Luc Besson

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

Luc Besson fait-il du cinéma français ?

Heu... on va dire que oui
33
28%
Non ! C'est de la merde américaine emballée dans de la merde française !!
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29%
Parce qu'il fait encore du cinéma, c'lui là ?!!
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22%
Mais, arrêtez vos conneries, il va faire fermer le forum ( et le site ) !!
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22%
 
Total votes: 119

Happy Charly
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Location: Loin de la civilisation... dans l'trou-du-cul du monde, quoi !

Luc Besson

Post by Happy Charly »

Après avoir fait une recherche sur le forum, je me serai aperçu qu'il n'existe pas de topic spécialement consacré à ce cinéaste Français :shock: :shock: :shock:
Il peut être cité dans d'autres discussions, un de ses films peut être démonté dans un autre sujet, mais il n'y a pas de topic englobant sa carrière de réalisateur et de producteur ou scénariste, si vous voulez pousser le bouchon un peu plus loin :wink: :idea: :lol:

Et comme j'ai usé de mes 'tits doigts dans la soirée pour rédiger un post sur cet individu du coté de la communauté Madnaute, je vous propose à vous aussi, mes z'amis de Classik de faire vos griffes sur le dos du hérisson du PAF :wink: :twisted: :arrow:

Mon avis sur la filmographie de ce gros hérisson joufflu qui représente un peu le cinéma à la française ( pour le marché international ? juste l'Europe ? ou la France, vraiment ? ) mais pourri par l'intérieur de son système d'exploitation aux grosses taches de ketchup US qui tâche et qui ne s'en va pas, pas aussi facilement :?

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Et pourtant, tout ça semblait plutôt bien partir avec un excellent "LE DERNIER COMBAT", premier film d'auteur, en noir et blanc, réalisé en 1983( plus de 20 ans déjà ! ) avec l'aide et la participation de Pierre Jolivet au scénario et dans le premier rôle. Et déjà Jean Reno !
Photo' esthétique et travaillée avec ce coté arty du noir et blanc qui cherchait comme à donner une dimension sociologique, si ce n'est politique, cherchant à vouloir faire réfléchir le ( rare ! ) public sur cette histoire sans un mot ( ou presque :wink: )... comme s'il y avait un message.
Oh que oui, qu'il y en avait un de message : le dernier combat de Luc Besson, encore inconnu, contre l'intelligence créative :lol:
:arrow: 4/6

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1985. Luc Besson éclate le devant de la scène médiatique et crève l'écran du cinéma en devenant LE jeune réalisateur qui promet avec son film nous narrant une nuit dans la station Chatelet-les-Halles by night bien avant le "chanteur" Florent Pagny ( qui doit avoir le même coiffeur ) : "SUBWAY" serait LA révélation 8O 8O :?
Okay, Totophe Lambert ( "PAROLES ET MUSIQUE" ), encore jeune con n'avait connu que le succès d'un "GREYSTOKE", avant de devenir LE "HIGHLANDER" à quatre reprises, et venait y donner la réplique à une jeune Isabelle Adjani ( "L'ÉTÉ MEURTRIER" ) ( tout juste remise de sa tasse pull marine dans la piscine ? ) avant de donner des idées de teintes capillaires à Johnny :lol: :lol: :lol:
Mais deux étoiles filantes du cinéma français et un branque sachant tenir une caméra ne font pas automatiquement un bon film. Ni plus que ce soit le même jeune branque qui ait rédigé le scénario sur un bout de ticket métro ( et ça tombe bien pour une visite des dessous de la Régie Autonome des Transports Parisiens ) avant de sembler le laisser errer au grè de ses rencontres sur le lieu du tournage :?
Appeler l'un de ses flics Batman ( Jean-Pierre Bacri ( "LE GRAND PARDON" ) ) n'était pas non plus ce qui allait risquer d'attirer ma mère au cinéma pour me montrer ce film à moins le gamin que j'étais encore :?
Mais même diffusé à la télévision quelques années plus tard, ce film n'allait pas laisser grande(s) impression(s) sur ma rétine, hormis peut-être l'envie de traverser en rollers, tel Jean-Hughes Anglande ( "37,2 LE MATIN" ), deux voies électrifiées :twisted: :twisted: :twisted:
Et la musique de Arthur Simms ne m'aura pas aidé non plus beaucoup à accrocher. Ni la présence d'Eric Serra, en tant qu'acteur-figurant, sur ce film... A noter que Jean Réno était encore là !
:arrow: 3/6 parce que j'ai jamais aimé faire mes correspondances à Chatelet :lol:

