Blake Edwards (1922-2010)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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xave44
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by xave44 »

Père Jules wrote:
cinéfile wrote:Le dernier grand film de Blake Edwards ?
Non, le dernier c'est Skin Deep.
Totalement d'accord. John Ritter est fantastique, le rôle lui colle à la peau.
Même si Switch n'est pas dénué d’intérêt loin s'en faut.

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Federico
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Federico »

Revu avec grand plaisir Opération Jupons, comédie en uniformes qui m'a réconcilié avec Edwards après avoir récemment découvert le très décevant Qu'as-tu fait à la guerre, papa ?.
D'accord, ce n'est pas toujours super fin (Edwards ne l'aura pas souvent été) mais le duo Cary Grant / Tony Curtis fonctionne à merveille, le premier en commandant de bord bon zigue un peu dépassé par les astuces de son second, un petit malin hyper-débrouillard quand il s'agit de dégotter des pièces manquantes à leur rafiot. Et question... hum... "pièces manquantes" (je me mets à l'unisson de l'humour du film), Curtis amène au milieu d'un équipage médusé cinq officiers du genre très féminin. J'ai honte mais j'ai encore ri lorsqu'à l'apparition de celle dotée de la plus belle capacité aérobie, un des hommes d'équipage en laisse tomber sa mâchoire et sa clé à molette. :uhuh:
Pour continuer dans la finesse, Edwards fait prononcer à Grant cet adage resté fameux : "When a girl is under 21, she's protected by law. When she's over 65, she's protected by nature. Anywhere in between, she's fair game." :roll: :uhuh: :fiou: :arrow: (choisissez le smiley approprié).
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Filou »

Federico wrote:Revu avec grand plaisir Opération Jupons, comédie en uniformes qui m'a réconcilié avec Edwards après avoir récemment découvert le très décevant Qu'as-tu fait à la guerre, papa ?.
D'accord, ce n'est pas toujours super fin (Edwards ne l'aura pas souvent été) mais le duo Cary Grant / Tony Curtis fonctionne à merveille, le premier en commandant de bord bon zigue un peu dépassé par les astuces de son second, un petit malin hyper-débrouillard quand il s'agit de dégotter des pièces manquantes à leur rafiot. Et question... hum... "pièces manquantes" (je me mets à l'unisson de l'humour du film), Curtis amène au milieu d'un équipage médusé cinq officiers du genre très féminin. J'ai honte mais j'ai encore ri lorsqu'à l'apparition de celle dotée de la plus belle capacité aérobie, un des hommes d'équipage en laisse tomber sa mâchoire et sa clé à molette. :uhuh:
Pour continuer dans la finesse, Edwards fait prononcer à Grant cet adage resté fameux : "When a girl is under 21, she's protected by law. When she's over 65, she's protected by nature. Anywhere in between, she's fair game." :roll: :uhuh: :fiou: :arrow: (choisissez le smiley approprié).
Merci pour ta critique Federico. J'aimerais beaucoup voir le film mais le DVD zone 2 est épuisé et se vend assez (très) cher d'occasion. Si Montparnasse pouvait le réediter...
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Federico »

Filou wrote:
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Federico wrote:Revu avec grand plaisir Opération Jupons, comédie en uniformes qui m'a réconcilié avec Edwards après avoir récemment découvert le très décevant Qu'as-tu fait à la guerre, papa ?.
D'accord, ce n'est pas toujours super fin (Edwards ne l'aura pas souvent été) mais le duo Cary Grant / Tony Curtis fonctionne à merveille, le premier en commandant de bord bon zigue un peu dépassé par les astuces de son second, un petit malin hyper-débrouillard quand il s'agit de dégotter des pièces manquantes à leur rafiot. Et question... hum... "pièces manquantes" (je me mets à l'unisson de l'humour du film), Curtis amène au milieu d'un équipage médusé cinq officiers du genre très féminin. J'ai honte mais j'ai encore ri lorsqu'à l'apparition de celle dotée de la plus belle capacité aérobie, un des hommes d'équipage en laisse tomber sa mâchoire et sa clé à molette. :uhuh:
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Merci pour ta critique Federico. J'aimerais beaucoup voir le film mais le DVD zone 2 est épuisé et se vend assez (très) cher d'occasion. Si Montparnasse pouvait le réediter...
Si tu as accès à Paramount Channel, il repasse demain mardi à 17h, vendredi à 9h49 et dimanche à 18h44 (mais attention à leurs horaires vraiment très indicatifs...)
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Flavia »

