Joël Séria

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Martine Cachet
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Re: Joël Séria

Post by Martine Cachet »

http://www.cinematheque.fr/media/s-ria.pdf

Voici le programme de la rétrospective Joël Séria à la cinémathèque avec comme événement principal, du moins pour moi : la diffusion en 35mm de San Antonio ne pense qu'à çà !, film jusque là presque invisible et qui était un objet d'obsession dans la furieuse envie que j'ai de le voir, comme peut l'être Travolta et Moi de Patricia Mazuy, que je n'ai toujours pas vu d'ailleurs :cry:
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Kevin95
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Re: Joël Séria

Post by Kevin95 »

Martine Cachet wrote:http://www.cinematheque.fr/media/s-ria.pdf

Voici le programme de la rétrospective Joël Séria à la cinémathèque avec comme événement principal, du moins pour moi : la diffusion en 35mm de San Antonio ne pense qu'à çà !, film jusque là presque invisible et qui était un objet d'obsession dans la furieuse envie que j'ai de le voir, comme peut l'être Travolta et Moi de Patricia Mazuy, que je n'ai toujours pas vu d'ailleurs :cry:
Une énorme purge.

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Martine Cachet
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Re: Joël Séria

Post by Martine Cachet »

Kevin95 wrote:
Martine Cachet wrote:http://www.cinematheque.fr/media/s-ria.pdf

Voici le programme de la rétrospective Joël Séria à la cinémathèque avec comme événement principal, du moins pour moi : la diffusion en 35mm de San Antonio ne pense qu'à çà !, film jusque là presque invisible et qui était un objet d'obsession dans la furieuse envie que j'ai de le voir, comme peut l'être Travolta et Moi de Patricia Mazuy, que je n'ai toujours pas vu d'ailleurs :cry:
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Tu l'as vu ? La chance !!!
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hellrick
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Re: Joël Séria

Post by hellrick »

Martine Cachet wrote:San Antonio ne pense qu'à çà !,
Je l'ai vu aussi c'est vraiment nul, mieux vaut revoir le dyptique avec Gérard Barray des 60's pas génial mais au moins distrayant.
Critiques ciné bis http://bis.cinemaland.net et asiatiques http://asia.cinemaland.net

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Kevin95
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Re: Joël Séria

Post by Kevin95 »

Il se trouve facilement sur le net. J'adore Séria donc j'y suis allé confiant avant... la déconvenue. Laid, beauf, vulgos. Le film est ultra pénible. Je pense que ça va gueuler dans la salle de la Cinémathèque.
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1kult
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Re: Joël Séria

Post by 1kult »

Oui c'est pas bon...

Par contre, la question c'est de savoir quel sera le montage de Marie Poupée...
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Re: Joël Séria

Post by lecoinducinéphage »

Rencontre avec Joël Séria : https://vimeo.com/277299116
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bruce randylan
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Re: Joël Séria

Post by bruce randylan »

Chaudemanche, père et fils (1995 - téléfilm)

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Chaudemanche est un veuf de 69 ans qui vit dans une ferme troglodytique de la Loire avec son fils, célibataire, et sa fille, divorcée. Ils sont connu dans la région pour leur exceptionnel Calva de contrebande.

Séria n'a jamais été un grand "cinéaste" et c'est peu dire que la direction artistique, la photo ou la dimension technique de ce téléfilm sont peu soignés. Il y a même des problèmes de raccords et de continuité vraiment gênants, sans parler de séquences ratées. L’interprétation n'est pas la plus heureuse non plus avec l'impression d'être devant des comédiens de seconds ou troisième choix, renforcée par la présence de Jacques Frantz dans le rôle du fils Chaudemanche loin d'être à l'aise (et j'ai passé une bonne partie du film à me demander quels comédiens américains il avait doublés). Même Galabru qui fait pourtant du Galabru n'est pas toujours dans ses marques.
Si on rajoute un scénario aux enjeux pauvres, presque inexistants, des dialogue souvent quelconques (à quelques bons mots graveleux ) à qui il manque la gouaille d'un Marielle, on peut dire que le temps s'écoule avec indifférence.
Et puis presque inespérément, le dernier tiers déploie sa petite musique en s'attachant davantage à ses personnages et bascule vers une réelle mélancolie remplie d’amertume et de regret. Sur un ton mineur, on retrouve davantage l'esprit Séria qui recycle aussi pas mal il faut dire, décalquant quasiment à l'identique une de scènes des galettes de Pont Avens (toujours avec Jeanne Goupil 20 ans plus tard, et toujours amoureusement filmée). Mine de rien, l'émotion s'installe, les personnages deviennent plus touchant et les dernières minutes sont même réussis avec une dimension testamentaire dans ce nouvel ode callipyge qui donne un dernier plan brillant qui fait regretter que Séria ai autant bâclé la forme durant 80 minutes.

