Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Tom Peeping
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Tom Peeping »

J'ai vu en janvier

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*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais

Les oubliés / Land of mine / Under sandet (Martin Zandvliet, 2015) *
En 1945, des ados allemands soldats vaincus de la Werhmacht doivent déminer une plage du Danemark sous le contrôle d'un officier danois. Un film germano-danois sur un épisode méconnu de l'immédiate après-guerre dont le scénario va exactement où on l'attend en dosant suspense (les mines) et morale (le traitement des garçons). Le parti pris esthétisant de la photo est discutable mais la fin réussit à faire passer une certaine émotion. BR DEUT

Le météore de la nuit / It came from outer space (Jack Arnold, 1953) **
Sur une histoire de Ray Bradbury, un des classiques de la SF paranoïaque des 50's. Dans le désert d'Arizona, un vaisseau spatial s'écrase et libère des aliens cyclopes et gélatineux qui prennent apparence humaine. L'impression de déjà vu vient du fait que ce film, l'un des premiers de monstres extra-terrestres, a été copié mille fois. Il reste efficace grâce à la réalisation de Jack Arnold qui choisit de souvent filmer du point de vue des créatures. BR 3D UK

Song of Summer (Ken Russell, 1968) *
Entre 1929 et 1934, un jeune musicien (Christopher Gable) assiste le compositeur Frederick Delius (Max Adrian), aveugle, paralysé et colérique. Austère mais lumineux, ce téléfilm de la BBC était l'oeuvre dont Ken Russell était le plus fier. La création artistique face aux aléas de la vie, l'altruisme au risque du masochisme, le temps qui fuit... des thèmes bergmaniens traités avec tact mais trop de froideur, en laissant l'émotion à distance. BR UK

Society (Brian Yuzna, 1989) *
Un rich kid de Beverly Hills en psychothérapie s'inquiète de l'identité réelle de ses parents et de sa soeur. Alors que la première heure a tout du soap Eighties pour ados (avec vestes épaulées et mullets), la suite tourne au délire horrifique et à la satire marxiste avec une orgie de mutants assez dégueu. A part cette séquence mémorable, le film n'accroche pas, la faute à un scénario trop lâche qui prend son temps pour aller nulle part. BR UK

L'avenir (Mia Hansen-Love, 2016) ***
Une prof de philo quinquagénaire bourgeoisement installée voit son univers se disloquer. Un film d'une sensibilité de tous les instants sur le passage du temps et l'instinct de survie. La mise en scène met en valeur les idées et les dialogues dans une lumière solaire qui irradie Paris, la Bretagne et le Vercors. Dans un de ses plus beaux rôles, Isabelle Huppert joue la vulnérabilité et la force avec une prestation à fleur de peau, exceptionnelle. BR FR

Varieté (E.A. Dupont, 1925) ***
Crime passionnel dans un trio de trapézistes. Un mélodrame à l'histoire convenue sublimé par la lumière, les décors, la formidable mobilité de caméra et le jeu moderne et puissant d'Emil Jannings en acrobate trompé. La mise en scène dynamise les séquences d'action (au Wintergarten de Berlin) et d'intimisme. Un des grands films muets de la République de Weimar. Le score chanté des Tiger Lillies est un véritable hold-up sur le film. BR DEUT

Pattaya (Franck Gastambide, 2016) *
J'avais bien ri avec "Les kaïra" (2012) du même réalisateur. Il reprend ici trois gentils simplets du 93 qu'il transporte en Thaïlande comme alibi d'une série de potacheries toutes portées sur le mauvais goût et le politiquement incorrect. Les racailles, les nains, les gros, les asiatiques, les transsexuels sont ridiculisés dans une suite de gags cracras d'une lourdeur calculée. Les quelques éclats de rire ne compensent pas la paresse qui s'en dégage. BR FR

Les fous du roi / All the King's men (Robert Rossen, 1949) ***
Exalté par le goût du pouvoir et de toute puissance, un juriste de Louisiane se fait élire gouverneur sur des thèmes populistes et s'imagine monter plus haut. Un des grands films politiques américains, porté par la formidable prestation de Broderick Crawford dans le rôle d'un franc-tireur égocentrique sans scrupule ni morale. L'effet miroir avec l'actualité est saisissant, notamment les scènes de discours enflammés contre l'Establishment. BR US

Atlantis, terre engloutie / Atlantis, the lost continent (George Pal, 1961) *
Inoubliable souvenir d'enfance (les hommes-animaux ! le rayon de la Mort !), ce peplum d'aventure fantastique autour d'un pêcheur grec mis en esclavage sur l'île condamnée d'Atlantis bénéficie de son effet nostalgie. Mais le petit budget truqué par d'amusants emprunts à d'autres films (Quo Vadis, la Marabunta...), la transparence de l'acteur principal et la faiblesse du scénario n'en font qu'un film mineur - mais sympathique - d'un dimanche après-midi. BR DEUT

