Razorback (Russell Mulcahy - 1984)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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mannhunter
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Re: Razorback (Russell Mulcahy - 1984)

Post by mannhunter »

Gounou wrote:Au passage, voici l'affiche qui m'a fait fantasmer le film à l'adolescence... je me demande comment je l'aurais apprécié à cette époque !

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Un petit côté Fright Night / A Nightmare on Elm Street... j'adorais ces affiches des années 80 avec le "Mal" qui occupe tout le ciel et la petite lueur humaine en dessous.
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ahh elles avaient quand même de la gueule ces affiches 80's :)

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Flol
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Re: Razorback (Russell Mulcahy - 1984)

Post by Flol »

Gounou wrote:
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Ahlala...celle-là, elle m'a bien fait flipper à l'époque. Ces mâchoires surdimensionnées, qu'on retrouve parfaitement dans le film, m'ont toujours traumatisé.
Depuis, je ne peux plus revoir Chris Sarandon de la même façon.
7swans
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Re: Razorback (Russell Mulcahy - 1984)

Post by 7swans »

Ratatouille wrote:
Gounou wrote:
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Ces mâchoires surdimensionnées,
Keira Knightley?
Comme les Notting Hillbillies : "Missing...Presumed Having a Good Time (on Letterboxd : https://letterboxd.com/ishenryfool/)"
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Flol
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Re: Razorback (Russell Mulcahy - 1984)

Post by Flol »

Non elle, c'est les canines qu'elle a de surdimensionnées. Comme sur l'affiche de Fright Night en fait, oui.
mannhunter
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Re:

Post by mannhunter »

Demi-Lune wrote:
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Enfin découvert (après le trip autour de la capture d'ed il fallait bien résorber cette inculture :mrgreen: ) et ma foi j'ai passé un très bon moment.
L'amateur de ciné fantastique 80's que je suis a été comblé : le pitch tient sur un ticket de métro mais ce n'est pas du tout rédhibitoire, car ça reste très original et traité avec intelligence et savoir-faire. Dès l'ouverture, en seulement deux minutes on est dans le bain. L'épure du scénario permet à Mulcahy de porter son film par la force de sa mise en scène. Non contente d'être très maîtrisée (cadrages, sens de l'espace, travellings, découpage, et plus particulièrement la manière de rester allusif sur ce qu'on dévoile de notre phacochère affamé), elle déploie un aboutissement esthétique rangeant Razorback aux côtés d'autres films fantastiques formalistes de la même époque comme notamment Les Prédateurs. La photo orangée et bleutée de Deam Semler magnifie les étendues désertiques australiennes et rend atmosphérique l'expérience du film, ravagé par le soleil et la canicule. J'ai parfois un peu pensé à No Country for old men pour l'aspect western moderne et sensitif (c'est comme si on sentait la puanteur des carcasses et de la boue traverser les images). Les couleurs sont vraiment très belles, très chaudes, tellement éloignées de cette putain d'esthétique marron-grisâtre qu'on nous sert à la soupe maintenant. Le film ménage par ailleurs quelques surprises, que ce soient des scènes de rêves très expressives ou une avarice sur le gore qui n'altère cependant pas la violence de certaines séquences (grâce au montage et aux effets sonores, comme lorsque l'héroïne est assaillie dans sa voiture). A côté de ça Razorback reste assez prévisible dans certains de ses effets (comme avec cette greffe superficielle de blondinette romantique à l'histoire) Par ailleurs dans l'ensemble la B.O. a un peu vieilli.
Sinon, ça reste pour moi un bon film en son genre, devant beaucoup à son ambiance et à son travail visuel. D'ailleurs rétrospectivement, c'est frappant que constater que Christophe "Starfix" Gans a livré avec son Pacte des loups un film très marqué par Razorback.
Mµ wrote:Revu aujourd'hui pour la première fois depuis une bonne quinzaine d'années.

L'avantage des films qui ont pour cadre la pampa australienne, c'est qu'ils sont intemporels, et qu'il s'en dégage une ambiance toute particulière... Je pense à Mad Max, bien entendu, dont on n'en est pas si loin par moment. Les personnages des frères Baker, chasseurs de kangourous, semblent tout droit sortis du même univers avec leurs tronches pas possibles et leur pick-up infernal qui écume ces routes poussiéreuses interminables jonchées de carcasses tant métalliques qu'organiques.

