Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Arn
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Arn »

28 films en novembre dont deux courts. Un mois très très qualitatif avec rien à jeter.

Le top 10 :
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1. School on Fire (Hok hau fung wan, Ringo Lam - 1988)

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2. Le sabre du mal (Dai-bosatsu tôge, Kihachi Okamoto - 1966)

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3. Goyokin: La terreur des sabaï (Goyôkin, Hideo Gosha - 1969)

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4. First Cow (Kelly Reichardt - 2019)

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5. 3 Samouraïs hors-la-loi (Sanbiki no samurai, Hideo Gosha - 1964)

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6. Au nom du peuple italien (In nome del popolo italiano, Dino Risi - 1971)

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7. Le syndicat du crime (Ying hung boon sik, John Woo - 1986)

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8. City on Fire (Lung foo fung wan, Ringo Lam - 1987)

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9. Tigre et Dragon (Wo hu cang long, Ang Lee - 2000)

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10. Black Rain (Ridley Scott - 1989)

L'ensemble des notes et notules :
Spoiler (cliquez pour afficher)
The Story of Woo Viet (Woo Yuet dik goo si, Ann Hui - 1981) : Un très beau drame, historique, politique et social mélangeant thriller noir et romance. Chow Yun-fat et Cherie Chung forme un superbe duo/couple (que j'avais déjà adoré dans l'excellent Wild Search de Ringo Lam). 7/10

Au bord du chenal (Am siel, Peter Nestler - 1962) : le tout premier court métrage de Peter Nestler qui donne une voix à un chenal pour nous raconter son histoire, et par la
même la vie collective autour, ce qui se joue, dans un style assez photographique. 7/10

Rédaction (Aufsätze, Peter Nestler - 1963) : Second court métrage documentaire de Nestler sur une école maternelle, avec les enfants lisant leur rédaction. Si sa manière de saisir la réalité, la vie, est une nouvelle fois touchante, je l'ai trouvé moins marquant que son premier. 6/10

3 Samouraïs hors-la-loi (Sanbiki no samurai, Hideo Gosha - 1964) : Gosha frappe très fort dès ce premier film qui n'est pas sans rappeler Les 7 samouraïs, avec ces ronins qui vont peu à peu se rallier à la cause de paysans révoltés contre leur seigneur. J'ai beaucoup aimé la manière qu'à Gosha d'introduire ses personnages et surtout la mise en scène des combats est flamboyante. 9/10

Goyokin: La terreur des sabaï (Goyôkin, Hideo Gosha - 1969) : Alors que dans les 3 Samouraïs hors-la-loi ont avais une certaine unité de lieu et de temps ici l'ampleur du projet est nettement plus vaste avec le passage du N&B à la couleur, un prologue qui se passe 3 ans avant et dans lequel on retournera à quelques reprises par flashback, ainsi que que d'immenses et splendides paysages enneigés. Tatsuya Nakadai écrase tout par son charisme et son regard de feu. Difficile de ne pas penser au Grand silence de Corbucci que ce soit par certains aspects du personnage ou surtout l'omniprésence de la neige, des chevaux. 9/10

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary (Rémi Chayé - 2020) : Après l'aventure dans le pôle Nord par une jeune aristocrate russe, changement de décor dans ce second long de Rémi Chayé avec ce western dans les grands espaces américains où on suit une jeune fille dans un convoi de pionniers partis s'installer en Oregon. On retrouve en revanche de nombreux points communs, le même style d'animation et de dessin que je trouve sublime, un personnage principale de jeune fille en quête de liberté et d'émancipation par rapport à sa condition féminine (malgré les différences de milieu social entre les deux films), d'intéressants personnages secondaires et un souffle d'aventure très agréable. J'ai préféré celui ci, que j'ai trouvé peut être mieux écrit, plus fluide, même si parfois un peu trop appuyé dans son propos féministe, dans le sens où ça manque un peu de subtilité. 7/10

Le sabre du mal (Dai-bosatsu tôge, Kihachi Okamoto - 1966) : Un autre classique du chanbara où on retrouve deux de ses plus grandes figures de l'époque avec Tatsuya Nakadai et Toshiro Mifune. Le film revêt une forme classique dans un noir et blanc magnifique, pour livrer une film très sombre, voir nihiliste, une sorte de chanbara crépusculaire où le personnage de Nakadai, protagoniste principal, va peu à peu sombrer dans la violence aveugle et folle avec en toile de fond un basculement dans l'histoire du Japon lors de la fin du shogunat Tokugawa, émaillé d'assassinats. Face à ce délitement à plusieurs niveau s'érige la figure sage du personnage de Mifune qui reste concentrer sur l'apprentissage de la "vraie" voie du sabre, pas dévoyée par les complots, la politique et les intérêts personnels. 9/10

