George A. Romero (1940-2017)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Jack Carter
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Re: George A. Romero

Post by Jack Carter »

Olivier Père revient, dans son blog, sur quelques films de la carriere de Romero
http://www.arte.tv/sites/olivierpere/20 ... 1940-2017/
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Thaddeus
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Re: George A. Romero

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(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)


La nuit des morts-vivants
Tournant séminal du cinéma d’épouvante. Romero invente un style documentaire, quasiment matérialiste, et filme dans un noir et blanc cru l’apocalypse d’un monde déshumanisé. Les conventions du genre sont prises à contre-pied au profit d’une restitution clinique du cauchemar que la dimension politique place au niveau des plus féroces satires culturelles et idéologiques. Ces mains décharnées qui se tendent vers les humains cloîtrés, cette voracité des créatures se précipitant comme des bêtes sur les corps inertes, ces plans atroces des êtres agenouillés dévorant les viscères qu’ils ont réussi à s’approprier dans la curée générales constituent autant d’images qui heurtent et marquent parce qu’elles suggèrent des réminiscences terribles, aptes à traduire les préoccupations morales de leur époque. 5/6
Top 10 Année 1968

Martin
Qui est Martin ? Un garçon timide, un peu ombrageux, ou bien un monstre sanguinaire, dernier avatar de Nosferatu ? Romero brouille les cartes en utilisant divers modèles narratifs, des éclairages différents, des séquences virées. Frappe l’approche documentaire d’un genre (le film de vampire) remis sur les rails d’un réalisme très sec : le jeune homme n’est rien moins qu’un junkie impuissant errant dans les faubourgs désolés de Pittsburgh. Mais également le discours de fond qui mobilise chaque scène : réclusion, solitude, goût pour un naturalisme blafard et désenchanté. Plus que jamais le monde apparaît ici comme un espace de claustration et de refus où le mal s’enfonce dans les replis d’une humanité vacillante, imposant une sorte d’horreur consommée et établie. Un film aussi troublant que singulier. 4/6

Zombie
Le film a beau être considéré par beaucoup des spécialistes comme le meilleur opus de la longue série consacrée aux morts-vivants, je l’ai trouvé très vieilli et défaillant à presque tous les niveaux. Certes Romero déroule son unique sujet – l’insécurité – avec une transparence théorique qui pourrait légitimer jusqu’aux pauvretés du scénario. Bien sûr la nature de la menace importe si peu que les attaques de la police et celles des zombies sont traitées exactement de la même manière, dans une mise à l’écart de toute spécificité du fantastique. Mais sur le strict plan de l’efficacité horrifique, c’est peu dire que le huis-clos fonctionne mal ; et sur celui de l’allégorie, il semble pour le coup singulièrement limité, dénué de prolongement, la métaphore sur la société de consommation pesant des tonnes. 2/6

Le jour des morts-vivants
Le troisième volet de la série revient à la même donnée que ses prédécesseurs et en tire des variations nouvelles qui en prolongent avec cohérence les thèmes récurrents. Il développe cette fois quasiment un schéma d’anticipation : la race humaine a presque totalement disparu, une poignée de survivants organise une résistance désespérée tandis qu’un docteur Frankenstein domestique un zombie chez qui il perçoit les signes d’une nouvelle évolution. Tout en réservant le mauvais rôle aux crétins résidus de l’armée (ce qui lui permet de cocher la case gauchiste de son propos), Romero joue avec ses créatures en décomposition et ses visions d’étalage et d’étripage sur des airs de synthé trop 80’s. L’ensemble est didactique, gentiment ringard, mais suffisamment rythmé et inventif pour amuser. 4/6

Land of the dead
Le monde est désormais recouvert par la vermine putréfiée, mais certains postes retranchés résistent encore et toujours à l’envahisseur. Retournant le principe d’empathie habituelle, Romero accorde sa sympathie aux zombies, dont les réflexes humanisés s’opposent au cynisme des survivants, et qui doués de raison et d’émotions s’organisent désormais en armée. Truffé de références à l’histoire récente des USA (président corrompu au pouvoir affaibli accusant ses ennemis de djihadisme, grande tour surplombant la cité assiégée) comme de clins d’œil cinéphiliques (de New York 1997 à Mad Max en passant par La Planète des Singes), le film se présente comme un western futuriste non dénué d’idées, mais manque de cette franche cohérence qui permet un authentique caractère subversif. 3/6