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Ce putain de "GRAND BLEU" qui allait le catapulter comme nouveau ( encore ?! ) jeune cinéaste d'une génération ( comme l'a dit chépluki ), en 1988 - comme "LES NUITS FAUVES" le seront pour une autre quatre ans plus tard - je dois dire que je serais complètement passé à coté :?
Et pourtant, j'aime les grandes étendues d'eau, les océans, plonger, mais devoir supporter la musique d'Eric Serra et son hit "My Lady Blue", qui me les aura brisé lors des slows en surboums, c'en aura été trop :x
Même la présence de Rosanna Arquette ( "CRASH" ) n'y changera pas grand chose tant je reste persuadé que S'POILER Jean-Marc Barr ("J'AIMERAIS PAS CREVER UN DIMANCHE" ), la révélation du film, s'barre - sans jeu de mots - se taper Flipper à la fin du film S'POILER END et que j'ignore pourquoi mais je n'accroche pas à Jean Reno dans ce film là :(
Quelques scènes auront survécu dans mon esprit, la musique de Serra continuant à me tourmenter mais je n'aurais jamais connu l'ivresse des profondeurs comme ces personnes étant allé le voir 36.000 fois 8O J'aurais plus facilement été de la génération de Cyril Collard que de celles à se promener en tenue de plongée et m'branler sur les nouvelles aventures de Flipper, le dauphin. Désolé :wink:
:arrow: 3/6 ou je me noie...

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Lorsqu'Anne Parillaud ( "L'HÔTEL DE LA PLAGE" ) déboule dans cette pharmacie, en 1990, pour ce braquage qui va mal tourné et changer à jamais sa vie - son personnage de "NIKITA" allant devenir l'agent d'une organisation secrète qui en aura fait phantasmé plus d'un, l'actrice étant révélé au grand monde par ce film et sa relation avec le réalisateur "hyper-doué" disait-on de Luc Besson ( sa future spécialité au gros de se maquer avec ses actrices ) - j'avoue que là, j'ai accroché au cinéma du bonhomme quitte à voir et revoir ce film des paquets de fois... au point de savoir que je ne l'ai jamais revu comme alors ( la scène du taggage de sa cellule étant le plus souvent coupée 8O :evil: :evil: ).
L'histoire, la supposition d'une organisation récupérant du personnel en simulant leur mort, le centre de formation reclus du monde, ce salop de Bob ( Tchéky Karyo ( "L'OURS" ) ) qui règle ses comptes avec elle, l'incertitude que l'organisation la laisse vivre, etc, etc. Et même la love-story avec le caissier de personnage de Jean-Hughes Anglade ( "LA REINE MARGOT" ), que Besson récupère encore - en plus du désormais mythique "Victor. Nettoyeur" de Jean Réno, auront pris chez moi.
Enfin, j'appréciais le cinéma de Besson. Mais je ne savais pas ce qui m'attendait :?
:arrow: 5,5/6, sérieusement !!! ( Pas pour rien que je me suis fait baisé en suivant la série américaine :oops: )

1991. Le succès de son "GRAND BLEU" ne s'étant pas démenti, la grosse outre de mer décide de rejoindre encore une fois les siens en prenant la relève de Cousteau ( déjà mort, alors ? ) et s'en va filmer Jojo, le mérou, Gaspard, le homard et tous leurs amis pendant plus de 80 minutes. Sans bruit, sans cri, sans acteur ( même pas un Jean Réno déguisé en gros phoque quelque part ? ), juste avec le monde du silence si on parvient à faire abstraction de la bande-son d'Eric Serra, son nouvel ami. Me semble-t'il. Pour la musique.
Car, non, "ATLANTIS" a été la goutte d'eau qui a fait déborder la vase et que je n'aurais pas tenté d'aller voir... de peur de me noyer devant l'écran large - sous même vu les configurations des salles d'alors :? :? :?
:arrow: N.D.