Pour complétiste on dira mais ces 20 dernières minutes ne m'ont pas fait regretter le déplacement. Et accessoirement, produire un tel téléfilm est totalement inconcevable désormais.

Dans ce cycle, j'ai aussi pu voir le premier court métrage du cinéaste Shadows (1969). Difficile d'imaginer plus antagoniste à sa future filmographie que ce film de 8 minutes, sans dialogues, où Séria filme l'entraînement d'un boxeur, seul sur un fond noir. C'est pourtant une petite réussite dans le genre avec une belle photographie, un concept simple mais bien mise en valeur et un vrai travail sur le son, le montage et la captation de la vitesse. Ce court se fit remarquer pour sa technique, remporta un prix et ouvrit plus facilement à son metteur en scène les voies du long-métrage.
"celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir"
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Jean-Pierre Festina
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Re: Joël Séria

Post by Jean-Pierre Festina »

Dirk Diggler wrote:Une bonne crève ce matin, l'occasion de se terrer sous un plaid et de revoir "Charlie et ses deux nénéttes" dans une édition DVD qui a souffert. Mais purée, que ce film est beau, délicat... Juste un moment passé avec trois personnages adorables, deux gamines ni faites ni à faire, un gars décent comme t'en trouves plus à dix rondes, et quelques salops pour te faire croire que ce bonheur simple pourrait s'évanouir. On devine à travers la "définition" hasardeuse de bons décors de France, des paysages lumineux, neigeux ou pluvieux qui viennent clamer l'évidence qu'on peut passer du bon temps dans cet endroit en dehors des codes-barres à la con, du totalitarisme sournois.

Bon allez, à quand une sortie blu-ray ? A quand la justice ?
Découvert hier soir pour ma part et je valide tout ce que tu dis.
La narration de ce film me rappelle les livres pour enfants que l'on faisait dans les années 70, illustrés par Danièle Bour ou Poupa Montaufier : on y racontait de petites histoires en quelques lignes à gros caractères sur une page, avec des illustrations d'art naïf aux couleurs pastels sur l'autre page. Comme pour un road-movie, c'était rigoureusement dépouillé d'enjeu dramatique pour ne pas bousculer la sensibilité de l'enfant (bon, ici, il y aurait peut-être à redire sur le personnage de Marielle et aussi l'amoralité du trio amoureux, mais quoi, les personnages féminins sont majeurs), avec parfois de très légères touches douces-amères voire oniriques. Ca m'a aussi rappelé "Les petits câlins" de Jean-Marie Poiré, réalisé à la (très) lointaine époque où celui-ci laissait parler sa sensibilité.
Esthétiquement, le film procède par "taches" : le rouge du maillot de Jeanne Goupil, le marron de la veste de Serge Sauvion, le jaune de celle de Marielle (sans oublier les pastels de ses ignobles petites cathédrales) puis enfin la neige. La qualité du dvd achève de conférer à ce film une tonalité impressionniste mais je confesse pour ma part n'être pas attaché à l'idée d'un blu-ray restauré : il y a des oeuvres comme celles-ci qui doivent rester secrètes et ainsi donner l'impression à leur spectateur qu'il a découvert un astéroïde oublié.
Mais puisqu'il me tenait à coeur d'en faire l'article, je dirais simplement ceci :
bruce randylan wrote:Séria n'a jamais été un grand "cinéaste" et c'est peu dire que la direction artistique, la photo ou la dimension technique de ce téléfilm sont peu soignés.
je ne sais pas si les parties de ta phrase s'engagent mutuellement, mais pour ce qui regarde les trois films que j'ai vus de lui pour l'instant, ce que tu dis sur l'image est faux, et je donne beaucoup de "grands cinéastes" contre ce peintre de miniatures... D'ailleurs les prix du coffret sur les sites de revente parlent d'eux-mêmes :mrgreen:
Calvin Klein, Louis Pion, Fossil, Cerruti, G-Shock, G-shock premium, Casio pro-trek, Ted Lapidus, Michael Kors, Diesel, Daniel Wellington, Hugo Boss, Emporio Armani, Cluse, Gucci, Guess, Lacoste, Maserati, Nixon, Pulsar, Tommy Hillfiger... et bien sûr Festina !
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Jeremy Fox
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Re: Joël Séria