Diary of the dead
Les zombies à l’heure de l’ère du numérique, des nouvelles images et de la médiatisation galopante. Sans doute pour ne pas se faire distancer sur le terrain d’une métaphore déjà usée à la corde par ailleurs, le cinéaste affiche ses intentions avec application : film dans le film et réflexivité méta sur le mode "le mort-vivant, c’est moi". Il raconte la fuite en camping-car d’un groupe d’amis dont l’un, muni d’une caméra vidéo, choisit d’immortaliser sous forme de journal comment les monstres, apparus de façon inexpliquée, s’attaquent aux humains. Aucune ellipse narrative (sauf quand la batterie…), une mise en abyme à la Scream, quelques saillies antisociales et une poignée d’énergumènes (bidasses détrousseurs, fermier amish muet, personnel soignant pas frais) en guise de garde-manger. Mouais. 3/6


Mon top :

1. La nuit des morts-vivants (1968)
2. Martin (1977)
3. Le jour des morts-vivants (1985)
4. Land of the dead (2005)
5. Diary of the dead (2007)

George Romero, pour moi, c’est donc presque exclusivement sa grande saga du zombie : mort-vivant à la broche, mort-vivant en salade, mort-vivant gratiné… dont il se sert comme d’un motif pour développer un propos subversif et très politisé, sans doute un peu trop évident. J’aime beaucoup le film inaugural ; nettement moins ce qui suit, même si je concède que, dans sa cuisine, le bonhomme est sans doute un petit maître.
Last edited by Thaddeus on 4 Mar 20, 10:22, edited 2 times in total.
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Alexandre Angel
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Re: George A. Romero

Post by Alexandre Angel »

Pas d'accord sur le number 5 mais évidemment d'accord sur le 1.
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Thaddeus
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Re: George A. Romero

Post by Thaddeus »

Je me doute pour mon numéro 5, et tu ne seras sans doute pas le seul étant donné sa réputation. Je l'ai pourtant trouvé tellement mou, dilettante, poussif, cousu de fil de blanc tant dans sa narration et ses effets que dans son propos. A revoir un jour peut-être...
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Jack Carter
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Re: George A. Romero

Post by Jack Carter »

Thaddeus wrote:Je me doute pour mon numéro 5, et tu ne seras sans doute pas le seul étant donné sa réputation. Je l'ai pourtant trouvé tellement mou, dilettante, poussif, cousu de fil de blanc tant dans sa narration et ses effets que dans son propos. A revoir un jour peut-être...
Tu as vu quelle version ?
Il me semble que pour ma part, je n'ai vu que le montage europeen (dit montage Argento "Zombie", à contrario du montage US Romero "Dawn of the dead"), et je n'avais pas trouvé ça mou.
Last edited by Jack Carter on 24 Jul 17, 22:15, edited 2 times in total.
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Thaddeus
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Re: George A. Romero

Post by Thaddeus »

Aucune idée. J'ignorais même qu'il y en avait plusieurs.
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Alexandre Angel
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Re: George A. Romero

Post by Alexandre Angel »

Jack Carter wrote:Il me semble que pour ma part, je n'ai vu que le montage europeen (dit montage Argento "Zombie", à contrario du montage US Romero "Dawn of the dead"), et je n'avais pas trouvé ça mou.
Je suis un peu paumé quant aux versions mais mon souvenir de Zombie, c'est que c'est ultra pas mou du tout :mrgreen: .
Bon, mon plus gros problème avec les films de morts-vivants de Romero, ce sont les séquences de mastications de chairs humaines. Ainsi, je déteste ce moment de Zombie, où, en couleurs , des portoricains bouffent leurs morts dans une cave. Je ne supporte pas qu'un film me donne envie de gerber.
Last edited by Alexandre Angel on 24 Jul 17, 23:02, edited 1 time in total.
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Demi-Lune
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Re: George A. Romero

Post by Demi-Lune »

Thaddeus, Zombie dans sa version européenne (montée par Dario Argento, qui officiait à la production), c'est juste un des meilleurs films d'action jamais faits!
Et la BO anxiogène et mémorable de Goblin est sans comparaison possible avec la soupe utilisée pour le montage américain, qui est effectivement beaucoup plus lent.
Film de chevet, pour bibi. Atmosphère absolument incroyable de fin du monde, suspense au cordeau, utilisation extraordinaire du décor du centre commercial (avec une exploitation topographique que McTiernan a dû étudier scrupuleusement), personnages géniaux, meilleur récit de survie d'un groupe assiégé que je connaissance avec Aliens. Pour moi, ça a d'autant moins vieilli que fond et forme (notamment via le montage, qui m'impressionne à chaque fois) procèdent d'une hargne et d'une subversion qui font du film l'un des essais politiques les plus fascinants produits par le Nouvel Hollywood.
Bref, chef-d’œuvre!