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Fier du succès de "NIKITA" mais surtout ayant compris le potentiel d'un personnage tel que Victor, qui bien que secondaire et n'apparaissant que quelques minutes, Luc la baudruche s'en va faire un hold-up aux States et réalise son premier film américain : LÉON chez nous, "THE PROFESSIONNAL" Outre-Atlantique où Jean Réno ( "WASABI" ) connait enfin la consécration d'être LE premier rôle et non plus d'apparaître dans les films d'un pote en ne reprenant pas le rôle d'un Bébel vieillissant mais celui d'un Léon devenu tueur à gages analphabète mais pas bête, amoureux d'une plante et buvant du lait dans la Grosse Pomme :?
Et derrière ce drôle de concept, Besson au scénario va nous balancer un pitch de la mort qui tue : une gamine ( la révélation du film et du cinéma Nathalie Portman ( "STAR WARS II" ) ), unique survivante d'un massacre organisé par des flics ripoux, s'en va quérir l'aide de son voisin, tueur à gages qui pourtant a tout fait pour vivre reclus du monde... Et lorsqu'on pourrait s'imaginer que de l'inceste va pointer le bout de son nez, Besson donner à une gamine les armes de se venger d'un Gary Oldman ( "BRAM STOKER'S DRACULA" ) encore plus ouf que d'habitude :twisted: :twisted: :twisted:
On était en 1994 et derrière cette bande-annonce qui déchirait tout ( raaah, que j'aime revoir Oldman faire craquer sa nuque en même temps que craque la pilule entre ses dents !!! ) allait se cacher l'un des meilleurs films de Besson, l'un des premiers réalisateurs Français à avoir tout de même le mieux compris le système du marché américain et à avoir travaillé chez eux, faut-il le reconnaître :twisted: :twisted: :twisted:
:arrow: Après mûre hésitation, j'avoue que je lui mettrais tout de même un 6/6 même si ce film n'est pas parfait, non plus. Mais y a mon coeur ( et mes couilles, on dirait aussi ) qui parle :oops:

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Nathalie Portman n'ayant pu être sa compagne, contrairement à cette jeune actrice ( disparue du PAF ) qui sera mère de son ( ses ? ) enfant et dont il vaudrait mieux éviter de parler comme du film "LA GAMINE" ( :roll: :lol: :lol: ), dirons-nous, Luke Bession s'en va travailler à quasi 100% américain avec ce "CINQUIÈME ÉLÉMENT" qu'il nous balance en 1997...
Gary Oldman ( "SID & NANCY" ) remplace un Juan Moreno, aux abonnés absents, dans le rôle de l'acteur récurrent mais garde la place d'un bad guy, ici, théatral à un point que même le mot cabotinage ne serait plus valable pour son interprétation d'espèce d'Iznogoud au look hitlérien ( si je trouve ) de pacotille dans un space-op' délirant et aussi coloré qu'un "BATMAN" mad' in Schumacher. 8O
Je veux bien que Moebius ait inspiré l'univers de ce film, voire assurer les dessins préparatoires, lorsque Jean-Paul Gaultier assumait les costumes ( tous plus fous les uns que les autres et donnant ce coté débridé à cette comédié spatiale teintée d'action, en fait ! ) et Eric Serra la musique sous le nom de RXRA mais c'est vrai que là, après une scène d'introduction mettant en "lumière !" une intrigue qu'on ne comprendra même pas tout de suite ( même avec l'aide de Luke Perry ( "BUFFY, THE VAMPIRE SLAYER" ) :lol: ), ça se met à sauter dans tous les sens, faire des "Bigbadaboum Boum !" avec une Milla Jovovich ( "RESIDENT EVIL" ) qui va trouver là son premier Grand rôle ( lol ), un mari et les scénario, rôle et costume du scandale SFR, quand il ne faut pas supporter les cris d'une folle caricaturale de Chris Tucker ( "FRIDAY" ) accrochée aux bask' d'un Bruce Willis ( "DIE HARD" ) loin de ses rôles de John MacLane :?
Ce n'est pas tout de déchirer une chemise et de mettre des bretelles à Willis pour faire style je-porte-un-marcel quand il ne porte pas carrément un marcel design pour penser assurer dans les scènes d'actions, encore faudrait-il que l'histoire toute aussi belle soit elle ( prôner la paix à travers l'univers : "le temps ne compte pas, seule la vie compte" ) suive derrière et ne nous (dé)livre pas une happy end hollywoodienne sortie de derrière les fagots ou plutôt de sous la pyramide : le cinquième élément n'étant pas Lofofora, comme ils le chantent, mais bel et bien ce truc con auquel on pourra penser :lol:
C'est con, c'est beau et ça donnerait presqu'envie de chialer ( :oops: ) et c'est pourquoi je consens tout de même à mettre un 4/6 à ce ( très ? ) bon divertissement, qui aura définitivement éloigné Luc Besson du cinéma français - une polémique étant même apparue à l'époque sur la nationalité a accordé au film :lol: :lol: :lol:
Qui a dit Mongol(oïde) ?!! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

