M. Night Shyamalan

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Watkinssien
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Re: Re:

Post by Watkinssien »

Droudrou wrote:
Boubakar wrote:Je déteste Le village.
Avant que n'apparaisse "The End", j'en avais deviné l'épilogue...

C'est un peu normal, non ?
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ed
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Re: Re:

Post by ed »

Watkinssien wrote:
Droudrou wrote:
Avant que n'apparaisse "The End", j'en avais deviné l'épilogue...

C'est un peu normal, non ?
Moi, une fois rentré chez moi après Usual suspects, j'avais deviné qui était Kayser Söze 8)
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Aragorn Elessar
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Aragorn Elessar »

Shyamalan avec son dernier film il a du voir qui aimait vraiment son cinéma.
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Si la vie réelle est un chaos, en revanche une terrible logique gouverne l'imagination.
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Outerlimits
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Outerlimits »

"Sixième sens", je l'ai trouvé trop long, assez ennuyeux...mais bien joué.
"Incassable" : j'ai pas compris le sens de ce film.
"Signes" : je m'y suis ennuyé ferme, et l'ai trouvé prétentieux et absolument pas effrayant...
"Le village" : un trés beau film (effrayant même, par moments, si, si...), à la fin surprenante. Le seul film du cinéaste qui, selon moi, se démarque des autres...
"La jeune fille de l'eau" : malgré une poésie indéniable et des personnages attachants, trés ennuyeux...

Je n'ai pas vu "Phénomènes" (trés controversé)...
Colqhoun
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Colqhoun »

OUTERLIMITS wrote:"Incassable" : j'ai pas compris le sens de ce film.
La naissance d'un super héros.
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Aragorn Elessar
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Aragorn Elessar »

Un peu comme tout ses autres films, ses protagonistes (et même plusieurs de ses personnages) ont un besoin dramatique, ils ne se sentent pas bien dans leur peau. Un incident déclencheur surnaturel bouge leur habitude morose, et leur permet au final d'atteindre leur objectif : aller mieux en trouvant leur place dans la vie et enfin endosser leur identité profonde et véritable. Le Village est un peu différent, et Phénomènes ne traitent rien véritablement.
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Si la vie réelle est un chaos, en revanche une terrible logique gouverne l'imagination.
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Akrocine
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Akrocine »

Le Dernier maitre de l'air ayant rapporté plus de 315 millions de dollars dans le monde, M. Night Shyamalan jouit toujours d'une bonne réputation auprès des spectateurs bien que ses derniers films se soient fait descendre par la critique. Alors qu'on le croyait en train de développer un film avec Bruce Willis, Gwyneth Paltrow et Bradley Cooper au casting (voir notre news), on apprend aujourd'hui que le réalisateur est en fait en train de plancher sur un film de science-fiction intitulé One Thousand A. E..

Le projet sera produit par Overbrook Entertainment, la société de production de Will Smith et de sa femme Jada Pinkett. Le film serait ainsi écrit par Gary Whitta (The Book of Eli) en vue d'en offrir le rôle principal à Jaden Smith (The Karate kid). Pour l'instant on en sait pas plus concernant le projet puisque Shyamalan a toujours l'habitude de rester mystérieux concernant ses films.
Source : EcranLarge
Will et Jaden Smith chez M. Night Shyamalan
Will Smith et Jaden Smith dans le prochain film de M. Night Shyamalan M. Night Shyamalan (Le dernier maître de l'air) s'est accordé les services de Will Smith et de son fils Jaden Smith pour son prochain film, annonçaient ce lundi les studios Columbia Pictures. Alors que le film était initiallement appelé One Thousand AE, le projet n'a toujours pas de titre définitif. Ce que l'on sait pour le moment, c'est qu'il s'agit d'un film de science-fiction dont l'action prendra place dans 1 000 ans.

Le film suivra les aventures d'un jeune homme incarné par Jaden Smith, errant sur une planète Terre déserte. Il tentera ainsi de rester en vie et de sauver celle de son père, malgré des liens très difficiles, suite au crash de leur vaisseau.

