Les frères Weinstein

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Supfiction
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Re: Les frères Weinstein

Post by Supfiction »

Probablement bien avant 2006 puisque Sergius Karamzin en parlait déjà sur ce topic en 2005.
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Boubakar
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Re: Les frères Weinstein

Post by Boubakar »

7swans wrote: 18 Sep 20, 17:55Je conseille encore une fois le bouquin, qui donne envie de se replonger dans ce petit age d'or du cinéma indépendant US.
D'ailleurs, le bouquin est bourré de films 7swans approved, dont bon nombre sont désormais invisibles aujourd'hui.
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Major Tom
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Re: Les frères Weinstein

Post by Major Tom »

Le Biskind est assez laborieux à lire (moins passionnant que Easy Riders, Raging Bulls en tout cas) et n'est intéressant que dans son constat : par exemple sur Tarantino qui a montré qu'un petit film indépendant pouvait cartonner... avec quand même de sacrées stars à l'affiche. Après Pulp Fiction, qui a véritablement lancé la "machine Miramax", on demandait aux cinéastes indépendants d'avoir des stars. Fini le cinéma pour public restreint, il fallait élargir.
Pulp Fiction (indépendamment de ses qualités bien sûr) aurait tué le cinéma indépendant US.

Pour le reste, c'est beaucoup de rumeurs de chiottes (c'est d'ailleurs là où j'ai mis le bouquin) sur les uns et les autres et du règlement de comptes de l'auteur (comme pour Easy Riders, Raging Bulls), à prendre donc avec des pincettes. Par exemple Redford et son festival de Sundance s'en prend plein la gueule dans mon souvenir (et toujours dans mon souvenir, il me semble que Biskind ne cache même pas en introduction que ça vient d'un interview avec l'acteur-réalisateur qui s'était mal passé).

Par ailleurs, si Biskind s'intéresse au comportement violent et calculateur de Weinstein, notamment vis-à-vis des cinéastes ou de ses assistants (compensé toutefois par des citations de Kevin Smith qui ne tarit pas d'éloges sur ses qualités humaines et de producteur), je n'ai pas le souvenir qu'il le dépeignait une seconde comme un pervers ou un détraqué sexuel.
Il a réussi à avoir des infos sur tout... sauf ça. C'est ballot. :mrgreen:
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7swans
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Re: Les frères Weinstein

Post by 7swans »

Major Tom wrote: 18 Sep 20, 23:21 Le Biskind est assez laborieux à lire (moins passionnant que Easy Riders, Raging Bulls en tout cas)
Quand on s'intéresse un peu (beaucoup) au ciné indé US et à sa transformation (ce qui n'est pas ton cas. Je t'ai rarement lu sur Solondz, Rockwell, Stillman, Clark...), le livre est passionnant. Quand on est un peu curieux, il ouvre des portes, il pique l'intérêt (entre deux ragots ou grâce aux ragots). Pour la réalité historique, c'est comme Easy Riders, Raging Bulls, il faut accepter la part de fantasme.
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Boubakar
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Re: Les frères Weinstein

Post by Boubakar »

Pour mémoire, la critique du bouquin par Les Inrocks :
Un livre qui signale en creux le gouffre existant entre les cinéphilies française et américaine.
Sorte de suite du Nouvel Hollywood consacrée aux années 1990/2000 et aux indépendants, le nouveau bouquin de Peter Biskind offre une réjouissante lecture. Axé autour des deux figures centrales que sont Robert Redford, grand manitou du Sundance Festival, et les frères Harvey et Bob Weinstein, grands patrons de la société Miramax, Sexe, Mensonges et Hollywood (titre français foireux, il n'est guère question de sexe ici, sauf comme élément de marketing) sécrète son pesant d'ambitions folles, d'anecdotes salées et
de chutes carabinées, d'alliances qui n'ont d'égales que les trahisons qui s'ensuivent. L'image de Redford n'en sort pas grandie : le "Sundance kid" est portraituré ici comme un "libéral" ennuyeux, peine-à-jouir, indécis, ne sachant jamais ce qu'il désire profondément ni quoi faire de Sundance.
Pour les Weinstein, le tableau est pire, ou meilleur : le binôme ressemble à une sorte de mélange puéril, caractériel et détonnant de Laurel & Hardy et des Soprano. Mais si le livre se dévore comme un mélange balzacien délirant des Affranchis et d'Hellzapoppin, difficile pour le cinéphile français d'y trouver son compte. Les Weinstein auraient aussi bien pu vendre de l'alcool de contrebande ou des sandwiches au pastrami que ce bouquin serait quasiment le même : on y parle beaucoup plus plans fric que plans-séquences, montage financier que montage parallèle, renouvellement
du cash-flow que renouvellement des formes. Ce n'est pas un hasard si les personnages principaux sont ici des producteurs, des distributeurs,
des communicants, des agents et le dieu Dollar. Certes, Steven Soderbergh et Quentin Tarantino apparaissent aussi largement dans cette saga, mais la plupart de nos cinéastes indés chéris, de David Lynch à Gus Van Sant, de Larry Clark à Abel Ferrara, font de la figuration. Quant à Vincent Gallo, il est carrément ignoré. Trop éloignés du champ magnétique hollywoodien sans doute. Biskind étant une sorte d'équivalent de Jean-Michel Frodon ou de Michel Ciment aux Etats-Unis, ce livre signale en creux le gouffre existant entre les cinéphilies française et américaine. Chez nous, la passion cinéphile est affaire d'analyse de ce qui est sur l'écran ; chez eux, ce sont les aventures et les turpitudes humaines tapies derrière l'écran qui priment, surtout si les chiffres valsent avec beaucoup de zéros. Si vous avez le malheur d'être associé à des budgets ou des chiffres d'entrées trop bas, vous n'existez pas.
Ainsi, le livre de Biskind pourrait se résumer à comment la grenouille du cinéma indépendant est devenue aussi grosse en dollars et chiffres d'entrées que le bœuf hollywoodien (et que Harvey Weinstein). Si le travelling est,
chez certains d'entre nous, une affaire de morale, là-bas, la morale demeure majoritairement une affaire de Traveller's Checks.
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Major Tom
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Re: Les frères Weinstein