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Et dans l'attente de voir notre gros hérisson de producteur ( trop ! ) imposant sur le marché du cinéma hexagonale qu'il en tape dans le cinéma asiatique et la distribution avec sa filiale Europa ( "HAUTE-TENSION", "ONG-BAK", "MICHEL VAILLANT", "DANNY, THE DOG", ... ), sortir de sa torpeur et réaliser son dernier film comme promis ( et quitter enfin le monde de la réalisation plutôt que de continuer à laisser pendre cette Epée de Damoclès ) et ne rester qu'un producteur paranoïaque derrière les murets de son Hollywood normand, nous nous contenteront de sa fresque historico-mystique : "JEANNE D'ARC" réalisée en 1999 et essayant de re-donner à Milla Jovovich ( "THE MILLION DOLLAR HOTEL" ) un autre Grand rôle, qu'elle trouvera par elle-même des années plus tard...
Tchéky Karyo ( "CRYING FREEMAN" ) jouant le rôle, cette fois-ci, de l'acteur recurrent. Aux cotés des Français Vincent Cassel ( "LA HAINE" ) et Pascal Greggory ( "ZONZON" ) pour jouer les rôles de ses chevaliers François venus boutter hors de France l'ennemi Anglois quand ce sont des amerlocs qui complêtent la distribution et les rôles de Français et d'Anglais ( :lol: :lol: :lol: ) : John Malkovitch ( "CON AIR" ), Dustin Hoffman ( "KRAMER CONTRE KRAMER" ) venant tenir compagnie à Faye Dunaway ( "DON JUAN DE MARCO" ) dans ce film américain du petit Français et réalisé en pays sous-développé d'Europe de l'Est, une vrai production ( à l') américaine, quoi :evil: :evil: :evil:
Et comme dans ce cinéma que Besson répête mais ne digère pas, l'action est très bien ficelée en parlant des scènes d'action, savamment tournées caméra à l'épaule et au choeur de l'action ( ça en fait de l'action là ! ), mais le scénario bien que connu reste gentillet avec des moments de pure beauté et d'autres d'un chiantissime ecclésiastique à vous rappeler le prêche du Père Untel lors de votre catéchisme et ça ne prend pas :?
:arrow: C'est pourquoi un 3/6 sera tout juste bon pour féliciter sa copie... en attendant pire vu que Luc Besson ne pourra pas faire mieux, ne pourra plus faire mieux :evil:

