Le Cinéma muet

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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joe-ernst
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Re: Le cinéma muet

Post by joe-ernst »

M le maudit wrote:Avec "Asphalt", le cinéma muet en est à ses derniers balbutiements
Je ne suis pas sûr que la période du cinéma muet ne soit qu'un (long) balbutiement... :|
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Ann Harding
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Re: Le cinéma muet

Post by Ann Harding »

joe-ernst wrote:
M le maudit wrote:Avec "Asphalt", le cinéma muet en est à ses derniers balbutiements
Je ne suis pas sûr que la période du cinéma muet ne soit qu'un (long) balbutiement... :|
Je ne saurais mieux dire ! :mrgreen:
M le maudit
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Re: Le cinéma muet

Post by M le maudit »

Haha, le mot est en effet très mal choisi, mille excuses! :P
Alligator
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Re: Le cinéma muet

Post by Alligator »

Geheimnisse einer Seele (Les mystères d'une âme) (Georg Wilhelm Pabst, 1926) :

http://alligatographe.blogspot.com/2010 ... seele.html

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A l'époque, la psychanalyse relève encore du mystère. Cette science toute jeune n'est pas encore très bien connue, ni comprise par le commun des mortels. Notez qu'Hitchcock trouvera nécessaire de faire encore un film explicatif bien des années plus tard ("Spellbound").
Parce que la psychanalyse peut à l'époque paraitre comme une pratique proche de la prestidigitation, Pabst s'attache à en faire une illustration édifiante. Le sous-titre "film psychanalytique" annonce la couleur : on risque d'avoir droit à un document didactique. Et en effet, le film se structure sur une première partie présentant les symptômes névrotiques du personnage principal (Werner Krauss) et une seconde où les séances thérapeutiques remettent de l'ordre et du sens dans ces éléments confus. Du moins censés l'être, car dès la première partie, il n'est pas nécessaire d'être grand clerc pour comprendre ce qui se passe dans l'inconscient du personnage. La frustration et la jalousie sont très lisibles, le rêve n'en est qu'une confirmation. Aussi toute la seconde partie devient redondante et sa lecture fastidieuse. Soyons tout de même un peu indulgent avec ce film destiné à mettre en lumière une pratique encore trop obscure pour la plupart des gens.

Du point de vue visuel on a connu, même à l'époque (je pense à Fritz Lang tout de suite, là) plus de virtuosité, d'imagination et de créativité. Cependant Pabst cherche et trouve quelques options non dénuées d'intérêt. Quelques jours après avoir vu ce film, il n'y a rien de bien précis qui me revient à l'esprit pour illustrer cela, si ce n'est les quelques séquences oniriques. Il s'agit donc plus d'une impression générale, celle que laisse un film bien filmé, sans pour autant qu'une image et des cadrages percutants ne viennent corroborer cela. C'est dans ce genre de cas qu'on évoque aisément la sobriété de la mise en scène. Au risque de faire paraitre mon sentiment comme une expression tristement creuse, je me vois contraint d'employer ce terme "sobre", sans doute en raison même de l'objectif didactique qui semble prévaloir dans l'élaboration du film.

Pour conclure, je ne me relèverai certainement pas la nuit pour le revoir mais cela reste une curiosité, un document d'un temps où la psychanalyse fascinait autant qu'elle faisait peur.
Tom Peeping
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Re: Le cinéma muet

Post by Tom Peeping »

Ann Harding wrote:Je viens de découvrir trois films russes des années pre-révolutionnaires absolument sensationnels du réalisateur Evgenii Bauer grâce au DVD publié par le British Film Institute. A découvrir d'urgence.
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J'ai suivi ton conseil et quelle belle découverte en effet ! On a l'impression de voir un moment de la culture du début du XXe siècle en plein basculement : si les thématiques et les décors appartiennent encore au Symbolisme avec cette fascination pour les femmes en souffrance mais sachant rester fortes, les hommes faibles et la mort qui rôde, la grammaire cinématographique de Bauer (je n'avais jamais entendu parler de ce indiscutable maître du cinéma avant) ouvre sur toutes les possibilités du médium. L'utilisation permanente de la profondeur de champ est incroyable pour des films des années 10. Et ces moments magiques où la caméra entame ses longs travellings pour suivre un ou des personnages dans les décors ! Quel tristesse que Bauer soit mort quelques petites années après ses débuts de réalisateur : il aurait certainement développé son art vers des sommets si il avait eu un peu plus de temps. Mais déjà avec ces films-là, quelle leçon ! Merci pour ton conseil avisé !
... and Barbara Stanwyck feels the same way !

