Robert Parrish (1916-1995)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jack Carter
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Jack Carter »

Boubakar wrote:
Jeremy Fox wrote: Il te reste encore le meilleur et le pire. Mais je ne t'influencerai pas en te disant lesquels le sont pour moi :wink:
Le "pire" ne serait pas Many rivers to cross ? (que je n'ai vraiment pas trouvé terrible)
Après ça, il me reste Cimarron et The stalking moon à voir.
plutot Cimarron pour ma part....
"On peut revenir au sujet du topic ?" (Jack Carter)
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Jeremy Fox
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Jeremy Fox »

Jack Carter wrote:plutot Cimarron pour ma part....
Idem : ennuyeux comme ce n'est pas permis.
Julien Léonard
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Julien Léonard »

The stalking moon est par contre très intéressant. Il faut lui donner sa chance, car c'est un western assez curieux. :wink:

Quant à Cimarron (La ruée vers l'ouest, si je ne m'abuse), je l'ai bien aimé, sans le trouver génial non plus (loin de là). J'ai le DVD zone 2fr (scope respecté, mais format vidéo 4/3), et cela me suffit amplement. Sympathique, mais pas de quoi fouetter 36 chats.
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Federico
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Federico »

Je vais abonder dans le sens de posts précédents : j'ai un lointain souvenir (mais plutôt bon) de Marseille contrat et en tant qu'amateur de série B de SF, j'ai toujours eu un gros faible pour le sympathique Danger, planète inconnue qui fleure bon la télé 60's avec maquettes gerryanderson-iennes, Mr & Mme Thinness (qui s'étaient déjà croisés dans un épisode des Envahisseurs) et son scénario gentiment farfelu autorisant des séquences assez mémorables.
Spoiler (cliquez pour afficher)
On découvre qu'une planète d'une taille similaire à la notre gravite exactement à l'opposé du Soleil. Un astronaute y est envoyé et, suite à un accident de vol, se réveille en se croyant revenu sur Terre puisque l'environnement et surtout les personnes lui sont familiers, à commencer par son épouse. Tout semble donc normal à part que sa mission aurait échoué. Or, il découvre peu à peu que tout est inversé, qu'il y a une forte majorité de gauchers, que les panneaux sont écrits à l'envers etc. Il comprend alors qu'il est bel et bien sur la mystérieuse planète, parfaite jumelle-miroir de la Terre et qu'au moment où il partit, son double en avait fait de même de l'autre côté du Soleil...
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The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
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Roy Neary
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Roy Neary »

Aujourd'hui, DVDClassik met en ligne la chronique de Libre comme le vent (Saddle the Wind).
Le DVD testé par notre collaborateur Frédéric Mercier est celui édité par Wild Side dans ses Introuvables. :)

:arrow: Libre comme le vent
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Lord Henry
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Lord Henry »

A noter que si le nom du compositeur Jeff Alexander figure générique, il existe une première bande originale écrite par Elmer Bernstein, correspondant au montage initial du film. On peut supposer que les révisions effectuées en postproduction ont contraint les producteurs à commander une nouvelle partition. Les deux musiques ont été réunies voici quelques années par un label spécialisé:

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Saddle the Wind
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Jeremy Fox
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Jeremy Fox »

Texte vraiment passionnant sur un western qui m'a toujours laissé un sentiment mitigé mais qu'il faudrait que je revoie pour pouvoir en parler plus longuement. Reste que son western de l'année suivante, le superbe The Wonderful Country (L'Aventurier du Rio Grande) me semble d'une toute autre trempe. On attend toujours un DVD d'ailleurs :(

Je tiquerais juste sur la conclusion Ainsi Libre comme le vent, ambigu et complexe, serait un western qui ferait le pont entre ceux d’Anthony Mann - ainsi que L’Homme qui n’a pas s’étoile de King Vidor - et les débuts du "sur-western". Des exemples de ce que André Bazin a baptisé le sur-western, on en trouvait à mon avis une dizaine d'années avant avec par exemple La Vallée de la peur (Pursued) de Raoul Walsh ou Ciel Rouge (Blood on the Moon) de Robert Wise
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Père Jules »

C'est aussi une remarque qui m'a semblé bizarre. J'ai immédiatement pensé à High Noon...
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Jeremy Fox
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Jeremy Fox »