Au bout du conte (Agnès Jaoui, 2013) *
L'histoire d'une jeune femme qui cherche le prince charmant et de ses proches, en une actualisation de situations et de personnages - de la bonne fée au méchant loup - de contes de fées. L'idée est originale et les acteurs sans reproche (Agnès Jaoui est formidable) mais une fois les bases du scénario posées, ça tourne un peu en rond et l'intérêt s'effiloche. Un film sympathique qui aurait eu besoin d'un coup de baguette magique. BR FR

Dans le noir / Lights out (David F. Sandberg, 2016) **
Une petit film d'angoisse horrifique très bien ficelé autour d'une créature humaine démoniaque qui apparaît dans le noir pour tourmenter une jeune femme et son demi-frère. L'effet recherché est le sursaut du spectateur et ça marche, dès la formidable séquence d'ouverture, avec une utilisation magistrale de l'obscurité. On peut voir le sujet comme une métaphore des dégâts que peut causer la maladie mentale au sein d'une famille. BR DEUT

Mademoiselle Swing (Richard Pottier, 1942) *
Un jeune provinciale passionnée de rythmes nouveaux monte à Paris pour se faire un nom au music-hall. Produit pour exploiter le triomphe de la chanson "Mademoiselle Swing" de 1940 (par Irène de Trébert, qui joue ici le rôle titre) une comédie musicale bébête et poussive qui reste un document historique intéressant sur les mouvements Swing et Zazou, mal vus sous l'Occupation à cause de leur excentricité et de leur influence américaine. DVD Z2 FR

Pétain (Jean Marboeuf, 1993) **
De l'Exode à Sigmaringen, les parcours liés de Pétain et Laval. Les grandes étapes y sont, les personnages majeurs aussi mais tout est précipité pour rentrer dans 2h et le sujet est brossé à gros traits, façon Vichy pour les Nuls. La mise en scène est sans surprise et la musique de trop mais Jacques Dufilho et Jean Yanne surclassent et sauvent le film par leurs interprétations remarquables et fascinantes de Pétain et de Laval. Alors rien que pour eux. DVD Z2 FR

Julieta (Pedro Almodovar, 2016) *** Mon film du mois
L'esprit de la Tragédie antique et classique plane sur ce mélodrame qui marque le retour à la pleine forme d'Almodovar après le navet "Les amants passagers" (2013). Par son riche scénario parfaitement articulé et sa mise en scène d'une impressionnante précision, l'histoire et le portrait de cette femme confrontée à des disparitions successives devient un conte universel sur le complexe tissu des liens familiaux et les affres de la culpabilité. BR FR

Starman (John Carpenter, 1984) *
Une jeune veuve aide un extraterrestre qui a pris les traits de son mari décédé à rejoindre le vaisseau des siens. La formidable idée de départ est exploitée de façon décevante par la linéarité du scénario et le jeu monocorde de Jeff Bridges (ses mouvements saccadés) et de Karen Allen (sa voix éteinte). Dommage parce qu'il y a de superbes scènes comme le début, le chevreuil et le final. Ca aurait pu être un grand film de SF romantique. BR FR
... and Barbara Stanwyck feels the same way !

Pour continuer sur le cinéma de genre, visitez mon blog : http://sniffandpuff.blogspot.com/
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Demi-Lune
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Demi-Lune »

Père Jules wrote:Sur le fil, La vie privée d'un sénateur de Jerry Schatzberg sera mon film du mois.
Ça fait longtemps que je le cherche, celui-là. Tu l'as vu comment ?
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reuno
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by reuno »

Film du mois de janvier :

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Suivent :

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Mon séjour à Gerardmer aidant, j'ai vu 31 films (!) durant ce mois de janvier. De belles découvertes, un film du mois qui s'est tout de suite imposé (même si plusieurs potentiels films du mois se trouvent dans les suivants... le Kurosawa, Toni Erdmann, Nocturama surtout).
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Joshua Baskin
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Joshua Baskin »

Une année 2017 qui a démarré sur les chapeaux de roues avec 40 films et pas mal d'excellentes choses.