Post by Major Tom »

7swans wrote: 19 Sep 20, 08:55 Quand on s'intéresse un peu (beaucoup) au ciné indé US et à sa transformation (ce qui n'est pas ton cas. Je t'ai rarement lu sur Solondz, Rockwell, Stillman, Clark...)
Alors ce n'est pas exact* mais c'est vrai que le style de cinéma que tu préfères (qui ne peut s'étendre à l'ensemble du ciné indé US ;)) ne me passionne pas à des exceptions-près. Ça ne veut pas dire que je n'en ai vu aucun, mais je n'ai rien à dire dessus aujourd'hui.

J'ai vérifié dans le lexique à la fin et les noms que tu as cité en exemples apparaissent nettement moins que ceux de Soderbergh, Spike Lee, Tarantino, Scorsese (j'avais oublié qu'il y avait autant de pages sur Gangs of New York), les frères Coen, Kevin Smith et d'autres. Mais si on parle de façon globale du ciné indé US, justement ça m'intéresse. Il n'y a rien ou pas grand-chose sur certains que je préfère, comme Lulu on the Bridge, Smoke, Sue perdue dans Manhattan (celui-là je l'ai découvert tardivement), Arizona Dream, etc. etc.

Biskind fait beaucoup de listes de titres, sans rien dire des films en question ou de leurs auteurs (tel film était aux oscars cette année-là, et celui-là, et celui-ci...). Stillman par exemple a son nom cité deux fois dans tout le livre pour ça.

Il m'avait toutefois donné envie de voir certains films, et en regardant vite fait la liste, je viens de me souvenir d'avoir regardé un certain Scandal de Michael Caton-Jones à cause de lui, dont il ne me reste aucune image en tête mais quelques vagues anecdotes de tournage grâce à Biskind, dont je ne suis même pas sûr qu'elles soient vraies...
Il donne parfois envie de vérifier, comme la remise de l'oscar pour Shakespeare in Love - il faut retrouver le passage mais je crois qu'il fantasme effectivement un peu quand on compare aux images de la soirée. :)

*les années 90 correspondent à la période où je suis devenu cinéphile et où je voyais énormément de choses, y compris de l'indie US
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Major Tom
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Re: Les frères Weinstein

Post by Major Tom »

Major Tom wrote: 19 Sep 20, 09:52 Il donne parfois envie de vérifier, comme la remise de l'oscar pour Shakespeare in Love - il faut retrouver le passage mais je crois qu'il fantasme effectivement un peu quand on compare aux images de la soirée. :)
Et donc (un des pires moments des oscars) :


Vers la fin de la cérémonie, Harrison Ford monta sur scène pour remettre l'oscar du Meilleur Film. Proche de Spielberg, il paru choqué en découvrant le nom du lauréat avant de prononcer les mots magiques : "Shakespeare in Love".
Ford n'a pas l'air choqué en ouvrant l'enveloppe, mais je dirais qu'après avoir prononcé le titre il a l'air déçu (même si, Ford oblige, on a plutôt l'impression qu'il se fait chier). Je chipote, par contre la suite...
Harvey s'est rué sur le micro alors que Zwick s'en approchait, l'a bousculé pour s'en emparer
...non.
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7swans
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Re: Les frères Weinstein