Pour continuer sur le cinéma de genre, visitez mon blog : http://sniffandpuff.blogspot.com/
joe-ernst
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Re: Le cinéma muet

Post by joe-ernst »

Très rapidement, mon avis sur trois films muets visualisés ce week-end :

It (1927), de Clarence G. Badger

Clara Bow y incarne une de ces flapper girls typiques des années folles. Employée dans un grand magasin, elle décide de séduire son jeune patron, lui-même fiancé à une jeune fille de son milieu. Clara Bow va être aidée un peu malgré lui par un ami proche de son patron, qui se passionne pour l’article sur le It publié par Elinor Glyn dans une revue…

Charmante comédie non dénuée d’aspects sociaux intéressants (la scène où Miss Bow renvoie les deux vieilles filles venues prendre l’enfant de sa meilleure amie en leur disant qu’elles auraient mieux fait d’avoir des enfants elles-mêmes plutôt que de s’occuper de ceux des autres est un grand moment), elle permet à Clara Bow d’exprimer tout son charme et tout son talent dans ce personnage de gold digger au grand cœur. Un autre grand moment du film voit l’arrivée très reine-mère d’Elinor Glyn elle-même, saluée par une courbette d’un serveur allant jusqu’au sol et qui nous redonne la définition du It. Le rythme de la mise en scène est soutenu. A noter la présence de Gary Cooper dans un petit rôle.


Le voleur de Bagdad (The Thief of Bagdad, 1924), de Raoul Walsh

Produit par Douglas Fairbanks Sr. lui-même sur un script de lui également (sous le pseudonyme d’Elton Thomas) ce film au budget important et aux décors impressionnants fait la part belle à la fantaisie et à la féérie, notamment dans sa deuxième partie. Fairbanks gesticule cependant un peu trop et c’est dommage. Il se fait d’ailleurs presque ravir la vedette par Sôjin, acteur d’origine japonaise et qui incarne ici un fourbe prince Mongol. A noter dans un petit rôle important Anna May Wong.


L’aigle noir (The Eagle, 1925), de Clarence Brown

Sympathique film d’aventure où Valentino joue le rôle d’un officier russe refusant les avances de la Grande Catherine (géniale Louise Dresser !) et qui, accusé de désertion, doit fuir. Le domaine de son père tombe alors entre les mains d’un moujik grossier et brutal mais qui est le père d’une charmante jeune fille (Vilma Banky)…

Très bonne interprétation des deux stars, mise en scène superbe de Clarence Brown avec un banquet filmé avec beaucoup d’inventivité et dont Ann Harding nous a révélé les secrets il y a quelques jours !
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Ann Harding
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Re: Le cinéma muet

Post by Ann Harding »

Pour The Thief of Bagdad, il faut absolument voir la copie Photoplay avec la partition de Carl Davis (basée sur Rimsky-Korsakov) : le film prend littéralement son vol comme Doug sur son tapis volant. Il existe une multitude de DVD avec des scores ronflants et ennuyeux. Pour avoir d'autres versions, je sais que la perception du film peut être profondemment modifiée par une mauvaise musique. Malheureusement, la version Photoplay n'a été diffusée qu'en Laserdisc... :(
Pour The Eagle, il y a aussi de très vilaines copies sur de multiples DVD. J'ai eu la chance de voir un tirage sublime d'après le négatif nitrate original à Pordenone. La cinématographie est d'une beauté à couper le souffle. :shock: 8) Hélas, pas de DVD non plus de cette superbe version avec la musique de Carl Davis... :( Mais il fut également disponible en laserdisc.
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joe-ernst
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Re: Le cinéma muet

Post by joe-ernst »