On trouve donc en haut du classement :

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Zootopia (Byron Howard, Rich Moore) : 8,5/10

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Fatima (Philippe Faucon) : 8/10

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Détenu en attente de jugement (Nanni Loy) : 8/10

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My life directed by Nicolas Winding Refn (Liv Corfixen) : 8/10

Un tout petit peu plus bas mais je les retiens comme de bons voire de très bons films :

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Truth (James Vanderbilt) : 7,5/10

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L'humour à mort (Daniel Leconte & Emmanuel Leconte) : 7,5/10

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The war game (Peter Watkins) : 7,5/10

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La lame infernale (Massimo Dallamano) : 7/10

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An - Les délices de Tokyo (Naomi Kawase) : 7/10

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Me and Earl and the dying girl (Alfonso Gomez-Rejon) : 7/10

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Elle (Paul Verhoeven) : 7/10
Laissez-moi passer, je suis Francis Moury
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Boubakar
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Boubakar »

Premier film vu ce mois-ci et on va dire que c'est déjà plié ; j'ai vu les parties 2 & 3 cette nuit (vive les insomnies :| ), et je n'ai pas pu décrocher !

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Vic Vega
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Vic Vega »

AtCloseRange wrote: Sinon, de mon côté c'est Harakiri de Kobayashi qui l'emporte.
:D Un des plus beaux films japonais des années 60, ni plus ni moins.
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Rockatansky
Le x20, c'est dangereux
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Rockatansky »

Rien de bien follichon ce mois ci, mais bon je n'avais pas vraiment le temps de regarder des films, du coup faible quantité et faible niveau, du Midnight Special s'impose faute de combattants.


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Janvier 2017

Films découverts

Midnight Special - Jeff Nichols - 5,5/10
In the valley of violence - Ti West - 5/10
Phase IV - Saul Bass - 4,5/10
Insaisissables - Louis Leterrier - 4/10
War Dogs - Todd Phillips - 4/10
Elle - Paul Verhoeven - 3,5/10
Masterminds - Jared Hess - 3/10
Suspicions - Declan Dale - 3,5/10
Death Race 2050 - G.J. Echternkamp - 3/10
Don't Breathe - Fede Alvarez - 3/10
Clear Eyes, Full Hearts Can't Lose !
« S’il est vrai que l’art commercial risque toujours de finir prostituée, il n’est pas moins vrai que l’art non commercial risque toujours de finir vieille fille ».
Erwin Panofsky
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Alexandre Angel
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Alexandre Angel »

Père Jules wrote:Sur le fil, La vie privée d'un sénateur de Jerry Schatzberg sera mon film du mois.
J'aimerais bien le voir..il a bonne réputation. Tu l'as vu comment, sans indiscrétion?
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Profondo Rosso
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Profondo Rosso »

Film du mois

1 Nocturnals Animals de Tom Ford

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2 L'Amour à mort de Alain Resnais

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3 La La Land de Damien Chazelle

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4 Les Copains d'Eddie Coyle de Peter Yates

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5 Arènes sanglantes de Rouben Mamoulian

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6 Oyster Factory de Kazuhiro Soda

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Gounou
au poil !
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Gounou »

7swans wrote:Nixon - Oliver Stone : 7.5/10
Gounou wrote:AVRIL 2010
NIXON (Oliver Stone) 7,5/10
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Thaddeus
Ewok on the wild side
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Thaddeus »

Film du mois de janvier
1. La La Land (Damien Chazelle, 2016)


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2. Rendez-vous de Juillet (Jacques Becker, 1949)


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3. L'Adversaire (Satyajit Ray, 1970)


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Mes découvertes en détail :
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Cœur de verre (Werner Herzog, 1976)
Tel un Zarathoustra sans joie, le berger débite ses prophéties désolées devant un horizon où fuient éperdument les nuages exaspérés par quelque pressentiment apocalyptique. Toile de fond digne des cieux "psychiques" de Friedrich, ouvrant un cérémonial initiatique de la beauté qui orchestre la découverte de l’extase, du chemin qui y mène, de l’image qui la procure. Le comportement des acteurs sous hypnose, le travail des verriers, les actes du maître en quête de puissance, les méditations du berger communiant avec la nature et connaissant le devenir et les passions des hommes, tout baigne dans un éclairage propre à mettre au-delà du reconnaissable, dans la marge où le rationalisme accède à un mysticisme matérialiste. Un film ardu, exigeant, souvent langoureux, mais tout-à-fait singulier. 4/6

Sergent la terreur (Richard Brooks, 1953)
Brooks voulait, paraît-il, faire le portrait d’un fasciste en puissance, d’un homme usant de méthodes totalitaires dans une nation démocratique, et de soldats se battant pour une cause qui n’en vaut pas la peine. Il est rare d’observer un tel écart entre les intentions originelles d’un film et son résultat final tant l’entreprise s’impose rien moins que comme une apologie de la discipline, de l’intransigeance et de l’autorité. Entérinant avec naïveté les méthodes du sergent instructeur, s’émerveillant de la formation expresse des jeunes recrues, transformées au doigt et à l’œil en un peloton de fantassins chantant la gloire de l’armée américaine, le film est comme un Full Metal Jacket à finalité inversée, dont le collier de poncifs (mention à l’inepte parenthèse amoureuse) et le militarisme forcené laissent assez incrédule. 2/6

