Le Cinéma muet

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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cinephage
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Re: Le Cinéma muet

Post by cinephage »

D'une façon générale, je préfère un acccompagnement musical, mais ça n'a rien d'obligatoire. Certains films sont projetés sans musique, notamment à la Cinémathèque. Ca ne m'a aucunement empêché de m'extasier devant les Rapaces, de Stroheim, ou la passion de Jeanne d'Arc, de Dreyer... En réalité, le film peut nous emporter à ce point où l'on ne fait plus attention, où l'on ne saurait dire, à la fin de la séance, s'il y avait de la musique ou non. En tout cas, ça m'est arrivé plusieurs fois. Encore faut-il, comme vous l'avez dit, que le film soit bon.

Après, un accompagnement bien dosé peut donner de l'intensité à un film muet, du lyrisme ou de l'humour... Mais de même, il faut que l'accompagnement soit bon.
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
bruce randylan
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Re: Le Cinéma muet

Post by bruce randylan »

A la fondation Pathé :

L'invincible Spaventa / Der Unüberwindliche (Max Obal - 1928)

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réputé pour son agilité à venir à bout de chaînes et cadenas lors de numéro où il est défie la mort, un acrobate est manipulé par des gangsters lors d'un vol de bijoux. Il est bientôt considéré comme un suspect et traqué par la police.

J'y suis allé un peu en traînant les pieds et j'en suis sorti conquis. Derrière Spaventa se cache l'artiste italien Luciano Albertini dans un l'un de ses derniers rôles (sa carrière cinématographique n'allait pas survivre au parlant). Issu du cirque, son style est clairement sous influence de Houdini et Douglas Fairbanks. On y retrouve des numéros où il doit s'échapper d'un piège fatal en étant menotté, doublé de nombreuses séquences où il fait preuve d'agilité et de souplesse.
Le scénario n'est clairement qu'un prétexte à démontrer ses talents et il n'y a pas grand chose à chercher dans ce script improbable. Personne n'y croit vraiment à commencer par l'acteur et le réalisateur qui privilégient le rythme, l'esprit sérial et les nombreux morceaux de bravoures. Et c'est la très bonne surprise de cet invincible Spaventa : une parfaite compréhension mutuelle en les deux hommes. Les différentes séquences acrobatiques sont diablement bien réalisées et spectaculaires avec un sens du cadre et des extérieurs qui donnent même le vertige à plus d'une reprise : numéro de cirque avec caméra fixée sur les trapèzes, suspens autour d'une fuite le long d'une falaise suivi d'un saisissant combat au bord du vide ou encore une évasion depuis une grue de chantier. Malgré les risques pris et la perfidie des méchants, le ton est vraiment décontracté, chaleureux et pas franchement loin du pastiche comme les sidekicks constitués d'un fidèle serviteur et surtout d'une douzaine d'assistantes qui sont toujours là où il faut quand il faut et qui n'hésitent pas à servir d'échelle humaine par exemple. Il y a presque quelque chose de surréaliste dans leur apparition et déploiement. On peut même dire qu'elles sont pour beaucoup dans l'originalité du film et sa fraîcheur.
Une petite réserve tout de même : que le film utilise reproduisent 2 situations périlleuses : le numéro dans la boule explosive et la grue. C'est peut-être une astuce pour contourner le budget mais ça atténue la force des images en sur-exploitant les plongées du héros surplombant les abîmes.
A part ça, je suis très enthousiaste d'autant que la copie restaurée offre une belle profondeur de champ lors des plans larges donnant sur des précipices. Et accessoirement, je suis désireux de découvrir davantage d'aventures du comédien.


Le cirque maudit / The sideshow (Erle C. Kenton - 1928)

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Mené avec une poigne de fer par son manager nain, un cirque itinérant s'attire les foudres de concurrents alors que deux nouvelles recrues viennent s'ajouter à la troupe : un fakir et une jeune femme, désormais orpheline mais qui avait connu un certain succès avec ses parents.