First Cow (Kelly Reichardt - 2019) : Sans y aller à reculons je n'étais pas du tout conquis par avance. Déjà car j'ai tendance à me méfier un peu de A24 même si j'aime certains de leurs films produits/distributés (c'est peut être un préjugé bidon mais j'ai l'impression qu'on y trouve souvent une patte hypsterisante), et surtout car les deux autres films de la cinéaste que j'avais vu, Old Joy et Night Moves ne m'avait pas vraiment convaincu. J'avais trouvé le premier trop épuré, sans rien où me raccrocher et les personnages ne m'apparaissant pas sympathique j'avais surtout évité l'ennui grâce à la durée courte du film (1h15) et la BO de Yo La Tengo. J'ai moins de souvenir de Night Moves, je me souviens juste que comme Old Joy j'avais un arrière goût un peu désagréable, l'impression d'une certaine aigreur chez Reichardt sur les sujets abordés qui ne m'avait pas trop plu. J'ai eu un peu peur pendant les 15/20 premières minutes de First Cow de retrouver un format à la Old Joy (avec tout de même une qualité visuelle nettement moins "lo-fi") mais une durée de 2h. Finalement assez vite tout se met en place, le récit, les enjeux et surtout le superbe duo de personnages principaux, éminemment sympathiques (surtout Cookie / John Magaro qui m'a beaucoup touché). A partir de là, sans pour autant renoncer à de pures séquences contemplatives, tout se déploie et cette fois ci j'ai aussi pu me laisser porter mais avec de nombreux points d'accroches, c'est même assez dense là où Old Joy m'avait paru assez / trop léger (mais c'est peut être moi qui était pas assez rentré dedans). Le film passe très vite et là où j'étais ressorti avec un peu de frustration et d'aigreur de ses autres films, je suis sorti de celui ci comblé et apaisé. Elle semble prendre un malin plaisir à faire une sorte d'anti-western, souvent "enfermé" dans la forêt, avec un format 4/3, des bastons hors champs, des ("anti") héros qui n'hésite pas à fuir, etc. Il s'en dégage une vraie poésie (parfois un peu macabre), ou tout concorde dans une certaine harmonie, les personnages, la mise en scène, la nature, ce que cela raconte. Un très beau film, content de ne pas l'avoir raté en salle. 9/10

La 36ème chambre de Shaolin (Shao Lin san shi liu fang, Liu Chia-liang - 1978) : Un classique du kung fu pian, un classique aussi du "film d'apprentissage" avec un héros qui, pour se venger, va devoir apprendre, s'entrainer en traversant les 35 chambres du Temple de Shaolin. C'est un format que j'adore, mais c'est ici un peu tempéré par le fait que les pures films de kung fu m'ennuie souvent assez vite. Certes c'est bien chorégraphié, mais sur 1h50 ça tire un petit peu trop pour moi, et tout n'a pas superbement vieillis, que ce soit la mise en scène ou surtout les bruitages. 6/10

Tampopo (Jûzô Itami - 1985) : Une comédie sur la bouffe (et plus particulièrement les ramens) déjantée, avec constitution d'une équipe de choc, entrainement, espionnage, duel, romance... Le film emprunte à différents genres pour faire sa propre recette qui fonctionne à merveille. Je regrette quand même la scène de la tortue :( Ca m'a un peu fait penser au Festin chinois de Tsui Hark qui sortira 10 ans plus tard et qui lui aussi place la nourriture au centre d'un film totalement décalé associant comédie cantonaise et arts martiaux (de cuisine). 7/10

Le syndicat du crime (Ying hung boon sik, John Woo - 1986) : Probablement le film clef du polar HK, en tout cas un marqueur important dans l'histoire de ce cinéma qui a bien aidé à populariser le genre. On y retrouve déjà une bonne partie du style de Woo mais sans que les potards soient poussés au max, que ce soit dans les gunfights ou dans le romantisme "mielleux" (ce qui n'est pas une critique, c'est au contrairement une bonne partie du charme de son cinéma à mes yeux). On en est pas encore à The Killer mais le chemin est déjà tracé. Le film fonctionne très bien, avec une intrigue relativement classique d'un frère mafieux mais qui aimerais bien se ranger et de l'autre frère policier. Au milieu le personnage très touchant de Chow Yun-fat. Il faut dire que le casting avec ce dernier, Leslie Cheung et Lung Ti écrase tout sur son passage en terme de charisme. Bref on est tenu en haleine du début à la fin, c'est beau et tragique à la fois. 8/10

