Studio Pixar

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Jeremy Fox
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Re: Résultat du top Pixar

Post by Jeremy Fox »

Ratatouille wrote: Pas le plus mauvais Pixar (Brave garde la tête), mais pas loin non plus.
D'accord à mon tour ; je l'avais oublié au moment d'écrire mon avis.
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Watkinssien
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Re: Résultat du top Pixar

Post by Watkinssien »



On ne sait pas ce que cela peut donner, mais il y a semble-t-il un curieux décalage entre l'aspect vraiment "cartoon" des dinosaures et la perfection réaliste des graphismes des paysages.

Forcément, je suis intéressé, sachant que les BA chez Pixar ne sont jamais réellement alléchantes.
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Jeremy Fox
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Re: Studio Pixar

Post by Jeremy Fox »

Le Monde de Dory (Finding Dory) : Andrew Stanton 2016

Le Monde de Nemo était un sommet du studio, sa "suite " un de ses films les plus mineurs et les moins bien rythmés. Non pas que ce soit mauvais (rien que le personnage du poulpe est même anthologique) mais c'aura été ennuyeux (le film a énormément de mal à démarrer) puis répétitif et finalement assez peu amusant (guère plus émouvant). Entre deux parties assez fades, reste pas mal de trouvailles assez drôles lorsque nos 'héros' se retrouvent dans l'aquarium californien. pas désagréable mais loin d'être captivant.
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Rick Deckard
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Re: Studio Pixar

Post by Rick Deckard »

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hansolo
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Préprogramme - Coco

Post by hansolo »

Etrange rupture de tradition pour le dernier Pixar, non seulement le court métrage habituellement offert en pré programme (par les salles qui daignent le projetter ...) n'est pas une production Pixar comme d'habitude mais Disney & dure 21 min au lieu des 10 minutes habituelles.
Mais de plus la qualité de cet avant programme semble médiocre (et il a été déprogrammé après une semaine par Disney)

http://www.lepoint.fr/pop-culture/cinem ... 1_2923.php

Certains d'entre vous l'on vu au cinéma?
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Watkinssien
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Re: Préprogramme - Coco

Post by Watkinssien »

hansolo wrote:Etrange rupture de tradition pour le dernier Pixar, non seulement le court métrage habituellement offert en pré programme (par les salles qui daignent le projetter) n'est pas une production Pixar comme d'habitude mais Disney & dure 21 min au lieu des 10 minutes habituelles.
Mais de plus la qualité de cet avant programme semble médiocre (et il a été déprogrammé après une semaine par Disney)

http://www.lepoint.fr/pop-culture/cinem ... 1_2923.php

Certains d'entre vous l'on vu au cinéma?
Oui, c'était tout à fait mauvais et insupportable du début jusqu'à la fin. Heureusement, le magnifique Coco, au bout de dix secondes, me l'a fait oublier.
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aelita
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Re: Studio Pixar

Post by aelita »

j'y suis allée vendredi en fin d'après-midi (pour avoir la VOST). J'ai été un peu surprise par l'absence du traditionnel (souvent excellent, et au minimum plaisant) court-métrage Pixar avant le film. Je comprends maintenant...
Et, oui, ce Coco est magnifique. Visuellement, mais aussi dans son scenario. On y trouve des thèmes (la vieillesse, le deuil, en particulier) pas si fréquents dans les films destinés à un jeune public. De ce point de vue, le film (très différent par ailleurs pour le reste) m'a un peu rappelé Là-Haut, qui était aussi l'histoire d'un vieil homme ayant du mal à faire son deuil.
A partir des retrouvailles du jeune héros avec son arrière-grand mère, j'ai eu beaucoup de mal à retenir mes larmes...
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Re: Studio Pixar

Post by hansolo »

aelita wrote:j'y suis allée vendredi en fin d'après-midi (pour avoir la VOST). J'ai été un peu surprise par l'absence du traditionnel (souvent excellent, et au minimum plaisant) court-métrage Pixar avant le film. Je comprends maintenant...
En fait ca depend bcp de salle et/ou chaine de cinéma ou tu vas voir le film. Pas sûr que l'absence du court métrage ne soit pas due a une décision de la salle de cinéma.