Film très sympa, pas de temps mort, Cary Grant et Tony Curtis sont excellents, dommage qu'ils n'aient pas tourné d'autres comédies ensemble car il y a une parfaite alchimie entre eux. J'espère que lors de la X intégrale Cary Grant sur TCM, il sera rediffusé. :mrgreen:
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Federico »

Flavia wrote:Film très sympa, pas de temps mort, Cary Grant et Tony Curtis sont excellents, dommage qu'ils n'aient pas tourné d'autres comédies ensemble car il y a une parfaite alchimie entre eux.
Oui, dommage. D'autant plus que Grant fut le modèle de Curtis (comme certainement de bien d'autres acteurs). Détail rigolo par rapport au seul film qu'ils tournèrent ensemble : Curtis déclara que c'est en voyant Grant dans Destination Tôkyô (1943) qu'il s'engagea dans la Navy. (En réalité, il le fit avant la sortie du film, dès 1942, à 17 ans, juste après l'attaque sur Pearl Harbor. Il servit sur un...ravitailleur de sous-marins, ça ne s'invente pas !). :lol:

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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Filou »

Federico wrote:
Filou wrote:
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Merci pour ta critique Federico. J'aimerais beaucoup voir le film mais le DVD zone 2 est épuisé et se vend assez (très) cher d'occasion. Si Montparnasse pouvait le réediter...
Si tu as accès à Paramount Channel, il repasse demain mardi à 17h, vendredi à 9h49 et dimanche à 18h44 (mais attention à leurs horaires vraiment très indicatifs...)
Merci beaucoup pour l'info Federico, malheureusement, je n'ai pas cette chaîne. :wink:
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Profondo Rosso »

The Party (1968)

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Un acteur indien, nommé Hrundi V. Bakshi, est recruté par un studio hollywoodien pour jouer un soldat indigène dans un remake de Gunga Din. Lors du tournage, cet homme très maladroit détruit un des décors très coûteux du film. Le producteur très fâché contre le comédien de second ordre demande qu'on le note sur une liste noire. Suite à une erreur-quiproquo du studio, Hrundi se retrouve invité à la fête annuelle du studio, à Hollywood. Pendant la fête, le comédien accumule les gaffes mais n'est pas le seul...

Blake Edwards et Peter Sellers faisaient une entorse à leurs saga de La Panthère Rose avec ce chef d'œuvre comique et sommet de leur collaboration. The Party est un film sous influence assumée tout en étant une comédie au traitement radical et quasi expérimental. On se souvient de quelle manière Peter Sellers au départ second rôle (la vraie star étant David Niven) avait littéralement vampirisé le premier volet de La Panthère Rose (1963) et faisant sienne la saga dès l'épisode suivant avec le génial Quand l'inspecteur s'emmêle (1964). Cette fois Blake Edwards façonne un écrin à la (dé)mesure de sa star avec un scénario minimaliste (faisant à peine 63 pages le réalisateur se vantant que c'est le plus court sur lequel il ait jamais travaillé) et prétexte à laisser s'exprimer le génie de Sellers. Ce dernier compose ici un personnage bien différent de son mythique Inspecteur Clouseau. Celui-ci était un monument de bêtise égocentrique que la conscience de son génie tout relatif amenait à commettre les pires bévues en toute assurance. Cette fois il sera le bien plus innocent Hrundi V. Bakshi, acteur indien dont la maladresse fonctionne plus sur le motif du poisson hors de l'eau et constamment inadapté à son environnement. On en a un exemple dès l'extraordinaire scène d'ouverture où son excès de zèle enlise littéralement le tournage en cours alors qu'il se refuse à arrêter de jouer du clairon. C'est avec la même candeur qu'il exaspère définitivement le réalisateur dont il vient de détruire accidentellement le décor et qui lui promet de le rayer du métier en demandant innocemment : "Même à la télévision ?"