Théâtre de sang (Theater of Blood, Douglas Hickox - 1973) : Un film d'horreur britannique au pitch assez original avec dans le rôle principal Vincent Price incarnant un ancien acteur un peu raté qui va chercher à se venger des critiques qui l'ont descendu en rejouant les pièces de Shakespeare. C'est sympa, plutôt bien fait et assez amusant (ça se moque pas mal des critiques), mais c'est aussi un peu répétitif. La BO de Michael J. Lewis est top. 6/10

Massacre Gun (Minagoroshi no kenjû, Yasuharu Hasebe - 1967) : Un film de yakuza dont ça ne m'étonnerais pas qu'il ai été vu par un John Woo ou autre avec son histoire de guerres de gangs et surtout d'amitié qui se retrouve déchirée par le principe de loyauté (bon c'est pas le seul à faire ça non plus au Japon, certes). Si le récit se suit plutôt bien son principal atout c'est à mon sens sa beauté visuelle, un très beau noir et blanc et plusieurs cadrages que j'ai trouvé sublime. 7/10

City on Fire (Lung foo fung wan, Ringo Lam - 1987) : Premier film de la trilogie des "on fire". On retrouve l'acteur iconique du polar HK avec Chow Yun-fat dans le rôle d'un policier qui va infiltrer un réseau de braqueurs de banque. On est assez loin d'un John Woo, l'approche avec Lam est beaucoup plus sèche, plus réaliste, mais pour autant on conserve les questions de loyauté et ce qu'on pourrait presque qualifier d'une "bromance" entre Chow Yun-fat et Danny Lee (superbe duo qu'on retrouvera 2 ans plus tard sur The Killer). L'approche du film (comme sur toute la trilogie) est très nuancé, les deux personnages, l'un flic, l'autre braqueur, possède leurs parts d'ombre et de lumière et découvriront qu'ils ne sont pas si différent. Le ton du film est assez particulier car à côté de la noirceur et du réalisme de Lam on a des passages de comédie qui emprunte au passé d'acteur de Chow Yun-fat qui a commencé sa carrière dans des comédies fauchés et des "nudies" (on en a aussi un léger aperçu ici). Un excellent polar que Tarantino classe parmi ses films favoris et dont il reconnait volontiers l'influence (de la fin surtout) sur Reservoir Dogs. 8/10

Prison Fire (Gam yuk fung wan, Ringo Lam - 1987) : On retrouve Chow Yun-fat, qui aura ici aussi l'occasion de nous faire sourire. Il y joue un prisonnier qui se prend d'amitié pour un nouveau détenu incarcéré pour meurtre involontaire. Le film a ses bons moments, la montée en tension jusqu'à l'explosion de violence finale fonctionne bien. Une nouvelle fois les personnages sont assez complexe, la charge semble surtout être contre l'institution pénitentiaire, plus que contre ses délinquants sur lesquels Ringo Lam pose un regard violent mais assez empathique (assez visible lors de la fin). Mais par rapport à beaucoup d'autres polars il m'a quand même manqué la ville de Hong Kong, étant donné que la quasi intégralité du film se passe à l'intérieur de la prison. 7/10

School on Fire (Hok hau fung wan, Ringo Lam - 1988) : Plus de Chow Yun-fat ici, et par la même occasion plus d'humour. Que de la noirceur et du très très noir dans ce film très violent et désespéré. On y suit une jeune lycéenne qui se retrouve embarquée dans un conflit avec les triades après le décès d'un de ses camarades de classe. On retrouve des têtes des deux films précédents de Lam. Les protagonistes important sont nombreux, entre l'amie lycéenne, le love interest, le père, l'instituteur, le jeune des triades, le boss des triades, le policier en charge de l'enquête... Tout reste cependant très clair et c'est une lente descente aux enfers pour l'"héroïne". La première partie est vraiment magnifique, tout en étant déjà terrible. La seconde moitié c'est encore pire et il cette fois ci plus de petite séquence qui laisser respirer et un peu espérer. Là clairement l'espoir n'a plus sa place jusqu'au bain de sang final. Cette fois ci en terme d'utilisation de HK on est servi. Ca m'a d'ailleurs fait penser au Made In Hong Kong de Fruit Chan qui sortira presque 10 ans plus tard avec ses jeunes qui tente de survivre tant bien que mal au milieu de la barbarie. Mon préféré de la trilogie. 9/10