L’adversaire (Satyajit Ray, 1970)
Avec un mépris assez insolent des conventions dramaturgiques, le cinéaste se branche sur la confusion et la révolte internes d’un jeune homme en quête de travail et capte au travers de ses errances velléitaires l’état d’esprit agité du Calcutta de la fin des années soixante. De l’héroïsme narcissique mais généreux de ce héros solitaire vivant les revendications de la rue sans jamais s’y mêler, de son rapport aux femmes (sa sœur, plus mature et indépendante que lui, l’étudiante jolie comme un cœur qui l’aidera finalement à s’assumer et à refuser l’humiliation), le film puise une séduction que la mise en scène, trouée de flash-backs, d’insertions chaotiques ou de digressions mentales, souligne en contre-point. Une très belle réussite, affirmant à nouveau l’auteur comme un maître de la chronique du quotidien. 5/6

Neruda (Pablo Larraín, 2016)
Parce que le héros national chilien est de ces écrivains dont la notoriété étouffe toute férocité à son égard, Larraín choisit judicieusement de prendre la tangente et, dynamitant les règles du biopic, se focalise sur les quelques mois de sa clandestinité et de sa fuite à travers les Andes, à la fin des années quarante. Mieux : il troque les conventions au formol de la fresque de prestige pour une rutilante rêverie entre réel et imaginaire, polar rocambolesque et leçon d’histoire farceuse, un jeu de pistes fantaisiste où l’obsession d’un chasseur pour sa proie, la haine envieuse de la graine de fasciste pour le poète génie des mots, se métamorphose en un dialogue borgésien entre le créateur et sa création. L’ensemble souffre peut-être d’une légère roublardise mais suscite surtout un sentiment assez planant. 4/6

La pirate (Jacques Doillon, 1984)
La fatalité ne fait pas dans la dentelle. Sous les yeux narquois d’un petit lutin trop grave et d’un clown désespéré, elle va semer le désastre et déchaîner les maux de sentiments éprouvés à vif. Ici chacun est pour l’autre le couteau et la plaie, celui qui souffre et celui qui tue. À défaut d’être aimables, les intentions de Doillon cherchent à exprimer sans fusible la douleur et l’irrationnel de la passion, des corps qui s’étreignent, se tordent, s’affaissent, se recroquevillent – d’autant que les acteurs (à commencer par Jane Birkin et la belle Maruschka, brûlées, étourdies d’amour l’une pour l’autre) donnent beaucoup d’eux-mêmes. Mais ces scansions de convulsions physiques, cette asphyxie violente de cris, de pleurs et de confrontations, cette tragédie écorchée à la Giraudoux basculent trop souvent dans l’hystérie. 3/6

La colline a des yeux (Wes Craven, 1977)
En signant ce survival cousin de Massacre à la Tronçonneuse, le réalisateur confirme sa volonté de s’imposer comme le sorcier d’un cinéma d’épouvante brut, archiréaliste, dont l’unique enjeu est d’éprouver au maximum les nerfs du spectateur. Sur une trame basique (une famille de vacanciers pris en chasse par un clan de cannibales en plein du désert du Nevada), il cherche sans jamais vraiment le trouver l’équilibre entre la sécheresse du style et le jeu avec une multitude de références avouées. Gros problème : sa troupe de néanderthaliens dégénérés, sapés comme dans Mad Max et adeptes de la course de fond, est bien plus grotesque qu’effrayante. Et le film est à leur image, qui ponctue un récit sur courant alternatif de décharges de sauvagerie rigolarde sans parvenir à créer ni malaise ni tension. 3/6

Rendez-vous de juillet (Jacques Becker, 1949)
La jeunesse d’après-guerre telle que la dépeint le réalisateur est celle de toutes les aspirations, de tous les espoirs, d’une disposition d’humeur et d’esprit qui favorise ce style enjoué, si inhérent à sa perception des êtres et des choses. Son cinéma ne se veut pas représentation d’un scénario préétabli mais captation d’une présence, d’une complexité, d’une diversité auxquelles la fluidité des transitions, la légèreté du détail, la truculence des dialogues, l’évidence exemplaire des mises en situation et de leur développement apportent une incroyable fraîcheur. Servi par une troupe d’acteurs irradiant de charme, de gouaille et de tonus, il signe un tableau de mœurs virevoltant, toujours chaleureux, parfois mélancolique, qui vibre de cette proximité vivante, tangible et spontanée dont il est le grand alchimiste. 5/6

