Top John Boorman

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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jacques 2
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Re: Top John Boorman

Post by jacques 2 »

monfilm wrote:Je l'ai toujours trouvé attachant ce Zardoz.
En tout cas, il ne mérite pas d'être qualifié de "nul" : son esthétique est évidemment très datée mais il ne manque pas d'ambition et d'un scénario nettement plus fouillé que la grande majorité des films de SF ...

Bref, c'est surtout la forme qui est discutable ...
Tu es bien sévère, compatriote Hellrick, surtout au prorata de l'indulgence que tu manifestes souvent pour des métrages nettement plus ... ou moins .... (comment dire ? :fiou: ) :wink:
Federico
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Re: Top John Boorman

Post by Federico »

monfilm wrote:Je l'ai toujours trouvé attachant ce Zardoz. De la SF certes très datée, singulière, utopique ... comme L'âge de cristal Black moon ou La semence de l'homme, par exemple.
Attachant, c'est le mot vu que Connery y aligne les séquences bondage... :mrgreen:
Non, sans rire, je l'aime bien moi aussi malgré ses aspects nanardesques, ses effets cheap et ses costumes (enfin, si on peut appeler ça ainsi) à hurler de rire. Il contient malgré tout quelques jolis moments (le masque géant en lévitation, les pitoyables élites, la découverte de... ce que je ne spoilerai pas pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu...).
En tout cas bien moins ennuyeux que La semence de l'homme que j'ai découvert récemment mais je ne me vois pas comparer le Ferreri qui est juste une oeuvre d'anticipation et le Boorman qui est beaucoup plus SF-heroic fantasy.
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Re: Top John Boorman

Post by hellrick »

jacques 2 wrote: Tu es bien sévère, compatriote Hellrick
Oui, possible...faut dire que je l'ai vu il y a très longtemps après l'avoir vu figurer - souvenir! - dans le petit livre "Les 100 chefs d'oeuvres du film fantastique" (je m'étais mis en tête bien sûr de les voir tous les 100...ce n'est toujours pas le cas 20 ans après mais j'en ai vu une bonne partie quand même) et sa vision avait été brutale (alors que les autres films cités dans ce livre m'ont rarement déçus)...Mais j'avoue n'avoir pas vraiment envie de le revoir pour voir si je me trompe. :oops:

J'ai vu un autre Boorman aussi, La forêt d'émeraude, mais je ne m'en souviens pas.
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Re: Top John Boorman

Post by Federico »

hellrick wrote:Oui, possible...faut dire que je l'ai vu il y a très longtemps après l'avoir vu figurer - souvenir! - dans le petit livre "Les 100 chefs d'oeuvres du film fantastique" (je m'étais mis en tête bien sûr de les voir tous les 100...ce n'est toujours pas le cas 20 ans après mais j'en ai vu une bonne partie quand même) et sa vision avait été brutale (alors que les autres films cités dans ce livre m'ont rarement déçus)...
C'est cette liste-là :?:
Si oui, elle mélange un peu beaucoup fantastique, anticipation et SF (même si les frontières entre les genres sont parfois perméables).
Spoiler (cliquez pour afficher)
Par jeu, j'ai regardé combien j'en avais vus dans la liste : 85/100 :wink:
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Re: Top John Boorman

Post by hellrick »

Federico wrote:C'est cette liste-là :?:
Si oui, elle mélange un peu beaucoup fantastique, anticipation et SF (même si les frontières entre les genres sont parfois perméables).
Oui, c'est bien celle là...je pense que fantastique se prend au sens large (sf, horreur, fantastique pur, etc.) L'auteur avait renvoyé certains films dans d'autres bouquins: Profondo Rosso est dans les 100 chefs d'oeuvre du suspense, Rocky horror picture show dans celui sur le musical...Alien et Halloween auraient du figurer dans un autre livre, c'est le pourquoi de cette grosse omission.

Sinon j'en suis à 79 sur 100 pour ma part :wink:

Le livre sur le western est également très bien fait avec 100 titres imparables, j'ai aussi celui sur le suspense et le film historique.
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Re: Top John Boorman

Post by Watkinssien »

Mise à jour de mon top Boorman :

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Excalibur
Country of my Skull

RÉUSSITES

Duel dans le Pacifique
Leo the Last
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Exorcist II: The Heretic

INTÉRESSANTS

Catch us if you can
La forêt d'émeraude
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Beyond Rangoon
The General
The Tailor of Panama
Queen and Country

JE N'AIME PAS

Tout pour réussir
The Tiger's Tail
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Re: Top John Boorman

Post by Profondo Rosso »

Le Point de non-retour (1967)

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C'est pour le compte de son ami Reese que Walker, accompagné de sa femme, récupère dans la prison désaffectée d'Alcatraz un magot de 93 000 dollars. L'opération réussit. Reese abat Walker et emmène sa femme, qu'il convoitait depuis longtemps. Seulement Walker n'est pas mort et n'a de cesse de châtier Reese et ses complices.