L'idée est donc de plonger ce gaffeur insouciant dans le cadre le plus superficiel et hypocrite qui soit, une soirée mondaine hollywoodienne que sa sincérité et maladresse va dynamiter. Après avoir montré dans l'ouverture de façon spectaculaire les dégâts que peut causer malgré lui Bakshi, Edwards joue avec brio sur la retenue et l'attente une fois la "party" entamée. La demeure futuriste typiquement 60's à l'architecture improbable et aux gadgets en pagailles offrira un terrain de jeu idéal où Edwards exploite toutes les ressources comiques possibles. Cela va de la simple maladresse de Bakshi (la perte de chaussure d'entrée), sa fantaisie enfantine (le fameux "birdie num num" ou l'épisode ou il manipule le tableau de contrôle de la maison) et les éléments physique qui semblent diaboliquement ligués contre lui, occasionnant certains gags aussi extraordinaire qu'inattendus (le rouleau de papier toilette se déroulant indéfiniment). Peter Sellers (lui avait déjà incarné un indien dans le très moyen Millionnaire de Anthony Asquith) peinturluré et accent prononcé est absolument génial de timing comique et compose un personnage très attachant dont Edwards se plait à souligner la dimension enfantine par de multiples idées qui le place constamment à la marge : l'arrivée dans sa minuscule voiture à trois roue (hommage à la voiture de Monsieur Hulot dans Les Vacances de Monsieur Hulot), le coucou lancé loin des lieux de la catastrophe qu'il vient de provoquer, cette table de dîner où il se retrouve à hauteur limitée ou encore sa manière décomplexée de s'incruster dans les conversation guindées comme un gamin cherchant à se faire des copains, sans parler d'un hilarante et incontrôlable envie d'uriner.

Blake Edwards bien que n'ayant pas encore connu ses fameux déboires à Hollywood annonce déjà le ton corrosif de sa satire S.O.B. (1981) avec le portrait peu reluisant fait de cette communauté ici. Courbettes, hypocrisie ou encore producteur trop entreprenant souhaitant emmener les starlettes jusqu'à leur lit, l'atmosphère pourrait être bien plus sordide sans l'humour. La présence de Bakshi sert donc de dynamiteur, contaminant progressivement l'ensemble, du serveur profitant de la moindre occasion pour s'en jeter un à la maîtresse de maison frisant la syncope à la moindre contrariété pour nous mener au final anarchique entre mousse éléphant et hippie dans une joyeuse hystérie. Bakshi va pourtant trouver une âme aussi pure que la sienne dans ce cadre avec la douce Michelle Monet (Claudine Longet), apprentie chanteuse pas loin d'être brisée par ces codes du paraître mais qui trouvera un soutien idéal avec notre héros. Là encore la maladresse, l'emprunt et la fantaisie de leurs échanges contribue à en faire des enfants déplacés dans un cruel monde d'adulte que leur alliance défiera, chassant la solitude pour Bakshi et le sentiment d'exploitation pour Michelle. Le film contribuera d'ailleurs grandement à la notoriété de la française Claudine Longet qui entamera une jolie carrière musicale par la suite et nous envoute ici le temps d'un divin Nothing to lose. C'est elle qui donne de la consistance à Bakshi qui nous apparaît naïf mais certainement pas simplet (et inalement très respectueux pour les indiens*) comme le montre la défense qui prendra de Michelle face à l'odieux réalisateur ou sa réaction outrée face à l'éléphant maquillé.

