Minuit dans le jardin du bien et du mal (C. Eastwood - 1997)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Nikita wrote:
Leopold Saroyan wrote:
Je trouve les scènes d'exposition un peu longues, au même titre que le procès. Mais toutes les scènes du film sont nécessaires, il n'y a rien en trop à mon avis.
Un peu pareil, ces langueurs sont indispensables, c'est aussi le sujet du film
C'est ça, ne pas confondre langueurs déléctables et pénibles longueurs.
Cinetudes
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Post by Cinetudes »

Jeremy Fox wrote:
Nikita wrote:
Un peu pareil, ces langueurs sont indispensables, c'est aussi le sujet du film
C'est ça, ne pas confondre langueurs déléctables et pénibles longueurs.
Alors la celle la Jeremy je la garde en stock :lol: !! C'est vraiment une question de sensibilité et de gouts.
Moi Naked Lunch de Cronenberg m'envoute littérallement alors que Minuit me fait profondément dormir et c'est l'inverse pour toi.

Stefan
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Cinetudes
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Post by Cinetudes »

Au fait , je rectifie mes propos !!!

Depuis 1993 Eastwood à réalisé à mes yeux un seul grand film que j'avais honteusement (je me met des baffes la de suite) inclus dans la liste de ses films sans intérêt : Sur la route de Madison.

Mea Culpa

Stefan
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Cinetudes wrote:
Jeremy Fox wrote:
C'est ça, ne pas confondre langueurs déléctables et pénibles longueurs.
Alors la celle la Jeremy je la garde en stock :lol: !! C'est vraiment une question de sensibilité et de gouts.Moi Naked Lunch de Cronenberg m'envoute littérallement alors que Minuit me fait profondément dormir et c'est l'inverse pour toi.

Stefan
Tout simplement une fois encore
Cinetudes
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Post by Cinetudes »

You're welcome Mister FOX 8)

Stefan
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Ambroise

Post by Ambroise »

Un des films dans lequel la maîtrise d'Eastwood réalisateur est la plus éclatante.
Sans doute son film le plus fluide au niveau de la narration.
Et un casting excellent.

Maintenant, c'est loin d'être parfait, ça reste un cran en dessous des meilleurs Eatstwood.
Par exemple, la touche fantastique est mal intégrée à l'ensemble je trouve. A ce titre la fin est assez ridicule....
Bartlebooth
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Post by Bartlebooth »

Cinetudes wrote:Moi Naked Lunch de Cronenberg m'envoute littérallement alors que Minuit me fait profondément dormir et c'est l'inverse pour toi.
Au moins es-tu cohérent avec toi-même. :wink:
Car Minuit fonctionne exactement comme My Darling Clementine qui t'avait laissé tiède : par une addition de détours et de digressions qui finissent par constituer le tissu même du film, et qui font que, de même qu'à la fin du Ford j'ai l'impression d'avoir passé six mois à OK Corral, à la fin du Eastwood j'ai l'impression d'avoir séjourné à Savannah, de m'être promené dans ses rues et ses quartiers, d'entretenir des relations de bon voisinage avec ses sympathiques excentriques. J'aime ces films qui prennent le temps d'installer un lieu, un petit monde, un univers en somme.
phylute
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Post by phylute »

Bartlebooth wrote: Au moins es-tu cohérent avec toi-même. :wink:
Car Minuit fonctionne exactement comme My Darling Clementine qui t'avait laissé tiède : par une addition de détours et de digressions qui finissent par constituer le tissu même du film, et qui font que, de même qu'à la fin du Ford j'ai l'impression d'avoir passé six mois à OK Corral, à la fin du Eastwood j'ai l'impression d'avoir séjourné à Savannah, de m'être promené dans ses rues et ses quartiers, d'entretenir des relations de bon voisinage avec ses sympathiques excentriques. J'aime ces films qui prennent le temps d'installer un lieu, un petit monde, un univers en somme.
C'est exactement ça :D
Une sensation que l'on retrouve plus habituellement dans les romans qu'au cinéma.
Les films sont à notre civilisation ce que les rêves sont à nos vies individuelles : ils en expriment le mystère et aident à définir la nature de ce que nous sommes et de ce que nous devenons. (Frank Pierson)
Bartlebooth
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Post by Bartlebooth »

phylute wrote:Une sensation que l'on retrouve plus habituellement dans les romans qu'au cinéma.
Oui, c'est le mot que je cherchais : romanesque.
J'en profite pour signaler que le livre de Berendt (mi-roman mi-reportage) dont est tiré le film d'Eastwood est passionnant et mérite le détour.
On mesure en outre, à le lire, le tour de force qu'a représenté son adaptation au cinéma. Chapeau au scénariste.
Majordome
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Post by Majordome »