De toute façon, les deux versions (la version Argento et la version "Romero") sont justement fascinantes parce que complémentaires. C'est presque deux films différents, pas que pour des considérations de rythme. Refn disait récemment qu'à sa connaissance, c'était un cas unique dans l'histoire du cinéma, et ça se défend.
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Alexandre Angel
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Re: George A. Romero

Post by Alexandre Angel »

Demi-Lune wrote:Atmosphère absolument incroyable de fin du monde, suspense au cordeau, utilisation extraordinaire du décor du centre commercial (avec une exploitation topographique que McTiernan a dû étudier scrupuleusement), personnages géniaux, meilleur récit de survie d'un groupe assiégé que je connaissance avec Aliens. Pour moi, ça a d'autant moins vieilli que fond et forme (notamment via le montage, qui m'impressionne à chaque fois) procèdent d'une hargne et d'une subversion qui font du film l'un des essais politiques les plus fascinants produits par le Nouvel Hollywood.
Rien à redire
Outerlimits
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Re: George A. Romero

Post by Outerlimits »

Demi-Lune wrote:Thaddeus, Zombie dans sa version européenne (montée par Dario Argento, qui officiait à la production), c'est juste un des meilleurs films d'action jamais faits!
Et la BO anxiogène et mémorable de Goblin est sans comparaison possible avec la soupe utilisée pour le montage américain, qui est effectivement beaucoup plus lent.
Film de chevet, pour bibi. Atmosphère absolument incroyable de fin du monde, suspense au cordeau, utilisation extraordinaire du décor du centre commercial (avec une exploitation topographique que McTiernan a dû étudier scrupuleusement), personnages géniaux, meilleur récit de survie d'un groupe assiégé que je connaissance avec Aliens. Pour moi, ça a d'autant moins vieilli que fond et forme (notamment via le montage, qui m'impressionne à chaque fois) procèdent d'une hargne et d'une subversion qui font du film l'un des essais politiques les plus fascinants produits par le Nouvel Hollywood.
Bref, chef-d’œuvre!

De toute façon, les deux versions (la version Argento et la version "Romero") sont justement fascinantes parce que complémentaires. C'est presque deux films différents, pas que pour des considérations de rythme. Refn disait récemment qu'à sa connaissance, c'était un cas unique dans l'histoire du cinéma, et ça se défend.
Idem, rien à redire. Pour moi qui ai eu la chance de découvrir le film à sa sortie en salles en 83 (après 4 années d'interdiction dans notre beau pays), libéré en partie par René Château (la vidéo existait déjà chez l'éditeur en VOST et VF depuis quelques mois dans la collection "Les films que vous ne verrez jamais à la télévision"), difficile d'exprimer le choc ressenti à l'époque à la découverte de ce monument, sans doute le plus gros effet que m'aura fait un film à sa découverte en salles. Ca n'est pourtant pas le montage européen que je préfère mais le montage Cannois de 139' (il existe aussi une version allemande de 157'), suivi de la version Director's cut de Romero.
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Thaddeus
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Re: George A. Romero

Post by Thaddeus »

Hé bien, que répondre à tous ces éloges, si ce n'est pas que j'ai la déroutante impression de ne pas avoir vu du tout le même film que vous. Ma découverte remonte à plusieurs années, et outre le fait que je mes souvenirs n'en sont pas très nets, je n'exclue pas être passé totalement à côté. Mais en l'état, j'avoue n'avoir absolument pas perçu la nervosité et la rage que vous évoquez. Au contraire, je garde en mémoire une litanie asthénique de scènes identiques qui confine, à la longue, à l'ennui pur et simple. Pour pimenter un peu l'expérience, j'en étais au bout d'un moment à m'amuser de cet Interville spécial Morts-vivants organisé en quelques équipes : la première est celle des zombies, visages peints en gris-verts, la deuxième celle des hommes pas encore morts, qui s'exercent au tir au pigeon sur ces parfaites cibles mouvantes, la troisième celle des Hell's angels (rire ?), pillards motorisés qui ne viendront à bout d'aucune des deux factions et seront tous éliminés mystérieusement. Désolé de heurter le mythe mais je me rappelle avoir trouvé le tout franchement grotesque, sans la moindre intensité dramatique, et d'une ringardise encore accentuée par la platitude de l'Eastmancolor. Mais bref, j'arrête ici de brocarder le long-métrage, dont je suis très conscient qu'il est vénéré en ce lieu et en beaucoup d'autres.