Last Action Hero (John McTiernan - 1993) : Contrairement au dernier visionnage que j'avais trouvé un peu longuet ici j'ai été captivé du début à la fin. Alors certes au final je me dis que probablement il y aurait eu moyen de raccourcir quelques séquences pour ramener le film sous les 2h, mais c'est histoire de pinailler car j'ai passé 2h10 avec un grand sourire aux lèvres. Un peu film meta, suitant l'amour du cinéma d'action, avec un des rares bons rôles humoristique d'un Schwarzy plein de second degré. 8/10

Local Hero (Bill Forsyth - 1983) : Un cadre d'une compagnie pétrolière part en écosse pour racheter un village qu'ils visent à transformer en raffinerie. Un joli petit film étrange dont j'ai aimé l'ambiance et me laissé porter par son humour, sa poésie et ses personnages décalés (mention spécial au psy). J'ai l'impression qu'il lui manque juste un petit quelque chose pour me faire rejoindre le camp des plus conquis, mais difficile de dire quoi. Je pourrais dire un peu plus d'ampleur dans ce que cela raconte, mais en fait il y en a déjà pas mal et c'est très bien qu'il le traite comme il le fait, par des petites choses, sans grandiloquence. 7/10

Miami Vice - Deux flics à Miami (Miami Vice, Michael Mann - 2006) : Revisionnage sur l'écran panoramique du Max Linder, ça en jette pas mal. J'aime toujours autant ce Mann. Je ne l'avais vu qu'une fois et j'étais tombé sous le charme. Je ne me souvenais plus qu'il était à ce point "too much" sur tous les plans, de la mise en scène à l'acting en passant par l'utilisation de la musique et les dialogues, mais c'est indéniablement ce qui fait son charme. Et arriver à insuffler à cela une vraie poésie mélancolique ce n'est pas rien. 9/10

Tatouage (Irezumi, Yasuzô Masumura - 1966) : Une femme est enlevé pour se prostituer et se fait tatouer une araignée-démon dans le dos. Oeuvre fascinante dont on sent assez vite qu'elle se place à une période clef de l'histoire du cinéma japonais, avec des influences diverses, de la Nouvelle Vague, de l'Ero guro et du Pinku eiga. Mais Masumura a son propre style, assume totalement certains décors de studios pour livrer un film finalement assez intemporel à la beauté plastique à tomber. Récit de vengeance, de rapport de domination et d'obsession, le tout drapé d'une touche de mélodrame dans la lignée des classiques japonais, Ayako Wakao y est aussi attirante que terrifiante. 8/10

Les géants et les jouets (Kyojin to gangu, Yasuzô Masumura - 1958) : Comédie grinçante où des entreprises industriels de caramels se livrent une concurrence féroce. Une jeune fille pauvre va se retrouver engager pour être la mascotte d'une d'entre elle. Masumura livre un portrait cinglant de la modernisation capitaliste (et occidental) du Japon d'après guerre, critiquant la perte de valeur au profit d'une aliénation à la loi du marché. On y suit une poignée de personnage qui vont se voir sacrifier au choix leur santé, leur candeur, leur vie sentimentale. Dans un style assez différent évidemment ça m'a un peu rappelé certains films d'Edward Yang, notamment ses deux "comédies" Mahjong et Confusion chez confucius. 7/10

Black Rain (Ridley Scott - 1989) : Je n'avais jamais vu ce Scott qui pourtant me fait de l'oeil depuis de nombreuses années. J'ai toujours eu un peu peur de ce que j'allais y découvrir n'ayant pas eu que de bon écho. Finalement ça a donné une excellente surprise. Alors certes ce ne sera surement pas dans le top 5 de ses meilleurs films le film n'étant pas exempt de défauts plus ou moins importants, mais ça n'en reste pas moins un très chouette film qui marie plutôt bien différentes influences. Dans l'histoire de ce flic borderline qui se retrouve à enquêter au Japon on pensera tantôt à French Connection, tantôt à Yakuza dans une rencontre bien moins harmonieuse entre la culture américaine et celle japonaise. L'ambiance du film et surtout de la ville de Tokyo fera forcément penser à Blade Runner.

