Top Christopher Nolan

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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aurélie
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Re: Top Christopher Nolan

Post by aurélie »

Excellent
Memento

Bien
Insomnia

Sympa
Batman Begins
The Prestige

Bourrin
The Dark Knight
Last edited by aurélie on 26 Aug 09, 04:35, edited 1 time in total.
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Frank Bannister
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Frank Bannister »

Puisque tous le monde y va de son top...

1- Dark Knight
2- Batman Begins
3- Le Prestige
4- Insomnia
5- Memento
6- The Following
semmelweis
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Re: Top Christopher Nolan

Post by semmelweis »

Excellent:
Le prestige
Memento

Très bien:
Inception
The Dark Knight

Bien
Insomnia

Moyen
Batman Begins

Pas vu the following
Player
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Player »

Très bon :
The Dark Knight

Pas mal du tout :
Insomnia

Pas trop mal :
Memento

Médiocre :
Batman Begins
The Prestige

Mauvais :
Inception
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zemat
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Re: Top Christopher Nolan

Post by zemat »

Pour les impatients Interstellar passe en AVP le 30/10 en IMAX au Pathé Quai d'Ivry.
La bonne nouvelle c'est que, à l'heure où je poste ce message, il reste des places sur le site : http://www.cinemasgaumontpathe.com/imax.html
La très mauvaise (et rédhibitoire pour moi), c'est que la séance sera en VF... :x
Edouard
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Edouard »

J'ai hésité à mettre The Dark Knight en chef d'œuvre (20/20) car depuis quelques années de menus défaut commencent à apparaître concernant ce film qui est sans doute un de ceux que j'ai le plus vu.

Chef d'œuvre (20/20)

Excellent (de 18 à 19,5/20)
The Dark Knight (The Dark Knight : Le Chevalier Noir)
The Prestige (Le Prestige)
Interstellar

Très bon (de 16 à 17,5/20)
Memento
Batman Begins
Inception

Bon (de 13 à 15,5/20)
Insomnia
The Dark Knight Rises

Pas mal (de 9 à 12,5/20)
Dunkirk (Dunkerque) - 12,5/20
Following

Très moyen (de 5,5 à 8,5/20)

Quelques trucs à sauver (de 1,5 à 5/20)

Inutile de perdre son temps (de 0 à 1/20)
Last edited by Edouard on 25 Aug 17, 12:14, edited 3 times in total.
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Rockatansky
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Rockatansky »

The Dark Knight: Le chevalier noir
Batman Begins
The Dark Knight Rises
Le prestige
Inception
Interstellar
Insomnia
Memento
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« S’il est vrai que l’art commercial risque toujours de finir prostituée, il n’est pas moins vrai que l’art non commercial risque toujours de finir vieille fille ».
Erwin Panofsky
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Jeremy Fox
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Jeremy Fox »

Chef d'oeuvre

Interstellar

Je n'aime pas mais à revoir :

The Dark Knight
Batman Begins
Le prestige
Inception
Insomnia
Memento
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Rick Blaine
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Rick Blaine »

:mrgreen:

Tu vas me faire le plaisir de t'y remettre et de me réévaluer tout ça fissa ! :twisted:
Edouard
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Edouard »

J'ai suscité des vocations on dirait :D
Jeremy Fox wrote:Chef d'oeuvre

Interstellar

Je n'aime pas mais à revoir :

