Gangs of New York (Martin Scorsese - 2002)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

Ouf Je Respire
Charles Foster Kane
Posts: 25588
Joined: 15 Apr 03, 14:22
Location: Forêt d'Orléans

Post by Ouf Je Respire »

:D
Un film n'a pas besoin d'être un chef-d'oeuvre pour être immense.
Ton avis est un chef d'oeuvre. Tu es le Dieu de ce topic. 8)
Image
« Toutes choses sont dites déjà ; mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer. » André Gide
Philip Marlowe
murder on the dance floor
Posts: 7287
Joined: 13 Apr 03, 18:33
Location: Bonne question...

Re: Retour sur Gangs of New York, entre nous

Post by Philip Marlowe »

John Anderton wrote:
En fait, le film souffre principalement de ses coupes, à mon avis. Il y a un problème de rythme incontestable dans la 2e partie du film. Le final a beau être splendide, on sent qu'il manque des choses, ça a un côté expédié... ce ne sont peut-être que des impressions, mais le fait est là...
Je pense la même chose que toi.
En fait le film laisse une très forte impression à chaud mais avec le temps, les défauts ressurgissent...
Tuck pendleton
Mogul
Posts: 10614
Joined: 13 Apr 03, 08:14

Post by Tuck pendleton »

Il faut que je le revois mais même le combat d'ouverture ne m'a pas convaincu. Le film est extraordinaire dans ces cinq premières minutes jusqu'au début du combat. Apres ça se suit avec plaisir sans plus.
O'Malley
Cadreur
Posts: 4385
Joined: 20 May 03, 16:41

Post by O'Malley »

Gangs of New York est, à mon sens, un des sommets du cinéma de Scorsese.
Il s'agit d'un retour aux origines d'un milieu qui l'a toujours fasciné: la pègre new-yorkaise.
mais la vision qu'il en donne est unique: une vision quasi tribale ou leNew York du 19ème siècle est en fait un antre moyenageux, barbare et cruel, empreint d'intolérance, de racisme pour un pays qui se prétend pourtant être la Nation modèle du melting-pot.
De plus, cette vision ressemble à un opéra, à la fois, crépusculaire et originaire, teinté d'onirisme, d'érotisme et de grandeur.
Le film est un hommage aux différentes phases du cinéma Us (cf: Gentleman Jim) et comporte quelques idées de mises en scènes les plus ingénieuses du cinéma scorsesien (le long travelling sur les quais entre l'arrivée des émigrants et les cercueils des soldats).
le film possède un souffle épique et une reconstitution d'un univers original qui nous prend aux tripes de l'ouverture jusqu'au générique final.

Bref, j'ai adoré (surement LE film US de ce premier semestre);
Hank Quinlan
Doublure lumière
Posts: 362
Joined: 22 Apr 03, 17:28

Post by Hank Quinlan »

GONY est un bon Scorsese, mais pas un grand Scorsese, comme peuvent l'être Goodfellas, The Age of innocence ou Casino ... Le film a a mes yeux quelques petites faiblesses : DiCaprio est pas mal mais complètement écrasé par Day-Lewis, et n'arrive pas vraiment à rendre le rapport d'amour-haine avec Bill le Boucher ; la mise en scène est parfois un peu faible sur certaines scènes (la première bataille, par exemple), de même que la musique ; certaines coupes sont gênantes, et le film aurait bien sûr gagné a être allongé. Tout cela est bien sûr largement compensé par la virtuosité de la mise en scène (par exemple l'utilisation systématique de très gros plans, ou l'insertion d'extraits de journaux pour évoquer la grande Histoire) et de montage (la révolte des Five Points racontée avec en fond sonore la voix off du télégraphiste) ; par les couleurs qui explosent dans tous les sens (sang, flammes, feux d'artifice) ; par un arrière-plan historique passionnant ... Une grande claque, quand même.
Dave Garver
Producteur Exécutif
Posts: 7512
Joined: 14 Apr 03, 09:28
Location: dans la tête d'Elgrog

Post by Dave Garver »

gangs of new-york :

Les superlatifs me manquent. Scorsese est parvenu a nous faire découvrir une période trouble de l'histoire des E.-U. à travers les portraits de trois entités sur fond de vengeance, d'amour et d'immigration massive. L'effet est surprenant tant on a peine à s'imaginer que ces rites barbares de challenge entre gangs ont bien eu lieu fin 19e siècle, la boucherie atteint des limites rarement atteintes qu cinéma. Gangs of New-York serait le deuxième volet d'une histoire de la construction US à côté du plus propre "Age of innoncence". Scorsese est parvenu, avec cohérence, à nous parler de ségrégation, de construction nationale, d'immigration d'une manière intelligente et sans détours.

