Mario Bava (1914-1980)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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james
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Post by james »

Sibyl Vain wrote:
james wrote:le reste...................................................................................not comment :D
- Prems' mon cher James aka John Ford, tu apprendras que par chez toi on dit "no comment' et pas "not comment"
- Deus' les pâtes ont été inventées par les Chinois et non par les Italiens
- Trois' le ciné italien ça assure plein gaz

alors faudrait voir à pas trop nous les casser menu, ok ?
:mrgreen:
argh!!!!!!!! moi et l'anglais james m'enfin,les pates j'adore les chinois moins,les italiens les prefère dans mon assiettes question de gout!!!vala :D
je suis fana de ce genre ciné,je recherche et propose.merci
Sibyl Vain
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Post by Sibyl Vain »

james wrote:les pates j'adore les chinois moins,les italiens les prefère dans mon assiettes question de gout!!!vala :D
Moi, ce que je préfère c'est me baffrer une douzaine de nems devant un bon vieu Mario BAVA de derrière les fagots...

Ben tiens, justement, je savais pas quoi manger ce soir...
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"There's more to life than books you know, but not much more..."
james
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Post by james »

Sibyl Vain wrote:
james wrote:les pates j'adore les chinois moins,les italiens les prefère dans mon assiettes question de gout!!!vala :D
Moi, ce que je préfère c'est me baffrer une douzaine de nems devant un bon vieu Mario BAVA de derrière les fagots...

Ben tiens, justement, je savais pas quoi manger ce soir...
que bien te fasse!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!et fait attention aux fagot :wink:
je suis fana de ce genre ciné,je recherche et propose.merci
Stéphane Derdérian
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Mario Bava a-t-il une âme ?

Post by Stéphane Derdérian »

Bon, hé bien puisqu'on parme de Mario Bava et qu'on me cite à un endroit, je m'invite à votre débat. Avant d'argumenter, sachez que je me suis poser la même question que celle de ce forum en 1990.

À cette date, l'émission Cinéma de quartier n'existait pas encore. Du coup, il n'y avait que quelques cassettes pas toujours bien dupliquées et le livre de Pascal Martinet (une base fondamentale). Et pour ceux que la vision du regretté Jean-Marie N'exaspérait pas, il y avait bien sûr Les classiques....

Du coups, à la fin de mes études de cinéma, j'ai rédigé un mémoire qui est devenu un fanzine (lequel fit forte impression en son temps -1992-).

En 1992 avec l'aide d'un regretté ami qui fit tant de chose pour notre homme dont une "collection Mario Bava" en vidéo cassette, je décidai d'organiser une soirée en hommage à Bava, par pure cinéphilie. Celle-ci se déroulait au brady fin Mai 1992. Y furent projetés Les vampires, La fille qui en savait trop, Operazione Paura et Baron Vampire (titre de sorti en Province, à ne pas confondre avec le film de Mel Wells Le Baron Vampire).

Le succès de cette soirée m'incita à organiser un second hommage et je décidai de le faire au Max Linder. Là, je pus enfin montrer la version originale de Lisa e il Diavolo, ainsi qu'une très belle copie de Six femmes pour l'assassin, Le corps et le fouet en copie rigoureusement neuve et les Travaux d'Hercule. Sans oublié 13 bandes annonces !

Et pour tout vous dire, autant Operazione Paura fut applaudi à tout rompre autant Lisa et le diable fut sifflé (c'est un film de qui ? entendait-on provenir du prmier balcon)

Au cours de la soirée, un professeur de Paris III (Jean-louis Leutrat) vient se présenter à moi et me présente le futur et génial programmateur de la Cinémathèque Française : Jean-François Rauger. Là on discute d'un ouvrage collectif sur Bava qui serait assorti à une rétrospective complète.