The Dark Knight
Batman Begins
Le prestige
Inception
Insomnia
Memento
C'est rare de n'apprécier, et qui plus est autant, une seule œuvre d'un cinéaste et aucun des autres. C'est radical au moins (moi, c'est pour Godard).
Après il faut reconnaître qu'Interstellar est assez différent des autres Nolan mais l'on y retrouve certains de ces tics.
Mon préféré est The Dark Knight mais le plus abouti est sans doute Le Prestige.
Le plus proche d'Interstellar sur la forme et un peu sur le fond est sans doute Inception. Recommence par celui-ci selon moi :wink:
Tu n'as pas vu The Dark Knight Rises ? C'est dommage car, chose rare de nos jours, il forme une vraie trilogie avec les deux précédents. Mais c'est le plus rageant dans le sens où il aurait dû s'agir du meilleur et finalement c'est le moins réussi. De même, que l'on est pas passé loin du film de super-héros ultime car il comporte les scènes les plus "héroïques" et mémorables (cf le retour du Dark Knight). Enfin, il est dommage qu'il y est tous les petits défauts de Nolan condensés en un film et plus visibles qu'auparavant.
En tout cas, dans ce film, il a assimilé deux techniques importantes pour Batman selon moi: éclairer le héros par un projo d'hélico (ça cela vient de lui dans TDK) et le placer sous la neige (ça il l'a piqué à Burton).
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Jericho
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Jericho »

1. Memento
2. Le Prestige
3. Batman Begins
4. The Dark Knight Rises
5. Interstellar
6. The Dark Knight
7. Insomnia
8. Inception
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Thaddeus
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Thaddeus »

Soudaine envie de publier mon top Nolan... Peut-être parce qu'il est l'un des rares cinéastes stars à avoir émergé ces quinze dernières années. Je me mets ma coup à couper que si l'on demandait à l'utilisateur-lamba d'Imdb de désigner ses réalisateurs favoris aujourd'hui, il serait avec Tarantino et Fincher celui qui reviendrait le plus régulièrement. Ce statut mérite d'être questionné.


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(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)

Memento
Soyons tordus, il en restera toujours quelque chose. Le scénario prend donc l’histoire par la fin (jusque là tout va bien), mais en remontant le temps remonte aussi la mémoire du héros… qui est amnésique. Exercice de style, donc. Tout Nolan est déjà là, dans son affirmation la plus cardinale : une machinerie dramatique virtuose, dénudée par un maître du jeu tout puissant qui s’amuse à éblouir le spectateur, tel un prestidigitateur son public. Aucun sarcasme dans cette affirmation : je prends beaucoup de plaisir à me faire manipuler (je vais aussi au cinéma pour ça), et cet écheveau mental remplit remarquablement son office. Dommage que le potentiel d’un sujet aussi vertigineux ne soit pas davantage approfondi, et que son traitement privilégie les stricts effets d’exécution à sa dimension intimiste. 4/6

Insomnia
Je préfère largement cet excellent thriller psychologique qui tranche par sa complexité nuancée sur la production courante, n’est tributaire d’aucune mécanique narrative et s’attache surtout à la nature des personnages, à l’ambigüité de leurs relations, à des enjeux assez passionnants sur les notions de justice, de culpabilité et de vacillement perceptif entre bien et mal. Nolan tire parti de l’originalité de son décor (le jour permanent d’une région polaire) et joue habilement de la désorientation, du trouble progressifs de son héros. Les interprétations irréprochables d’Al Pacino, en homme de l’ordre flottant à la dérive dans le gris ouaté des nuits blanches, de Robin Williams, qui peaufine un total contre-emploi, et d’Hilary Swank, en flic novice mais perspicace, ajoutent au plaisir. 5/6

Batman begins
Le retour aux sources est une figure obligée de tout cycle mythologique qui se respecte. Nolan a visiblement pris l’entreprise à cœur, et la cohérence de son récit et de ses enjeux, qui ne se contentent pas de livrer une imagerie spectaculaire, en attestent avec une belle ampleur. Le panard que j’ai pris au film est donc d’autant plus appréciable qu’il était inattendu. Beaucoup aimé la façon dont le réalisateur établit cette genèse, en la tirant vers un réalisme à la fois coupant et organique, en développant une thématique captivante de la réversibilité du crime et de la justice. Le tout est filmé avec une rigueur sans esbroufe, un plaisir communicatif de la narration, du spectacle intelligent, et un vrai respect du spectateur. Il est fort possible que je sois moins clément à la revoyure, mais en attendant je lui colle un 5/6.