Une modeste production Columbia signé par un de ses artisans maisons qui s'acquitte de sa tâche avec sérieux mais sans le moindre génie ni style. On sent régulièrement un manque de budget (peu de plans larges, la foule souvent hors-champ, un cliffhanger à bord d'un train) conduisant à un manque de vie malgré le cadre du cirque. Les "freaks" notamment n'interviennent que rarement et on ne sent pas ainsi ce sentiment de "troupe".
Les bons points viennent essentiellement de l’interprétation assez sobre, peut-être parce que les acteurs manquent de charisme (ce qui n'est pas une tare ici), et du scénario qui humanise ses personnages et offre un joli rôle à 'Little Billy' Rhodes (le nain) qui peut se montrer autoritaire, fragile, sans scrupule et sensible. Il possède de très belles scènes comme lorsqu'il vient s'assoir à côté d'une petite fille qui ne sait pas encore que son papa est décédé lors d'un numéro. Ce genre de passages amènent à l'autre dimension surprenantes du Cirque maudit : sa relative cruauté. Même si on est pas chez Browing ou Sjostrom, l'univers est tout de même sadique entre des anciens amis qu'on hésite pas à faire jeter d'un train en marche, le sabotage pour tuer des artistes en pleine représentation et l'élimination du méchant durant un numéro avec public. A croire que même le directeur se soucie peu de la mauvaise publicité faîte à son cirque. :mrgreen:
Ca donne suffisamment de caractère à ce petit film pour lui donner sa chance à l'occasion. Il reste rare celà dit, le CNC possédant l'une des 2 copies encore existantes.
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hansolo
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Re: Le Cinéma muet

Post by hansolo »

Compilation de Don McHoull : cascades vélo/ moto/auto dans les années 20 (précisément de 1915 à 1926)

Silent movies did some pretty crazy things with cars
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Le grand saut - Joel & Ethan Coen (1994)
The Eye Of Doom
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Re: Le Cinéma muet

Post by The Eye Of Doom »

Les mains d’Orlac 1924
Un pianiste qui a perdu ses mains dans un accident de train se voit greffer les mains d’un assassin.

Plusieures choses frappent a la vision de ce film de Wiene.
En premier lieu il est tres différent dans sa forme du delire expressionniste de Caligari.
Dans Caligari, les decors, la forme, les costumes portent l’extravagance, les tournants des personnages, alors que le jeu des acteurs est relativement sobre.
Dans Les mains d’Orlac, c’est l’inverse. Intérieurs bourgeois, gargote borgne, rues anonymes, tout se veut plutot realiste, jusqu’à la saisissante restitution de l’accident de train.
Par contre les acteurs portent leur émotion et affres sur leur visage et dans leur gestuelle.
On atteint meme ici une sorte de sommet, Conrad Veidt le semblant un corps etranger au film, tant sa performance est extreme.
C’est bien la, pour moi, le defaut du film: l’acteur en (sur)fait des tonnes. Et ca ne marche pas toujours.
On alterne des scenes assez incroyables où il est littéralement tiré par ses mains, où il tente de se les arracher, …. Et des scenes où il surjoue à mort la douleur et l’angoise intérieure.
En fait, la gestuelle de l’acteur est saisissante mais ses expressions faciales outrancières.
Du coup, j’ai finalement trouvé Alexandra Sorina, qui joue l’epouse, bien meilleure. Attention elle n’est pas vraiment sobre, elle joue dans le plus pur style expressionniste mais elle emeut. Ses scènes sont quasiment toutes reussies.
Elle porte aussi une charge erotique manifeste, entre sa robe déchirée par la recherche de son mari dans les amas de ferrailles disloqués ou dans l’incroyable scene où
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elle se dirige vers le bas ventre de son mari, sur son lit d’hopital, comme pour lui faire une fellation.
Il y a bien sur dans la thématique des pertes des mains et leur possession par un tiers une allégorie sur la castration et sur la pulsion sexuelle.
C’est un des aspects surprenants de ce curieux film.
Si je n’ai pas toujours accroché au surjeu de Veidt, il y a toute de meme plusieurs scenes tout à fait remarquables, notamment l’incroyable visite de l’épouse chez son beau père
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La mise en scene nous le montre de loin, assis dans une alcove, comme une araignée.
J’ai aussi beaucoup aimé les scenes de l’accident et toute la fin dans la gargote.
Voila donc un film curieux qu’on aurait tord de sous estimé meme si il n’emporte pas complètement l’enthousiasme.
A découvrir.
A noter une copie fort correcte proposée par Eureka. Elle est composé d’un mix des deux versions existantes, avec des variations de qualité dues aux différences de format des matériaux d’origine.
On ne peut que regretter que comme c’est le cas le plus souvent la copie n’a pas été vraiment nettoyée numériquement. Les originaux sont assez rayés. Rien qui gene la vision mais bon.

J’ai oublié de preciser que c’est une adaptation du roman de Maurice Renard sorti 3 ans auparavant. J’ai lu le roman il y a bien trop longtemps et suis incapable de dire si le film lui est fidèle. Ayant relu dernièrement Le docteur Lerne (1908) et l’incroyanble recit de sf Le peril bleu (1910) , on ne peut que regretter qu’ils n’aient pas fait l’objet d’adaptation a l’epoque.