Post by 7swans »

Major Tom wrote: 19 Sep 20, 09:52
*les années 90 correspondent à la période où je suis devenu cinéphile et où je voyais énormément de choses, y compris de l'indie US
Pardon pour la mésentente alors. Je me basais sur ce que j'ai pu lire de toi sur le forum et sur tes interventions sur le Topic d'il y a 20 ans au cinéma (par exemple).
Je me souviens avoir lu que tu ne connaissais pas Happiness de Solondz, il n'y a pas si longtemps, c'est quand même la partie visible de l'iceberg...
Je veux bien croire que tu as vu et digéré Tarantino, Smith, Soderbergh, Lee, Linklater.
Mais je parle plus volontiers de Korine, Solondz, Anders, Rockwell, Kernochan, Stillman, Baumbach, Kerrigan, Hartley, Salwen, Labute, Burns, DiCillo (et j'en oublie)... Leur seule évocation dans le livre de Biskind leur donne une existence et une visibilité (il est vrai qu'il en faut peu pour titiller ma curiosité).

Et je ne parle pas de la génération suivante (Katz, Swanberg, Bujalski...) qui mériterait un nouveau bouquin.

Après, chacun son truc. Moi j'y connais rien en James Bond (même si j'en ai vu quelques uns).
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odelay
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Re: Les frères Weinstein

Post by odelay »

Major Tom wrote: 20 Sep 20, 06:43 ..
Harvey s'est rué sur le micro alors que Zwick s'en approchait, l'a bousculé pour s'en emparer
...non.
D'un autre côté même si ça avait été le cas (car en effet ça ne l'est pas), et même si ce n'aurait pas été très élégant, l'Oscar du meilleur ne va pas au réalisateur mais au producteur.
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Major Tom
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Re: Les frères Weinstein

Post by Major Tom »

7swans wrote: 20 Sep 20, 11:28
Major Tom wrote: 19 Sep 20, 09:52
*les années 90 correspondent à la période où je suis devenu cinéphile et où je voyais énormément de choses, y compris de l'indie US
Pardon pour la mésentente alors. Je me basais sur ce que j'ai pu lire de toi sur le forum et sur tes interventions sur le Topic d'il y a 20 ans au cinéma (par exemple).
Je me souviens avoir lu que tu ne connaissais pas Happiness de Solondz, il n'y a pas si longtemps, c'est quand même la partie visible de l'iceberg...
Je veux bien croire que tu as vu et digéré Tarantino, Smith, Soderbergh, Lee, Linklater.
Mais je parle plus volontiers de Korine, Solondz, Anders, Rockwell, Kernochan, Stillman, Baumbach, Kerrigan, Hartley, Salwen, Labute, Burns, DiCillo (et j'en oublie)... Leur seule évocation dans le livre de Biskind leur donne une existence et une visibilité (il est vrai qu'il en faut peu pour titiller ma curiosité).

Et je ne parle pas de la génération suivante (Katz, Swanberg, Bujalski...) qui mériterait un nouveau bouquin.

Après, chacun son truc. Moi j'y connais rien en James Bond (même si j'en ai vu quelques uns).
Je n'ai rien vu de Baumbach, mais il était si intéressant que ça dans les années 90 ? Tu serais le premier à me le dire. :mrgreen:
Bref je n'ai pas tout vu et je peux me tromper quant à ce qui va suivre, car leur production post-2000/2010 ne m'intéressait déjà plus :oops:, mais à l'époque, la raison de mon désintérêt progressif pour eux venait du sentiment qu'ils faisaient un film en particulier qui plaisait (et éventuellement me plaisait), se faisait remarquer à Sundance ou même à Cannes, avant d'enchaîner sur des films décevants (pour moi en tout cas, hein) et je me détournais de leur travail, alors que dans ton cas il se produisait l'effet inverse.

Je vais prendre l'exemple de DiCillo car j'avais plutôt apprécié Ça tourne à Manhattan (pas excessivement non plus), peut-être parmi les titres les moins "méconnus" je pense (des copains au collège, non-cinéphiles, m'en avaient même parlé), je l'avais trouvé plaisant et original, avant d'être déçu par ce qu'il a fait après et notamment Une vraie blonde, diffusé, ça je m'en souviens encore, sur la RTBF. Cela dit il ne m'avait pas fortement déplu non plus, et puis j'étais fan de Modine à l'époque (qui m'avait même fait apprécié Equinox d'Alan Rudolph -plus trop de souvenirs depuis 199? mais d'après la note Imdb, ça ne doit pas être si bien que ça en fait :)).