Full Contact (Xia dao Gao Fei, Ringo Lam - 1992) : Moins emballé par ce Ringo Lam, on quitte sa veine réaliste noire pour un film d'action totalement décomplexé dans sa violence et sa vulgarité. Ca va suffisamment loin et la mise en scène épousant ce trop plein on ne passe pas un mauvais moment car on peut en sourire et même apprécier avec un certains recul les différents excès du film. Ca m'a fait penser à certains films de Johnnie To plus tard (type A Hero Never Dies), mais fait avec moins de cynisme et de calcul. 6/10

Black Test Car (Kuro no tesuto kâ, Yasuzô Masumura - 1962) : Après avoir suivi la guerre des caramels dans Giants and Toys Masumara s'attaque une nouvelle fois à la concurrence capitaliste et aux "salarymen" de ce Japon en pleine croissance économique dans cette oeuvre à mi chemin entre film noir et film d'espionnage où on va suivre la guerre que se livre deux constructeurs automobiles pour être les premiers à sortir, au meilleur prix, la première voiture de sport japonaise. Pas d'humour ici, mais on se retrouve à nouveau peu à peu plonger dans un engrenage cynique et amoral où tout est sacrifié sur l'autel de la guerre économique, avec des salariés qui vont ressembler de plus en plus à des mafieux. Assez glaçant, le tout dans un très beau noir et blanc. 7/10

Tigre et Dragon (Wo hu cang long, Ang Lee - 2000) : Découverte d'un des plus célèbres wu xia pian "récent". Vraiment très beau, mélangeant l'épique et le romanesque, avec de sublimes combats. Il faut aimer les cascades aux câbles et les persos qui défient toute loi de la gravité, mais quand c'est fait avec poésie comme ici (ou avec folie comme chez Tsui Hark par exemple) ça me va très bien. 8/10

Black Report (Kuro no hôkokusho, Yasuzô Masumura - 1963) : Cette fois ci Masumura s'attaque au système judiciaire japonais, et ce n'est guerre plus reluisant que le monde de l'entreprise. Le film est divisé en deux, d'abord avec l'enquête du procureur après le meurtre d'un homme d'affaire, puis avec le procès du présumé coupable. L'ensemble est assez classique mais bien troussé, j'ai été tenu en haleine jusqu'au bout. La plus grosse différence avec Black Test Car ou même Giants and Toys tient dans le personnage du procureur Kido, un homme honnête qui tente de ne pas se laisser pervertir par le système. Le film n'en reste pas moins assez sombre et pessimiste. 7/10

Au nom du peuple italien (In nome del popolo italiano, Dino Risi - 1971) : Un juge enquête sur le décès d'une jeune prostitué et a dans son viseur un riche industriel. Superbe comédie et surtout satire à l'italienne, qui brasse de nombreux thèmes dans ce duel entre Tognazzi et Gassman, le premier dans un rôle de magistrat qui semble tout petit et frêle dans une société corrompu et mortifère, le second dans celui d'un homme d'affaire sans moral mais avec une grosse dose d'arrogance. Le twist du film ouvert encore plus largement la réflexion et questionne directement le spectateur. 8/10

Luca (Enrico Casarosa - 2021) : Très sympathique Pixar. J'ai eu un peu peur au début, c'est un peu mou et assez enfantin, mais très vite ça prend de l'ampleur, j'ai été accroché, amusé, stressé, touché. Bon la fin en fait peut être un peu trop dans le tire larme mais globalement un très bon moment et comme d'habitude visuellement je n'ai pas boudé mon plaisir. 7/10
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Alexandre Angel
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Alexandre Angel »

PODIUM DE NOVEMBRE

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Sublime et quintessentiel mélodrame. La modernité est muette. Janet Gaynor et Charles Farrell sont un des plus beaux couple du cinéma.
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Version Director's Cut d'un chef d'œuvre étourdissant imprégné de Mitteleuropa.
3-Image
Un poil convenu dans son dernier tiers, c'est la grande comédie populaire française de l'année, électrisée par l'intelligence de sa réalisatrice, Valérie Lemercier, en état de grâce.
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Profondo Rosso
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Profondo Rosso »

Film du mois

1 Les Olympiades de Jacques Audiard

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2 Confession d'une épouse de Yasuzo Masumura

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3 The Medium de Banjong Pisanthanakun

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4 Irma Vep de Olivier Assayas

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5 Compartiment 6 de Juho Kuosmanen

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6 Clair-Obscur de Rebecca Hall

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Wile E.
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Wile E. »

Résultat pour le mois de novembre :

L'Enfance d'Ivan (1962) / Andreï Tarkovski _ 8
Ema (2019) / Pablo Larraín _ 8

Stalker (1979) / Andreï Tarkovski _ 7
Solaris (1972) / Andreï Tarkovski _ 7

Nine Days (2020) / Edson Oda _ 7
Suprêmes (2021) / Audrey Estrougo _ 7

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primus
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by primus »