Shyamalan et Will Smith seront les producteurs du film et travailleront en étroite collaboration avec James Lassiter, Jada Pinkett Smith et Ken Stovitz. M. Night Shyamalan et Gary Whitta (Le livre d'Eli) s'occuperont du scénario. Le réalisateur s'est exprimé sur sa future collaboration avec les Smith, père et fils : "Avoir la chance de faire un film de science-fiction terrifiant avec Jaden et Will est mon projet de rêve". Une belle occasion de renouer avec un duo qui avait ému tant de spectateurs dans A la recherche du bonheur.
Source : Filmsactu

Curieux que personne n'ai relayé l'info. Serait-ce le retour tant attendu, après le n'importe nawak qu'était La Jeune fille de l'eau, le mitiger The Happening et The last air bender réaliser pour ses filles.

J'ai déjà peur voyant le nom du scénariste The Book of Eli et le duo pere-fils Smith :?
"Mad Max II c'est presque du Bela Tarr à l'aune des blockbusters actuels" Atclosetherange
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Demi-Lune
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Demi-Lune »

Ce topic est collector.
La cinéphilie sans langue de bois ! :mrgreen:
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ApOk
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Re: M. Night Shyamalan

Post by ApOk »

Bon bah on sait déjà que ce film sera un nouvel outil de propagande scientologue. :mrgreen:
Jericho
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Jericho »

J'ai déjà peur voyant le nom du scénariste The Book of Eli
Ca va, j'aime bien.
et le duo pere-fils Smith
Par contre là je le sens pas, surtout le fiston que j'arrive pas à encadrer.
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Flol
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Flol »

Manquerait plus que la fille fasse la BO (même si ça pourrait faire un heureux : Jordan).
mannhunter
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Re: M. Night Shyamalan

Post by mannhunter »

Si quelqu'un se débarasse du cd de la béo d'"Unbreakable", ça peut m'intéresser :) ...MP :wink:
Colqhoun
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Colqhoun »

Se débarrasser de cette magnifique béo, alors qu'elle se vend à plus de 40€ sur amazon... bon courage.
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Thaddeus
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Re: M. Night Shyamalan

Post by Thaddeus »

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(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)


Sixième sens
Par son attention aux personnages et à leurs relations, son goût d’un fantastique quotidien lié à l’intime, son refus des effets spectaculaires au profit de l’écoute intérieure, Shyamalan atteint ici un premier point d’achèvement. Peu de réalisateurs contemporains peuvent se targuer d’avoir posé un regard aussi précis et aigu sur l’enfance et ses tourments : ce que réussit le metteur en scène, c’est à capter le désarroi inexprimable d’un être démuni face à ses démons, que seuls l’amour maternel et l’écoute patiente et obstinée d’un psy parviendront à neutraliser. La précision du cadre, la rigueur et la maîtrise très pensées de la mise en scène révèlent un réalisateur hyperdoué, mais c’est d’abord par sa sensibilité à fleur de peau que s’impose ce film particulièrement émouvant, servi par un trio d’acteurs en tous points remarquables. 5/6
Top 10 Année 1999

Incassable
Le sillon intimiste et anti-spectaculaire est creusé dans cette relecture engourdie, ralentie, mélancolique presque jusqu’à la dépression, de l’univers du super-héros. La religiosité légèrement solennelle du précédent film accompagne pas à pas le beau sujet qu’est l’incrédulité progressivement vaincue d’un corps face à la croyance qu’il suscite. Shyamalan privilégie les teintes sombres, les moments de suspension et d’attente, la méditation introspective, pour remettre en jeu la grande question qui parcourt sa filmographie et dont cet opus est le vecteur idéal : quelle est notre place dans l’univers ? De là un désamorçage complet des lieux communs du surnaturel, un déplacement de ses motifs archétypaux sur un terrain quasi métaphysique, à l’opposé des respirations frénétiques hollywoodiennes. 4/6

Signes
Avec une virtuosité d'équilibriste et un talent narratif si fortiche qu’il se permet de raconter une apocalyptique invasion extraterrestre en restant confiné dans une ferme de Pennsylvanie, l’enchanteur moule les gammes du thriller, du fantastique et du conte dans un registre poétique qui n'appartient qu'à lui, un territoire à la douceur hypnotique qui en appelle constamment à l'invisible, voire au mystique. Les images de velours, la partition délicate d’Howard, la tonalité spirituelle de ses questionnements, l'extrême sensibilité des relations humaines et familiales qui palpitent en son sein : il s'épanouit ici un cinéma fragile, précieux et profondément touchant, qui double le suspense hitchcockien d'une réflexion existentielle sur la foi, le doute, la destinée, l’importance du choix, la place et le rapport de l’individu au monde. 6/6
Top 10 Année 2002