Ça marche aussi avec d'autres cinéastes de la même période. Exotica m'avait fait une forte impression à l'époque, certainement un peu beaucoup grâce à Mia Kirshner :oops: et pareil, pas revu depuis 199? et je me goure sûrement parce que je n'ai pas vu De beaux lendemains (qui a priori serait son meilleur film si j'en crois sa notation), mais rien de ce que j'ai vu d'autre par Atom Egoyan ne m'a intéressé. :oops:
Last edited by Major Tom on 20 Sep 20, 12:57, edited 1 time in total.
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Re: Les frères Weinstein

Post by Major Tom »

odelay wrote: 20 Sep 20, 12:10 D'un autre côté même si ça avait été le cas (car en effet ça ne l'est pas), et même si ce n'aurait pas été très élégant, l'Oscar du meilleur ne va pas au réalisateur mais au producteur.
C'est un co-producteur, pas le réalisateur. ;)
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Re: Les frères Weinstein

Post by odelay »

Ah mince , quand je vois Zwick je pense tout de suite à réalisateur
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Re: Les frères Weinstein

Post by 7swans »

Major Tom wrote: 20 Sep 20, 12:24 Je n'ai rien vu de Baumbach, mais il était si intéressant que ça dans les années 90 ? Tu serais le premier à me le dire. :mrgreen:
On ne t'a jamais parlé de Kicking and Screaming? Son premier film (1995) et un de ses meilleurs, avec un magnifique casting typique de l'époque (Eric Stoltz, Josh Hamilton, Chris Eigeman, Parker Posey...)

C'est d'ailleurs sur Netflix (ou édité chez Criterion).

Si on ne t'en a jamais parlé, change d'amis. :mrgreen:
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Re: Les frères Weinstein

Post by MJ »

7swans wrote: 20 Sep 20, 11:28(...) Salwen (...) Burns
Ah tiens, connaissais pas ça (à moins que la deuxième référence ne soit Ken Burns?)...

Sinon Equinox n'est pas un très bon film, mais Alan Rudolph est un cinéaste à (re)découvrir de toute urgence : je suggèrerais Trouble in Mind ou Choose Me comme porte d'entrée (The Moderns, éventuellement). Tous les films ne se valent pas, mais c'est un modèle de tact, de délicatesse, de sensualité mélancolique - et de loyauté à des comédiens qu'il aime visiblement bcp, ce qui a l'air réciproque. Le genre de petit maître habité par un souci de rapports substantiels avec son équipe (Bruce Willis qui a produit Breakfast for champions ne tarit pas d'éloges à son sujet) tellement plus intéressant que d'autres plutôt occupés à bien se vendre eux-mêmes.

Pour qd même mentionner les Weinstein dans un topic à leur sujet, je pense qu'ils ont fait plus de mal que de bien au cinéma indépendant américain des années 90 (précisément en en faisant, avec quelques têtes d'affiches suivies de relatifs yes-men, un label de leur créneau industriel). La compagnie a enterré des films étrangers dont ils avaient acheté les droits pour le territoire ricain (R.I.P Kiarostami), instrumentalisé le droit à la coupe pour faire pression sur des personnes employées (Salma Hayek et ce qu'elle a accepté pour que son film sur Frida Kahlo ressemble plus ou moins à ce qu'elle voulait montrer)... Donc la rhétorique "patron malade, mais qu'est-ce qu'on a fait de grands films" me paraît bien limitée (s'il faut aller sur le terrain comportements/résultats : ils auraient peut-être fait un meilleur travail de producteurs et distributeurs si la personne à la tête de la compagnie n'était pas surtout occupée à gérer de son point de vue une usine à violer des gens). Paradoxalement, la stricte indépendance encouragée par le désert officiel des années 2'000 aura produit de meilleurs résultats dans l'ensemble que la volonté d'un finalement grand studio à poser à l'indépendant.
"Personne ici ne prend MJ ou GTO par exemple pour des spectateurs de blockbusters moyennement cultivés." Strum
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Re: Les frères Weinstein

Post by 7swans »

MJ wrote: 20 Sep 20, 13:46
7swans wrote: 20 Sep 20, 11:28(...) Salwen (...) Burns
Ah tiens, connaissais pas ça (à moins que la deuxième référence ne soit Ken Burns?)...
Hal Salwen réalisateur du petit phénomène Denise Calls Up, qui avait gagné la Caméra d'Or.

Edward Burns, réalisateur de Cinéma Indé US "Canada Dry", oeuvre sans grande personnalité ou aspérité, mais j'apprécie le petit charme de The Brothers McMullen et She's the One.

J'évoquais Alan Rudolph sur Twitter récemment. J'aime bien les affiches de ses films des années 80.
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Il m'en reste encore certains à découvrir mais c'est un réalisateur passionnant.
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