J'ai eu 2 fois l'amère expérience d'avoir un cm Pixar sabré, une fois chez UGC, l'autre chez Gaumont (UGC avait poussé le cynisme jusqu'a expliquer que ca leur permettait de 'proposer' plus de séances a leurs spectateurs ...) :roll:
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aelita
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Re: Studio Pixar

Post by aelita »

J'ai toujours eu le court-métrage avant la diffusion des films Pixar, et ce quelque soit le réseau (MK2, UGC, autre...). Comme il a été dit un peu plus haut, c'est peut-être plutôt une décision de Disney, vu la mauvaise réception pour ce CM;
A noter qu'il est annoncé dans la programmation de fin d'année, je ne sais plus sur quelle chaîne (on annonce bien Joyeuses fêtes avec Olaf).
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Re: Studio Pixar

Post by hansolo »

aelita wrote:J'ai toujours eu le court-métrage avant la diffusion des films Pixar, et ce quelque soit le réseau (MK2, UGC, autre...). Comme il a été dit un peu plus haut, c'est peut-être plutôt une décision de Disney, vu la mauvaise réception pour ce CM;
Dans ce cas précis, apparemment oui. Et ça semble une bonne idée vu la "qualité" de ce court ...

Mais pour les Pixar précédent, certaines salles se permettent de sabrer l'avant programme sans en informer leurs clients.
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Thaddeus
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Re: Studio Pixar

Post by Thaddeus »

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(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)


Toy story (John Lasseter)
Coup d’envoi de la glorieuse production Pixar, et par conséquent film-balise d’une importance capitale pour l’animation. D’emblée s’y ébrouent une flopée de personnages formidablement dessinés, réunis dans une aventure poétique et mouvementée truffée de ressorts dramatiques, et où l’intime et la réflexion ne sont jamais sacrifiés au profit d’un spectaculaire pourtant ébouriffant. La souplesse de l’ordinateur permet une technicité jusqu’alors inédite, des profondeurs inusitées, des contre-plongées vertigineuses, des mises à l’échelle de personnages (jouets, enfants, adultes) irréprochables. Et la leçon de tolérance de la fable, alliée à un humour qui transparaît dans le florilège des jeux de mots, la cocasserie des situations et le travail sur les voix, parachève la complète réussite de l’entreprise. 5/6

1001 pattes (John Lasseter & Andrew Stanton)
Avec deux poux cascadeurs, un chœur de fourmis scouts et une sauterelle dégénérée, Lasseter et Stanton font passer Jim Carrey pour une poupée Ken. Le bestiaire de ce deuxième long-métrage gorgé d'inventions propulse l’aventure vers des sommets d’humour dévastateur, jusqu’à laisser un peu sur le carreau son vrai héros qui sert presque de faire-valoir à la cour des miracles dont il s’entoure. Aux vastes possibilités d’un canevas connu, démarqué des Sept Mercenaires, viennent se greffer de nombreux motifs (la dialectique justicier/imposteur, David et Goliath, la morale du spectacle) qui ajoutent épaisseur et intelligence à une réjouissante comédie entomophile, forte d’un graphisme ébouriffant, de nuances pastel très séduisantes et de réjouissants niveaux de narration. 5/6

Toy story 2 (John Lasseter)
En reprenant l’univers du film originel, Lasseter ne se contente pas de poursuivre les lignes et les pistes qu’il avait inaugurées : il les approfondit avec une subtilité d’écriture, une délicatesse et une virtuosité qui laissent pantois. Surtout, il revendique poétiquement la banalité et la maladresse de ses anti-héros et condamne la dérive d’un cinéma instrumentalisé, voué au culte de la muséification. Captant le rythme déchaîné d’une véritable sarabande frénétique, le film cumule les clins d’œil jubilatoires, les péripéties tordantes (Buzz en mode Ranger illuminé : grand moment de poilade), les tours de force visuels, qui ne seraient rien sans cette émotion prégnante qui parcourt le récit entier : c’est rien moins qu’une méditation inquiète, mélancolique et chaleureuse à la fois sur la fidélité, l’amitié, la maturité – et le sens de la vie. 6/6
Top 10 Année 1999

Monstres & Cie (Pete Docter)
L’une des réussites les plus audacieuses et délirantes de la firme à la lampe, dont le postulat génial ouvre sur une prolifération d’articulations conceptuelles plus dingues les unes que les autres. Procédant par itérations et déductions successives, Pete Docter assume un premier degré de l’enfance (les monstres existent et ils sont aussi flippés que nous) grâce à un imaginaire foisonnant et élabore tout un dispositif d’inversion des valeurs qui favorise un éventail assez jouissif de niveaux de lectures. La richesse du récit et des trouvailles visuelles, la faculté à provoquer l’émotion sans jamais user des grosses ficelles, la multiplication des rebondissements qui ricochent jusqu’à l’anthologique séquence finale de la salle des portes, tout cela rend presque dérisoire le tour de force technique. 5/6

