Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Thaddeus
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Thaddeus »

Yep. Et de loin.
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origan42
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by origan42 »

Jack Carter wrote:Raul Ruiz deloge Antonio Pietrangeli pour le dernier mois de l'année
Dommage pour les formidables Annonces matrimoniales.
Mais tout de même :D pour le Raul Ruiz, un film 5 étoiles de mon côté.
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John Holden
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by John Holden »

Jack Carter wrote:
The Eye Of Doom wrote: J'ai vu la version serie. A savourer episode par episode.
Je crois avoir lu que la version cine avait un montage beaucoup moins lineaire. C'est vrai ?
Ceux qui ont vu les deux conseillent quelle version ?
pas vu la serie mais j'avais compris que chaque episode correspondait à une histoire donc que c'etait assez lineaire. En effet le montage ciné fait un peu l'effet de "poupées russes", ou les flashbacks sont assez nombreux sans que cela perde le spectateur, ce film m'a un peu fait penser au Manuscrit trouvé à Saragosse de Wojciech Has (coucou John Holden :mrgreen: )
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Je me permets de citer cet avis de Joe Wilson que je partage en tout points
Joe Wilson wrote:Un film à la hauteur de mes attentes élevées, Mystères de Lisbonne développant un souffle romanesque d'une intensité rare. Les histoires ne se mélangent ni se confondent...elles s'imbriquent les unes aux autres pour former un puzzle qui fait peu à peu sens, et offre une densité d'abord insoupçonnée.
Le récit est le miroir permanent de l'existence des protagonistes : pour l'orphelin à la recherche de sa mère, il est le passage vers une identité, une légitimité et un passé...pour un autre, il représente une rédemption, un sacrifice ou une confession...il peut aussi révéler une faille, une angoisse, qu'il faudrait enterrer. La parole diffuse l'expression d'une poésie, d'un imaginaire, en parvenant, au-delà des détours et des secrets, à capter l'essentiel d'un tourbillon vertigineux et euphorique.
La mise en scène de Ruiz, d'une fluidité admirable et discrète, accompagne et transcende les élans narratifs. En étant elle-même portée par un mouvement perpétuel : la caméra devance et poursuit les personnages, ouvre puis referme des portes, enferme puis libère chaque scène telle une toile incarnée.
Et au bout du périple, Mystères de Lisbonne semble dessiner la trajectoire d'un cercle, rempli d'illusions déçues et d'espoirs déchirés. Dans l'incertitude, seule reste la grâce d'un pouvoir d'évocation renvoyant à la magie de l'enfance.
Bien aimable de m'épargner une agonie de plus de 4 heures ! :mrgreen:
En vérité je viens de regarder la bande annonce, ça m'a l'air nettement plus mainstream que le film de Has. Mais c'est vrai que ce n'est pas le genre de film sur lequel je me jetterais spontanément.
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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jeremy Fox »

Encore une superbe année cinématographique à 384 films dont voici le résumé des vainqueurs mensuels :

Janvier 2019 : Leto : Kirill Serebrennikov
Février 2019 : L'amour flou : Romane Bohringer & Philippe Rebbot
Mars 2019 : Short Cuts : Robert Altman
Avril 2019 : Wildlife : Paul Dano
Mai 2019 : Le Clair de terre : Guy Gilles
Juin 2019 : Une intime conviction : Antoine Rambault
Juillet 2019 : Grâce à Dieu : François Ozon
Août 2019 : Il était une fois à Hollywood : Quentin Tarantino
Septembre 2019 : Jamais plus toujours : Yannick Bellon
Octobre 2019 : Douleur et Gloire : Pedro Almodovar
Novembre 2019 : Le Traître : Marco Bellocchio
Décembre 2019 : Les Misérables : Ladj Ly
FILM DE L'ANNEE 2019 : IL ETAIT UNE FOIS A HOLLYWOOD



Et pour décembre, ça donne ça :


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Et le résumé complet :



* Treme saison 4 : 9.5/10

* Le Pirate (The Pirate) : Vincente Minnelli 1948 : 8.5/10

* Les Misérables : Ladj Ly 2019 : 8/10

* Marriage Story : Noah Baumbach 2019 : 7.5/10
* Roma : Alfonso Cuaron 2018 : 7.5/10