Juste, Demi-Lune :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Je suis du coup allé vérifier ton Top 100, dans lequel il ne figure pas. Mais il apparaît en revanche dans ton Top alternatif... alors que les règles l'interdisent. Tu es quitte pour le modifier encore une fois, donc. :mrgreen:
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Re: George A. Romero

Post by Outerlimits »

Mon top :
Chef-d'oeuvre :
1 - Zombie (avec une préférence pour la version de 139' - mais les 3 versions sont géniales -je ne compte pas la version allemande à peine entrevue)

Bien :
2 - La nuit des morts-vivants
3 - Le jour des morts-vivants
4 - La nuit des fous-vivants (The crazies)
5 - La part des ténèbres
6 - Incident de parcours
7 - Survival of the dead
8 - Land of the dead (uniquement la version non censurée)
9 - Deux yeux maléfiques (sketch)
10 - Dance of the death (envers et contre tous je maintiens que c'est pour moi un des meilleurs segments de "Masters of horror").

Moyen :
Land of the dead (version cinéma)

Très moyen :
Creepshow
Diary of the dead (bien que je l'avais réévalué à la seconde vision)

Je n'aime pas :
Bruiser
Martin
Season of the witch

Pas vu :
There's Always Vanilla
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hotgavial
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Re: George A. Romero

Post by hotgavial »

La mort de Romero m'a beaucoup touché non seulement parce qu'il fait partie de mes cinq réalisateurs préférés mais aussi parce qu'il est celui qui m'a véritablement rendu fan du cinéma d'horreur. Je me rappelle encore ma découverte de "Diary of the dead", film injustement sous-côté, au cinéma Diagonal de Montpellier. Je n'avais encore jamais vu de film de morts-vivants. Le cinéma d'horreur n'étant pas parmi les favoris de mes parents, je ne connaissais que quelques grands classiques, que j'adore et qui me terrifiaient - : eL'exorciste", "La Malédiction", "Shining"... Mais c'est véritablement "Diary of the dead" qui m'a rendu fan du genre, puis quelques semaines plus tard la découverte de deux films qui m'ont marqué à vie : "La Nuit des morts Vivants" et "Zombie" - films que j'ai revu régulièrement depuis. De là a découlé la découverte de Cronenberg, Hooper, Craven ou bien sûr Carpenter. Bref, Romero tu me manques !

Mon top :
1- Zombie 10/10
2- La Nuit des Morts-vivants 10
3- Diary of the dead 9
4- Le jour des morts-vivants 8
5- Creepshow 7,5
6- Incidents de parcours 7
7- the Crazies 7
8- Land of the dead 6,5
9- Season of the Witch 5,5
10- Survival of the dead 4,5
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Demi-Lune
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Re: George A. Romero

Post by Demi-Lune »

Thaddeus wrote:Juste, Demi-Lune :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Je suis du coup allé vérifier ton Top 100, dans lequel il ne figure pas. Mais il apparaît en revanche dans ton Top alternatif... alors que les règles l'interdisent. Tu es quitte pour le modifier encore une fois, donc. :mrgreen:
Hééééé merde... :mrgreen:
mannhunter
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Re: George A. Romero

Post by mannhunter »

Outerlimits wrote:10 - Dance of the death (envers et contre tous je maintiens que c'est pour moi un des meilleurs segments de "Masters of horror").
Episode réalisé par Tobe Hooper. Romero n'a (hélas?) pas tourné pour la série des "Masters of Horror". :wink:
Ben Castellano wrote:Monkey Shines

Avec son esthétique de téléfilm passe-partout de ménagère qui aurait fait les beaux jours de M6 et son interprétation médiocrissime de Jason Beghe le film est parfois difficilement supportable. Même si on sent une volonté justement de se servir de cette enveloppe formelle totalement balisée pour dynamiter ce conformisme ambiant... Le problème c'est que ça ne marche pas vraiment et que ça n'a pas,au moins, l'efficacité d'un Verhoeven dans ce registre, Romero ayant encore moins une veine satiriste hollywoodienne. Bref c'est très poussif et pourtant c'est loin d'être inintéressant, le film proposant des idées très gonflées au niveau des connotations sociales et psychologiques. Mais juste des idées. Même le singe, s'il est trés bon, est trop ouvertement dressé dans ses séquences à l'écran pour qu'on y croit, les champs contre/champs y apparaissent souvent comme bien truqués.
:o J'en garde un très bon souvenir et ça serait bien qu'il sorte dans une belle édition Blu Ray ici :D

Excellents :D :

"Zombie" (montage Argento, jamais vu la version US de Romero)

"Incidents de parcours"

"Le jour des morts-vivants"

Bons :P :

"Bruiser"
"Creepshow"

Potables :) :

"L'étrange cas de Mr Valdemar" (épisode de "Deux yeux maléfiques")
"La part des ténèbres"

Curiosité :wink: :

"Knightriders"

Bof :| :

"Survival of the dead"
"Diary of the dead"

Bof bof :cry: :

"Land of the dead"

A voir ou revoir: "La nuit des morts-vivants", "Martin", "there's always vanilla", "season of the witch" et "the crazies".