Michael Haneke

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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MJ
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Post by MJ »

Dans celui là aussi y a des psychopathes qui remontent la bobine du film pour gagner? :lol:
"Personne ici ne prend MJ ou GTO par exemple pour des spectateurs de blockbusters moyennement cultivés." Strum
Holly Golightly
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Post by Holly Golightly »

Caché
Mon tout premier Haneke. Peut-être bien mon dernier aussi. Ennui ou agacement, je ne sais pas quel sentiment a dominé pendant la vision de ce film. Je n'ai vraiment pas aimé le ton supérieur, suffisant, limite méprisant avec lequel Haneke regarde ses personnages. Les symboles sont si lourds, si simplistes... Les comédiens, qui sont vraiment très très loins d'être de mauvais acteurs, rament totalement, jouant sans conviction des personnages caricaturaux ; et ce ne sont pas les mauvais dialogues, trop écrits et qui sonnent faux, qui les aident. La scène d'hystérie de Binoche est pitoyable.
Ah et aussi, il faudra m'expliquer en quoi c'est un film comique. La moitié de la salle n'a pas arrêté de se bidonner, et pourtant, il n'y a vraiment pas de quoi :roll:
- Seriez-vous lâche. Je connais vos griffes puissantes. Accrochez-les dans la vie. Défendez-vous! Effrayez la mort.
- Belle, si j'étais un homme, sans doute je ferais les choses que vous me dites. Mais les pauvres bêtes qui veulent prouver leur amour ne savent que se coucher par terre et mourir.
Jordan White
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Post by Jordan White »

Funny Games :

SPOILER


Regarder dans le noir, le volume poussé au maximum et les volets refermés. L'expérience ou plutôt le cauchemar n'en est que plus éprouvant. Une heure sans le moindre répit, une mise en scène au scalpel, des acteurs au delà des mots, et une tension crescendo.
Michael Haneke sait où il va, et le plus dérangeant outre la violence morale à la limite de l'insupportable, est la manipulation du réal pour nous emmener où il veut. Les trois gros clins d'oeil à la caméra par l'un des bourreaux pourra paraître scandaleux et être un véritable foutage de gueule, mais ça suffit partie intégrante du procédé et de l'exercice de style. On est ici impliqué comme rarement cela s'est produit.

Avec sa violence sèche, accompagnée par une sophistication extrême des agisseurs, surtout le plus grand et mince avec son regard pinçant, Haneke déroule une mécanique parfaitement huilée. La structure même du récit : on entre, on fout la merde avec politesse puis on torture ne légitimise rien. Les faits sont là, point. Ensuite, des plans-séquences, dont un de dix minutes qui montre le couple tenter de s'enfuir, des humiliations en cascade, des jeux sordides, des larmes, des armes et deux types qui n'ont aucun but sinon que visiter les maisons et de s'y introduire comme il le dise.
Le coup du type abattu par la femme nous soulage quelques instants, on se dit qu'il le mérite, puis celui de la télécommmande montre le contraire et renverse la vapeur trente seconde plus tard. Non on ne s'en sort pas comme ça, ce serait trop facile. Pas plus que le fils ou le chien, Haneke connaît les clichés, et les détourne.

Pas la moindre trace d'humour et pourtant on peut en rire jaune. Des scènes gores (l'explosion au fusil de chasse, un genou éclaté) qui n'en font jamais trop. Une photo aux tons carverneux ou d'un blanc glacial, un refus du happy end glaçant. Mais surtout un film qui traite de la violence avec un réalisme si étouffant, que l'on croirait assister à une véritable agression en temps réel.
Michael Haneke ne rigole pas. Son film dénonce avec ses armes, avec ses mots, en appuyant bien fort où ça fait mal. Magistral, limite insoutenable, à ranger à côté de Salò.
8.5/10
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Major Tom
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Post by Major Tom »

SPOILER
Jordan White wrote:Funny Games :

[...]

8.5/10
+ 666 comme dirait l'autre.