Le prestige
Magie, magie, c’est la cuisine d’aujourd’hui façon Nolan, qui se déguise en prince de l’entourloupe mais a le bon goût de ne jamais vraiment abuser de la crédulité de son spectateur. La rivalité entre ces prestidigitateurs de l’Angleterre victorienne se battant en duel, se piquant trucs, astuces et jupons et se disputant jusqu’à la mort la suprématie de leur art n’est guère passionnante, mais l’humilité du réalisateur consiste à ne pas gonfler artificiellement un twist que l’on voit venir à des kilomètres pour mieux prendre son sujet à revers : l’affaire déçoit à dessein car tout prestige porte en lui la déception d’une promesse. Moins film d’actions que film d’idées, cette construction emberlificotée pleine de fausses pistes et de chausse-trappes aurait par ailleurs gagné à faire jouer un peu plus le ciseau au montage. 4/6

The dark knight
Trois ans plus tard, le second volet m’enthousiasme moins, alors même qu’il est considéré (sans doute à juste titre) comme nettement supérieur. Mystères évolutifs des goûts… Nolan vise haut : une demi-douzaine d’intrigues imbriquées les unes dans les autres, un monde de verre froid et de gratte-ciels vides, cadavre roide d’une réalité socio-économique dont l’aspect obscur n’a rien à voir avec l’absence de lumière mais tout avec l’ambivalence morale, des personnages creusés dans leurs équivocité, une très grande densité narrative, un sous-texte qui mêle la politique, la justice, le terrorisme, les dérives et le repli sécuritaires… Mais aussi une pompe cérémonieuse de tous les instants, un esprit de sérieux qui plombe la sensibilité, un souci de la perfection qui étouffe le film autant qu’il le sert. 4/6

Inception
C’est sans doute l’accomplissement de la méthode Nolan, dans son brio comme dans ses limites : une construction mentale mathématiquement élaborée, où rien n’est laissé au hasard, où tout est pensé et maîtrisé, pour contrôler le public exactement comme les héros cherchent à contrôler les rêves. Il s’agit surtout de ne pas perdre le spectateur : d’où les tunnels de dialogue en guise de mode d’emploi et la pauvreté terriblement littérale de l’imaginaire convoqué (des niveaux servis par un ascenseur pour représenter les strates de conscience, un coffre-fort pour symboliser un secret bien enfoui…). Une fois cela accepté, le voyage est franchement jouissif, très divertissant, et son exécution laisse admiratif. Il ne faut pas se tromper de sujet : Inception n’appelle à aucun vertige psychique ou onirique, c’est un film de braquage supérieurement virtuose, exploitant un argument digne de Philip K. Dick, et c’est déjà très bien. 4/6

The dark knight rises
S’il y a une chose qu’on ne peut enlever au réalisateur, c’est la solide unité de sa saga, l’ambition avec laquelle il décline sa vision à l’aune des inquiétudes contemporaines – mais de manière un peu trop carrée. Car tous les enjeux sont, à nouveau, exposés selon une grille de lecture qui ménage la chèvre (paraître intelligent, ambigu, complexe) et le chou (tout cela peine à dépasser le respect consciencieux du cahier des charges), et martelés à grand renfort d’explications sentencieuses et de musique ta-ta-ta, dans une logique de saturation permanente. À tout gaver au maximum, à courir les trente-six lièvres d’une narration anabolisée en forme de rouleau compresseur, Nolan ne livre guère plus qu’une machinerie premium, beaucoup plus formatée qu’elle ne voudrait le faire croire. 3/6