Le tout mis deux ans pour aboutir. Que personne n'aime ce livre, je suis d'accord. C'est un assemblage de branlettes fait par des gens qui n'ont pas compris le sens de ses films mis à part un ou deux). Bref, moi aussi j'ai eu honte de l'ouvrage, mais laissez-moi vous narrer les faits :

On discute, on discute. L'éditeur change, un autre prend sa place (un gros connard nommé Graitson si je ne m'abuse). Petit à petit, je suis écarté du projet pour vues divergentes. Mon idée était de faire un livre conçu dans l'optique de celui de Tim Lucas qui était alors en gestation, voire à l'état embriyonnaire : un livre sur l'Homme, sur Bava. En fait dans le fanzine qui avait édité mon travail d'école, j'avais émis des interprétations que tous jugèrent aussi pertinentes qu'audacieuses. Et en trois ans, après voir vu et revu les film du grand Mario, j'en était venu à l'idée qu'on en saurait plus si on allait voir des gens qui l'avaient connu. Et puis je ne voulais pas qu'on (Leutrat, Graitson et sa bande -je ne parle pas de Jean-françois Rauger) commence à émettre des trucs bizarres de théoriciens gateux d'images frelatées.

Or on me rétorque (Jean-Louis Leutrat), on se fout de Bava et que seuls ses films comptent. Et que les films s'expliquent par eux-mêmes (ou quelque chose d'approximatif). Bon, moi je vais quand même en Italie interviewver Lamberto Bava et Fulvio Luscisano. Je me suis battu pour imposer huit pages de biographie. On (toujours le même) ne voulant m'en laisser que deux ! Puis, on laisse en pitance la rédaction des résumés et notules ainsi que les fiches techniques. Je prête ma collection d'affiches, et malheureusement, les photos n'ont pas été bien prises.

Du, coup, l'article mentionné dans Fantastyka, était une partie de celui paru dans le livre.

Pour en revenir aux fiches techniques, elles très précises. Bien sur le livre anglais paru il y a deux ans a fait un peu mieux, mais celles que j'ai rédigées sont rès complètes.

Maintenant, attendons de voir le livre de Tim Lucas qui devrait paraître d'ici un ou deux mois (j'y ai souscrit il y a trois ans, déjà). Le problème est que Tim Lucas se positionne de son point de vue américain, et certaines affirmations (co-prodtuctions, histoires etc.) sont parfois hasardeuses. Mias, je pense que ce sera l'un des ouvrages les plus colossaux jamais produits sur un réalisateur. Et quel réalisateur !

Alors pourquoi tout ceci pour Bava ? Quel est son meilleur film ? Quel est son plus beau ratage ?

Réponse tout à l'heure !
Frank Bannister
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Re: Mario Bava a-t-il une âme ?

Post by Frank Bannister »

Stéphane Derdérian wrote:le livre de Pascal Martinet (une base fondamentale)

le livre de Martinet donne une assez bonne premiere approche de Mario Bava et de son cinéma. Un livre idéal pour découvrir ce réalisateur. Il ne détaille pas en profondeur ni ne fait d'analyse de ses films.

cependant, le livre n'est en rien superficiel, il donne une bonne vue d'ensemble du personnage et de ses films.
Bob Harris

Post by Bob Harris »

J'adore Bava. Ses films me font baver de plaisir.
Manolito
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Post by Manolito »

Merci à Stéphane pour cette intervention passionnante ! On en veut encore !

J'étais convaincu (à tort) que le Lucas était déjà sorti à l'étranger suite à certains posts sur des forums anglo-saxons qui en parlaient avec beaucoup d'admiration et avec pas mal de détails (pagination...). Il s'agissait sans doute d'interventions de personnes participant à l'ouvrage, peut-être pour la relecture... :oops:
Cinetudes
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Post by Cinetudes »

Salut,

ça fait plaisir de voir que Bava fait encore et toujours couler de l'encre (virtuelle mais bon c'est mieux que rien).

Pour le livre de Lucas je suis ravi de la nouvelle ayant vraiment adoré son commentaire audio sur le Z1 du masque du démon et sur celui de le corps et le fouet.

En passant l'édition Allemande de 6 Femmes pour l'assassin est vraiment superbe (merci Phibes !!).