Bien que sous influence (Tati essentiellement) The Party ne ressemble à rien de connu. Edwards ose un rythme languissant bien loin de la comédie survoltée attendue (sans musique extra-diégétique si ce n'est celle des musiciens à l'écran), use d'un découpage sobre exploitant plus la largeur et la profondeur de son décor (ou comme chez Tati encore l'attention est de mise tant on découvre de nouveaux gags et péripéties dissimulés dans un recoin de l'image à chaque vision) et laisse graduellement s'insinuer la folie. L'interprétation de Sellers est si grandiose qu'il n'y a même pas besoin de lâcher les chevaux trop vite, le spectateur est souvent plié de rire AVANT le gag en lui-même simplement par les mines ahuries de Bakshi et l'attente de sa prochaine bêtise. La prouesse est telle que le final apocalyptique est presque moins drôle que la première partie sobre où on guette chaque dérèglement. Le résultat, un des chefs d'œuvres d'Edwards et un des films les plus drôles jamais réalisés. 6/6
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Federico »

Je suis d'accord, The party est un des sommets de la comédie et de la filmo d'Edwards. Parfois je me dis que c'est peut-être LE film que n'aura jamais vraiment réussi Jerry Lewis (je serais curieux de savoir ce qu'il pensa du film d'Edwards). Certains aspects ont moyennement bien vieilli (quelques gags trop étirés ou inutiles comme dans la séquence du repas, le billard et la flèche...) mais Sellers est grandiose en ravi de la crèche (son air contrit est irrésistible) et Claudine Longet mimi à croquer. J'aime aussi énormément le thème pop de la fin quand tout part en saucisse et surtout en bulles (séquence qui failli tourner au drame car cet effet spécial à base de neige carbonique est asphyxiant*).
Un style d'humour qui ne passe pas toujours aujourd'hui comme j'ai malheureusement pu le constater en le projetant à des amis l'an dernier.
Quant à savoir ce qu'un Indien penserait de la caricature (certes, gentille et bon enfant) du personnage "exotique" incarné par Sellers... Je vais avoir l'occasion de poser la question puisqu'un nouveau membre de ma famille l'est. :wink:

(*) Ils auraient pourtant du le savoir puisque le même incident s'était produit lors du ballet avec Cyd Charisse dans un des sketches de Ziegfeld Follies.
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Profondo Rosso »

Federico wrote: Quant à savoir ce qu'un Indien penserait de la caricature (certes, gentille et bon enfant) du personnage "exotique" incarné par Sellers... Je vais avoir l'occasion de poser la question puisqu'un nouveau membre de ma famille l'est. :wink:
Pour ça on a peut être un début de réponse avec l'anecdote rapportée sur la page wikipedia du film comme quoi la première ministre indienne de l'époque Indira Gandhi avait repris à son compte une des maximes de Bakshi In India we don't think who we are, we know who we are! lorsqu'un le méchant réalisateur lui lance un Who do you think you are quand il défendra Claudine Longet de ses assauts. :wink:
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Federico »

Profondo Rosso wrote:
Federico wrote: Quant à savoir ce qu'un Indien penserait de la caricature (certes, gentille et bon enfant) du personnage "exotique" incarné par Sellers... Je vais avoir l'occasion de poser la question puisqu'un nouveau membre de ma famille l'est. :wink:
Pour ça on a peut être un début de réponse avec l'anecdote rapportée sur la page wikipedia du film comme quoi la première ministre indienne de l'époque Indira Gandhi avait repris à son compte une des maximes de Bakshi In India we don't think who we are, we know who we are! lorsqu'un le méchant réalisateur lui lance un Who do you think you are quand il défendra Claudine Longet de ses assauts. :wink:
Amusant. Tout comme ce dialogue absurde entre Bakshi et Michelle très "Quelle différence y a-t-il entre un pigeon... ?" :

- We have a saying in India...
- Yes ?
- Yes.
- Well ?
- Well what ?
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Profondo Rosso »

Excellent ça fait partie de ces moments absurde et sans rythme très difficiles à refaire dans une comédie aujourd'hui. Une des rares comédie récente où j'ai vu quelque chose s'en approchant c'était le second OSS 117 avec certaines tirades de Dujardin qui tombent complètement à plat... :mrgreen:
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by xave44 »