En 1964 Don Siegel réalisait A bout portant mémorable remake du classique Les Tueurs de Robert Siodmak (1946) et faisait avec cette œuvre charnière la bascule du film noir vers le polar urbain, nouvel étendard plus au gout du jour du genre policier. On en retrouve deux protagonistes avec Lee Marvin et Angie Dickinson dans Point Blank premier chef d'œuvre du genre signé John Boorman qui frappe un grand coup avec ce qui est seulement son deuxième film. John Boorman adapte ici Comme une fleur, première aventure de Parker, le héros dur à cuir d'une série de romans que lui consacre Donald E. Westlake sous le pseudonyme de Richard Stark. L'argument est simple : trahi par son ami Reese (John Vernon) et sa propre épouse lors d'un coup, Walker (Lee Marvin) est abattu et laissé pour mort mais il va revenir pour se venger et récupérer son butin. Pitch simple pour un traitement qui l'est nettement moins. L'ouverture montrant la préparation, la réussite du vol et la trahison se déroule dans un kaléidoscope de scènes et d'images à la chronologie bouleversée (on découvre d'abord le corps inerte de Marvin avant de comprendre la raison de son état). Le mélange de polar nerveux et d'onirisme halluciné prend d'emblée avec ce traitement et permet de soutenir une interprétation qui tient tout au long du film : Walker n'a jamais quitté l'île d'Alcatraz et toute l'intrigue est le long songe d'un homme agonisant imaginant sa vengeance.

Les transitions surprenantes nous embarquent dans un espace mental étrange qui nous fait douter de la réalité de tout ce que l'on voit. Walker plus mort que vif parvient à s'extirper de sa geôle et à nager tandis qu'en voix-off un speaker narre l'histoire d'Alcatraz, voix venant du bateau touristique qui ramène notre héros retapé en ville et bien décidé à faire payer la note à ses ennemis. Boorman multiplie les idées de mise en scène alambiquées nous plaçant dans l'esprit perturbé et déterminé de Walker, les attitudes décalée de celui-ci renforçant le malaise. Les bruit de pas envahissent ainsi la bande son tandis que Walker cadré en biais avance vers l'appartement de l'épouse indigne et y pénètre sans précaution pour tirer dans le tas au ralenti. On navigue dans le psychédélique expérimentale le temps d'une bagarre hargneuse dans une boite de nuit où s'affirme l'invulnérabilité quasi surnaturelle du héros ("la ballade" en voiture où il secoue un acolyte sans que lui-même n'ai la moindre égratignure) ainsi que son caractère omniscient. Une vieille amie serveuse lui révèle tout ce qu'il veut savoir sans question, il traverse tel un spectre (malgré un stratagème ingénieux) l'immeuble le conduisant à Reese et cette détermination à récupérer son dû dont la teneur ridicule étonne constamment ses adversaires (93 000 dollars pas plus pas moins) font de lui un être presque abstrait et dévoué à son seul but. Lee Marvin est un véritable monolithe dont l'humanité ne s'exprime qu'à travers le regard des autres (le flashback de son épouse sur leur rencontre, l'étreinte avec une Angie Dickinson peu avare de ses charmes le provoquant alors qu'il n'a pas un regard pour elle), taiseux, menaçant et cognant avant de discuter.

On retrouve aussi cette dimension abstraite à travers cet insaisissable ennemi que constitue l'Organisation, groupe de décideurs plus insignifiant les uns que les autres anticipant l'idée largement utilisée par la suite d'une pègre gérée comme une multinationale à col blanc où le sang versé tout comme l'argent abondant circule dans l'ombre. Boorman filme Los Angeles comme une ville aride et fantomatique où l'on aura plus aperçu les villas abandonnées, les terrains vagues glauques et les parkings déserts que les palmiers. Le film oscille constamment entre une urbanité tout de même assez prononcée et cet aspect parc d'attraction inquiétant. On est définitivement convaincu d'être dans l'illusion lors de la dernière partie de plus en plus étrange où la répétitivité et le mimétisme entre les scènes qu'instaure Boorman rappelle la bizarrerie des rêves les plus profonds. Naturellement tout s'achève là où tout a commencé, à Alcatraz. Walker en retrait assiste à une relecture du vol d'ouverture dont il n'est plus un acteur et alors qu'il peut enfin récupérer son butin va se volatiliser. Le rêve/cauchemar arrive à son terme et une enfin satisfait, Walker va pouvoir retourner dans l'ombre. Quand le film expérimental rencontre le vrai cinéma de genre divertissant, cela donne cet ovni novateur auquel ne pourra jamais prétendre un Refn animé de velléités voisines dans ses dernières productions. Loin de cette sophistication, une autre adaptation fort divertissante verra le jour plus tard avec Payback (1999) de Brian Helgeland où un Mel Gibson teigneux reprend le rôle de Parker. 6/6
Borislehachoir
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Re: Top John Boorman