Wiene est un cineaste mal connu, écrasé par son film manifeste. Du coup, il y a peut etre d’autres muets d’interêt à découvrir?
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Jack Carter
Certains l'aiment (So)chaud
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Re: Le Cinéma muet

Post by Jack Carter »

Je poste l'info içi
Jack Carter wrote: 28 Sep 21, 16:45 Le muet d'octobre d'Arte

Les contes d’Hoffmann
Dans une version restaurée accompagnée par une nou-velle partition musicale, l’une des meilleures adapta-tions à l’écran de l’opéra d’Offenbach. La renaissance d’un chef-d’œuvre que l’on croyait à jamais perdu.
Dans une auberge, le poète E. T. A. Hoffmann raconte à ses amis plusieurs de ses aventures passées. Un jour, un brocanteur lui a donné une paire de lunettes lui per-mettant de voir le monde autrement et lui a présenté Olympia, une automate qu’il pensait être vivante. Une autre fois, à Venise, il a succombé aux charmes de la belle Giulietta pour laquelle il a commis l’irréparable. Pour être sauvé, il est parti à la recherche d’Antonia, son aimée disparue...
BIJOU DU MUET
Grâce à une copie très endommagée miraculeusement découverte, le film de Max Neufeld, que l’on pensait à jamais perdu, a pu bénéficier d’une restauration numérique. Pour l’accompagner, une nouvelle partition musicale a été commandée au compositeur Johannes Kalitzke par le Konzerthaus de Berlin. Considéré comme l’une des meilleures adaptations cinématographiques de l’opéra fantastique de Jacques Offenbach d’après l’œuvre du conteur E. T. A. Hoffmann, un bijou du cinéma muet remis en pleine lumière.
(Hoffmanns Erzählungen) Film muet de Max Neufeld (Allemagne,
1923, 1h38mn, noir et blanc) - Scénario : Josef B. Malina, d’après
le livret de Jules Barbier et l’œuvre d’E. T. A. Hoffmann - Avec : Max
Neufeld, Kitty Hulsch, Robert Valberg, Paul Askonas - Production :
Vita-Film AG - Version restaurée
diffusé demain à 00h55 mais deja dispo sur Arte.tv
https://www.arte.tv/fr/videos/095681-00 ... -hoffmann/
"On peut revenir au sujet du topic ?" (Jack Carter)
bruce randylan
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Re: Le Cinéma muet

Post by bruce randylan »

Reprise en une petite dizaine de films du festival de Pordenone à la fondation Pathé dont un focus sur l'actrice/productrice Ellen Richter (et indirectement sur son mari Willi Wolf qui a écrit et/ou filmé plusieurs de ses films)

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Aberglaube (Georg Jacoby – 1919) est un étonnant drame qui semble vouloir dresser un parallèle entre le destin de son héroïne (une gitane qui fait tourné la tête de plusieurs hommes au point de s'attirer les foudres de la population) et la montée de l'antisémitisme en Allemagne.
Malheureusement, le film est incomplet (surtout au début on dirait) et plusieurs séquences sont écourtées, ce qui nuit à sa narration et sa progression dramatique. Sa dimension « parabole » est ainsi amenuisée même si sa conclusion est d'une noirceur et d'une fulgurance qui laisse pantois et chancelant.
Doublement dommage car, c'est plutôt du bon boulot visuellement (quelque jolis clairs-obscurs, le choix des extérieurs naturels ou dans des ruelles populaires) même si l’interprétation masculine est inégale.

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Seulement produit par Ellen Richter, Der Juxbaron (Willi Wolff – 1927) ist ein Gross farce sur un moule classique du vagabond (ici musicien de rue) projeté malgré lui dans le monde de l'aristocratie où il doit se faire passer pour un baron auprès de jeunes mariés qui pense ainsi tenir à distance une belle-famille intrusive. Ce n'est pas subtil pour un sou, voire graveleux par moment à l'image de la séquence où le faux baron après avoir ingurgité des substances difficiles à digérer cherche des toilettes alors qu'une soupirante lui parle d'amour et de cœurs (qu'il voit dans les fameuses portes des cabanons en bois où il rêve de se soulager).
Ce relatif mauvais goût est ce qui donne un peu de piment à ce film par ailleurs très conventionnel et prévisible dans sa structure et son déroulement (la naïveté des bourgeois face à des vrais parias dans un bouge ; le cynisme de la prétendante attirée par la fortune, impossibilité de la mixité sociale). Le casting est en revanche le point fort du film avec pour l’anecdote une Marlène Dietrich en début de carrière.