J'ai trouvé ce film génial et très fort dans les émotions. Je me suis quand même marré (le coup de la télécommande et les "clins d'œil à la caméra"), tant le procédé de distenciation est vraiment osé: on était dans un film très réaliste, et interviennent soudain ces moments pour le moins curieux. :lol: Mais cela reste dans le ton de la comédie noire, effrayante. Le film joue un peu parfois d'un humour vraiment noir avec le personnage du grand mince, même si évidemment, pendant le film, on est très tendu...
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Jordan White
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Post by Jordan White »

Le temps du loup : Haneke rentre dans le vif du sujet dès le premier plan, un plan-séquence qui prend le spectateur à la gorge. Deuxième plan et les choses dérapent. Mise en situation radicale, cadrage millimétré, le style Haneke, direct, voire intrusif fait une nouvelle fois mouche dans son genre.
Les détracteurs crieront à la manipulation, voire à la prise d'otages. Il est vrai qu'il n'y va pas avec les pincettes quand il veut parler de quelque chose, en général la banalisation de la violence, la morale bourgeoise ( il a parlé de la bourgeoisie viennoise dans nombre de ses films).

Son réalisme qui vire ici au quasi documentaire, du moins par son aspect "mines déconfites et visages blafards" a de quoi impressionner comme rebuter sans réserve. Son style austère est ici poussé à son paroxysme, le film est volontairement froid, quasi glacial même. Les amateurs applaudiront, les autres risquent d'être consternés par le maniérisme de la mise en scène, le manque de tact devant certains sujets un traitement de la violence civile pas très fin( avec un portrait caricatural des roms). Cependant les acteurs sont tous bons, enfants comme adultes, même si la direction tend à la théatralité pure, comme dans le jeu de Béatrice Valle, par ailleurs très débrouillarde ici dans un registre très fermé, où l'improvisation n'a pas sa place.

La première heure est tout de même assez magistrale, en revanche la suite est du Haneke qui cache mal ses faiblesses photographiques, sa propension à charger la mule niveau morale, en décrivant un monde chaotique où la conclusion est : l'homme est un loup pour l'homme. Pas très neuf, antipathique par moments, mais c'est sûr, très personnel.
6/10
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Joe Wilson
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Post by Joe Wilson »

Caché, de Michael Haneke

Une étude sans concessions de la perte d'une mémoire individuelle et de l'aveuglement de l'oubli. Haneke, en choisissant de suivre une famille à priori d'une grande banalité et d'insérer sa réflexion dans le cadre d'un quotidien plutôt morne et commun, donne d'autant plus de force à son discours.
La mise en scène est sans conteste le point fort du film (et son prix à Cannes apparait logique). Haneke sait amener le danger avec une grande retenue de moyens et utilise le hors-champ avec pertinence pour distiller un trouble constant. Il confronte deux générations et deux temps historiques et creuse une culpabilité rongée par le doute et l'ignorance de l'absence de souvenir.
En questionnant cette responsabilité, Caché montre la permanence des drames et des humiliations avec une sécheresse et une rigidité qui servent son sujet.
Je suis bien plus circonspect sur la direction d'acteurs (Bénichou mis à part). Daniel Auteuil et Juliette Binoche me semblent peu concernés, assez maladroits dans l'interprétation de leur malaise et leur colère inquiète, et ma réserve est la même pour la plupart des seconds rôles.
Le film devient vite désincarné et trop distancié, ce qui affaiblit la portée de l'ensemble (qui souffre aussi de quelques baisses de rythmes). La tension froide de Caché est remarquable mais la démonstration est calculée.
Très intéressant mais frustrant.
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Helward
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Post by Helward »

Joe Wilson wrote:Caché, de Michael Haneke
... La tension froide de Caché est remarquable mais la démonstration est calculée.
Très intéressant mais frustrant.
+1
La démonstration est ici beaucoup trop appuyée, au détriment d'une certaine empathie pour les personnages (comme tu le dis, seul Bénichou m'a semblé dans le ton). Un Haneke raté, pour ma part.
Blue
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Post by Blue »

Le septième continent (Michael Haneke, 1989)

Une claque magistrale. Un film essentiel.
A découvrir sans rien en connaître pour se le prendre encore plus en pleine poire.

Avis avec méchants spoilers ci-dessous :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Michael Haneke est fort, très fort. "Le septième continent", pendant plus d'une heure, montre au fil des années (et des années pré-chute du mur de Berlin, même, c'est important) le quotidien d'une famille allemande "normale" (par "normale" il faut comprendre "normale" au vu de ce que la société les amène à être pour les faire se sentir comme tel) : mari, femme et fille ; auto, boulot, dodo. Quotidien fait de hauts et de bas - unis pour le meilleur et pour le pire -, de réussites professionnelles ou d'angoisses personnelles se matérialisant par des comportements pouvant susciter un certain trouble chez le spectateur (la petite fille qui feint d'être aveugle, le dîner avec le frère de la conjointe, les passages claustrophobiques dans le car-wash - répétés plusieurs fois pour en souligner l'habitude).