De la guerre (Bertrand Bonello, 2008)
Bonello reprend les choses là où, quarante ans auparavant, un bouleversement culturel et social enjoignait à tout arrêter et à réfléchir afin de redonner un sens à sa vie – pas une mince affaire. Le long d’une téléologie métaphorique plutôt floue, il fait vivre à son alter ego rites païens, transes collectives et codes de reconnaissance d’une communauté néo-baba cool aux allures de grande kermesse sectaire, jusqu’à sa métamorphose en simili-Willard dans un final pastichant Apocalypse Now. Victime d’une permanente hésitation des intentions, mêlant un classicisme bon teint à des tentatives plus audacieuses qui débouchent parfois sur trop de sophistication ou de naïveté, le film impose malgré ses carences une singularité, une obstination, une forme d’étourdissement qui le rendent assez fascinant. 4/6

L’insoumis (Alain Cavalier, 1964)
L’insoumis, c’est Thomas, un légionnaire luxembourgeois qui s’est engagé en Algérie pour fuir son foyer brisé, sa fille, sa mère qu’il adore et qu’il a battue, et qui déserte après le putsch pour suivre son lieutenant au service des factieux. Las de cette vie de combattant mercenaire et de l’imbroglio des luttes auxquelles il se trouve mêlé sans qu’elles ne le concernant en rien, il se retrouve à fuir avec une avocate le long d’une route sur laquelle ils réapprendront ce qu’aimer, vivre et mourir signifient. Assimilateur de certaines traditions d’outre-Atlantique (le sens de l’ellipse, la grande loi consistant à décrire des actes et non des états d’âme), Cavalier communique à travers cette équipée sèche et sans effusion mélodramatique un sentiment de maîtrise tout à la fois réfléchie et capable d’enthousiasme. 4/6

New York, 2 heures du matin (Abel Ferarra, 1984)
Terreur sur les trottoirs mal famés de Big Apple. Un émule de Travis Bickle, adepte du kung-fu un brin facho, s’est mis en tête de nettoyer la ville de ses mœurs sales. Premier temps : Ferrara s’empresse de remplir son contrat sex and violence sous un déferlement d’images atmosphériques. Deuxième temps : se sentant les coudées franches, il creuse la description de la nuit interlope, les rapports et les motivations des personnages, confère une véritable épaisseur à des seconds rôles bien croqués, levant ainsi un doute définitif sur les contraintes liées au genre. Plus le film avance et plus est payant le culot du cinéaste, qui ne recule devant aucun cliché (drogue, Mafia, flics pas nets, stripteaseuses et proxos d’agence) ni aucun procédé (flashbacks traumatiques, montage alterné), mais à qui pourtant tout réussit. 5/6

Céline (Jean-Claude Brisseau, 1992)
Film paradoxal, sincère, sollicitant l’intérêt pour une problématique propice à essayer de nombreux refus mais tirant ses vertus de ce qui reste la quintessence de l’art cinématographique, à savoir la mise en scène. Brisseau participe ici d’un romantisme occulte qui suscite un sentiment d’exaltation sereine, en appelle à la contemplation, à la méditation, à l’illumination, au rapport tragique de l’être au temps, à l’amour, à la mort. Autant de grands concepts qu’il aborde simplement, sans chichis ni flaflas, tel un apprenti métaphysicien exprimant un appel au surcroît de la conscience de soi. La relation entre les deux héroïnes, la très touchante sollicitude de Geneviève, survivante fragile du malheur vouée au bonheur de son amie, le lyrisme de la partition de Delerue contribuent à générer une réelle émotion. 4/6

Sauve qui peut (la vie) (Jean-Luc Godard, 1980)
Solitude absolue des êtres, terreur multiforme, monde au bord de l’apocalypse : dans l’escalade vers la noirceur que motive le désespoir métaphysique de Godard, ce retour au cinéma commercial (selon ses propres mots) mérite le pompon. Le cinéaste y analyse avec une littéralité crue le désarroi relationnel dans lequel est plongée la société moderne, l’alternative faussée entre l’immobilisme de la mort et le mouvement de la vie, la désertification de rapports humains régis par la dictature du commerce, dont la prostitution (dimension mécanique des ordres et des gestes, sinistre logique du pouvoir et de l’argent) constitue la métaphore ultime. Questions graves développées à travers un puzzle sordide, traversé par de tristes pantins, d’où l’émotion est comme toujours radicalement exclue. 3/6