Post by Borislehachoir »

Dans le DVD des Arnaqueurs de Frears, il y a un petit documentaire sur Westlake et sur les adaptations tirées de ses bouquins ; je ne sais plus exactement comment le Boorman était mentionné, mais c'était quelque chose du style " un grand film sur les fluctuations boursières et la baisse du taux marginal " :shock:

Pour ma part, une chose qui m'avait marqué et qu'à ma connaissance aucun critique n'a souligné, c'est à quel point dans son excellent Vengeance Chang Cheh semble s'être inspiré du Boorman.
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Profondo Rosso
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Re: Top John Boorman

Post by Profondo Rosso »

Borislehachoir wrote: Pour ma part, une chose qui m'avait marqué et qu'à ma connaissance aucun critique n'a souligné, c'est à quel point dans son excellent Vengeance Chang Cheh semble s'être inspiré du Boorman.
Si je me souviens bien je crois que l'excellent Frédéric Ambroisine fait mention des similitudes dans le livret du dvd Wild Side du film de Chang Cheh. Excellent Chang Cheh d'ailleurs ! :wink:
Blue
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Re: Top John Boorman

Post by Blue »

Ce qui me fait halluciner le plus, c'est que "La Marque Du Tueur" est sorti presque en même temps que le film de Boorman (même un peu avant pour le Suzuki je crois). Deux films qui ont en commun de délirer les conventions narratives avec un feeling assez proche.
Mon top éditeurs : 1/Carlotta 2/Gaumont 3/Studiocanal 4/Le Chat 5/Potemkine 6/Pathé 7/L'Atelier 8/Esc 9/Elephant 10/Rimini 11/Coin De Mire 12/Spectrum 13/Wildside 14/La Rabbia-Jokers 15/Sidonis 16/Artus 17/BQHL 18/Bach
Federico
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Re: Top John Boorman

Post by Federico »

Profondo Rosso wrote:Le Point de non-retour (1967)

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C'est pour le compte de son ami Reese que Walker, accompagné de sa femme, récupère dans la prison désaffectée d'Alcatraz un magot de 93 000 dollars. L'opération réussit. Reese abat Walker et emmène sa femme, qu'il convoitait depuis longtemps. Seulement Walker n'est pas mort et n'a de cesse de châtier Reese et ses complices.

En 1964 Don Siegel réalisait A bout portant mémorable remake du classique Les Tueurs de Robert Siodmak (1946) et faisait avec cette œuvre charnière la bascule du film noir vers le polar urbain, nouvel étendard plus au gout du jour du genre policier. On en retrouve deux protagonistes avec Lee Marvin et Angie Dickinson dans Point Blank premier chef d'œuvre du genre signé John Boorman qui frappe un grand coup avec ce qui est seulement son deuxième film. John Boorman adapte ici Comme une fleur, première aventure de Parker, le héros dur à cuir d'une série de romans que lui consacre Donald E. Westlake sous le pseudonyme de Richard Stark. L'argument est simple : trahi par son ami Reese (John Vernon) et sa propre épouse lors d'un coup, Walker (Lee Marvin) est abattu et laissé pour mort mais il va revenir pour se venger et récupérer son butin. Pitch simple pour un traitement qui l'est nettement moins. L'ouverture montrant la préparation, la réussite du vol et la trahison se déroule dans un kaléidoscope de scènes et d'images à la chronologie bouleversée (on découvre d'abord le corps inerte de Marvin avant de comprendre la raison de son état). Le mélange de polar nerveux et d'onirisme halluciné prend d'emblée avec ce traitement et permet de soutenir une interprétation qui tient tout au long du film : Walker n'a jamais quitté l'île d'Alcatraz et toute l'intrigue est le long songe d'un homme agonisant imaginant sa vengeance.