Je suis trés curieux d'avoir la réponse de Stéphane Derderian sur le meilleur film de Bava et son plus beau ratage. Quand au livre collectif sur Bava c'est effectivement une véritable honte de décridibiliser le métier de critique et d'analyste à ce point. Ce tissu de stupidités psychanalitiques sur l'oeuvre de Bava alors qu'il est absolument évident qu'il est nullement nécessaire de devoir invoquer les sempiternelles explications psy ou philosophiques que personne ne comprend afin de démontrer par a+b que Bava est un grand cinéaste.

Il suffit juste d'apprécier ses oeuvre , de les étudier et d'y découvrir l'incroyable audace formelle et thématique du bonhomme et se rendre compte en grattant un peu qu'il est l'un des pêres du cinéma décalé qui ressemble vaguement à la réalité mais fonctionne selon des rêgles établies par leur auteurs (Lynch).

Cependant sa position de cinéaste oeuvrant dans le fantastique et dans un circuit commercial l'a conduit à réaliser des films sans intêrets (a mon avis) qui composent une carrière en tous points admirable.

Stefan
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Stéphane Derdérian
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Post by Stéphane Derdérian »

À propos du livre de Tim Lucas. Je pense qu'il va s'agir d'un momunental travail de recherche inestimable (très grand nombre d'interviewes, story board, extrait de scénario etc...).

Le seul soucis est dans l'intrepratation de certains faits historiques sur la carrière de Bava. Il est vrai que Tim Lucas est entouré par Lamberto et le fils de ce dernier qu'il a rencontré aux USA.

Hélas, quand on affirme que LA FILLE QUI EN SAVAIT TROP est un film italo-américain, cela fait froid dans le dos, car c'est totalement faux. Or Tim Lucas se range du côté de ses interlocuteurs américains tels Louis M. Heyward qui lui dira plein de conneries à propos de LA PLANÈTE DES VAMPIRES.

Mes seules réserves sur le livre de Tim Lucas sont à ce niveau, sans parler qu'il s'est entouré d'une autre personne qui se charge de lui transmettre des infos particulièrement fausses sur le maestro. Et le fait que vous ayez aimé les commentaires sur le DVD américain me chagrine un peu.

Mais cela ne va pas entâcher, je l'espère, toute la production de documents iconographiques. Tines, au fait Je possède des fotobusta en couleurs du Masque du démon (vraissemblable peintes) ; mais tout porte à croire, que le film a été réalisé en couleur, si l'on en juge par la complexité des éclairages que l'on peut voir sur les photos de tournage (elles même en couleur).

Quand à son meilleur film ? L'immortel SIX FEMMES POUR L'ASSASSIN ? LE MASQUE DU DÉMON (que j'ai revu en copie ultra-neuve récemment en Espagne) ? Le trop magnifique et sulfureux CORPS ET LE FOUET ? Non mon favori est OPERAZIONE PAURA, même si hélas c'est un tout petit film fait avec très peu d'argent.

Operazione Paura fourmille d'inventions délirantes, voire géniales. Il offre aux spectateurq l'un des plus merveilleux cimetières jamais vus à l'écran, des images inoubliables (la fille fantômes posant ses mains sur les vitres de l'auberge, la fillette se métamorphosant en ballon, l'intérieur de la villa de la vieille barone) et un rythme très soutenu. À mon sens, OPERAZIONE PAURA est l'archétype même du film d'épouvante gothique. Rarement aura-t-on senti le poids d'une méladiction sur un petit village. Les rapports sur l'enfance maléfique et la superstition sont très savamment étudiés. C'est un film qui transcende le cinéma gothique, car Bava les a utilisé de manière jusqu'au-boutiste !

Pour ceux qui n'aiment pas Cani Arrabbiati, c'est pourtant fait dans la même approche que LA BAIE CINGLANTE (oui, oui, sanglante)! C'est aussi nihiliste, et très jouissif. Regrettons seulement que la poursuite dans les champs de maïs soit affublée d'une musique ringarde. Ayant pu visionné de nombreuses fois la copie de travail muette, la poursuite entre Lea Krueger et George Eastman était beaucoup plus haletante sans musique !