Le vandale (Howard Hawkks & William Wyler, 1936)
Exemple rare (unique ?) de collaboration neutre entre deux réalisateurs de prestige. La paternité des scènes restant indéfinie, on peut se laisser aller à quelques supputations : à Hawks la description vivante de la vie des pionniers, la truculence d’une fidèle amitié masculine, la clarté d’un récit qui n’exécute aucun détour inutile ; à Wyler la complexité des caractères et la richesse psychologique, la sobriété allusive d’un traitement favorisant la vérité des êtres à l’effet spectaculaire. Dominé par la puissante création d’Edward Arnold, le film broche brillamment peinture sociale, chronique mondaine, mélodrame sentimental, à la faveur d’enjeux ambigus (telle la rivalité amoureuse entre le fils et le père, motivée par l’aveuglement et le remords du dernier). Quant à la belle Frances Farmer, c’est un soleil. 4/6

Mogambo (John Ford, 1953)
Il est certains films que l’on connaît par cœur avant même de les avoir vus, et dont on est en mesure d’énoncer le déroulement un quart d’heure à l’avance. L’aventurier grisonnant et la citadine secrètement blessée, d’abord hostiles, s’embrasseront au bout de la première bobine – on coche. Le cœur de la blonde ingénue fondera pour le baroudeur avant de revenir à son fade mais légitime époux – on coche. Chaque ébauche de tension dramatique, chaque esquisse de dilemme amoureux alimente ce qu’il est impossible de ne pas considérer comme une enfilade de clichés exotiques pour lecteurs du Reader’s Digest rêvant d’Afrique équatoriale. Clark Gable, Ava Gardner et Grace Kelly s’ébrouent comme ils peuvent dans les images argentées de ce roman-photo, si passé de mode qu’il en est sympathique. 3/6

Darling Lili (Blake Edwards, 1970)
Les aventures mouvementées d’une espionne allemande, mi-Gertrude Lawrence mi-Mata-Hari, exerçant le métier de chanteuse de cabaret à Paris pendant la première guerre mondiale. Chargée de séduire un général anglais pour lui soutirer des informations, sa mission se complique lorsque l’amour et la jalousie s’en mêlent et que les confidences échangées sous la couette interfèrent avec le secret des opérations militaires. Autant dire que le cinéaste s’en donne à cœur joie dans cette fantaisie rocambolesque, comédie d’espionnage fort habilement troussée où il manie dans une effusion de luxe et de volupté, sous une forme plaisante et champagnisée, son sens de la mascarade et du quiproquo sentimental. Entre féminité offensive et fausse naïveté, Julie Andrews y tient l’un de ses meilleurs rôles. 4/6


Et aussi :