Ann Harding wrote:Pour The Thief of Bagdad, il faut absolument voir la copie Photoplay avec la partition de Carl Davis (basée sur Rimsky-Korsakov) : le film prend littéralement son vol comme Doug sur son tapis volant. Il existe une multitude de DVD avec des scores ronflants et ennuyeux. Pour avoir d'autres versions, je sais que la perception du film peut être profondemment modifiée par une mauvaise musique. Malheureusement, la version Photoplay n'a été diffusée qu'en Laserdisc... :(
Pour The Eagle, il y a aussi de très vilaines copies sur de multiples DVD. J'ai eu la chance de voir un tirage sublime d'après le négatif nitrate original à Pordenone. La cinématographie est d'une beauté à couper le souffle. :shock: 8) Hélas, pas de DVD non plus de cette superbe version avec la musique de Carl Davis... :( Mais il fut également disponible en laserdisc.
Merci pour ces indications, Ann. J'ai vu The Thief of Bagdad dans la version Kino et The Eagle dans celle d'Image Entertainment. Le Kino m'a paru de bonne qualité, et l'Image très correct. J'imagine sans aucun doute qu'une sublime copie doit rendre toute justice au film de Clarence Brown dont j'ai beaucoup apprécié certains effets lumineux. :wink:
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joe-ernst
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Re: Le cinéma muet

Post by joe-ernst »

Chevaux de bois (Merry-Go-Round, 1923), de Rupert Julian

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Bien que signé par Rupert Julian, ce film porte très clairement la patte de son concepteur Erich von Stroheim, viré par la production, à tel point que l’on peut dire que ces chevaux de bois ont été son galop d’essai pour La symphonie nuptiale, réalisée cinq ans plus tard. En effet on retrouve la même thématique, à savoir un aristocrate viennois (Norman Kerry, tout à la fois charmeur et inquiétant), dans les dernières années de l’Empire austro-hongrois, qui s’éprend d’une jeune fille issue des couches populaires de la société (Mary Philbin, touchante), brutalisée par un odieux patron sadique, nommé Schani comme le fiancé de Fay Wray dans La Symphonie (George Siegmann, monstrueux à souhait), mais fiancé à une comtesse et qui reçoit même l’ordre de l’Empereur de l’épouser très prochainement. Le thème des différences sociales et de la violence qui en résulte est une constante chez Von, tout comme les relations hommes-femmes, qui sont évoquées par de puissants symboles, comme ces cœurs que l’on crève au stand de tir forain ou cette corde qui rompt à force d’avoir été trop tirée. La scène d’ouverture est quasiment la même que dans La symphonie et là on a l’impression que Von a été le précurseur des gender studies. On voit en effet Kerry à son lever, puis à sa toilette et dans son bain, et enfin habillé et parfumé par son aide-de-camp avec le plus grand soin. Sa fiancée en revanche est déjà à cheval et lorsqu’elle rentre chez elle, son habit à peine enlevé, elle se couche sur une méridienne avec ses bottes et se met à fumer un gros cigare ! On relèvera encore bien d’autres thématiques stroheimiennes, comme l’innocence abusée, le sadisme, un goût pour l’illustration d’orgies, la bestialité, la vengeance, et bien d’autres encore. Notons pour terminer que la distribution est très proche dans les deux films, jusqu’au type de rôles dans certains cas (Cesare Gravina, Dale Fuller, Maude George, Anton Vaverka). Un film puissant, tant sur la forme que sur le fond (extraordinaire générique où l’on voit un génie inquiétant ricanant en regardant tourner un manège) avec une interprétation de premier ordre.

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allen john
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Re: Le cinéma muet

Post by allen john »

THAT CERTAIN THING (Frank Capra, 1927)

Tout un symbole: ce premier film de Frank Capra pour la Columbia, le studio qui va le mener au firmament malgré sa petite taille (le studio, pas Capra) est sorti le 1er janvier 1928. C'est en fait le quatrième long métrage de celui qui fut longtemps un gagman chez Sennett, puis un scénariste, et que Harry Langdon avait promu au rang de metteur en scène pour The strong man, son premier long métrage indépendant. Si That certain thing est d'abord une affaire très économique, avec des vedettes de seconde zone (Ralph Graves, Viola Dana, Burr McIntosh, tous des oubliés des années 20), l'énergie des comédies de Capra est déjà la: l'histoire est celle de Molly, une jeune femme qui survit dans un quartier populaire, jusqu'au jour ou elle rencontre le fil d'un milliardaire, et l'épouse le jour même. Le milliardaire déshérite son fil illico, et le jeune homme vient s'installer chez sa belle épousée. afin de s'en sortir, ils montent une entreprise de confection de déjeuner tout prêts, qui va faire de la concurrence aux restaurants du père.