Maintenant en ce qui concerne le bonhomme en lui-même, je pense que mes qualifiacatifs et sobriquets pas toujours amicaux vous laisseront comprendre toute l'estime que je porte à ce mec qui a pris le melon au point de ne plus accorder d'interviews qu'à quelques privilégiés, dont le consensuel Marc-O' ( Fogiel ), même chez qui l'entrevue devait être enregistrée à part et diffuser hors du contexte de l'émission ( que je me souvienne ) alors que la grosse bourrique ne dit pas que des choses connes sur l'industrie du cinéma et n'aurait peut-être pas été hué par le public...
Maintenant qu'il soit poursuivi en justice parce qu'il récupère les scénar' de gens assez couillons pour avoir cru en lui ou parce que telle ou telle pub ressemblerait à son film, alors qu'il en a fait lui-même de la pub ( et du clip ! ), je trouve ça... affligeant comme dirait les Freedom For King Kong ( qui n'est pas Besson, je vous rassure ) :evil:
Quant aux films qu'il diffuse via Europa, ce serait p'têt bien qu'il ne charcute pas ce qu'il rattrape visuellement en y collant une grosse bande-son rap - si vous voyez de quoi je parle :evil: :evil: :evil:

Mais sinon chez Besson, c'est comme le cochon, tout est bon mais je crois que je viens de me convertir plus vite que prévu et que finalement je ne mange pas d'porc... engraissé au pop-co(r)n américain au niveau distribution/production : "TAXI" quelque soit le numéro, "LES RIVIÈRES POURPRES", "WASABI" ou "LES YAMAKASI", ce n'est pas pour moi... Bête, y ait pas le smiley gerbant ici :wink:


EDIT DE LA MODERATION:

Vous pouvez consulter les topic de Le cinquième élément (1997), Angel-A (2005), Arthur et les Minimoys (2006)

des topics Une bonne nouvelle... et Une mauvaise nouvelle...

Des débats sur Besson et la presse, L'affaire Besson

et l'incontournable Top Luc Besson
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NUTELLA

Post by NUTELLA »

ce serait bien que tu mettes des trucs réalistes dans ton sondage,par ce que autant j'execre le producteur autant je trouve le réalisateur plus qu'honorable...
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Jeremy Fox
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Location: Contrebandier à Moonfleet

Post by Jeremy Fox »

Bon allez, on va faire vite et après on ne m'y reprendra plus (je me l'étais pourtant juré). Mais c'est la faute à Rob :oops:

Pour l'ensemble de sa filmo en tant que réalisateur : 0/10 Et ce n'est pas de la provoc : j'ai vu tous ses films et je n'en ai retenu que cette note.
Requiem
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Post by Requiem »

NUTELLA wrote:ce serait bien que tu mettes des trucs réalistes dans ton sondage,par ce que autant j'execre le producteur autant je trouve le réalisateur plus qu'honorable...
La dernière proposition est tout ce qu'il y a de plus réaliste...
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ENTER THE DRAGON...
Reine du bal masqué saison 11
Jake Scully
Producteur
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Post by Jake Scully »

+ 1 pour le sondage ;) Mais sinon belle biographie et résumé des oeuvre du monsieur.

Mon top :

Le Dernier Combat : 5/6
Subway : 5,5/6
Le Grand Bleu : 3,5/6
Nikita : 4/6
Léon : 4/6
Le Cinquième Elément : 4,5/6
Jeanne D'Arc : 2/6
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Flol
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Post by Flol »

Jeremy Fox wrote:Pour l'ensemble de sa filmo en tant que réalisateur : 0/10 Et ce n'est pas de la provoc, je suis sincère avec moi-même : j'ai vu tous ses films et je n'en ai retenu que cette note.
Tout pareil me concernant : 0/10 pour l'ensemble de son oeuvre.
Et je suis moi aussi 100% sincère.
bogart
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Post by bogart »

Je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au bout du texte de Rob. :?

Un réalisateur mégalo qui me laisse complètement indifférent et ceci est dit sans arrière-pensée.
Jake Scully
Producteur
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Re: Sa vie, son oeuvre : Luc Besson !!!