Your name (Makoto Shinkai) - 5/6
Quelques minutes après minuit (Juan Antonio Bayona, 2016) - 4/6
Ouvert la nuit (Edouard Baer, 2016) - 4/6
Nocturnal animals (Tom Ford, 2016) - 4/6
The fits (Anna Rose Holmer, 2015) - 4/6
Le parc (Damien Manivel, 2016) - 4/6
Le bel Antonio (Mauro Bolognini, 1960) - 4/6
La la land (Damien Chazelle, 2016) - 5/6
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Films des mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Décembre 2016Alice (Jan Švankmajer, 1987)
Novembre 2016 - Dernières nouvelles du cosmos (Julie Bertuccelli, 2016)
Octobre 2016 - Showgirls (Paul Verhoeven, 1995)
Septembre 2016 - Aquarius (Kleber Mendonça Filho, 2016)
Août 2016 - Le flambeur (Karel Reisz, 1974)
Juillet 2016 - A touch of zen (King Hu, 1971)
Juin 2016 - The witch (Robert Eggers, 2015)
Mai 2016 - Elle (Paul Verhoeven, 2016)
Avril 2016 - La pyramide humaine (Jean Rouch, 1961)
Mars 2016 - The assassin (Hou Hsiao-hsien, 2015)
Février 2016Le démon des femmes (Robert Aldrich, 1968)
Janvier 2016La Commune (Paris 1871) (Peter Watkins, 2000)
Décembre 2015Mia madre (Nanni Moretti, 2015)
Novembre 2015Avril ou le monde truqué (Franck Ekinci & Christian Desmares, 2015)
Octobre 2015Voyage à deux (Stanley Donen, 1967)
Septembre 2015Une histoire simple (Claude Sautet, 1978)
Août 2015La Marseillaise (Jean Renoir, 1938)
Juillet 2015Lumière silencieuse (Carlos Reygadas, 2007)
Juin 2015Vice-versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen, 2015) Top 100
Mai 2015Deep end (Jerzy Skolimowski, 1970)
Avril 2015Blue collar (Paul Schrader, 1978)
Mars 2015Pandora (Albert Lewin, 1951)
Février 2015La femme modèle (Vincente Minnelli, 1957)
Janvier 2015Aventures en Birmanie (Raoul Walsh, 1945)
Décembre 2014Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (Elio Petri, 1970)
Novembre 2014Lifeboat (Alfred Hitchcock, 1944)
Octobre 2014Zardoz (Sean Connery, 1974)
Septembre 2014Un, deux, trois (Billy Wilder, 1961)
Août 2014Le prix d’un homme (Lindsay Anderson, 1963)
Juillet 2014Le soleil brille pour tout le monde (John Ford, 1953)
Juin 2014Bird people (Pascale Ferran, 2014)
Mai 2014Léon Morin, prêtre (Jean-Pierre Melville, 1961) Top 100
Avril 2014L’homme d’Aran (Robert Flaherty, 1934)
Mars 2014Terre en transe (Glauber Rocha, 1967)
Février 2014Minnie et Moskowitz (John Cassavetes, 1971)
Janvier 201412 years a slave (Steve McQueen, 2013)
Décembre 2013La jalousie (Philippe Garrel, 2013)
Novembre 2013Elle et lui (Leo McCarey, 1957)
Octobre 2013L’arbre aux sabots (Ermanno Olmi, 1978)
Septembre 2013Blue Jasmine (Woody Allen, 2013)
Août 2013La randonnée (Nicolas Roeg, 1971)
Juillet 2013Le monde d’Apu (Satyajit Ray, 1959)
Juin 2013Choses secrètes (Jean-Claude Brisseau, 2002)
Mai 2013Mud (Jeff Nichols, 2012)
Avril 2013Les espions (Fritz Lang, 1928)
Mars 2013Chronique d’un été (Jean Rouch & Edgar Morin, 1961)
Février 2013 – Le salon de musique (Satyajit Ray, 1958)
Janvier 2013L’heure suprême (Frank Borzage, 1927) Top 100
Décembre 2012 – Tabou (Miguel Gomes, 2012)
Novembre 2012 – Mark Dixon, détective (Otto Preminger, 1950)
Octobre 2012 – Point limite (Sidney Lumet, 1964)
Septembre 2012 – Scènes de la vie conjugale (Ingmar Bergman, 1973)
Août 2012 – Barberousse (Akira Kurosawa, 1965) Top 100
Juillet 2012 – Que le spectacle commence ! (Bob Fosse, 1979)
Juin 2012 – Pique-nique à Hanging Rock (Peter Weir, 1975)
Mai 2012 – Moonrise kingdom (Wes Anderson, 2012)
Avril 2012 – Seuls les anges ont des ailes (Howard Hawks, 1939) Top 100
Mars 2012 – L'intendant Sansho (Kenji Mizoguchi, 1954)
Février 2012 – L'ombre d'un doute (Alfred Hitchcock, 1943)
Janvier 2012 – Brève rencontre (David Lean, 1945)
Décembre 2011 – Je t'aime, je t'aime (Alain Resnais, 1968)
Novembre 2011 – L'homme à la caméra (Dziga Vertov, 1929) Top 100 & L'incompris (Luigi Comencini, 1967) Top 100
Octobre 2011 – Georgia (Arthur Penn, 1981)
Septembre 2011 – Voyage à Tokyo (Yasujiro Ozu, 1953)
Août 2011 – Super 8 (J.J. Abrams, 2011)
Juillet 2011 – L'ami de mon amie (Éric Rohmer, 1987)
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Kevin95
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Kevin95 »

Couronnement ce mois-ci d'un classique des classiques, It's a Wonderful Life de Frank Capra... oui, je ne l'avais jamais vu.

Top 5 découvertes (Janvier 2017)

1. IT'S A WONDERFUL LIFE - Frank Capra (1946)

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2. GOUPI MAINS ROUGES - Jacques Becker (1943)

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3. AMERICAN MADNESS - Frank Capra (1932)

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4. MAN WITHOUT A STAR - King Vidor (1955)

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5. DEVILS ON THE DOORSTEP - Wen Jiang (2000)

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JANVIER 2017

Films découverts (ou presque)

10/10

IT'S A WONDERFUL LIFE - Frank Capra (1946)

9,5/10

GOUPI MAINS ROUGES - Jacques Becker (1943)
AMERICAN MADNESS - Frank Capra (1932)

9/10

MAN WITHOUT A STAR - King Vidor (1955)
DEVILS ON THE DOORSTEP - Wen Jiang (2000)

8,5/10

PROJECT A - Jackie Chan (1983)
BEACH RED - Cornel Wilde (1967)
MUERTE DE UN CICLISTA - Juan Antonio Bardem (1955)
UNA RAGIONE PER VIVERE E UNA PER MORIRE - Tonino Valerii (1972)
DIRIGIBLE - Frank Capra (1931)
THE NOTORIOUS LANDLADY - Richard Quine (1962)