8/10
Image
Troma
Régisseur
Posts: 3409
Joined: 13 Apr 03, 10:25
Location: Moulès (13)

Post by Troma »

Gangs of New York

enfin vu ! Hé bien ! Quelle déception ! Scorcese s'est toujours montré redoutablement incisif pour tracer des parcours individuels emblématiques sans donner l'impression qu'il filmait des dieux. Scorsese s'est rarement planté pour camper une époque et un background historique fort autour de ses personnages. Ici, le parcours des personnages est parfois flou, et les enjeux sont de moins en moins clairs au fair et à mesure que l'on avance vers la fin. Un montage trop serré (raccourci ?) nuit aux scènes d'exposition. J'aurais aimé voir la camera s'éterniser un peu ça et là. Raconter moins, montrer plus. La progression dramatique n'accélère qu'artificiellement dans le dernier tiers : Les deux premiers tiers du films donnent un maximum d'informations et sont trés précis quant à l'évolution des personnages (trop précis même, ça devient pantouflard), ensuite le récit devient haché, et on doute de l'utilité de certains rebondissements. Il est évident dans cette partie là qu'il y a eu des coupes; par contre, je n'ai pas l'impression que la plupart des scènes qui restent soient les plus frappantes. Un final rapide et convenu vient foutre en l'air ma bonne volonté. 5/10.
Image
DannyBiker
Ed Bloom à moto
Posts: 5545
Joined: 12 Apr 03, 22:28
Location: Bruxelles

Post by DannyBiker »

T R O M A wrote:La progression dramatique n'accélère qu'artificiellement dans le dernier tiers : Les deux premiers tiers du films donnent un maximum d'informations et sont trés précis quant à l'évolution des personnages (trop précis même, ça devient pantouflard), ensuite le récit devient haché, et on doute de l'utilité de certains rebondissements. Il est évident dans cette partie là qu'il y a eu des coupes; par contre, je n'ai pas l'impression que la plupart des scènes qui restent soient les plus frappantes. Un final rapide et convenu vient foutre en l'air ma bonne volonté. 5/10.
Je pense tout le contraire. :wink:
Image
Philip Marlowe
murder on the dance floor
Posts: 7287
Joined: 13 Apr 03, 18:33
Location: Bonne question...

Post by Philip Marlowe »

Jack Torrance wrote:
T R O M A wrote:La progression dramatique n'accélère qu'artificiellement dans le dernier tiers : Les deux premiers tiers du films donnent un maximum d'informations et sont trés précis quant à l'évolution des personnages (trop précis même, ça devient pantouflard), ensuite le récit devient haché, et on doute de l'utilité de certains rebondissements. Il est évident dans cette partie là qu'il y a eu des coupes; par contre, je n'ai pas l'impression que la plupart des scènes qui restent soient les plus frappantes. Un final rapide et convenu vient foutre en l'air ma bonne volonté. 5/10.
Je pense tout le contraire. :wink:
Moi aussi mais comme de toute façon le nouveau jeu de Troma est de tjrs me contredire... :roll:
Troma
Régisseur
Posts: 3409
Joined: 13 Apr 03, 10:25
Location: Moulès (13)

Post by Troma »

Jack Torrance wrote:
T R O M A wrote:La progression dramatique n'accélère qu'artificiellement dans le dernier tiers : Les deux premiers tiers du films donnent un maximum d'informations et sont trés précis quant à l'évolution des personnages (trop précis même, ça devient pantouflard), ensuite le récit devient haché, et on doute de l'utilité de certains rebondissements. Il est évident dans cette partie là qu'il y a eu des coupes; par contre, je n'ai pas l'impression que la plupart des scènes qui restent soient les plus frappantes. Un final rapide et convenu vient foutre en l'air ma bonne volonté. 5/10.
Je pense tout le contraire. :wink:
Je pense le contraire de toi.
Image
Troma
Régisseur
Posts: 3409
Joined: 13 Apr 03, 10:25
Location: Moulès (13)