* A feu et à sang (The Cimarron Kid) : Budd Boetticher 1952 : 7/10
* Star Wars : Les derniers Jedi (Star Wars: The Last Jedi) : Ryan Johnson 2017 : 7/10
* Le Phare du bout du monde (The Light at the edge of the world) : Kevin Billington 1971 : 7/10
* Perdrix : Erwan Le Duc 2019 : 7/10
* Vive l'amour (Good News) : Charles Walters 1947 : 7/10
* Le Géant de fer (The Iron Giant) : Brad Bird 1999 : 7/10
* La Belle et la Bête (The Beauty and the Beast) : Gary Trousdale & Kirk Wise 1991 : 7/10
* The Crown saison 3 : 7/10

* Star Wars, épisode IX : L'Ascension de Skywalker (Star Wars: Episode IX – The Rise of Skywalker) : J.J. Abrams 2019 : 6.5/10
* Trois jours une vie : Nicolas Boukhrief 2019 : 6.5/10
* Star Wars VII : Le Réveil de la force (The Force Awakens) : JJ Abrams 2015 : 6.5/10
* Les Valseuses : Bertrand Blier 1973 : 6.5/10
* For me and my Gal : Busby Berkeley 1943 : 6.5/10
* Under the Skin : Jonathan Glazer 2014 : 6.5/10
* Le Monde ne suffit pas (The World is not enough) : Michael Apted 1999 : 6.5/10

* East Side of Heaven : David Butler 1939 : 6/10
* Les Noces funèbres (The Corpse Bride) : Tim Burton : 6/10
* La Tête haute : Emmanuelle Bercot 2015 : 6/10
* Une Arme pour un lâche (Gun for a Coward) : Abner Biberman 1957 : 6/10
* L'Expédition de Fort King (Seminole) : Budd Boetticher 1953 : 6/10
* Thank Your Lucky Stars : David Butler 1943 : 6/10
* The Laundromat : Steven Soderbergh 2019 : 6/10
* Triple Frontier : J.C. Chandor 2019 : 6/10

* Best Foot Forward : Edward Buzzell 1943 : 5/10
* Banana Split (The Gang's all here) : Busby Berkeley 1943 : 5/10

* En Route pour le Maroc (Road to Morocco) : David Butler 1942 : 4.5/10
* Effroyables jardins : Jean Becker 2002 : 4.5/10
* Outlaw King : David Mackenzie 2018 : 4.5/10

* Parasite (Gisaengchung) : Bong Joon-ho 2019 : 3.5/10

* Une Vie cachée (A Hidden Life) : Terrence Malick 2019 : 3/10
* Joker : Todd Philipps 2019 : 3/10
* Midsommar : Ari Aster 2019 : 3/10
* La Ballade de Buster Scruggs (The Ballad of Buster Scruggs) : Joel Coen 2018 : 3/10
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Flol
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Flol »

A priori, pas de film programmé pour moi en ce 31 décembre...je devrais donc finir 2019 sur un total de 352 films découverts (j'ai cassé ma moyenne de 1 film/jour :x), pour une moyenne globale de 5.76/10 sur l'ensemble des films.
Ce qui est bien mais pas top.

Plus grand film de l'année découvert au ciné :
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A Hidden Life - Terrence Malick
Plus grand film de l'année découvert sur mon canapé :
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Threads - Mick Jackson
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Karras
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Karras »

Top 5 du mois de décembre
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Sur 385 films découverts - 44 films revus

Film contemporain de l'année
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Film naphta de l'année
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Rick Blaine
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Rick Blaine »

Film du mois de dernière minute : Les oiseaux de passage, fresque criminelle dans laquelle se mèle de manière virtuose le mystique. La photo est à tomber par terre et le casting de haut vol. Un film à la fois ambitieux et efficace. Juste derrière, Kaurismaki est accompagné par Farrelly et l'excellent Green Book, remarquablement écrit et interprété, et Cómprame un revolver, formidablement touchant.


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Le mois complet :
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Films découverts ou redécouverts :

Les oiseaux de passage (Pájaros de verano), de Cristina Gallego & Ciro Guerra (2019) : 8,5/10

J'ai engagé un tueur (I hired a contract killer), de Aki Kaurismaki (1990) : 8/10
Green Book : Sur les routes du Sud (Green Book), de Peter Farrelly (2019) : 8/10
Cómprame un revolver, de Julio Hernández Cordón (2019) : 8/10

En toute innocence, de Alain Jessua (1988) : 7,5/10
Un homme nommé cheval (A man called horse), de Elliot Silverstein (1970) : 7,5/10
Le voyageur de la Toussaint, de Louis Daquin (1943) : 7,5/10
Le gangster, le flic et l'assassin (The Gangster, the Cop, the Devil), de Won-Tae Lee (2019) : 7,5/10
Terre sans pain (Las Hurdes), de Luis Buñuel (1932) : 7,5/10