Interstellar
Entre spectacle fédérateur et vulgarisation scientifique, sentiments et intellect, Nolan continue de chercher sa voie, tricote comme il peut quelques lois de la physique quantique et, convoquant cette "brève histoire de temps" dont nous parlait Hawking, transpose d’une certaine façon le principe mental d’Inception dans l’infini de l’espace. Mais si les couleuvres à avaler sont nombreuses (notamment lors d’un pseudo-mindfuck final en équilibre instable entre audace et spéculations neuneu), il se manifeste ici plus de cœur et de sincérité que dans les précédents films du bonhomme. C’est cette dimension humaine qui rend le voyage SF foncièrement sympathique en dépit de ses trous d’air, parfois exaltant malgré sa pesanteur, et même étonnamment touchant à certains moments cruciaux. 4/6

Dunkerque
Du film de guerre et de la page d’histoire reconstituée, Nolan ne retient qu’une épure de gestes et de situations. Il choisit d’éclater son récit sur trois blocs fictionnels distincts, systématisant un dispositif de montage parallèle qui traduit son obsession pour l’élasticité du temps mais s’avère assez contre-productif sur le plan de l’intensité dramatique : la tension se voit trop souvent désamorcée au profit d’une sorte d’hystérie narrative mal contrôlée. Reste que cette tentative d’hybridation entre minimalisme figuratif et amplification des effets, qu’accentue encore un refus obstiné de toute approche psychologique et politique, transmet dans ses meilleurs moments l’expérience d’une immersion au cœur d’une prison à ciel ouvert, mouroir implacablement verrouillé par le sable, le ciel et la mer. 4/6


Mon top :

1. Insomnia (2002)
2. Batman begins (2005)
3. Inception (2010)
4. Interstellar (2014)
5. The dark knight (2008)

À mon avis, Nolan est à la fois surestimé par ses laudateurs (qui voient en lui le nouveau Kubrick) et trop méprisé par ses détracteurs (qui mésestiment sa rigueur et la cohérence de son corpus thématique). Je lui trouve beaucoup d’intelligence, des sujets souvent passionnants que je le sens capable de creuser, et un brio sans arrogance. Pour l’instant, je trouve son cinéma trop verrouillé, trop attaché à ses intentions et à sa mécanique, pour m’emporter complètement – quoique Insterstellar dessine peut-être une inflexion sur ce point en s’ouvrant à une fragilité bienvenue.
Last edited by Thaddeus on 24 Jan 19, 22:38, edited 3 times in total.
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AtCloseRange
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Re: Top Christopher Nolan

Post by AtCloseRange »

Thaddeus wrote:Soudaine envie de publier mon top Nolan... Peut-être parce qu'il est l'un des rares cinéastes stars à avoir émergé ces quinze dernières années. Je me mets ma coup à couper que si l'on demandait à l'utilisateur-lamba d'Imdb de désigner ses réalisateurs favoris aujourd'hui, il serait avec Tarantino et Fincher celui qui reviendrait le plus régulièrement. Ce statut mérite d'être questionné.
En effet :mrgreen:
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Thaddeus
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Re: Top Christopher Nolan

Post by Thaddeus »

En effet quoi ? Qu'il est l'un des réalisateurs les plus acclamés par la cinéphilie de masse aujourd'hui ? Que la place qu'il occupe mérite d'être interrogée ? Que je dis des conneries ? :mrgreen:
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AtCloseRange
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Re: Top Christopher Nolan

Post by AtCloseRange »

Thaddeus wrote:En effet quoi ? Qu'il est l'un des réalisateurs les plus acclamés par la cinéphilie de masse aujourd'hui ? Que la place qu'il occupe mérite d'être interrogée ? Que je dis des conneries ? :mrgreen:
je rebondissais sur ta dernière phrase :wink:
En dehors d'un Memento prometteur (Insomnia n'était que la copie d'un bon film) et d'un Interstellar imparfait mais touchant, je ne sauve pas grand chose de tout ce barnum.
J'ai réessayé Inception, ça m'est complètement tombé des yeux.
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