Post by Jeremy Fox »

Yaplusdsaumon wrote: 15 May 20, 07:47
Dirk Diggler wrote:Une bonne crève ce matin, l'occasion de se terrer sous un plaid et de revoir "Charlie et ses deux nénéttes" dans une édition DVD qui a souffert. Mais purée, que ce film est beau, délicat... Juste un moment passé avec trois personnages adorables, deux gamines ni faites ni à faire, un gars décent comme t'en trouves plus à dix rondes, et quelques salops pour te faire croire que ce bonheur simple pourrait s'évanouir. On devine à travers la "définition" hasardeuse de bons décors de France, des paysages lumineux, neigeux ou pluvieux qui viennent clamer l'évidence qu'on peut passer du bon temps dans cet endroit en dehors des codes-barres à la con, du totalitarisme sournois.

Bon allez, à quand une sortie blu-ray ? A quand la justice ?
Découvert hier soir pour ma part et je valide tout ce que tu dis.
La narration de ce film me rappelle les livres pour enfants que l'on faisait dans les années 70, illustrés par Danièle Bour ou Poupa Montaufier : on y racontait de petites histoires en quelques lignes à gros caractères sur une page, avec des illustrations d'art naïf aux couleurs pastels sur l'autre page. Comme pour un road-movie, c'était rigoureusement dépouillé d'enjeu dramatique pour ne pas bousculer la sensibilité de l'enfant (bon, ici, il y aurait peut-être à redire sur le personnage de Marielle et aussi l'amoralité du trio amoureux, mais quoi, les personnages féminins sont majeurs), avec parfois de très légères touches douces-amères voire oniriques. Ca m'a aussi rappelé "Les petits câlins" de Jean-Marie Poiré, réalisé à la (très) lointaine époque où celui-ci laissait parler sa sensibilité.
Esthétiquement, le film procède par "taches" : le rouge du maillot de Jeanne Goupil, le marron de la veste de Serge Sauvion, le jaune de celle de Marielle (sans oublier les pastels de ses ignobles petites cathédrales) puis enfin la neige. La qualité du dvd achève de conférer à ce film une tonalité impressionniste mais je confesse pour ma part n'être pas attaché à l'idée d'un blu-ray restauré : il y a des oeuvres comme celles-ci qui doivent rester secrètes et ainsi donner l'impression à leur spectateur qu'il a découvert un astéroïde oublié.
Je découvre donc ce soir ce film de Seria et je suis comme vous deux tombé sous le charme de ce road movie d'un autre temps. Serge Sauvion est formidable.
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Barry Egan
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Re: Joël Séria

Post by Barry Egan »

Est-ce la pudeur qui te fait en écrire aussi peu ?
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Jeremy Fox
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Re: Joël Séria

Post by Jeremy Fox »

Dirk Diggler wrote: 22 Sep 20, 09:04 Est-ce la pudeur qui te fait en écrire aussi peu ?
Non, la fainéantise.
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Jean-Pierre Festina
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Re: Joël Séria

Post by Jean-Pierre Festina »

Jeremy Fox wrote: 22 Sep 20, 10:09
Dirk Diggler wrote: 22 Sep 20, 09:04 Est-ce la pudeur qui te fait en écrire aussi peu ?
Non, la fainéantise.
Bon, ça va alors, c'est plutôt raccord avec le film.
Calvin Klein, Louis Pion, Fossil, Cerruti, G-Shock, G-shock premium, Casio pro-trek, Ted Lapidus, Michael Kors, Diesel, Daniel Wellington, Hugo Boss, Emporio Armani, Cluse, Gucci, Guess, Lacoste, Maserati, Nixon, Pulsar, Tommy Hillfiger... et bien sûr Festina !