Les transitions surprenantes nous embarquent dans un espace mental étrange qui nous fait douter de la réalité de tout ce que l'on voit. Walker plus mort que vif parvient à s'extirper de sa geôle et à nager tandis qu'en voix-off un speaker narre l'histoire d'Alcatraz, voix venant du bateau touristique qui ramène notre héros retapé en ville et bien décidé à faire payer la note à ses ennemis. Boorman multiplie les idées de mise en scène alambiquées nous plaçant dans l'esprit perturbé et déterminé de Walker, les attitudes décalée de celui-ci renforçant le malaise. Les bruit de pas envahissent ainsi la bande son tandis que Walker cadré en biais avance vers l'appartement de l'épouse indigne et y pénètre sans précaution pour tirer dans le tas au ralenti. On navigue dans le psychédélique expérimentale le temps d'une bagarre hargneuse dans une boite de nuit où s'affirme l'invulnérabilité quasi surnaturelle du héros ("la ballade" en voiture où il secoue un acolyte sans que lui-même n'ai la moindre égratignure) ainsi que son caractère omniscient. Une vieille amie serveuse lui révèle tout ce qu'il veut savoir sans question, il traverse tel un spectre (malgré un stratagème ingénieux) l'immeuble le conduisant à Reese et cette détermination à récupérer son dû dont la teneur ridicule étonne constamment ses adversaires (93 000 dollars pas plus pas moins) font de lui un être presque abstrait et dévoué à son seul but. Lee Marvin est un véritable monolithe dont l'humanité ne s'exprime qu'à travers le regard des autres (le flashback de son épouse sur leur rencontre, l'étreinte avec une Angie Dickinson peu avare de ses charmes le provoquant alors qu'il n'a pas un regard pour elle), taiseux, menaçant et cognant avant de discuter.

On retrouve aussi cette dimension abstraite à travers cet insaisissable ennemi que constitue l'Organisation, groupe de décideurs plus insignifiant les uns que les autres anticipant l'idée largement utilisée par la suite d'une pègre gérée comme une multinationale à col blanc où le sang versé tout comme l'argent abondant circule dans l'ombre. Boorman filme Los Angeles comme une ville aride et fantomatique où l'on aura plus aperçu les villas abandonnées, les terrains vagues glauques et les parkings déserts que les palmiers. Le film oscille constamment entre une urbanité tout de même assez prononcée et cet aspect parc d'attraction inquiétant. On est définitivement convaincu d'être dans l'illusion lors de la dernière partie de plus en plus étrange où la répétitivité et le mimétisme entre les scènes qu'instaure Boorman rappelle la bizarrerie des rêves les plus profonds. Naturellement tout s'achève là où tout a commencé, à Alcatraz. Walker en retrait assiste à une relecture du vol d'ouverture dont il n'est plus un acteur et alors qu'il peut enfin récupérer son butin va se volatiliser. Le rêve/cauchemar arrive à son terme et une enfin satisfait, Walker va pouvoir retourner dans l'ombre. Quand le film expérimental rencontre le vrai cinéma de genre divertissant, cela donne cet ovni novateur auquel ne pourra jamais prétendre un Refn animé de velléités voisines dans ses dernières productions. Loin de cette sophistication, une autre adaptation fort divertissante verra le jour plus tard avec Payback (1999) de Brian Helgeland où un Mel Gibson teigneux reprend le rôle de Parker. 6/6
Bravo pour ton analyse de ce superbe polar pas comme les autres qui porte la marque assez psychédélique (ou de trip à l'intérieur d'un cerveau) de nombreux films de Boorman. Même si j'ai aussi beaucoup aimé Drive avec lequel je n'avais pas fait le rapprochement mais il y a quelques similitudes. :wink:
Avec son "marcheur" minéral, déterminé, qui encaisse et cogne dur, presque désintéressé sauf à accomplir sa propre mission, Point blank annonce clairement le personnage d'Harry Callahan.
Last edited by Federico on 4 Jul 13, 14:08, edited 1 time in total.
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Re: Top John Boorman

Post by Flol »

Federico wrote:le personnage d'Harry Callaghan
Pardon ?
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Re: Top John Boorman

Post by Federico »

Ratatouille wrote:
Federico wrote:le personnage d'Harry Callaghan
Pardon ?
Oui, je sais, c'est un poil osé mais c'est pour le côté borné, dur au mal, la démarche rapide. Combien de fois suit-on Callaghan arpentant à grandes foulées des couloirs ou des rues ? Et souvent en contre-plongée.
Pas pour le fond de l'histoire évidemment ni le personnage par lui-même (d'un côté un truand, de l'autre un flic, quoi que la porosité existe :wink: ).
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Re: Top John Boorman

Post by Flol »

Ah ok. Tu voulais donc parler de Harry Callahan (pardon, c'est mon côté nazi qui resurgit de temps en temps :oops:).
julien
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Re: Top John Boorman

Post by julien »

Federico wrote:Avec son "marcheur" minéral, déterminé, qui encaisse et cogne dur, presque désintéressé sauf à accomplir sa propre mission, Point blank annonce clairement le personnage d'Harry Callaghan.
On retrouvait déjà cet aspect là d'ailleurs dans À bout portant de Siegel, avec Lee Marvin dans le rôle d'un tueur.
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"Toutes les raisons évoquées qui t'ont paru peu convaincantes sont, pour ma part, les parties d'une remarquable richesse." Watki.