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Lola Montez, die Tanzerin des Konigs (Willi Wolff – 1922) est comme son nom l'indique une biographie de la courtisane souvent associée à Max Ophuls. Autant le dire tout de suite, la comparaison avec le chef d’œuvre de 1955 fait mal.
Cette production conçue par et pour Ellen Richter - et qui y voyait sa plus grande réussite - possède néanmoins quelques qualités, à commencer par un tournage dans différentes capitales européennes et une volonté de coller à une certaine réalité historique. Ce qui donne une seconde moitié assez intéressante dans les conséquences politique des liaisons de Lola Montes (l'humiliation lors d'une représentation sur scène, les troubles étudiants...). En revanche, Ellen Richter n'est pas le point fort et je ne trouve pas qu'elle colle au rôle. Pas tant une question d'âge mais un manque de prestige, de provocation et de charisme qui expliqueraient son succès. Peut-être que mon ressenti est dû au fait que le prologue veut nous la vendre comme une sorte de beauté ultime du XIXème siècle. Mais le souci principal vient cela d'une mise en scène qui manque d'éclat avec au final des extérieurs mal exploités et des décors studios qui ont un rendu bien trop carton pâte aussi factice que dénué d’apparat.
L'ensemble se suit ainsi avec un ennui poli que les soubresauts politico-historiques auraient pu compenser si le film n'avait pas survécu dans des copies tronquées et incomplètes. Même reconstruite, la version actuelle est encore raccourcie d'environ 15%.
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Re: Le Cinéma muet

Post by bruce randylan »

A temperamental wife (David Kirkland - 1919)

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Lassée d'être trahie par des fiancées volages et infidèles, une jeune femme décide de séduire un sénateur dédié à son travail et réputé insensible au charme féminin. Elle parvient à l'épouser mais découvre qu'il passe un peu trop de temps avec sa secrétaire.

Écrit par John Emerson et Anita Loos, ce véhicule pour Constance Tamaldge (également productrice quitte à faire) reste sympathique mais manque de concision, de véritable tempérament justement et de vision derrière la caméra. Avec ses 72 minutes, on se dit que l'histoire perd en mordant et rythme là où un duo Leo McCarey/Charley Chase aurait tenu une même histoire avec une rigueur endiablée et sophistiquée. Soyons tout de même honnête en rappelant que ce film reste l'un des premiers long métrage du genre et est évidement antérieur au duo et cherche à apporter quelques touches originales en s'amusant de certains clichés comme l'indignation de la secrétaire sur la mauvaise réputation frappant sa profession. Ce n'est donc pas du Lubitsch mais on peut tout a fait apprécier la tentative de porter un vaudeville en dehors du théâtre à l'instar du final qui se déroule à la fois dans et à l'extérieur d'un hôtel.

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Miss Lulu Bett (William C. De Mille – 1922) est une très bonne surprise qui doit beaucoup à sa scénariste Clara S. Beranger qui apporte de nombreuses petites touches pour rendre vivant cette jolie comédie sur l'émancipation d'une jeune femme trop écrasée par sa sœur et la belle-famille de celle-ci. Il y a régulièrement des idées pour faire progresser une scène avec fluidité qui passe par des objets ou le décor (la fausse bague, le tablier que se refile les membres de la famille refusant de faire la vaisselle, les valises, le tableau du professeur qu'on efface et ré-écrit)
Lois Wilson est assez touchante dans ce rôle et le film évite le manichéisme. Le personnage du frère du marié est assez réussi par exemple alors qu'il aurait été facile de forcer le trait : au final, on a un homme sincère, plein de bonne volonté et dont le physique (qui n'a rien du jeune premier) n'est jamais évoqué ou moqué.
Le film oscille ainsi entre comédie de mœurs et un vibrant portrait féminin et féministe qui n'a pas à rougir des années.

Don Quickshot of the rio grande (George Marshall – 1923)
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L'un des premiers films de George Marshall était déjà un western. Et pas le plus engageant.
On pense beaucoup à Douglas Fairbanks pour le type de récit et le ton, à commencer par l'ouverture où le sauvetage médiéval d'une princesse par un chevalier se révèle être les rêveries d'un cowboy candide et plein de bonne volonté. Plus tard, il viendra pour de vrai à l'aide de la fille de son patron... ignorant qu'il s'agit d'un faux kidnapping pour faire croire à la belle que l'ouest est plus dangereux qu'elle ne le pensait.
Petit problème : Jack Hoxie n'a rien du charisme, de la prestance et du charme de Fairbanks. Il est pataud, sans présence physique et ses aventures sont filmés sans la moindre valeur ajoutée malgré sa légèreté et son second degré. Ainsi la séquence « bondissante » où le héros doit échapper à plusieurs hommes dans une grange ne décolle jamais vraiment.
Alors certes, le rythme est sur le papier mais le dynamisme n'est pas à l'écran.
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