Post by Jake Scully »

Rob-Zombie wrote:Okay, Totophe Lambert ( "PAROLES ET MUSIQUE" ), encore jeune con n'avait connu que le succès d'un "GREYSTOKE", avant de devenir LE "HIGHLANDER" à quatre reprises
Qu'as-tu contre Christopher Lambert? :mrgreen:
Jordan White
King of (lolli)pop
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Post by Jordan White »

C'est le genre de réalisateur dont il ne faut pas revoir les films une fois qu'on a grandi et mûrit sous peine d'être déçu voire horrifié par le résultat. Quand on ne pense pas en terme de cadrages, de mise en scène et de montage ( ce qui de toutes façons ne doit pas être le cas de façon systématique sinon ce n'est plus amusant et on se perd à trop vouloir chercher les défauts), ses films à douze-treize ans peuvent être intéressants, et on est en droit de les aimer, pour ce qu'ils sont: des divertissements qui s'inspirent des films à gros budgets U.S qui pullulaient au milieu et à la fin des années 80 et dont Besson a voulu en quelque sorte reproduire le schéma de production et de réalisation en France. Mais quand on se penche à vingt ans ou à trente ans sur ces mêmes films qu'on a pu aimé dans sa jeunesse c'est là que la bât blesse : cadrage en grand angle dans beaucoup de ses films qui donnent des effets insupportables à la longue, utilisation de la longue focale presque systématique et pas toujours justifiée loin s'en faut, histoires simplistes avec pas mal de clichés, musique très datée, etc...

Les défauts explosent, et surtout son cinéma est temporel, ancré dans son époque, on sent tout de suite que tel ou tel film à été réalisé à telle date et qu'il correspondait à tel ou tel esprit. Le réalisateur lui-même ne m'agace pas, deux ou trois films m'ont accompagné pendant des années, mais en les revoyant je dois bien me rendre à l'édivence : c'est du cinéma trop prévisible qui n'invente pas, et reste tributaire du modèle du blokbuster américain, tout en ayant une identité française très marquée pour certaines oeuvres. La "patte" de Besson est paradoxale: on reconnaît en deux plans son style, et en même temps il en marque sa propre limite.

Là il semblerait qu'il soit en train de tourner en toute discrétion, sans que personne n'ébruite ( non je ne suis pas en train de le faire), et il avait promis qu'après son dixième long-métrage il arrêterait. Il arrive en fin de carrière bientôt. Pour ce qui est de sa filmographie, je vais être confronté à un léger dilemme, car la plupart des films, je ne les ai pas revus depuis dix-douze ans, et certains d'entre eux, je les considérais de qualité correcte, voire plus. Donc ça pourrait donner :

Le Dernier Combat : Son premier. Alors on le vilipende du côté des détracteurs, certains d'entre eux trouvent en effet que c'est plus un film de Jolivet qu'un film de Besson, Jolivet ayant participé au scénario et à la réal sans être crédité aux deux postes. C'est la vision d'un futur apocalyptique qui à l'époque a dû créer une sensation. C'est son meilleur alors que c'est loin d'être parfait.
7/10 en étant quand même large.

Subway : Là c'est la première castastrophe. Plus rien ne passe aujourd'hui. La réalisation, le montage, l'affreuse musique, le scénario sur un timbre poste, ce qui n'est pas le plus dérangeant en fait. Non le truc c'est que c'est quand même vide, et que ça a vieilli d'une façon éhontée.
Lambert est pas mal avec sa coupe péroxydée. Mais ça fait pas un film. Et le pire c'est que je le trouvais pas mal petit, mais bon, on change. Reste les yeux bleus d'Adjani.
2/10 alors que je lui mettais 7/10 à l'origine.