Jack Carter wrote: 30 Nov 21, 22:29
Flol wrote: 30 Nov 21, 14:55 Un bon mois qualitativement parlant, dominé par un chef-d'œuvre découvert (le Sayles)

1.
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Matewan - John Sayles
Père Jules wrote: 2 Nov 21, 08:40 Novembre 2021

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MATEWAN (John Sayles, 1987) 8
8) :D

Vous faites bien d'insister parce que oui c'est très bien Matewan. Je suis d'accord pour le qualifier de chef-d'oeuvre et lui coller un 8 également.
Une exemplaire maitrise de la tension du début à la fin. Une violence qui couve sans jamais être fun, ni outrancière. Chaque mort compte même si c'est du cinéma. Mort d'un Pourri ou pas ça redonne du sens par rapport à ces films de merde, style John Wick, où rien n'a d'importance. La mort y est représentée comme dans un jeu vidéo, jusqu'à l'indigestion.
Matewan ça rince de toutes ces saloperies qui divertissent parait-il. Faut vraiment se faire chier...
Bref, j'arrête d'être grossier. J'ajoute juste qu'une sortie New 4K digital restoration, supervised by director John Sayles, with uncompressed monaural soundtrack on the Blu-ray 
English subtitles for the deaf and hard of hearing
est prévue pour mars prochain.

Encore une pièce maitresse... en import.

https://www.amazon.co.uk/Matewan-Blu-ra ... B001UA91G8
Demi-Lune wrote: 14 Oct 21, 15:27Ah par contre je suis affirmatif, monfilm = primus.
Je suis également Julien, Soleilvert, Nicolas Brulebois, Riqueunee, Boris le hachoir, Francis Moury, Yap, Bob Harris, Sergius Karamzin ... et tous les "invités" pas assez bien pour vous 8)
Soulkriver
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Soulkriver »

Mon film du mois de novembre est les trois visages de la peur de Mario Bava. C'est une réussite esthétique, et les histoires courtes n'ont pas la faiblesse que peuvent avoir certains films de Bava (ceci dit le mois passé c'était déjà Bava au film du mois avec six femmes pour l'assassin).
Sinon, mention spéciale pour San Babila de Carlo Lizzani, qui, s'il n'y avait pas un personnage féminin franchement caricatural, aurait pu faire mon film du mois.
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origan42
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by origan42 »

FILM DE NOVEMBRE
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FIRST COW (Kelly Reichardt, 2020) ****


Le reste du mois, par ordre de préférence :
Spoiler (cliquez pour afficher)

Gens de rizière / Le riz (Tidashi Imai, 1957) ****

Compañeros (Álvaro Brechner, 2018) ***
Salammbô (Pierre Marodon, 1925) ***
Le roi et quatre reines (Raoul Walsh, 1938) ***
Une raison pour vivre, une raison pour mourir (Tonino Valerii, 1972) ***
Predator (John McTiernan, 1987) ***
Chichinette et Cie (Henri Desfontaines, 1921) ***
Un été capricieux (Jiří Menzel, 1968) ***
Barbe-Bleue / L'affaire Barbe-Bleue (Edgar G. Ulmer, 1944) ***
Cry Macho (Clint Eastwood, 2021) ***
Mourir peut attendre (Cary Joji Fukugana, 2021) ***

Le fils du désert (John Ford, 1948) **
5ème set (Quentin Reynaud, 2020) **
La ruée vers l'ouest (Anthony Mann, 1960) **
La ruée vers l'ouest / Cimarron (Wesley Ruggles, 1931) **
Inferno (Dario Argento, 1980) **
Barbe-Bleue (Edward Dmytryk / Luciano Sacripanti, 1972) **
Halloween II (Rick Rosenthal, 1981) **
La rumeur (William Wyler, 1961) **
La ville est tranquille (Robert Guédiguian, 2000) **
Barbe-Bleue (Christian-Jaque, 1951) **
Le signe du païen (Douglas Sirk, 1954) **
Gargousse (Henry Wulschleger, 1938) **
Vacances portugaises (Pierre Kast, 1963) **
Border (Ali Abbasi, 2018) **
Pêcheur d’Islande (Pierre Schoendoerffer, 1959) **
Danger de mort (Gilles Grangier, 1947) **
Le sens de la famille (Jean-Patrick Benes, 2020) **
Tout le monde debout (Franck Dubost, 2018) **

L'homme du jour (Julien Duvivier, 1937) *
Les surprises de la radio (Marcel Aboulker, 1940) *
Inferno (Ron Howard, 2016) *
Le lion (Ludovic Colbeau-Justin, 2020) *