Le plus beau ratage de Bava ? SHOCK. Alors que Bava avait en main tout ce qu'il fallait pour réaliser un solide film d'angoisse, il s'est volontairement rapproché des conseils de Lamberto (ce que ce dernier regrette désormais). Mais en tout cas, JAMAIS Lamberto Bava n'a participé à la réalisation des Démons de la nuit comme il est souvent dit.

Peut-être même, avoue-t-il que c'est plutôt son père qu'il l'a aidé à la réalisation de BAISERS MACABRES, un authentique réussite.

Quant à dire que LA BAIE SANGLANTE est à l'origine du slasher, il ne faut pas affirmer de telles choses ! Le slasher est typiquement américain, avec ses codes. LA BAIE SANGLANTE est simplement la volonté d'un réalisateur de perpétuer son discours commencé avec SIX FEMMES POUR L'ASSASSIN. Mantenant, y voir des parallèles, OK. Mais il ne faut déborder sur des interpétations inutiles et inapropriées.

Pour ceux qui regrette la mauvaise qualité du DVD de Lisa et le diable... Quand ce sont les gens mal intentionnés qui sont aux commandes du matériel, voilà ce qui arrive !

Sachez en tous cas que vous ne verrez certainement pas de sitôt les passages "X" au cours desquels ont peut voir les parties génitales de Gabriele Tinti lorsqu'il fait l'amour à Silvia Koscina alors en pleine extase (gros plans du visage à l'appui + gros plans des testicules !).

Ces passages étaient sur le laser disc d'époque et le producteur en question avait promis qu'il referait le montage initial du film, ce qu'il ne fit jamais.

En tout cas, Lisa et le diable est un véritable joyau qui est à rapprocher de CONTRONATURA de Antonio Margeriti.

À tout de suite.
Cinetudes
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Post by Cinetudes »

Ah le passage ou le héros se rattrappent lui même et toutes les interventions de la petite fille dans Operazione Paura sont des moments de cinéma uniques et à mon gout parmis les expérimentations les plus impressionantes qui soient.

Et que dire de Lisa et le Diable, une oeuvre en vase clos, condensé du meilleur de Bava, du plus morbide au plus lyrique, teinté d'un humour fort bien intégré qui m'emporte à chaque fois dans un voyage semi comateux ou il est facile de se perdre.

Enfin Le Corps et le Fouet est un film flamboyant dont j'ai déja dit de courte façon tout le bien que je pense dans la critique du site.

J'adore aussi 6 femmes pour l'assassin et le masque du démon.

Ces films sont pour moi les plus grandes réussites de Bava.

En tout cas stéphane, merci de tes précieux renseignements concernant Tim Lucas et son bouquin.

Stef
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Manolito
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Post by Manolito »

"Mais cela ne va pas entâcher, je l'espère, toute la production de documents iconographiques. Tines, au fait Je possède des fotobusta en couleurs du Masque du démon (vraissemblable peintes) ; mais tout porte à croire, que le film a été réalisé en couleur, si l'on en juge par la complexité des éclairages que l'on peut voir sur les photos de tournage (elles même en couleur). "

Cela paraît un peu curieux par rapport à la scène de métamorphose de Barbara Steele, effectuée (s je me souviens bien) en jouant sur des changements déclairages colorés pour faire apparaître ou disparaître des éléments de maquillage sur une image en noir et blanc (comme dans le "Jekyll et Hyde" de Mamoulian). Une telle séquence n'aurait aucun intérêt en couleurs, non ?

J'ignorais en tous cas que la version chaude de "Lisa et le Diable" allait aussi loin dans le graphique. D'ailleurs ce plan couillu a-t-il été conçu au moment de "Lisa" ou lors des "reshoot" pour "La maison de l'exorcisme" ?

J'avais beaucoup aimé "Opération peur", même si je me souviens avoir été un peu géné par le côté très fauché, au début notamment. Je n'irais pas dire que c'est mon préféré, mais, c'est un très bon. Hélas, je l'ai vu à l'occasion de son passage sur Cinfaz, avec une horrible VF récente, ou même la musique semblait avoir été refaite de A à Z au clavier Bontempi.