8/10

LES DISPARUS DE SAINT-AGIL - Christian-Jaque (1938)
THE DESERTER - Burt Kennedy (1971)
DADDY'S GONE A-HUNTING - Mark Robson (1969)
...ALTRIMENTI CI ARRABBIAMO ! - Marcello Fondato (1974)
MILLIONAIRES EXPRESS - Sammo Kam-Bo Hung (1986)
THE CONGRESS - Ari Folman (2013)

7,5/10

ESTAMBUL 65 - Antonio Isasi-Isasmendi (1965)
ATOMIK CIRCUS, LE RETOUR DE JAMES BATAILLE - Didier Poiraud et Thierry Poiraud (2004)
LOST HORIZON - Frank Capra (1937)

7/10

KID GALAHAD - Phil Karlson (1962)
THE LAST SAFARI - Henry Hathaway (1967)
WICKED, WICKED - Richard L. Bare (1973)
L'ENVERS DU PARADIS - Edmond T. Gréville (1953)
ROUGH CUT - Don Siegel (1980)
SOIGNE TA DROITE - Jean-Luc Godard (1987)

6,5/10

PIERROT LA TENDRESSE - François Villiers (1960)
CLAY PIGEON - Lane Slate et Tom Stern (1971)

5/10

BOILING POINT - James B. Harris (1993)
LOS TRES MOSQUETEROS Y MEDIO - Gilberto Martínez Solares (1957)

3,5/10

I, MADMAN - Tibor Takács (1989)

Films revus

10/10

GARDE À VUE - Claude Miller (1981)
LA BONNE ANNÉE - Claude Lelouch (1973)
MR. SMITH GOES TO WASHINGTON - Frank Capra (1939)

9,5/10

IT HAPPENED ONE NIGHT - Frank Capra (1934)

9/10

LE TÉLÉPHONE SONNE TOUJOURS DEUX FOIS - Jean-Pierre Vergne (1985)
MR. DEEDS GOES TO TOWN - Frank Capra (1936)

8,5/10

LADY FOR A DAY - Frank Capra (1933)

8/10

THE BROTHERHOOD - Martin Ritt (1968)
FANNY ET ALEXANDRE - Ingmar Bergman (1982)

7,5/10

RETOUR EN FORCE - Jean-Marie Poiré (1980)

7/10

LA FILLE DE D'ARTAGNAN - Bertrand Tavernier (1994)

6,5/10

LES CLEFS DE BAGNOLE - Laurent Baffie (2003)
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
bronski
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by bronski »

Premier film de Février visionné et hop, film du mois : Moonrise Kingdom de Wes Anderson (2012). Un film enchanteur qui paie son hommage à la Nouvelle Vague française. Les acteurs ? Des pointures, et merveilleusement dirigés avec ça. Une perle ce film.

Du coup je vais creuser la filmo du sieur Anderson, c'était le premier film que je vois de lui. Je vois qu'il y a Roman Coppola à la co-écriture, il est bien ce petit (tiens un Roman, Polanski n'est pas loin m'est avis, Francis a bon goût pour les prénoms).
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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jeremy Fox »

bronski wrote:Premier film de Février visionné et hop, film du mois : Moonrise Kingdom de Wes Anderson (2012). Un film enchanteur qui paie son hommage à la Nouvelle Vague française.
Tu peux m'en dire plus par pure curiosité. Car autant j'aime la Nouvelle Vague française autant le cinéma de Anderson me passe totalement au dessus de la tête. Son cinéma ne m'a jamais fait penser une seule seconde à la Nouvelle Vague.
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by bronski »

Jeremy Fox wrote:
bronski wrote:Premier film de Février visionné et hop, film du mois : Moonrise Kingdom de Wes Anderson (2012). Un film enchanteur qui paie son hommage à la Nouvelle Vague française.
Tu peux m'en dire plus par pure curiosité. Car autant j'aime la Nouvelle Vague française autant le cinéma de Anderson me passe totalement au dessus de la tête. Son cinéma ne m'a jamais fait penser une seule seconde à la Nouvelle Vague.
Par exemple: la jeune fille a un béret, il lui manque à peine la clope et le journal sur les Champs, elle écoute du Françoise Hardy. Il y a un court travelling caméra à l'épaule qui m'a marqué quand ils sont dans le maquis. Plusieurs travellings aussi, "une affaire de morale".

Plus généralement d'Anderson je découvre le rêve, cette suspension of disbelief chère aux anglo-saxons où on accepte que tout puisse arriver. Je comprends qu'on n'aime pas son cinéma, c'est très spécial en effet. Chez moi c'est un rêve éveillé où pointe la mélancolie de par son merveilleux.