Très franchement, si ça peut rassurer tous ceux qui ont peur de le revoir, le film n'a pas tellement vieilli, si ce n'est par sa bande son, un savant mélange de 70's et de 80's, une sorte d'hybride (électronique) de Halloween et (symphonique avec une forte prépondérance des cors) de Mad Max, mais finalement, tout-à-fait charmante.

Les nostalgiques de l'animatronic (dont je suis) seront comblés. Comme l'avait fait, entre autres, Landis pour son American Werewolf in London, très probablement au départ pour des raisons techniques, mais dont il a réussi à tirer partie, au profit d'une suggestion bien plus effrayante qu'une exhibition éhontée de la bête, Mulcahy distille les apparitions du razorback très adroitement, razorback que l'on ne verra jamais en pieds (de cochon), ou alors de très loin.

Quand à l'intrigue, ma foi, elle n'est pas si mal foutue, étant donné un postulat très mince, donc casse-gueule. Et ça fait tout de même plaisir de voir la première héroine disparaitre dans d'atroces conditions au premier tiers du film (ça me rappelle quelque chose), conférant au film un chapitrage intéressant qui lui évite de s'étirer et lui permet de donner à l'action un souffle nouveau, d'autant que la seconde héroine après une brêve apparition en première partie, n'intervient que très tard. Il y a dans ce film un vrai effort de construction.

Razorback est un film esthétiquement très beau, très agréable, bien foutu, pas démodé pour un sou
Revu en BR made in Australie et je trouve aussi qu'il tient bien la route (désertique!) presque 35 ans après...malgré la patine 80's un peu surchargée parfois et une musique inégale le sens du cadre et du Scope de Mulcahy, sa caméra très mobile ainsi que la très jolie photo de Dean Semler font souvent mouche. Et effectivement les joies des FX pré-CGI :mrgreen: avec un bestiau pas toujours très mobile lui mais qui en impose malgré tout grâce au montage et l'animatronique. :)
Demi-Lune wrote:une avarice sur le gore qui n'altère cependant pas la violence de certaines séquences
le final ne me semble pas forcément à la hauteur du reste du film.
Les scènes de violence sont dévoilées en version intégrale sur l'édition BR...la fin n'est pas celle qui était prévue par Mulcahy
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dans le script on découvrait que le sanglier n'était pas unique et la fille ne survivait pas à la fin, le producteur a même tenté de lui faire porter un t-shirt mouillé dans la dernière scène.. :mrgreen:
mannhunter
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Re: Razorback (Russell Mulcahy - 1984)

Post by mannhunter »

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Le 10 juillet, découvrez le grand classique de la "Ozploitation" qui a terrifié toute une génération de spectateurs !!!
RAZORBACK de Russell Mulcahy, disponible pour la 1re fois en Blu-ray Steelbook et DVD dans sa nouvelle restauration 4K. Inclus, de très nombreux suppléments !
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Roy Neary
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Re: Razorback (Russell Mulcahy - 1984)

Post by Roy Neary »

Ce matin, mise en ligne de la chronique de Razorback de Claude Monnier.
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mannhunter
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Re: Razorback (Russell Mulcahy - 1984)

Post by mannhunter »

Le plan le plus fascinant du razorback est significativement le plus furtif : c’est son apparition inattendue dans l’objectif d’une caméra vidéo, au moment où la journaliste américaine fait un plan général du paysage.

En effet, un plan furtif qui m'avait marqué quand j'avais découvert le film à l'époque :)
Il y a 2/3 autres plans de ce genre dans le film, très efficaces.

Malheureusement, Mulcahy n’a pas tenu ses promesses opératiques après Highlander, même si certains de ses films restent très beaux visuellement (et « scéniquement »), comme le méconnu Silent Trigger/Assassin Warrior (1996) avec Dolph Lundgren.

Je garde aussi un bon souvenir de son film noir "Give'em Hell, Malone!"