J'avais bien aimé "Chiens enragés". Certes, on sent un peu trop l'influence des shocker de l'époque ("La dernière maison sur la gauche", notamment, lorsque Eastman force sa victime à uriner, si mes souvenirs sont exacts), mais ça reste solide, assez méchant, et aussi ironique. Tiens, d'ailleurs, il n'avait pas été question que Lamberto Bava tourne de nouvelles scènes et propose un nouveau montage du film ? C'était une rumeur, ou c'est juste tombé à l'eau ?

Je n'ai hélas pas vu "Les démons de la nuit", pour le moment".

Ah, si, une dernière question pour la route : quel est le format de "Danger Diabolik" ? il passe en ce moment sur TPS dans un cadrage aux alentours du ratio 2.0. A l'annonce de la prochaine sortie du DVD US, on a vu fleurir des affirmations sur le format très variées (du 1.85 à 2.35)...
Frank Bannister
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Post by Frank Bannister »

Stéphane Derdérian wrote:àQuant à dire que LA BAIE SANGLANTE est à l'origine du slasher, il ne faut pas affirmer de telles choses ! Le slasher est typiquement américain, avec ses codes. LA BAIE SANGLANTE est simplement la volonté d'un réalisateur de perpétuer son discours commencé avec SIX FEMMES POUR L'ASSASSIN. Mantenant, y voir des parallèles, OK. Mais il ne faut déborder sur des interpétations inutiles et inapropriées.

on peut y voir pas mal de similitudes, mais je suis tout a fait d'accord avec toi quand tu dis que le slasher un genre bien a part et totalment americain. pour les similutdes: meurtre a l'arme blanche, enchainement des meurtres etc.

cependant, certains réal' américain aimaient ce genre de cinéma (je parle du cinéma de genre italien et pas spécialment du Giallo). Preuve en es, la musique d'ouverture de HALLOWEEN de John Carpenter n'est pas sans rappeler la musique des Goblins pour le SUSPIRIA d'Argento. Un clin d'oeil sans doute...

maintenant, le Slasher est née peu de temps apres LA BAIE SANGLANTE. Hasard ou coincidence? Faut quand meme reconnaitre que le postulat de LA BAIE SANGLANTE ressemble fort a celui d'un slasher américain . Mais cela n'en fait pas le film-fondateur du slasher pour autant, tu as raison. D'autre films de tueur en série existait déja auparavant (PSYCHOSE ou HONEYMOON KILLER par exemple).

je ne sais pas si LA BAIE SANGLANTE est la volonté d'un réal' de continuer un discours commencé pres de 15 ans auparavant car finalement, Bava n'a pas attendu LA BAIE SANGLANTE pour mettre en scène une histoire de tueur en serie. Il y a eu avant LA BAIE SANGLANTE et apres SEI DONNE PER L'ASSASSINO, UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL qui lui aussi est un Giallo reprenant le postulat d'un tueur en série.


en tout cas,c'est un plaisir de discuter avec vous de Mario Bava.
Stéphane Derdérian
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Réponses à manolito

Post by Stéphane Derdérian »

Bon la scène dont tu parles provient des VAMPIRES (1956) que Riccardo Freda a commencé, puis que Bava a terminé. C'était donc un trucage de Mario Bava, mais sur la personne de Gianmaria Canale (alors épouse de Freda) et non Barabra Steele.

Pour LE MASQUE DU DÉMON, cette affirmation est à mettre au conditionnel. Mais il est permis de penser que...

Au sujet de Lisa e il diavolo, ce n'est pas une version chaude, il s'agissait de plans figurant dans le métrage de base.

Lisa, premier montage, nous le verrons certainement vraiment jamais dans la version voulue par Bava à cause des scènes sanglantes raccourcies. Si vous regardez bien le montage de LA MAISON DE L'EXORCISME, vous verrez que les scènes snglantes sont complètes, au contraire de Lisa...