Atlantis : Docu pas inintéressant mais pas inoubliable non plus.
4/10

Le Grand Bleu : La fracture s'élargit, et Serra en fait des tonnes. La version longue en rajoute dans les sentiments, mais le film possède un certain charme malgré une naïveté prononcée et des personnages pas très subtils. Ca se veut un grand opéra sur l'amitié, la mer et l'Infini, c'est plutôt un film pas très bien ficelé, mais dont je ne suis pas du tout friand.
4.5/10


Nikita :
Au début des années 90 quand je l'ai vu, j'adorais. Une claque quand même. Anne Parillaud, Jean Reno en nettoyeur. De séquences qui m'étaient restées gravées comme celle de la salle de bains alors que Anglade se demande ce qu'elle fout, ou encore cette explosion au lance-roquette dans le restaurant. Mais ce sont les limites et les clichés de son cinéma : du spectaculaire pour le spectaculaire, sans d'autres enjeux qu'une forme de cinéma pop-corn. Je trouve là aussi que ça a pris un coup de vieux.
4/10

Léon :
Je ne sais pas trop quoi en penser. D'un côté le duo fonctionne grâce à portman qui apporte une petite touche de candeur là dedans, mais Besson joue à fond dans l'ambiguité sauvagerie/douceur. Ca tourne quand même à vide souvent, et c'est peut-être le plus américain des films de Besson. J'avais été marqué par la fin et le dernier regard de Reno, mais le revoir a été fatal : ça m'a paru grossier, lourdingue, et répétif au final.
4/10

Le Cinquième Elément :
Considéré souvent comme son pire, je l'ai vu à sa sortie, dans une salle pleine. Carton plein. J'ai détesté la voix française de Bruce Willis qui m'avait sortie du film mais avait été emballé pour je ne sais quelle raison par la toute fin, un truc qui aujourd'hui me paraît d'une banalité ahurissante en sus de l'image de Leelo regardant sur la télé les images de la guerre et le discours qui l'accompagne. Chris Tucker m'a saloué mais j'avais été surpris par la chanteuse d'Opéra. Reste que le tout est très bancal. Ca aussi ca va vieillir.
3.5/10

Jeanne D'Arc : Scènes d'intro très bonnes ce qui m'avait surpris, puis arrive l'ignoble scène du viol avec le grand angle, qui rend le film sophistiqué alors qu'il aurait dû être neutre sur ce point là. Une horreur qui m'a fait sortir de mes gonds. Le reste est mauvais entre scènes de combats déjà vues, Dustin Hoffman qui dort, ou John malkovich pour une fois mauvais. Seule Faye Dunaway s'en sort mais quelle importance ?
C'est peut-être celui qui m'est le plus désagréable.
3/10
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Dracu
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Location: Chez lui depuis trop longtemps...

Post by Dracu »

Bon, je vais faire mon 100% sincère aussi alors... :wink:

Pas (encore) vu Le Dernier Combat, faudrait que je revoie Nikita et Jeanne d'Arc, n'ai aucune envie de revoir Le Grand Bleu ni Subway...

Mais je suis au bord des larmes à chaque vision de Léon, porté par un Jean Reno bouleversant et une Natalie Portman touchante...

Et Le Cinquième Elément me fait passer un excellent moment de divertissement à chaque fois que je le vois.

D., bon public donc... ça faisait longtemps que je ne l'avais plus écrit, je trouve :wink:
So much to do and so little time
Sorry, Philip...
Shaun of the Dead

Vivement 2015, tiens...
NUTELLA

Post by NUTELLA »

ratatouille wrote:
Jeremy Fox wrote:Pour l'ensemble de sa filmo en tant que réalisateur : 0/10 Et ce n'est pas de la provoc, je suis sincère avec moi-même : j'ai vu tous ses films et je n'en ai retenu que cette note.
Tout pareil me concernant : 0/10 pour l'ensemble de son oeuvre.
Et je suis moi aussi 100% sincère.
désolé mais j'ai du mal à y croire...
Max Schreck
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Post by Max Schreck »

De Besson, je conchie vraiment Léon et son vide abyssal, Jeanne d'Arc et ses effets de mise en scène débiles (qui ont à la rigueur le mérite d'être risibles). Subway serait insupportable s'il n'avait pas de valeur sociologique (c'était donc ça les années 80 ?).