Le monde de Nemo (Andrew Stanton & Lee Unkrich)
Nouveau challenge pour les cinéastes et leur équipe aux doigts de fées : donner vie aux volumes labiles, aux formes mouvantes et à l’extravagante féérie de l’univers marin. On ne savait pas l’ichtyologie aussi excentrique, cocasse et poétique : pendant que les méduses s’offrent des chatoiements de lanternes chinoises un jour de l’an, les algues affichent des grâces de danseuses du ventre tunisiennes. Entre une dorade complètement cintrée et des mouettes au ciboulot cramé, dans des régals de bleus profonds et de gerbes multicolores, ce songe d’enfant heureux fait danser les notes de l’humour et du merveilleux, orchestre une aventure délirante autour de la paternité et de la solidarité, du deuil et de la séparation, de l’affranchissement, de la responsabilité et du vivre ensemble malgré ses différences. 5/6

Les indestructibles (Brad Bird)
Les super-héros sont-ils des hommes et des femmes comme les autres ? Les créateurs de Pixar sont-ils eux-mêmes des super-héros ? Arriveront-ils à rater un film ? Pas encore ce coup-ci. Pour la première fois, c’est bien la chair humaine qui sert de matériau à l’aventure, quand bien mère la maison-mère lui insuffle des qualités mécaniques proches du latex. Affranchie de la pesanteur, la caméra virevolte le long de décors stupéfiants à la James Bond, offre un feux d’artifices de couleurs et de textures , superpose aux inventions éberluantes d’un récit échevelé une réflexion sur la famille comme ultime recours au chaos intersidéral. Le film a de quoi faire de chacun de nous des héros en puissance : tant mieux, car ce n’est pas demain la veille qu’on se lassera de la perfection, surtout quand on peut autant rigoler. 5/6
Top 10 Année 2004

Cars (John Lasseter)
Dans les veines de Lasseter coule, mêlée à de l’encre, l’huile de moteur. C’est dire que ce long-métrage lui est cher, nourrie d’une passion de longue date pour les voitures. Simple et élémentaire, le message du film véhicule des valeurs en rupture avec celles l’Amérique gagneuse et gagnante, faisant planer l’ombre des pères sur le trou perdu où s’égare le héros. Graphiquement la réussite est remarquable, magnifiant les paysages dorés et poussiéreux de la route 66, du désert américain, l’existence à la fois chromée, clinquante et fatiguées des véhicules qui les habitent. En revanche le propos accuse une insistance légèrement pontifiante, titillant une fibre nostalgique que d’aucuns pourraient juger réactionnaire. Mais les personnages sont drôles, attachants, et le spectacle reste au-dessus du tout-venant. 4/6

Ratatouille (Brad Bird)
Oyez la réjouissante histoire de l’inénarrable rat de goût devenu maître-queux d’un grand restaurant parisien. Remy, rongeur doué de raison et d’émotion, plus familier des poubelles que des riches venelles de la Ville lumière, n’en est pas moins le plus raffiné des gourmets, avec lequel il est plaisant de flâner de la tour Eiffel au pont des Arts, à hauteur de gaspard. L’argument est crédible, et d’autant plus convaincant que la maestria technique et la michelangelesque utilisation des couleurs ne réduisent pas l’intrigue au rang d’apéricube. Qu’il s’agisse de promouvoir le plaisir gustatif au détriment de la malbouffe, de s’accepter ou d’accepter sa destinée, d’affirmer sa fidélité au groupe ou au contraire son besoin de s’en démarquer, le propos est délivré avec une finesse exemplaire et un humour irrésistible. 5/6

Wall-E (Andrew Stanton)
Si l’une des facultés de Pixar est d’insuffler une âme à tous les objets de la création, alors ce film constitue peut-être l’aboutissement de sa quête, qui parvient à faire d’une boîte de conserve rouillée le plus tendre, le plus charmant, le plus émouvant des robots. Du travail opéré sur ses débords graphiques, de sa logique circulaire, de la scission opérée entre l’approche contemplative de l’extraordinaire première partie et la prolifération narrative qui éreinte la seconde, on pourrait écrire un roman. On se contentera d’exalter la finesse avec laquelle il exprime un propos d’une singulière virulence sur la surconsommation et le danger écologique, et de louer la sensibilité miraculeuse qui traverse ce retour aux sources de la vie : premiers ratés, premiers élans, premiers gestes, premiers émois... Un véritable bijou. 5/6
Top Année 2008