Profondo Rosso wrote:Excellent ça fait partie de ces moments absurde et sans rythme très difficiles à refaire dans une comédie aujourd'hui. Une des rares comédie récente où j'ai vu quelque chose s'en approchant c'était le second OSS 117 avec certaines tirades de Dujardin qui tombent complètement à plat... :mrgreen:
La Party c'est l'enfant de Tati et des Marx brothers. :)
Un enfant sans descendance malheureusement...
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by manuma »

CURSE OF THE PINK PANTHER (1983)
Le meilleur détective après l'inspecteur Clouseau est chargé de retrouver ce dernier qui a disparu.
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Seconde vision et petite réhabilitation de ce titre conspué par beaucoup. Curse of the Pink Panther souffre évidemment d’un handicap majeur, quasi insurmontable : la disparition du personnage de Clouseau et de son irremplaçable interprète. L’absence de ces derniers plane lourdement sur cette intrigue mal ficelée, avançant un peu à l’aveuglette, tentant d’offrir du neuf au spectateur sans non plus trop s’éloigner du concept imposé par les opus de l’époque Sellers. Par ailleurs, évoluant dans un registre comique qui évoque, me semble-t-il, plus Cary Grant (dans une version « andouille sympathique ») que Peter Sellers, Ted Wass a du mal à s’imposer. Enfin, il y a à prendre et à laisser dans les gags proposés par Edwards. Parmi les moins heureux, je pense notamment à certains de ceux alimentant le long passage avec la poupée gonflable, passage où la gêne se mêle progressivement au rire (un peu à la S.O.B., d’ailleurs).

Maintenant, pour qui apprécie le cinéma d’Edwards, Curse of the Pink Panther réserve aussi quelques bons moments. La visite au musée Clouseau, la bagarre dans l’arrière-cour à Valence ou l’étonnante rencontre finale avec Clouseau sous les traits de Roger Moore (je ne me rappelais plus de sa présence dans le film) sont autant de scènes burlesques extrêmement plaisantes, à la fois énergiques et élégantes. Plus généralement, l’ensemble se distingue régulièrement par l’impeccable timing comique de sa réalisation (cf. le parfait découpage de toutes les scènes de tentatives d’assassinats de Clifton Sleigh).

Bref, un film inégal, un peu loupé mais pas catastrophique non plus, loin de sa réputation de purge honteuse au sein de l’œuvre de Blake Edwards. Je le préfère par exemple au bruyant et rarement drôle Micky + Maude que signera le réalisateur l’année suivante.
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Re: Blake Edwards (1922-2010)

Post by Jeremy Fox »

bruce randylan wrote:
Une seconde jeunesse (High Time - 1960)
Celui-ci est par contre vraiment dispensable. Edwards estpurement au service d'un véhicule pour un Bing Crosby lui aussi vieillissant qui retourne à la Fac pour montrer à ses enfants qu'il est important d'avoir un diplôme.
Evidement, il sera très vite accepter par les étudiants et ses co-locataires d'internats, il réussira ses études et trouvera même l'amour avec sa prof de français. Voilà, Edwards n'a pas pu mettre son nez dans le scénario et le film ne brille pas son humour voire tout simplement par sa personnalité. A part quelque effets de transitions assez amusants et originales pour signaler le passage d'une saison à l'autre, le film est plutôt plat, pas vraiment drôle, pas assez décalé pour être original et pas assez réaliste pour être crédible.

Edwards s'amuse tout de même à quelques reprises comme quand Crosby se travestit en "débutante" ou quand les étudiants doivent former un immense bucher. Il surprend surtout dans les passages romantiques remplis d'une délicatesse surprenante. On trouve 2-3 scènes qui touchent droit au coeur : quand Crosby se met au piano alors que Maurey pleure la cuisine ou quand Maurey attend désespérement que Crosby l'embrasse durant une coupure de courant.
On regrette que le film n'opte pas plus pour ce registre que la comédie teenage inoffensive et sans réelle saveur (où la aussi le discours moralisateur final n'est pas d'une grande subtilité )
Non seulement dispensable mais pour ma part totalement nul du début à la fin ; même Henry Mancini n'a pas été du tout inspiré. On comprend en les voyant pourquoi certains opus des réalisateurs réputés sont si peu connus. Ca fait de la peine à voir.