Je trouve par contre Le Grand bleu assez malin, inspiré et regardable. Je prends un grand plaisir à la vision du Cinquième élément et son peu de prétention-con-con.

ça fait longtemps que je l'ai pas revu, mais j'aurais tendance à considérer Nikita comme son meilleur film.

En tant que producteur et scénariste, je ne peux malheureusement éprouver aucune sympathie ou bienveillance pour un type responsable de trucs aussi nuls que Michel Vaillant, Taxi 2, Fanfan la Tulipe, Le Baiser mortel de la mort du Dragon qui tue, Wasabi, Yamakasi, etc. (bientôt Banlieue 13...)

ça fait beaucoup de daube pour sauver ses vraies bonnes idées de producteur : Nil by mouth, L'Enfant lion (Besson fut d'ailleur assistant sur les premiers films de Grandperret : Courts-circuits, Mona et moi, si je ne m'abuse), Lune froide, sans parler de mon plaisir coupable pour Kamikaze...
« Vouloir le bonheur, c'est déjà un peu le bonheur. » (Roland Cassard)
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Jordan White
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Post by Jordan White »

Max Schreck wrote:Je prends un grand plaisir à la vision du Cinquième élément et son peu de prétention-con-con.
Les vannes fusent dans celui-là surtout à la fin mais je n'y suis pas du tout sensible, je trouve cela très lourd. Ca ressemble à un gros gateau avec beaucoup de sirop et de sucre d'orge sur lequel la cerise qui devrait être fine prend un poids considérable et finit par tout faire tomber.
Ce film c'est un rêve de jeuness, Besson l'a écrit à 16 ans, ça explique la grande naïveté de l'ensemble.

Max Schreck wrote:En tant que producteur et scénariste, je ne peux malheureusement éprouver aucune sympathie ou bienveillance pour un type responsable de trucs aussi nuls que Michel Vaillant, Taxi 2, Fanfan la Tulipe, Le Baiser mortel de la mort du Dragon qui tue, Wasabi, Yamakasi, etc. (bientôt Banlieue 13...)
Ce n'est pas trop le sujet principal mais ça va dévier dessus je le crains...
Max Screck wrote:ça fait beaucoup de daube pour sauver ses vraies bonnes idées de producteur : Nil by mouth, L'Enfant lion (Besson fut d'ailleur assistant sur les premiers films de Grandperret : Courts-circuits, Mona et moi, si je ne m'abuse), Lune froide, sans parler de mon plaisir coupable pour Kamikaze...
Lune froide quelle horreur !
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Commissaire Juve
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Post by Commissaire Juve »

De lui, je ne retiens (de valable) que :

- Léon
- Le 5ème élément

Séance de rattrapage pour Nikita : un peu trop "voyant" au bout du compte ("voyant", comme on dit "vulgaire"), encore assez mécanique aussi (ça manque de naturel, plutôt surjoué dans certains cas...), avec des relents de l'esthétique cliparde des 80's ! (comme "Subway") :? Disons qu'il ne faut pas le voir deux fois de suite !

Exemple de petit détail qui casse l'ambiance : la fusillade dans la cuisine... les mecs qui canardent Parillaud jouent comme des patates, ils tiennent leurs flingues comme on tient une brosse à nettoyer les chiottes, et ils ont des expressions (faciales) de poissons morts... On sent le truc gratuit, les mecs qui font semblant de tirer devant une caméra ! :?
La vie de l'Homme oscille comme un pendule entre la douleur et l'ennui...
harry callahan
Mogul
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Location: Dans un snack de San Francisco, d'où il vaut mieux que je ne sorte pas

Post by harry callahan »

Le cinquième élément est un des trucs les plus affreux esthétiquement, scénaristiquement parlant et tout ce qu'on veut ( "jeu" des "acteurs", "musique" ... ), et aussi un des moments les plus pénibles devant mon écran de télé.
[...]But being this a .44 magnum, the most powerful handgun in the world, and would blow your head clean off, you have to ask yourself one question : "Do I feel lucky ?". Well, do you, punk ?