Landis

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Plus que mineur même.
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