Buñuel, après l'âge d'or (Buñuel en el laberinto de las tortugas), de Salvador Simó (2019) : 7/10

Santiago, Italia, de Nanni Moretti (2019) : 6,5/10
Cran d'arrêt, de Yves Boisset (1970) : 6,5/10
Les anges de l'enfer (Hell's angels), de Howard Hughes (1930) : 6,5/10

Les carrefours de la ville (City streets), de Rouben Mamoulian (1931) : 5,5/10
Port-Arthur, de Nicolas Farkas (1936) : 5,5/10

Banco (70 Binladens), de Koldo Serra (2019) : 4,5/10

Films revus : Hors compétition :

Bande à part, de Jean-Luc Godard (1964) : 8,5/10
Les bronzés font du ski, de Patrice Leconte (1978) : 8,5/10

Les bronzés, de Patrice Leconte (1978) : 8/10

Cyclone à la Jamaïque (A high wind in Jamaïca, de Alexander Mackendrick (1965) : 6,5/10
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Jack Carter
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jack Carter »

39 films vus ce mois-çi

1.
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Les Mysteres de Lisbonne (Raul Ruiz)

2.
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Annonces matrimoniales (Antonio Pietrangeli)

3.
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Une Vie cachée (Terrence Malick)

4.
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Les Nus et les morts (Raoul Walsh) redecouverte

5.
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Le Moment de la verité (Francesco Rosi)

6.
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Premier rendez-vous (Henri Decoin)

7.
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Promesse (Kiju Yoshida)

8.
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La Vallée de la peur (Raoul Walsh) redecouverte

9.
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Le Lac aux oies sauvages (Diao Yinan)



le mois complet en detail : http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... 3#p2783143
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Jack Carter
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jack Carter »

Rick Blaine wrote:Film du mois de dernière minute : Les oiseaux de passage, fresque criminelle dans laquelle se mèle de manière virtuose le mystique. La photo est à tomber par terre et le casting de haut vol.


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8)
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Thaddeus
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Thaddeus »

Film de décembre



1. It Must be Heaven (Elia Suleiman, 2019)


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2. Mephisto (István Szabó, 1981)


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3. Les Chemins de la Haute Ville (Jack Clayton, 1959)


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Mes découvertes en détail :
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À couteaux tirés (Rian Johnson, 2019)
Si ce n’est pas le colonel Moutarde qui a tué dans le petit salon avec le chandelier, alors qui, où et comment ? Tout disposé à partager généreusement le plaisir pris à sa fonction de facétieux maître du jeu, le cinéaste invite à se laisser mener par le bout du nez au fil d’une intrigue parfaitement alambiquée, retorse, pourvue comme il faut de répliques caustico-vachardes, d’archétypes sociétaux et de contorsions narratives. La connivence suscitée par son écheveau d’énigmes et de tartufferies tient à ce qu’il ne cherche pas à en détourner les conventions, arpente un terrain familier jusqu’à en friser l’autoparodie, et maintient la bride d’un sous-texte politique ne parasitant jamais l’efficacité très sûre du récit. Il sait aussi offrir un visage convaincant à la probité et à l’innocence : celui de l’adorable Ana de Armas. 4/6

Le corps et le fouet (Mario Bava, 1963)
Le cinéaste donne un autre bel aperçu de ses talents d’atmosphériste et reste fidèle à ses climats saturés de couleurs franches. La lutte entre morale et désir, celle toute intérieure consumant une femme aliénée par les préceptes rigides de la société élisabéthaine, constitue le sujet profond de ce poème sensuel où la narration traditionnelle cède le pas à la symphonie chromatique. Le piment d’un sadisme intelligent s’y ajoute aux habituels plaisirs distillés par les grandes frénésies macabres et romantiques. Et les quelques banalités décoratives ajoutent encore à l’attraction et au mystère des images : poignard planté dans une rose, cadavre frémissant dans le brasier, volutes hallucinatoires d’une crypte extravagante, séquences de flagellation qui voient Daliah Lavi gémir de plaisir sous le fouet de Christopher Lee. 4/6