Le village
Les films s’enchaînent avec une grande cohérence : comme dans le précédent, le principe de croyance (celle liant un cinéaste au spectateur) est ici mis à l’épreuve dans une allégorie qui superpose ses couches de lecture et accentue la dimension politique. La grande fabulation délire dans les sens et réfléchit la construction du collectif en même temps qu’elle constitue le récit doux-amer d’une Amérique grippée dans la mythologie d’origines artificieuses. Si ce cinéma de stupeur et d’intimité fascine autant, c’est parce que son incroyable maîtrise formelle se met entièrement au service d’un propos passionnant sur la tentation du repli communautaire, la manipulation des masses par la peur, les dérives de l’utopie – le tout cimenté par un véritable éloge de la fiction, et par une émouvante histoire d’amour. 5/6

La jeune fille de l’eau
Le point de non-retour du cinéma de Shyamalan, un film d’inventaire qui est aussi une mise en crise, celui où il porte la spiritualité de ses réflexions sur un terrain très casse-gueule, à la lisière de l’auto-parodie. Du talent, il en faut pour engager la foi du spectateur dans une telle cabale ésotérique, un tel réseau de signes et de symboles autour du pouvoir de l’imaginaire, de la responsabilité de l’artiste, du déchiffrement métaphysique du monde. L’herméneutique présidant son récit opère par détournements, surprises, irruptions impromptues, tout un art de l’inattendu fondé sur un surnaturel de proximité. Et ce qui pourrait être ridicule captive, envoûte parfois, parce que l’auteur, jamais loin du burlesque, possède un sens inné de la féérie et parvient à débusquer le merveilleux au sein même du quotidien. 4/6

Phénomènes
Où l’artiste, déclinant le paradigme de Body Snatchers (des êtres humains sont possédés par une force mystérieuse qui les pousse à l’autodestruction), reprend à son compte les codes du film paranoïaque et opte pour une forme de psychose ultra-contemporaine. Parce qu’il semble se reposer sur sa maîtrise technique et emballe un petit récit catastrophiste ponctuée d’éclats de terreur et de cruauté (certains suicides sont impressionnants, souvent dans leur économie d’effets), son propos sur la logique invisible du monde et la puissance de l’amour salvateur frisent tantôt la répétition en mode automatique, tantôt la mièvrerie embarrassante. Les prestations calamiteuses de Whalberg et Deschanel n’arrangent guère ce qui ne reste qu’une série B sans émotion ni poésie, parfois même un peu ridicule. 3/6

Split
En première lecture, un film-concept comme les affectionne certains auteurs aptes à en épuiser les possibilités pour mieux réactiver leurs marottes. Soit précisément ce qui se produit dans ce huis-clos mental où la carte du suspense est jouée avec assez d’habileté pour respecter le contrat, mais où le cinéaste se penche simultanément sur les abîmes du traumatisme enfantin qui lui sont chers. Conscient des limites au sein desquelles il opère, Shyamalan a le bon goût de ne reculer ni devant la légèreté (désamorçant toute surcharge de pathétisme) ni devant l’audace (la dernière demi-heure fait furieusement sortir le script de ses gonds). Il l’emporte ainsi aux points et amène ainsi une plus-value toute personnelle à un programme qui, en d’autres mains, aurait facilement sombré dans la banalité ou le grotesque. 4/6


Mon top :

1. Signes (2002)
2. Sixième sens (1999)
3. Le village (2004)
4. Incassable (2000)
5. Split (2016)

Son apparition dans le paysage hollywoodien à l’aube des années 2000 constitue peut-être la plus belle découverte américaine de la décennie. Je suis très attaché à la sensibilité et aux préoccupations spirituelles de cet auteur incroyablement doué, qui se revendique en héritier d’Hitchcock et de Spielberg (c’est juste) mais qui a surtout développé un univers bien à lui.
hansolo
David O. Selznick
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Location: In a carbonite block

Glass - suite d’Incassable et de Split

Post by hansolo »

Glass - sortie annoncée en janvier 2019.

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http://www.konbini.com/fr/entertainment ... t-de-split
- What do you do if the envelope is too big for the slot?
- Well, if you fold 'em, they fire you. I usually throw 'em out.

Le grand saut - Joel & Ethan Coen (1994)