La forme rituelique que revêt toutes ces actions de leur quotidien (et peut être aussi, finalement, du notre), trouve correspondance dans la mise en scène de Michael Haneke, mécanique lourde mais de précision (les coupes placées au moment exact de la fermeture complète de la porte du garage).
Dans ses éllipses dont chaque cut au noir se fait le violent annonciateur, dans ses inserts ou encore le recours à des angles peu communs (Haneke introduit ses personnages sans en montrer le visage, parce qu'après tout, ce sont ne sont pas des personnages de cinéma à idôlatrer mais des acteurs de la reconstitution d'un fait divers), "Le septième continent" communique au spectateur une émotion vive, mais à double tranchant.

"Le septième continent" est démonstratif et roublard, voire ennuyeux (ce qui est le cas de "71 fragments", un film proche en de nombreux points mais trop dispersé là où "Le septième continent" se focalise sur un modèle applicable à un ensemble), ou bien captivant du fait que l'on sait que quelque chose va finir par se passer, et que l'ampleur de cette chose sera non seulement proportionnelle à la retenue générale dans laquelle Haneke tente de nous maintenir captif (le film n'est parcouru d'aucun trait d'humour quel qu'il soit, mais il est à noter que les personnages ne sont pas tous montrés comme dépourvus de sentiments), mais qu'en plus de cela on ne s'y attendra pas.

Arrive la dernière demi-heure. 1989 ; magie du cinéma, on a vécu sans s'en aperçevoir 3 ans avec eux et alors que tout ne paraît pas vraiment clair (des pièces du puzzle sont manquantes), le rythme s'accélère. En fait, il ne s'accélère pas, mais il se passe quelque chose, un basculement : ce départ pour l'Australie. Magie du cinéma encore, on y croit. En fait, on VEUT y croire - de plus, cela est présenté comme quelque chose de positif, car tout ce que l'on a vu avant ne semblait pas connoter le bonheur absolu -, mais on a une longueur de retard ; sentiment d'impuissance mêlé d'incompréhension.
Les événements s'enchaînent : ils retirent tout ce qu'ils peuvent comme argent à la banque (on se dit que c'est normal, puisqu'ils quittent le pays) ; correspondent avec les parents une dernière fois, en évoquant notamment la garde de la petite ; et finissent par saccager leur maison (on tique un peu, mais après tout, c'est un nouveau départ, se dit-on).
Seulement, à ce moment là, c'est déjà trop tard, et à mesure que le film proclame la chute du capitalisme par-delà les actions du couple devenu inarrêtable (du moins jusqu'à la scène de l'aquarium brisé qui en constitue le climax), Haneke déroule, pépère, sa démonstration : il a déjà gagné.
En guise d'apothéose, "Le septième continent" se transforme en épopée nihiliste. La suite, on la connait.

Le film se termine sur un montage réussi présentant de manière imagée le "film de la vie" du père de famille encore à l'agonie, puis sur cette image d'un écran parasité, nous rappelant à nous-même notre condition de spectateur.

Le spectacle est fini, et ce septième continent, on s'en rend alors compte, ce n'est rien d'autre que l'être humain. Et c'est certainement le plus vaste en ce monde.
9/10
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cinephage
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Post by cinephage »

Blue wrote:Le septième continent (Michael Haneke, 1989)

Une claque magistrale. Un film essentiel.

9/10
Celui-là, je me le garde de coté pour un jour où je me sentirai en "pleine capacité de réception" (i.e. pas un soir crevé en rentrant du boulot, sans les enfants qui courent en tous sens, ni ma bien-aimé charmante, certes, mais qui s'interroge sur le temps qu'il fera dehors ou va à la fenêtre lorsque des gens crient dans la rue. Il y a des oeuvres qu'on veut apprécier en totalité...).

Je suis absolument fasciné par la mise en scène de Haneke. Un peu moins par sa thématique récurrente sur l'interaction violence-images violentes, non qu'il ne soit pas pertinent, mais ce n'est pas là que réside son immense talent.