Une vie cachée (Terrence Malick, 2019)
Le cadre de la production et le contexte historique laissaient espérer un retour à une forme plus traditionnelle. Hélas, les dérives New Born Christian dans lesquelles s’est égaré le cinéma de Malick ont laissé des stigmates indélébiles. La narration en flux de conscience, l’apesanteur d’un steadicam ultramobile, le recours systématique au grand angle et au surdécoupage temporel, l’ancrage du récit à un mysticisme ponctué de sentences perplexes puisées dans un vade-mecum heidegerro-catholique : autant de procédés devenus formule, figeant l’emphase du prêche dans une solennité de sarcophage et maintenant la note unique du dolorisme sanctifié. De cette homélie monocorde où tout conspire au majuscule, on émerge avec le sentiment attristé que l’auteur œuvre désormais comme un fabricant d’icônes. 3/6

Nous irons tous au paradis (Yves Robert, 1977)
Les présentations étant faites, le cinéaste peut teinter la comédie d’amertume, en approfondir les caractères. Étienne n’est plus le séducteur prudemment volage mais le jaloux, détective très privé de son infortune conjugale. Simon, don juan souffreteux, ose enfin se révolter contre la tutelle maternelle. Daniel, un peu las des brèves rencontres avec de beaux mecs, fait la tentative (avortée) d’un mariage en forme de sécurité sociale. Quant à Bouly, qui trouve son bonheur dans la joyeuse marmaille confiée par ses femmes simultanées ou successives, il est comme un hélicon face à un trio de hautbois. En épousant les éclats de rire fracassants et les secrètes meurtrissures de son quatuor d’acrobates du sentiment, Robert tisse une trame drôle et tendre dont la fluidité perturbée épouse le mouvement même de la vie. 4/6

It must be heaven (Elia Suleiman, 2019)
Tel un Buster Keaton siroteur d’arak, Elia quitte ses citronniers pour aller voir ailleurs si le ciel est moins lourd à porter. Au fil du périple qui le conduit de Paris à New York, il s’aperçoit que si la Palestine peut s’apparenter à un microcosme du monde, le monde est lui aussi un microcosme de la Palestine. Son humour succulent, consistant à prélever dans la réalité des détails significatifs et à les pousser jusqu’à l’absurde, atteste d’une forme suprême d’acuité. Et dans son regard de perpétuel étranger, apte à saisir la cocasserie des attitudes aussi bien que la poésie des situations, passe la désopilante insolence d’un homme qui, malgré l’extension du climat de méfiance, de tension, de violence contrôlée, choisit de miser sur l’espoir et l’insouciance – celles d’une jeunesse s’enivrant sur la piste d’une boîte de Nazareth. 5/6

Star Wars : épisode IX – L’ascension de Skywalker (J.J. Abrams, 2019)
Parachuté aux manettes de l’entreprise afin d’en resserrer les boulons et d’amender les pistes jugées trop intrépides du volet précédent, le cinéaste-exécutant se livre à une opération de damage control quelque peu embarrassante, où tout semble avoir été conçu dans un esprit de rafistolage paniqué. Le scénario, bardé de plot holes invraisemblables et d’incohérences honteuses, est un hachis narratif qui accumule les péripéties de manière purement fonctionnelle, les personnages dévitalisés pataugent dans une quincaillerie normative d’idées et de mécanismes recyclés, le rythme confond vitesse et précipitation avec l’espoir de noyer le poisson, rien ne s’installe ni ne se construit, et il ne reste que les résidus d’une magie en laquelle on aimerait croire pour pouvoir considérer avec indulgence le verre à moitié plein. 3/6

Cartouche (Philippe de Broca, 1962)
Savoir amuser en tournant des films qui les amusent est une qualité précieuse pour les réalisateurs de divertissement. Sur ce critère, De Broca affirme la sûreté de son métier et la légèreté d’un regard modeste qui, le rire au poing, aime faire la nique à l’inquiétude. Peu scrupuleux de fidélité historique quant à la figure du célèbre brigand parisien, il livre une chevauchée alerte où l’on se met à tout instant sabre au clair pour les beaux yeux d’une troublante bohémienne, et fait le portrait d’un "bandit d’honneur" féroce pour les puissants, secourable aux miséreux, le cœur sensible aux œillades assassines, menteur canaille et bretteur sans vergogne. Verve, entrain, invention caractérisent ce spectacle charmeur et bondissant qui s’autorise même dans son dernier acte à glisser vers un registre plus dramatique. 4/6