Hygiène de l’assassin (François Ruggieri, 1999) °
Pourris gâtés (Nicolas Cuche, 2021) °

RE-VISIONS
Femmes en cage (John Cromwell, 1950) **** →
La dilettante (Pascal Thomas, 1999) *** →
INTERPRÉTATION FÉMININE DU MOIS : FAY BAINTER Amelia Tilford dans La Rumeur
INTERPRÉTATION MASCULINE DU MOIS : JOHN CARRADINE Gaston Morell dans L'Affaire Barbe-Bleue
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Rick Blaine
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Rick Blaine »

Je n'ai pas rencontré de chef d'oeuvre incontournable ce mois ci, mais de belles découvertes quand même. D'abord la rencontre du polar italien et de la comédie avec l'excellent Flics en jeans, ensuite deux sorties récentes, d'une part Un espion ordinaire, film d'espionnage au casting fort convainquant et émaillé de belles idées notamment un très beau moment lac des cygnes et d'autre part Barbaque, comédie qui se double de véritables idées visuels et narratives et qui sait aller au bout de son propos.
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Le mois complet :
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Films découverts ou redécouverts :

Flics en jeans (Squadra antiscippo), de Bruno Corbucci (1976) : 7,5/10
Un espion ordinaire (The courier), de Dominic Cooke (2020) : 7,5/10
Barbaque, de Fabrice Eboué (2021) : 7,5/10

Le dernier survivant (The quiet Earth), de Geoff Murphy (1985) : 7/10
Le jardin des Finzi Contini (Il Giardino dei Finzi Contini), de Vittorio De Sica (1970) : 7/10
L'honorable Angelina (L'Onorevole Angelina), de Luigi Zampa (1947) : 7/10

Les Furieux (Fango bollente), de Vittorio Salerno (1975) : 6,5/10
Un flic très spécial (Squadra antifurto), de Bruno Corbucci (1976) : 6,5/10
Médecin de nuit, de Elie Wajeman (2020) : 6,5/10

The Swordsman (Geom-gaek), de Choi Jae-Hoon (2020) : 6/10
Présidents, de Anne Fontaine (2021) : 6/10

Mystère à Saint-Tropez, de Nicolas Benamou (2021) : 5,5/10
Kaamelott - Premier Volet, de Alexandre Astier (2021) : 5,5/10

Quai des blondes, de Paul Cadéac (1954) : 5/10

Films revus : Hors compétition :

Django, de Sergio Corbucci (1966) : 8/10

Le Boulanger de Valorgue, de Henri Verneuil (1953) : 7,5/10

Les caprices de Marie, de Philippe de Broca (1970) : 6,5/10
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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jeremy Fox »

Rick Blaine wrote: 1 Dec 21, 09:30 d'une part Un espion ordinaire, film d'espionnage au casting fort convainquant et émaillé de belles idées notamment un très beau moment lac des cygnes
Oui scène très émouvante.
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Rick Blaine
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Rick Blaine »

Jeremy Fox wrote: 1 Dec 21, 09:35
Rick Blaine wrote: 1 Dec 21, 09:30 d'une part Un espion ordinaire, film d'espionnage au casting fort convainquant et émaillé de belles idées notamment un très beau moment lac des cygnes
Oui scène très émouvante.
Alors qu'il y a un côté poncif à citer cette œuvre au cinéma, ça a été fait à foison. Là tout fonctionne. Comme dans le reste du film, très bien construit.
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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jeremy Fox »

Rick Blaine wrote: 1 Dec 21, 09:37
Jeremy Fox wrote: 1 Dec 21, 09:35

Oui scène très émouvante.
Alors qu'il y a un côté poncif à citer cette œuvre au cinéma, ça a été fait à foison. Là tout fonctionne. Comme dans le reste du film, très bien construit.
Oui ; je n'en attendais pas grand chose et très agréablement surpris.
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Zelda Zonk
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Zelda Zonk »

Bilan Novembre 2021

Peu de films visionnés en novembre, mais une comédie italienne savoureuse qui se dégage nettement.