Là-haut (Pete Docter & Bob Peterson)
Les rêves n’ont pas d’âge. Là-haut, loin au-delà de l’immensité bleue du ciel, il y a ceux de Carl Fredericksen, un explorateur en culottes courtes désormais emmuré dans le corps cubique d’un vieux marchand de ballons à grosses binocles. Après l’océan et l’espace, les magiciens du studio décollent vers un nouvel infini. Il leur suffit d’un sublime générique muet, résumant les épreuves traversées par un couple d’amoureux des joies du quotidien jusqu’au couperet de la maladie et de la mort, pour nous inonder les yeux. La suite, bien que foisonnante et portée par les vents d’un scénario décomplexé, est un peu plus prévisible, moins délirant qu’à l’accoutumée, mais il est impossible de faire la fine bouche devant la joyeuse fécondité d’une telle débauche de couleurs, de tendresse et de brio. 4/6

Toy story 3 (Lee Unkrich)
Pour conclure (provisoirement ?) la saga qui inaugura l’ère Pixar, il fallait bien une apothéose. Ce troisième volet l’accomplit en radicalisant son programme : le vertige de la mort, du néant, le spectre de l’abandon et l’angoisse permanente qui en résulte, les films précédents les avaient déjà mis en scène, dans un rituel toujours recommencé où les jouets se figeaient à l’approche des humains, inanimés, et où le sentiment d’exister passait à travers leur présence fixe et têtue. Voilà pourquoi, devant ce foisonnement de formes, de mouvements et de matières lisses, ces tendres évocations de l’enfance et de l’initiation, ces feux d’artifices techniques n’éclipsant jamais un discours qui rappelle la vérité des rôles sociaux et des rites relationnels, il ne reste que la force d’une émotion irréductiblement éprouvée. 5/6
Top 10 Année 2010

Vice-versa (Pete Docter & Ronnie Del Carmen)
On pouvait penser que Pixar avait atteint des sommets indépassables. Premier commandement : tu ne douteras jamais de ses capacités à aller toujours plus haut et plus loin, à faire toujours plus fou et plus fort. Car en racontant comment une jeune fille, habitée par une équipe de neurones en poil de moquette, glisse soudain de l’insouciance à la dépression, Docter accouche d’un mélo cérébral proprement vertigineux, dont l’affolement théorique le dispute à un sidérant foisonnement figuratif. Comme d’habitude avec le studio, grandir devient une tragédie intime, la drôlerie la plus échevelée est indissociable de la naissance de la mélancolie, et les bouleversements qui régissent l’âge critique du passage à l’adolescence sont transcendés par la puissance thérapeutique du cinéma d’animation. L’émerveillement est absolu et l’émotion sans limite. 6/6
Top 10 Année 2015

Le monde de Dory (Andrew Stanton)
Il suffit de quelques secondes pour être conquis par les personnages de cette suite-remake, et d’à peine plus de temps pour comprendre qu’elle ne sera pas à la hauteur du premier volet. Car à s’en remettre avec une facilité un peu roublarde à certains automatismes, à limiter les risques au profit d’une écriture frisant la paresse (le recours aux flash-backs qui assaillent l’héroïne amnésique pour faire avancer l’histoire), les réalisateurs accouchent d’une aventure sur courant alternatif, mais dont la canonique sensibilité garantit néanmoins un vrai plaisir. Vertu constante du studio qui, même lorsqu’il flirte avec la sensiblerie ou gratte un sillon déjà bien creusé, parvient à séduire par la cocasserie de ses situations, le développement de ses thématiques, et sa faculté à les structurer dans des couches sous-jacentes. 4/6

Coco (Lee Unkrich & Adrian Molina)
Henry Selick et Tim Burton avaient déjà fait le coup : rien ne peut être plus séduisant, de par sa fantaisie bariolée et ses éclats multicolores, que le royaume des défunts. Dans la lignée des mémorables infra-mondes explorés par Pixar, voici donc l’émanation féérique d’une fête des morts mexicaine à laquelle ne manque certes aucun cliché mais dont le registre de représentation s’anime d’une ambiguïté fondamentale. Car au fil d’une charpente dramatique dosant avec habileté le plaisir de la surprise et celui de la reconnaissance, c’est encore la grande question du souvenir, de sa transmission et de sa préservation qui est exhumée, prouvant que Disney, malgré les quelques scories doucereuses ou lénifiantes qui émaillent le récit, n’a pas étouffé la sensibilité proverbiale dont bat le cœur de la firme à la lampe. 5/6