Taipei story (Edward Yang, 1985)
Comme son titre l’indique, le deuxième long-métrage du réalisateur est un film ambitieux qui se veut le portrait d’une génération perdue saisie à travers le prisme d’un couple. La précédente a choisi l’exil, celle-ci hésite entre partir (aux États-Unis) ou rester ; dans cette attente, la relation des deux personnages se délite. Fondée sur l’architecture du paysage urbain, apte à transmettre les émotions sans les fixer vraiment sur les acteurs, la mise en scène encadre le romanesque des situations en trouvant un point de jonction idéal entre dépouillement de l’écriture et résonances sociopolitiques. S’il est toujours difficile et risqué pour un cinéaste de vouloir identifier son cinéma à son pays et d’en proposer une image à travers quelques trajectoires, Yang accomplit ici l’entreprise avec finesse et sensibilité. 4/6

Les comancheros (Michael Curtiz, 1961)
Le dernier ouvrage de Michael Curtiz, officieusement achevé par John Wayne, est un western quelque peu essoufflé qui termine logiquement une carrière où s’est manifesté l’usage de la cape, de l’épée, du colt, de la flèche ou du sabre d’abordage. L’anecdote se réfère à la situation confuse qui régnait au Texas dans les années 1840 et brode, autour du thème traditionnel de l’amitié entre le représentant de l’autorité et le hors-la-loi qu’il doit arrêter, un éventail de variations historiques et psychologiques plus ou moins erratiques. Ni honteux ni vraiment convaincant, dispensant par intermittence un charme vaguement démodé, l’ensemble se suit sans déplaisir mais l’on y sent malheureusement trop souvent la lassitude d’un vieil homme ayant fait beaucoup trop de films pour pouvoir encore y croire tout à fait. 3/6

La vérité (Hirokazu Kore-eda, 2019)
En s’aventurant sur le terrain du drame psycho-familial français, le cinéaste accrédite la thèse selon laquelle un auteur perd une partie de ADN en dehors de son milieu et de ses frontières. Son défi consiste à effeuiller un scénario comme un artichaut et à développer une fiction pleine d’effets de miroir et de jeux de mise en abîme, où le mensonge et la mauvaise foi ferraillent en bonne et due forme avec l’épanouissement de l’amour filial. Mais la rigidité avec laquelle se déploie tout cet appareillage méta-filmique, la tiédeur des considérations sur le rapport pirandellien du jeu à la réalité et le caractère inoffensif d’un face-à-face qui se voudrait sans doute plus mordant, plus cruel, apparentent le film à un Assayas quelque peu lénifiant, assez loin de l’acuité et de l’émotion dont vibre d’ordinaire l’œuvre du Japonais. 4/6


Et aussi :

Les chemins de la haute ville (Jack Clayton, 1959) - 5/6
Brooklyn affairs (Edward Norton, 2019) - 4/6
Mephisto (István Szabó, 1981) - 5/6
Quadrophenia (Franc Roddam, 1979) - 4/6
The lighthouse (Robert Eggers, 2019) - 4/6
Le lac aux oies sauvages (Diao Yi'nan, 2019) - 4/6