Pour cette raison, j'aime énormément Code Inconnu, moins pour son scénario, finalement très prétexte, que pour ses dispositifs de mise en scène, souvent ingénieux (le fameux plan-séquence d'ouverture), toujours en recherche (la scène très réussie, et vraiment rare, où l'on parle en plusieurs langues simultanément).
Derniers visionnages...
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Helward
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Post by Helward »

Blue wrote:Le septième continent (Michael Haneke, 1989)

Une claque magistrale. Un film essentiel.
Sûrement mon préféré d'Haneke, avec pas loin derrière Benny's video et la Pianiste. :wink:
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Post by Blue »

Helward wrote:Sûrement mon préféré d'Haneke, avec pas loin derrière Benny's video et la Pianiste. :wink:
Pas vus, de même que "Code inconnu" dont parle cinephage. Ce qui est certain, c'est que je ne vais pas traîner pour découvrir d'autres Haneke :)
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Helward
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Post by Helward »

Blue wrote:Pas vus, de même que "Code inconnu" dont parle cinephage. Ce qui est certain, c'est que je ne vais pas traîner pour découvrir d'autres Haneke :)
Ah ben, je te conseillerais de poursuivre avec Benny's video alors (que tu dois avoir si tu as acheté le coffret dvd), et si comme moi tu aime découvrir les films selon leur ordre chronologique (c'est une logique qui m'apparait de plus en plus évidente dans la découverte d'un réalisateur). Pas vu non plus Code Inconnu, ni même 71 Fragments. çà ne saurait tarder...
Blue
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Post by Blue »

Helward wrote:Ah ben, je te conseillerais de poursuivre avec Benny's video alors (que tu dois avoir si tu as acheté le coffret dvd), et si comme moi tu aime découvrir les films selon leur ordre chronologique (c'est une logique qui m'apparait de plus en plus évidente dans la découverte d'un réalisateur). Pas vu non plus Code Inconnu, ni même 71 Fragments. çà ne saurait tarder...
J'ai découvert Haneke avec "Funny Games" (que j'apprécie) et j'avais attaqué le coffret avec "71 fragments" (auquel je n'ai pas accroché et qui m'a d'ailleurs tellement refroidi que j'ai attendu quelques mois pour découvrir un autre film du cinéaste). Je voulais me faire "Benny's Video" juste après avoir vu "Le septième continent", hier soir, mais je me suis dit qu'une autre grande claque pourrait m'être psychologiquement fatale, donc je suis allé sagement me pieuter.
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Jack Griffin
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Post by Jack Griffin »

Blue wrote:
Helward wrote:Ah ben, je te conseillerais de poursuivre avec Benny's video alors (que tu dois avoir si tu as acheté le coffret dvd), et si comme moi tu aime découvrir les films selon leur ordre chronologique (c'est une logique qui m'apparait de plus en plus évidente dans la découverte d'un réalisateur). Pas vu non plus Code Inconnu, ni même 71 Fragments. çà ne saurait tarder...
J'ai découvert Haneke avec "Funny Games" (que j'apprécie) et j'avais attaqué le coffret avec "71 fragments" (auquel je n'ai pas accroché et qui m'a d'ailleurs tellement refroidi que j'ai attendu quelques mois pour découvrir un autre film du cinéaste). Je voulais me faire "Benny's Video" juste après avoir vu "Le septième continent", hier soir, mais je me suis dit qu'une autre grande claque pourrait m'être psychologiquement fatale, donc je suis allé sagement me pieuter.
Le septième continent, 71 fragments et code inconnu fonctionnent sur le même principe...Benny's vidéo (assez mauvais selon moi) se rapproche plus des reflexions sur l'image de Funny games. C'est pas ce que Haneke fait de mieux.
Art Core
Paulie Pennino
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Post by Art Core »

Blue wrote:Le septième continent (Michael Haneke, 1989)

Une claque magistrale. Un film essentiel.
A découvrir sans rien en connaître pour se le prendre encore plus en pleine poire.
Ah ça fait plaisir, je vénère ce film. Le genre de film qui se grave violemment dans le cerveau pour y rester le restant de tes jours et revenir te hanter régulièrement. Un putain de chef-d'oeuvre et de loin le meilleur Haneke selon moi (même si j'adore Code Inconnu, L'Heure du Loup ou Funny Games).