La découverte du mois :

Il Giovedi (Dino Risi - 1963) : 8/10

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La comédie italienne – subtil dosage de gravité, d’humour corrosif et de grotesque – a trouvé en Dino Risi l’un de ses pionniers et l’un de ses plus géniaux représentants, accoucheur quotidien des interrogations d’une société vitaliste et suicidaire, d’une société qui refuse de regarder la sarabande des monstres qu’elle a enfantés. (Extrait du catalogue du 46è Festival International du Film – Cannes 1993)

La revoyure du mois :

Apocalypse Now (Francis Ford Coppola - 1979) : 9,5/10

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À la re-vision, on est frappé de la tonalité à la Orson Welles d’Apocalypse now, à la fois sur le plan formel (l’utilisation de la voix off, les longs travellings déambulatoires, la subdivision du récit en modules indépendants) et sur le plan narratif. La recherche sans cesse différée du mystérieux Kurtz ressemble un peu à l’enquête sur l’insaisissable et inquiétant Mr. Arkadin (ou, dans une moindre mesure, sur Charles Foster Kane). Impression corroborée par le fait que le premier film de Welles devait être à l’origine une adaptation du 'Cœur des ténèbres', dont il avait rédigé le scénario complet. Ce projet mort-né de Welles est donc devenu un immense film de Coppola, maintenant présenté dans toute son ampleur et sa beauté sauvage. (Les Inrockuptibles)

Le détail des films, avec les notes, ci-dessous :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Novembre 2021

Image = Chef-d'œuvre (à partir de 9/10, voire 8,5/10)

FILM DU MOIS

Image

FILMS DÉCOUVERTS

- Il Giovedi (Dino Risi - 1963) : 8/10

- Raisons d'État (Robert De Niro - 2006) : 6,5/10
- À couteaux tirés (Rian Johnson - 2019) : 6,5/10
- Thelma (Joachim Trier - 2017) : 6,5/10

- Le train (Pierre Granier-Deferre - 1973) : 6/10
- Jimmy's Hall (Ken Loach - 2014) : 6/10
- Hostiles (Scott Cooper - 2017) : 6/10

- L'amour est un crime parfait (Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu - 2013) : 5,5/10

- Jauja (Lisandro Alonso - 2014) : 5/10
- Les fleurs de Shanghai (Hou Hsiao-Hsien - 1998) : 5/10

- C'est ça l'amour (Claire Burger - 2018) : 4,5/10
- La fille de Brest (Emmanuelle Bercot - 2015) : 4,5/10
- Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (Arnaud Viard - 2019) : 4,5/10
- Espion(s) (Nicolas Saada - 2009) : 4,5/10

- Lourdes (Thierry Demaizière et Alban Teurlai - 2019) : 4/10


FILMS REVUS (hors compétition)

- Apocalypse Now (Francis Ford Coppola - 1979) : 9,5/10 Image

- Out of Africa (Sydney Pollack - 1985) : 9/10 Image

- A Most Violent Year (J.C. Chandor - 2014) : 8/10

- Ad Astra (James Gray - 2019) : 7/10
- Gosford Park (Robert Altman - 2001) : 7/10

- Dans la ligne de mire (Wolfgang Petersen - 1993) : 6,5/10
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by vic »

Novembre 2021

Vaches maigres, mais quand même un quator en béton.
Première place au plus beau Suzuki vu jusqu'à présent, où le réalisateur, enfin maitre d'un sujet qui le passionne, lâche son habituel cynisme un peu fatigant et met de transcendantes trouvailles formelles au service d'un magnifique mélodrame matiné de tragédie d'une limpidité exemplaire.

Histoire d'une prostituée (Shumpu den - Seijun Suzuki, 1965)
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autres films formidables :

Nous (Alice Diop, 2020)
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Go for sisters (John Sayles, 2013)
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Saddle the wind (Robert Parrish, 1958)
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Redécouverte du mois :
Le Repas (Meshi - Mikio Naruse, 1951)
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Spoiler (cliquez pour afficher)
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Image Insane Insomniac Team

Withdrawing in disgust is not the same thing as apathy.

Consistency is the last refuge of the unimaginative. Oscar Wilde

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by The Eye Of Doom »

vic wrote: 2 Dec 21, 01:41 Novembre 2021

Vaches maigres, mais quand même un quator en béton.
Première place au plus beau Suzuki vu jusqu'à présent, où le réalisateur, enfin maitre d'un sujet qui le passionne, lâche son habituel cynisme un peu fatigant et met de transcendantes trouvailles formelles au service d'un magnifique mélodrame matiné de tragédie d'une limpidité exemplaire.

Histoire d'une prostituée (Shumpu den - Seijun Suzuki, 1965)
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Superbe film.
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Papus
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Papus »

Wile E. wrote: 1 Dec 21, 01:20 Image
J'ai youtubisé le titre attiré par l'affiche m'attendant à une prod brésilienne contexte seventies dans les favelas :lol:
La déception.
Mais si tu me dis que le film en lui même est bon, une fois dépouillé de son côté biopic, je tente !