Films des mois précédents :
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Novembre 2019Les misérables (Ladj Ly, 2019)
Octobre 2019Bacurau (Kleber Mendonça Filho & Juliano Dornelles, 2019)
Septembre 2019Driver (Walter Hill, 1978)
Août 2019Le coup de l’escalier (Robert Wise, 1959)
Juillet 2019 - La sorcellerie à travers les âges (Benjamin Christensen, 1922)
Juin 2019Parasite (Bong Joon-ho, 2019)
Mai 2019 - Mandingo (Richard Fleischer, 1975)
Avril 2019 - Les oiseaux de passage (Cristina Gallego & Ciro Guerra, 2018)
Mars 2019 - Le convoi (Sam Peckinpah, 1978)
Février 2019Les noces rouges (Claude Chabrol, 1973)
Janvier 2019Un jour dans la vie de Billy Lynn (Ang Lee, 2016)
Décembre 2018Une affaire de famille (Hirokazu Kore-eda, 2018)
Novembre 2018High life (Claire Denis, 2018)
Octobre 2018Nos batailles (Guillaume Senez, 2018)
Septembre 2018Les frères Sisters (Jacques Audiard, 2018)
Août 2018Silent voice (Naoko Yamada, 2016)
Juillet 2018 - L'homme qui voulait savoir (George Sluizer, 1988)
Juin 2018Sans un bruit (John Krasinski, 2018)
Mai 2018Riches et célèbres (George Cukor, 1981)
Avril 2018Séduite et abandonnée (Pietro Germi, 1964)
Mars 2018Mektoub my love : canto uno (Abdellatif Kechiche, 2017)
Février 2018Phantom thread (Paul Thomas Anderson, 2017)
Janvier 2018Pentagon papers (Steven Spielberg, 2017)
Décembre 2017Lettre de Sibérie (Chris Marker, 1958)
Novembre 2017L’argent de la vieille (Luigi Comencini, 1972)
Octobre 2017Une vie difficile (Dino Risi, 1961)
Septembre 2017Casanova, un adolescent à Venise (Luigi Comencini, 1969)
Août 2017La bonne année (Claude Lelouch, 1973)
Juillet 2017 - La fille à la valise (Valerio Zurlini, 1961)
Juin 2017Désirs humains (Fritz Lang, 1954)
Mai 2017Les cloches de Sainte-Marie (Leo McCarey, 1945)
Avril 2017Maria’s lovers (Andreï Kontchalovski, 1984)
Mars 2017À la recherche de Mr Goodbar (Richard Brooks, 1977)
Février 2017Raphaël ou le débauché (Michel Deville, 1971)
Janvier 2017La la land (Damien Chazelle, 2016)
Décembre 2016Alice (Jan Švankmajer, 1987)
Novembre 2016 - Dernières nouvelles du cosmos (Julie Bertuccelli, 2016)
Octobre 2016 - Showgirls (Paul Verhoeven, 1995)
Septembre 2016 - Aquarius (Kleber Mendonça Filho, 2016)
Août 2016 - Le flambeur (Karel Reisz, 1974)
Juillet 2016 - A touch of zen (King Hu, 1971)
Juin 2016 - The witch (Robert Eggers, 2015)
Mai 2016 - Elle (Paul Verhoeven, 2016)
Avril 2016 - La pyramide humaine (Jean Rouch, 1961)
Mars 2016 - The assassin (Hou Hsiao-hsien, 2015)
Février 2016Le démon des femmes (Robert Aldrich, 1968)
Janvier 2016La Commune (Paris 1871) (Peter Watkins, 2000)
Décembre 2015Mia madre (Nanni Moretti, 2015)
Novembre 2015Avril ou le monde truqué (Franck Ekinci & Christian Desmares, 2015)
Octobre 2015Voyage à deux (Stanley Donen, 1967)
Septembre 2015Une histoire simple (Claude Sautet, 1978)
Août 2015La Marseillaise (Jean Renoir, 1938)
Juillet 2015Lumière silencieuse (Carlos Reygadas, 2007)
Juin 2015Vice-versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen, 2015) Top 100
Mai 2015Deep end (Jerzy Skolimowski, 1970)
Avril 2015Blue collar (Paul Schrader, 1978)
Mars 2015Pandora (Albert Lewin, 1951)
Février 2015La femme modèle (Vincente Minnelli, 1957)
Janvier 2015Aventures en Birmanie (Raoul Walsh, 1945)
Décembre 2014Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (Elio Petri, 1970)
Novembre 2014Lifeboat (Alfred Hitchcock, 1944)
Octobre 2014Zardoz (John Boorman, 1974)
Septembre 2014Un, deux, trois (Billy Wilder, 1961)
Août 2014Le prix d’un homme (Lindsay Anderson, 1963)
Juillet 2014Le soleil brille pour tout le monde (John Ford, 1953)
Juin 2014Bird people (Pascale Ferran, 2014)
Mai 2014Léon Morin, prêtre (Jean-Pierre Melville, 1961) Top 100
Avril 2014L’homme d’Aran (Robert Flaherty, 1934)
Mars 2014Terre en transe (Glauber Rocha, 1967)
Février 2014Minnie et Moskowitz (John Cassavetes, 1971)
Janvier 201412 years a slave (Steve McQueen, 2013)
Décembre 2013La jalousie (Philippe Garrel, 2013)
Novembre 2013Elle et lui (Leo McCarey, 1957)
Octobre 2013L’arbre aux sabots (Ermanno Olmi, 1978)
Septembre 2013Blue Jasmine (Woody Allen, 2013)
Août 2013La randonnée (Nicolas Roeg, 1971)
Juillet 2013Le monde d’Apu (Satyajit Ray, 1959)
Juin 2013Choses secrètes (Jean-Claude Brisseau, 2002)
Mai 2013Mud (Jeff Nichols, 2012)
Avril 2013Les espions (Fritz Lang, 1928)
Mars 2013Chronique d’un été (Jean Rouch & Edgar Morin, 1961)
Février 2013 – Le salon de musique (Satyajit Ray, 1958)
Janvier 2013L’heure suprême (Frank Borzage, 1927) Top 100
Décembre 2012 – Tabou (Miguel Gomes, 2012)
Novembre 2012 – Mark Dixon, détective (Otto Preminger, 1950)
Octobre 2012 – Point limite (Sidney Lumet, 1964)
Septembre 2012 – Scènes de la vie conjugale (Ingmar Bergman, 1973)
Août 2012 – Barberousse (Akira Kurosawa, 1965) Top 100
Juillet 2012 – Que le spectacle commence ! (Bob Fosse, 1979)
Juin 2012 – Pique-nique à Hanging Rock (Peter Weir, 1975)
Mai 2012 – Moonrise kingdom (Wes Anderson, 2012)
Avril 2012 – Seuls les anges ont des ailes (Howard Hawks, 1939) Top 100
Mars 2012 – L'intendant Sansho (Kenji Mizoguchi, 1954)
Février 2012 – L'ombre d'un doute (Alfred Hitchcock, 1943)
Janvier 2012 – Brève rencontre (David Lean, 1945)
Décembre 2011 – Je t'aime, je t'aime (Alain Resnais, 1968)
Novembre 2011 – L'homme à la caméra (Dziga Vertov, 1929) Top 100 & L'incompris (Luigi Comencini, 1967) Top 100
Octobre 2011 – Georgia (Arthur Penn, 1981)
Septembre 2011 – Voyage à Tokyo (Yasujiro Ozu, 1953)
Août 2011 – Super 8 (J.J. Abrams, 2011)
Juillet 2011 – L'ami de mon amie (Éric Rohmer, 1987)
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Jack Carter
Certains l'aiment (So)chaud
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jack Carter »