Les Indestructibles 2 (Brad Bird)
Le prodige du premier volet tenait en grande partie dans le dialogue égalitaire entre monde réel (la vie quotidienne d’une super-famille) et accélérations fantastiques, à travers lequel défi technique et fermeté du récit faisaient feu de tout bois. En bon transfuge de l’animation traditionnelle, Bird reconduit la formule magique et nous gratifie d’une suite haut-de-gamme qui compense un scénario prévisible par une inventivité folle, tant dans la mécanique hilarante du gag que dans la profusion très lisible de l’action. Que l’on ne trouve pas une seconde pour s’y ennuyer n’empêche pas de peser à chaque instant la profondeur de cette aventure en ligne claire, dont la générosité consiste à unifier prosaïque et extraordinaire : sauver le monde ou élever les mômes, l’exploit se tisse d’une seule et même étoffe. 5/6


Mon top :

1. Vice-versa (2015)
2. Toy story 2 (1999)
3. Wall-E (2008)
4. Les indestructibles (2004)
5. Toy story 3 (2010)


Y a-t-il quoi que ce soit à ajouter à ces quelques notes et commentaires, qui parlent d'eux-mêmes ? Dans le domaine de l'animation, le studio Pixar fait preuve depuis vingt ans d'une constance proprement extraordinaire dans l'invention, la virtuosité, la profondeur et l'émotion.
Last edited by Thaddeus on 2 Feb 20, 01:37, edited 3 times in total.
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-Kaonashi Yupa-
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Re: Préprogramme - Coco

Post by -Kaonashi Yupa- »

hansolo wrote:au lieu des 10 minutes habituelles.
Même pas : les courts-métrages Pixar durent rarement plus de 6-7 minutes et sont toujours d'une efficacité à toute épreuve !
Si même de ce côté Pixar faiblit, c'est triste. :?
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-Kaonashi Yupa-
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Re: Studio Pixar

Post by -Kaonashi Yupa- »

Thaddeus wrote:Y a-t-il quoi que ce soit à ajouter à ces quelques notes et commentaires, qui parlent d'eux-mêmes ? Dans le domaine de l'animation, le studio Pixar fait preuve depuis vingt ans d'une constance proprement extraordinaire dans l'invention, la virtuosité, la profondeur et l'émotion.
Pour ma part j'ajouterais que tu peux parler de constance car tu n'as pas vu tous les longs métrages. Ça ne contredit pas réellement ton affirmation, mais force est de constater que ces 7 dernières années, le niveau d'excellence du studio a pas mal baissé : vois Rebelle, Le Voyage d'Arlo, Cars 2 & Cars 3 et Monstres Academy, et on en reparle. Ce sont soit des suites peu inspirées, soit des films à la production mal engagée, et même si la qualité technique est globalement là, c'est assez faible en comparaison de tous les précédents films.
aelita
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Re: Préprogramme - Coco

Post by aelita »

-Kaonashi Yupa- wrote:
hansolo wrote:au lieu des 10 minutes habituelles.
Même pas : les courts-métrages Pixar durent rarement plus de 6-7 minutes et sont toujours d'une efficacité à toute épreuve !
Si même de ce côté Pixar faiblit, c'est triste. :?
Peut-être y a-t-il eu un "arrangement" qui imposait à Pixar de passer un CM Disney (ou bien que Pixar n'avait rien d'inédit et de prêt à temps ?) ou que les studios ont jugé bon, pour un film sortant en fin d'année, d'y accoler un CM sur le thème des fêtes?. Le problème, c'est surtout que le CM était mauvais et a déçu tout le monde ...
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Thaddeus
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Re: Studio Pixar

Post by Thaddeus »

-Kaonashi Yupa- wrote:tu peux parler de constance car tu n'as pas vu tous les longs métrages
Il va de soi que, comme toujours, je ne tire mes conclusions que de ce que j'ai vu. Je crois savoir en effet que la plupart des derniers films du studio accusent une baisse qualitative, mais mon message ne se base que sur mon expérience.