Post by Troma »

Philip Marlowe wrote:
Jack Torrance wrote:Je pense tout le contraire. :wink:
Moi aussi mais comme de toute façon le nouveau jeu de Troma est de tjrs me contredire... :roll:
C'est faux !
Image
NUTELLA

Post by NUTELLA »

T R O M A wrote:
Philip Marlowe wrote:Moi aussi mais comme de toute façon le nouveau jeu de Troma est de tjrs me contredire... :roll:
C'est faux !
il est fou ce TROMA :lol:
User avatar
Rockatansky
Le x20, c'est dangereux
Posts: 42379
Joined: 13 Apr 03, 11:30
Last.fm
Liste DVD

Post by Rockatansky »

T R O M A wrote:
Jack Torrance wrote:
Je pense tout le contraire. :wink:
Je pense le contraire de toi.
Je suis pas loin d'etre d'accord avec TROMA
Clear Eyes, Full Hearts Can't Lose !
« S’il est vrai que l’art commercial risque toujours de finir prostituée, il n’est pas moins vrai que l’art non commercial risque toujours de finir vieille fille ».
Erwin Panofsky
Troma
Régisseur
Posts: 3409
Joined: 13 Apr 03, 10:25
Location: Moulès (13)

Post by Troma »

Rockatansky wrote:
T R O M A wrote:
Je pense le contraire de toi.
Je suis pas loin d'etre d'accord avec TROMA
Un des aspects du film qui m'a fortement déplu, c'est le caractére prévisible de la mise en scène. SPOILERS

- La bataille du début. Je me suis dit : ça va être du Gladiator. :shock: Pinaise, c'est comme l'ouverture de Gladiator :? .

- La première rencontre avec Cameron Diaz : Je ne saurais l'expliquer précisément, mais je savais déjà que ce serait la fille à problèmes écartelée entre Dicaprio, son "pote" et Day Lewis. ça n'a pas manqué.

- On sait trés trés vite que dicaprio sera trahi par son pote, ce dernier se fera tuer d'une façon ou d'une autre. ça n'a pas manqué.

- Le travelling émigrés-soldats-cercueils. Comme on les avait déjà vu au début, on doute de l'utilité du travelling qui à n'en pas douter allait finir sur les-dits cerceuils. ça n'a pas manqué.

Etc etc. Les deux premiers tiers surtout ont ce monstrueux défaut de tout annoncer dix minutes à 3/4 d'heures à l'avance les étapes du scénario. Résultat, tout fait trés "téléphoné". Mais dans la dernière partie, par exemple, le monologue de day lewis sur le lapin mort avec le chef de la police laisse penser que dans moins de 10 minutes on verrait ce chef de la police trucidé en public = ça n'a pas manqué !.

Le problème de ce film c'est qu'il fait soit 1H de trop, soit il lui en manque 1...

Pour dépeindre les rivalités immigrants/natifs, je vais rester avec mes "Portes du Paradis" bien plus frappantes...

Bon, c'est quoi mon problème alors ? Scorcese à peut être fait exprés de faire du montage du film un systéme de cause à effet extrèmement prévisible. A décrire une spirale inéluctable de mort et de destruction, pourquoi tout à coup dans les dix dernières minutes Scorsese à voulu que les leaders de cette guerres de gangs se sentent soudainement investi d'une mission quasi-divine ? C'est amené avec une emphase tellement naïve qu'il m'est difficile de ne pas y voir quelque chose d'extrèmement tiré par les cheveux. Bon d'accord, c'est ironique puisqu'ils sont déjà à ce moment là dépassé par les évènements historiques. Tout cela est bien faible, jusqu'a la dernière minute, je ne me suis jamais interessé à cette galerie de personnages bien fades (le jeu des acteurs ne m'a pas convaincu non plus...).
Image
Ouf Je Respire
Charles Foster Kane
Posts: 25588
Joined: 15 Apr 03, 14:22
Location: Forêt d'Orléans

Post by Ouf Je Respire »

Heu j'aimerais comparer GOTN avec la Porte du Paradis, mais vu que la version de 4h n'est qu'en Z1 sans VOSTF.... A propos, des news évetuelles là dessus?
Image
« Toutes choses sont dites déjà ; mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer. » André Gide