Allons-y avec mon bilan 2019 mois par mois, avec 444 films vus au total.

Janvier : Asako I & II (Ryusuke Hamaguchi)
Fevrier : L'Ami Americain (Wim Wenders)
Mars : Sans toit, ni loi (Agnes Varda)
Avril : Carne (Gaspar Noé)
Mai : Les Oiseaux de passage (Ciro Guerra et Cristina Gallego)
Juin : Parasite (Bong Joon-ho)
Juillet : Elle et lui 1ere version (Leo McCarey)
Aout : Journal d'un maitre d'ecole (Vittorio De Seta)
Septembre : The Man who stole the sun (Kazuhiko Hasegawa)
Octobre : Regards et sourires (Ken Loach)
Novembre : The Irishman (Martin Scorsese)
Decembre : Mysteres de Lisbonne (Raul Ruiz)

Film naphta de l'année : Elle et lui (Leo McCarey, 1939)
Film contemporain de l'année : Mysteres de Lisbonne (Raul Ruiz, 2010)
Meilleur film de l'année cinema 2019 (date sortie France) : Asako I & II (Ryusuke Hamaguchi)
Last edited by Jack Carter on 31 Dec 19, 12:39, edited 1 time in total.
MJ
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by MJ »

1. Remember My Name (Alan Rudolph)

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2. Le Trésor d'Arne (Mauritz Stiller)

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3. Waking Life (Richard Linklater)

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4. Je t'aime, je t'aime (Alain Resnais)

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5. A Beautiful Day in the Neighborhood (Marielle Heller)

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Mention, quand même, à Howard the Duck...



Et à ce court-métrage des frères Safide :

[vimeo]56168690[/vimeo]

Soit, pour l'année :

Janvier 2019: Ivan le Terrible (Sergueï M. Eisenstein)
Février 2019: La Symphonie Nuptiale (Erich von Stroheim)
Mars 2019: A New Leaf (Elaine May)
Avril 2019: Au bord de la mer bleue (Boris Barnet)
Mai 2019: Simone Barbès ou la Vertu (Marie-Claude Treilhou)
Juin 2019: Chameleon Street (Wendell B. Harris Jr.)
Juillet 2019: Le Vent (Victor Sjöström)
Août 2019: Poto & Cabengo (Jean-Pierre Gorin)
Septembre 2019: Housekeeping (Bill Forsyth)
Octobre 2019: Les Tueurs de la Lune de Miel (Leonard Kastle)
Novembre 2019: La Légende de Gösta Berling (Mauritz Stiller)
Décembre 2019: Remember My Name (Alan Rudolph)
"Personne ici ne prend MJ ou GTO par exemple pour des spectateurs de blockbusters moyennement cultivés." Strum
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cinephage
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by cinephage »

Pour moi aussi, 2019 est terminée en terme de cinéma...