Mais dans ce qu'avait tourné Bava à l'origine ( la version actuelle de Lisa), c'est à dire qui ne faisaient pas parties des séquences retournées par la suite, figurent ces plans presque pornograhiques ; on peut dire que la scène d'amour entre Gabriele Tinti et Sylvia Koscina avait été tournée in extenso.

À propos des scènes que Lamberto devait retourner sur LES CHIENS ENRAGÉS, il vaut mieux que cela tombe à l'eau. La version qui a été diffusée est la version voulue par Bava. Il ne manque qu'un plan. Mais en aucun cas, il ne saurait y avoir d'autres versions que celles-ci. Et j'en sait quelque chose.

Il n'y a rien à enlever, ni à ajouter. Le film est là, avec ses quelques défauts et ses qualités incontestables. En tous cas, il a été terminé et monté tel qu'il le voulait. S'il n'y a pas eu le manque d'argent, tout aurait été post-produit comme un film normal !

Danger Diabolik a été tourné en 1. 85, le format le plus utilisé par les italiens avec le techniscope.

Voilà !
Stéphane Derdérian
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réponses à Bill Munny

Post by Stéphane Derdérian »

À propos de SUSPIRIA et d'HALLOWEEN. Tu sais, Carpenter comme Argento sont deux fans de musique ; Carpenter est aussi compositeur. Si il y a simulitude (et il y en a), ce n'est qu'en surface. Les musiques respectives de ces films sont très différentes et n'ont pas la même fonction.

Maintenant c'est vrai que les réalisateurs apprécient très justement le cinéma italien. Michael Cimino a fait sa thèse de doctorat sur LE MASQUE DU DÉMON et l'un des films préférés de Martin Scorsese est SIX FEMMES POUR L'ASSASSIN.

Pour en revenir à Bava, "meurtres" en série me paraît réducteur dans la mesure où, à propos de UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL, il y a une fonction pour le meurtre, à l'instar de TÉNÈBRES : grâce aux meurtres, le spectateur va pouvoir remonter jusqu'à la source du traumatisme.

PSYCHOSE, LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL, que tu as justement cités au d'autres encore, ne sont pas des films sur des meutres en série. Ce n'est pas leur fonction, du moins. Au contraire des VENDREDI 13, JASON, et tous les psycho-killers qui ont envahi les écran de cinéma à partir d'Halloween.

À propos de LA BAIE SANGLANTE que Bava considérait comme son meilleur (mais à l'époque de cette affirmation, il n'avait pas encore réalisé LISA E IL DIAVOLO), il voulait simplement faire un catalogue du meurtre.

Je pense que c'était une vue de l'esprit. Bava aimait mettre en scène des meurtres, ce qui ne fait pas ce soit le sujet de ses films à chaque fois.
Manolito
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Post by Manolito »

Je crois me souvenir que Carpenter raconte dans un doc. sur Argento que la musique de "Halloween" lui avait été inspiré par celle de... "Les frissons de l'angoisse". Celle de "Suspiria", par contre, on la retrouve, en étant attentif, dans le Score de "Vampires". Rien ne se perd, rien ne se crée...

Je me souviens bien de la scène de la métamorphose dans "Les vampires" et, pour tout dire, je l'ai vu après "Le masque du démon" et j'étais convaincu qu'on trouve aussi une telle transformation dans "Le masque du démon", dans les moments de vampirisme. Pour tout dire, j'ai encore le plan en tête... Suis-je en train de perdre la tête ! :shock: Tu connais sans doute ce film mieux que moi (je ne l'ai vu que deux fois), donc je te fais confiance...

Enfin, si on joue au jeu du plus pire, le Bava qui m'a le plus déplu est sans doute "L'espion qui venait du surgelé" (comme on l'appelle à la télé française). Autant le premier "Dr. Goldfoot" tourné aux USA est à peu près potable, autant le Bava m'a laissé complètement consterné ! Mais, bon, j'ai des lacunes (je n'ai pas encore vu ses deux westerns, qui n'ont pas très bonne réputation non plus).