Père Jules wrote:C'est aussi une remarque qui m'a semblé bizarre. J'ai immédiatement pensé à High Noon...
Bingo :wink:
Définition de ce que Bazin a nommé le sur-western : "un western qui aurait honte de n'être que lui-même et chercherait à justifier son existence par un intérêt supplémentaire d'ordre esthétique, sociologique, moral, psychologique, érotique". Premier exemple de modèle achevé du sur-western selon lui : High Noon
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by boone »

Acte.
Je suis parfaitement d'accord avec vous, j'avais d'ailleurs songé à évoquer Pursued auquel j'ai pas mal pensé en le voyant...
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Jeremy Fox »

boone wrote:Acte. Je suis parfaitement d'accord avec vous, j'avais d'ailleurs songé à évoquer Pursued auquel j'ai pas mal pensé en le voyant...
Tu m'as en tout cas donné envie de le revoir plus tôt que prévu :wink:
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Roy Neary »

Jeremy Fox wrote:Définition de ce que Bazin a nommé le sur-western : "un western qui aurait honte de n'être que lui-même et chercherait à justifier son existence par un intérêt supplémentaire d'ordre esthétique, sociologique, moral, psychologique, érotique". Premier exemple de modèle achevé du sur-western selon lui : High Noon
Je trouve cette sentence de Bazin plutôt "élastique" si on considère un intérêt d'ordre esthétique de l'œuvre. Dans ce cas, pourquoi ne pas remonter à Duel au soleil ou même My Darling Clementine pour définir le sur-western ? Quant à l'intérêt d'ordre érotique, il y a Le Banni qui serait donc aussi un candidat à l'appellation sur-western... Ça me semble un peu vaseux tout ça. :lol:
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Jeremy Fox
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Jeremy Fox »

Roy Neary wrote:
Jeremy Fox wrote:Définition de ce que Bazin a nommé le sur-western : "un western qui aurait honte de n'être que lui-même et chercherait à justifier son existence par un intérêt supplémentaire d'ordre esthétique, sociologique, moral, psychologique, érotique". Premier exemple de modèle achevé du sur-western selon lui : High Noon
Je trouve cette sentence de Bazin plutôt "élastique" si on considère un intérêt d'ordre esthétique de l'œuvre. Dans ce cas, pourquoi ne pas remonter à Duel au soleil ou même My Darling Clementine pour définir le sur-western ? Quant à l'intérêt d'ordre érotique, il y a Le Banni qui serait donc aussi un candidat à l'appellation sur-western... Ça me semble un peu vaseux tout ça. :lol:
Ah mais totalement, nous sommes d'accord. Peut-être qu'à l'époque où il a inventé cette définition les westerns qui cherchaient un peu à se dégager du modèle "simpliste" n'avaient pas encore été distribués en France, mais j'en doute. Disons que beaucoup de grands westerns des années 50 allaient bien plus loin que leurs prédécesseurs dans la psychologie par exemple. Pour le reste, je ne vois pas du tout, surtout esthétiquement en effet (même ceux de Curtiz des années 40 pourraient prétendre en faire partie sinon). De toute façon, le "sur-western" n'a jamais voulu dire grand chose me concernant à part vouloir établir une théorie un peu fumeuse.
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Roy Neary
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by Roy Neary »

Jeremy Fox wrote:Disons que beaucoup de grands westerns des années 50 allaient bien plus loin que leurs prédécesseurs dans la psychologie par exemple. Pour le reste, je ne vois pas du tout.
C'est ce que je pense aussi. Dès les années 50 (sauf exceptions de quelques précurseurs), le développement de personnages plus complexes et un surplus d'intérêt pour la psychologie de ces derniers en rapport avec les bouleversements sociaux-culturels de l'époque dans laquelle ils évoluent me semblent bien plus coller à une nouvelle approche du western (qu'on peut qualifier de sur-western ou de trucmuche). Mais pour ce qui est de la forme pure, c'est bien vite oublier John Ford, DeMille, Wellman, Walsh, Hawks, etc...
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boone
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Re: Robert Parrish (1916-1995)

Post by boone »

Je suis également d'accord avec vous sur cette définition d'un concept trop général et qui ne voudrait plus dire grand chose, si l'on considère quelques westerns des années 40 de Ford, de Walsh et bien d'autres encore...
Sans doute, ai-je voulu en parlant de "sur western" en conclusion placer "Libre Comme Le Vent" comme une étape entre les héros à la Anthony Mann et une conception très intellectualisée du western comme dans le Gaucher, des films qui regardent déjà le western rétrospectivement. Je songeais aussi peut être à une forme de maniérisme ou à la génération du début des années 60 avec ses cinéastes issus de la télé.