Le sujet se passe donc dans l'Amérique qui travaille, et le lien entre capital (le père, le fils qui devient chef d'entreprise) et travail (Les ouvriers qu'il faut nourrir) renvoie à l'optimisme Républicain de Capra, qu'il affichera toute sa vie, le mâtinant toutefois d'une générosité que les Républicains d'aujourd'hui ne connaissent plus. Mais le plus intéressant dans le film reste la façon dont Capra oppose l'égoïsme (modéré) du riche à la fraternité des plus pauvres: la façon dont tout le monde se cotoie, s'épaule dans l'immeuble ou habite Molly nous donne à penser que finalement, tous ces voisins forment une petite famille, soudée dans l'adversité. Un bon début, donc...

Venons en maintenant à l'inévitable chose qui fâche: ce DVD Televista "bénéficie" d'un master effectué à partir d'une copie 16 mm à la définition hasardeuse, mais est surtout présenté à 20 images par secondes (au lieu des probables 24 qui étaient quasiment devenues la règle dans le cinéma Américain de la fin du muet), et ça se sent: autant il est hallucinant de devoir subir à 25 images/seconde des films comme ceux de Griffith dont on sait qu'ils ont été tournés et montrés à 16 images par seconde, autant le contraire est irritant, à plus forte raison pour une comédie dont le rythme est très important. Sinon, ne ravivons pas le vieux débat sur l'accompagnement des films muets, mais celui-ci est accompagné d'un salmigondis de classiques n'ayany rien à voir avec le sujet, et il vaut mieux le regarder muet. Ce qui ne me dérange absolument pas, mais je sais que ça énerve un certain nombre de mes estimés coforumeurs.
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Ann Harding
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Re: Le cinéma muet

Post by Ann Harding »

J'ai vu That Certain Thing récemment et je dois avouer que j'ai trouvé le film sympathique -bien monté, bien fait- mais assez oubliable. Un autre Capra muet, The Power of the Press (1928) est maintenant disponible via Grapevine dans une copie acceptable (mais incomplète). Doug Fairbanks Jr y fait preuve d'un bel enthousiasme en jeune reporter. Je préfère The Matinee Idol (1928) qui offre quelques scènes de comédie réjouissantes avec le charme de Bessie Love en plus.
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Re: Le cinéma muet

Post by allen john »

Ann Harding wrote:J'ai vu That Certain Thing récemment et je dois avouer que j'ai trouvé le film sympathique -bien monté, bien fait- mais assez oubliable. Un autre Capra muet, The Power of the Press (1928) est maintenant disponible via Grapevine dans une copie acceptable (mais incomplète). Doug Fairbanks Jr y fait preuve d'un bel enthousiasme en jeune reporter. Je préfère The Matinee Idol (1928) qui offre quelques scènes de comédie réjouissantes avec le charme de Bessie Love en plus.
Tout à fait d'accord, The matinee idol est dans une classe à part, et ce n'est sans oudte pas un hasard si c''est l'unique film muet que columbia ait sorti en DVD. Et puis Bessie Love...
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Re: Le cinéma muet

Post by joe-ernst »

Ann Harding wrote:Un autre Capra muet, The Power of the Press (1928) est maintenant disponible via Grapevine dans une copie acceptable (mais incomplète).
Je pensais l'acquérir, mais peux-tu nous en dire plus sur le côté incomplet de cette version, stp ?
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Ann Harding
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Re: Le cinéma muet

Post by Ann Harding »

Je pense qu'il doit manquer une bobine vers la fin. On remarque un 'jump cut' assez voyant. Mais, bon, dans l'ensemble l'histoire reste tout à fait compréhensible. Et franchement, j'ai vu de nombreux films muets qui sont eux aussi tronqués de cette façon......le métrage perdu est très fréquent.
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Re: Le cinéma muet

Post by joe-ernst »

Ann Harding wrote:Je pense qu'il doit manquer une bobine vers la fin. On remarque un 'jump cut' assez voyant. Mais, bon, dans l'ensemble l'histoire reste tout à fait compréhensible. Et franchement, j'ai vu de nombreux films muets qui sont eux aussi tronqués de cette façon......le métrage perdu est très fréquent.
Ok, merci ! :wink:
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