J'aurais vu 556 films cette année, ce qui est un nombre correct, dont 516 découvertes, et 106 en salle de cinéma, ici un chiffre en baisse pour moi (mais ma notation moyenne de l'année est de 7,16, soit la plus haute depuis que je tiens des registres, donc je dirais que l'année a été bonne pour moi, je reste un spectateur satisfait, aux enthousiasmes faciles et aux coups de coeur fréquents). Le cinéma américain capte une grosse part de mes visionnages, soit plus de 40% de ce que j'ai vu cette année, mais le cinéma français reste cher à mon coeur (72 films vus cette année).

J'aurais vu un total de 292 films antérieurs à 2010, et 264 films de la décennie actuelle (pour un total de 2120, merveille des statistiques... :mrgreen: ).

Mon film du mois sera ce film vu au PIFFF, Jallikattu, de Lijo Jose Pelissery, cinéaste au style radical et échevelé, qui alterne maestria des mouvements de caméra avec une bande sonore viscérale et brutale, avec une façon assez unique de filmer les foules. Un film que je recommande chaudement, et qui me révèle l'existence de ce cinéaste indien apprécié par la critique (Anurag Kashyap n'en dit que du bien), et dont l'oeuvre compte déja quelques films que je vais activement chercher à découvrir. Pour les curieux, le film est visible sur Amazon Prime, avec sous-titres anglais, hélas...

The Look of Silence, de Joshua Oppenheimer, est la suite directe du documentaire The Act of Killing. Après s'être intéressé aux bourreaux, le cinéaste approche les victimes. On est moins surpris, forcément, mais le filme nous cueille par sa pertinence, par son portrait poignant d'une famille dévastée, par le courage profond de ses enfants.

Le troisième film de mon podium a également été vu au PIFFF, il s'agit d'un premier film russe, Why don't you just die, de Kirill Sokolov, qui parvient à construire une fable très maligne, drôle et pertinente, à partir d'un postulat policier plutôt simple, grâce notamment à une mise en scène d'une précision d'orfèvre, je vois ici la promesse d'un très grand cinéaste à venir, on verra s'il confirme...

Enfin, mention spéciale à un documentaire vu sur Netflix, Virunga, de Orlando von Einsiedel, sur la situation d'un parc naturel du Congo, situé à l'intersection de zones d'influences stratégiques et d'intérêts financiers. Le documentaire met en avant la complexité des situations, et brosse le portrait saisissant de ceux qui défendent le parc. J'avoue avoir été frappé par l'intensité du film, qui n'a pas volé ses nombreuses nominations et prix...
Obviously the world is not a wish-granting factory (The fault in our stars, Josh Boone, 2014)
Pour caler mes bennos
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Boubakar
Mécène hobbit
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Boubakar »

Les amants criminels clôturera pour moi 2019, qui portera le total à 564 films vus (ce qui est beaucoup plus que l'an dernier).
Et pour ce mois de Décembre, 63 films (re)vus avec le très touchant La femme du boulanger qui surnage en tête du classement.

1 - La femme du boulanger
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2 - Avengers endgame
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3 - The edge of seventeen
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4 - Les gens du Monde
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Flavia
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Flavia »

168 films vus cette année, je vais essayer de faire mieux l'année prochaine.

Mes films du mois en 2019

Janvier : First Man (Damien Chazelle)
Février : Mektoub, my love : canto uno (Abdellatif Kechiche)
Mars : Rebecca (Alfred Hitchcock)
Avril : Du rififi chez les hommes (Jules Dassin)
Mai : Green book (Peter Farrelly)
Juin : L'aventure de Mme Muir (Joseph L. Mankiewicz)
Juillet : Le groupe (Sidney Lumet)
Août : Apocalypse Now (Francis Ford Coppola)
Septembre : Le fils de Jean (Philippe Lioret)
Octobre : Pupille (Jeanne Herry)
Novembre : Funny Girl (William Wyler)
Décembre : Once upon a time... in Hollywood (Quentin Tarantino)


Top décembre


Once upon a time... in Hollywood (2019 - Quentin Tarantino) 9

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Guy (2018 - Alex Lutz) 7,5

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A star is born (2018 - Bradley Cooper) 7

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Ben is back (2018 - Peter Hedges) 7

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