Bartlebooth wrote:
Cinetudes wrote:Moi Naked Lunch de Cronenberg m'envoute littérallement alors que Minuit me fait profondément dormir et c'est l'inverse pour toi.
Au moins es-tu cohérent avec toi-même. :wink:
Car Minuit fonctionne exactement comme My Darling Clementine qui t'avait laissé tiède : par une addition de détours et de digressions qui finissent par constituer le tissu même du film, et qui font que, de même qu'à la fin du Ford j'ai l'impression d'avoir passé six mois à OK Corral, à la fin du Eastwood j'ai l'impression d'avoir séjourné à Savannah, de m'être promené dans ses rues et ses quartiers, d'entretenir des relations de bon voisinage avec ses sympathiques excentriques. J'aime ces films qui prennent le temps d'installer un lieu, un petit monde, un univers en somme.
J'adhère à ces propos... et tout comme Nikita, je suis surpris qu'on puisse qualifier Minuit dans le jardin du bien et du mal d'académique... et démago ? alors là, je ne vois rien de démago dans ce film (J'aurai éventuellement utilisé ce terme là pour Mystic River, et encore...)
Cinetudes
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Post by Cinetudes »

Bartlebooth,


tu à mis le doigt, mon cher, sur quelque chose c'est certain !!

Pourtant Naked Lunch et le cinéma de Cronenberg dans son ensemble est le plus littéraire que je connaisse, le cinéaste rêvendiquant de plus lui même sa volonté de continuer à procéder de façon trés littéraire dans sa méthode de mise au point de ses oeuvres cinématographiques.

Ceci dit, effectivement je retrouve dans Minuit dans le jardin du bien et du mal le même genre procédés narratifs que dans My Darling Clementine qui font que j'ai tendance à m'y ennuyer assez ferme.

De plus ces deux oeuvres sont trés vagues quand à leurs intentions et leur but en tant qu'oeuvre et cela aussi pose problème à ma sensibilité de spectateur.

Disons que je pense que le type de roman auquel vous faites allusion dans vos précédents messages ne me palirait pas plus que ces films.

Si je reconnais des qualités au Ford (mais aussi de gros défauts de conception vis à vis de ma façon d'envisager le cinéma) , j'avoue le Eastwood que je n'ai pas revu depuis longtemps me laisse froid.

Pourtant j'aime beaucoup de films trés lentsc ou tres éthérés ou à la ligne narrative trés vague ou diffuse. Donc je dois encore creuser dans cette direction afin de comprendre en quoi un certain type de cinéma à tendance à m'ennuyer alors que j'essaye de rester le plus ouvert possible.

Stefan
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Johnny Doe
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Post by Johnny Doe »

J'ai très envie de le revoir, je l'ai découvert il y a 3-4 ans parce que j'étais, à l'époque, complétement fan de Spacey. J'avais adoré mais, ne m'attendant pas du tout à un style et un ton aussi décalé, j'en était sortit un peu troublé.

J'en ai revu un ou deux passage depuis et ça me conforte dans l'idée qu'il faut absolument que je le revoie.
- Errm. Do you want to put another meeting in?
- Any point?
- May as well. Errm. And then when nothing comes in, just phone you up and cancel it.
Johnny Doe
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Post by Johnny Doe »

Bob Harris wrote:
Brice Kantor wrote:"Mystic River" est en train de se prendre un formidable retour de bâton... :lol:
Clair que c'est hallucinant... :shock:

Y-a-t-il encore des défenseurs?
Moi ! Pas encore revu totalement, mais j'ai déjà été complétement retourné par la première heure, la suite devrait m'enfoncer encore plus dans la déprime : MIAM ! :lol:

Par contre je lui reconnais plus de défaut, c'est parfois un peu lourd et appuyé, une ou deux scènes sont un peu irritantes, mais ça reste du grand cinéma !
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Le prisonnier
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Post by Le prisonnier »

C'est "Autant en emporte le vent" sous mescaline!

C'est ce que dit le journaliste new-yorkais de l'ambiance à Savanah, au début du film. Je trouve que cette promesse n'est pas vraiment tenue par la suite du film, mais ça reste quand même un bon Eastwood. Je ne suis pas franchement amateur du film de procès, la dernière partie du film m'a un peu décu pour ça. Il n'y avait pas vraiment besoin que le film raconte une histoire, ça aurait pu être tout simplement une chronique de Savanah et de ses habitants.
frédéric
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Minuit dans le jardin du bien et du mal (C. Eastwood, 1997)

Post by frédéric »

Un journaliste-écrivain est envoyé à Savannah couvrir une soirée de Noël d'un riche homme d'affaire qui se retrouve bientôt accusé de meurtre. Il mène l'enquête.

Revu hier ce film que je considère comme un de ses meilleures films fin 90. Outre les apparitions hilarantes de The Lady Chablies, Eastwood mélange plusieurs genres à ce film palpitant et réussit, mais qui a, apparemment, un peu dérouté le public US (je crois que le film n'a pas marché là bas). Bref, une réussite.

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"And Now Mr Serling"