René Clément (1913-1996)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jean Michel
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Jean Michel »

Je viens de voir "le Père Tranquille " (1946) et j'ai trouvé ce film passionnant. Une histoire bien construite et écrite de manière intelligente. Les acteurs tous très bien choisis , surtout Noël Noël époustouflant!
La mise en image nous fait rentrée dans le film et les enchainements de scènes simples et fluides sont d'un ensemble cohérent. C'est le coté héroïque de la nation occupé qui est développé dans cette histoire....tant mieux! les agissements des personnages me paraissent crédibles et leurs personnalités bien caractérisés. Je connaissais pas du tout et je suis sous le charme!!
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(par avance excusez les fautes, je fais au mieux...)
Chip
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Chip »

De nouveau sur Arte demain 25 juin à 14h45 nouvelle diffusion des "Félins" avec la sublime Lola Albright,on aimerait voir la version en langue anglaise.
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Major Tom
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Major Tom »

Chip wrote:De nouveau sur Arte demain 25 juin à 14h45 nouvelle diffusion des "Félins" avec la sublime Lola Albright,on aimerait voir la version en langue anglaise.
Mon film du mois de mai 2009. Je pense que je l'aimerais nettement moins en le revoyant, malgré d'indéniables qualités. Il était en VF? Je me suis toujours demandé s'il existait une version où Lola Albright et Jane Fonda parlaient dans leur langue.
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Kevin95
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Re: Notez les films naphtas - Juillet 2010

Post by Kevin95 »

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Les Félins (René Clément) Image

Revu le film à l'occasion de la rétrospective Jane Fonda organisé par Paris Cinéma, dans une salle insupportable (qui visiblement à cru voir une excellente comédie tant elle riait à gorge déployée toute les deux minutes... horrible !).
Agréable film à suspens sans grande prétentions, Les Félins doit tout ou du moins une grande partie de son intérêt à la photogénie de son couple de vedettes. Delon est alors au top de son charisme et use et abuse de postures que les publicitaires d'aujourd'hui exploitent pour vendre leurs sent-bon et Fonda, alors toute jeunette est sublime et son doux accent américain une merveille. Mais là où ça cloche ou du moins là où le film n'atteint pas des sommets c'est sur sa trame, pourtant intéressante mais qui aux mains de Clément, artisan honnête mais pas génial, est quelque peu maladroite. C'est certain que réalisé par un grand nom ça aurait donné autre chose, même Verneuil je pense aurait donné un polar mieux ficelé mais Clément s'il réussit tout les passages archétypes du genre (poursuites, règlement de compte, description du décors urbain) dès qu'il s'agit de montrer les rapports "vénéneux" entre les personnages, il s'embourgeoise et offre des dialogues (pas aidés par des comédiens secondaires anglo-saxons de piètre qualité) bateaux et des scènes intimes très (trop) propres sur eux. Dommage pour celui qui nous avait donné un Plein Soleil génial mais qui ici, se contente de bien photographier ses vedettes.
Mais qu'importe, on se délecte de ce polar sixities porté par le score de Lalo Schifrin, alors débutant mais déjà bourré de talent, qui se suit sans déplaisir (loin de là) et offre deux trois séquences de hautes tenues. Un très bon moment.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Major Tom
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Re: Notez les films naphtas - Juillet 2010

Post by Major Tom »

Kevin95 wrote:Les Félins (René Clément)

Revu le film à l'occasion de la rétrospective Jane Fonda organisé par Paris Cinéma, dans une salle insupportable (qui visiblement à cru voir une excellente comédie tant elle riait à gorge déployée toute les deux minutes... horrible !)
:shock:
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Nestor Almendros
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Nestor Almendros »

LES MAUDITS (1947)

Découvert via le blu-ray "Gaumont Classiques". J'ai passé un bon moment, le film gardant un certain cachet, de réelles qualités dans les décors, la reconstitution de la vie en sous-marin et la mise en scène (audace des plans, quelques très bons moments de suspense - Clément aurait excellé dans le film noir). Je reste cependant un peu sur ma faim concernant le scénario et le traitement d'une intrigue intéressante mais dont les développements bien que surprenants restent quelque peu frustrants. La gestion des personnages est parfois curieuse: par exemple Henri Vidal, bien que narrateur, s'éclipse peu à peu de l'histoire au profit des allemands et de leurs déchirements suite à la défaite. Car c'est bien cela qui intéresse les auteurs avant tout: observer la fuite et les réactions de survie de personnages jadis en position de force mais désormais en danger. L'être humain finit ainsi par ne penser qu'à sa propre survie, oubliant rapidement les liens d'apparence qu'il pouvait avoir tissé lorsque tout allait bien, trahissant ou délaissant une cause ou des compagnons. Entre les opportunistes (l'italienne maitresse du général), les défaitistes (Couturier), les nazis purs et durs (Forster, le vrai méchant du film) ou quelques audaces (l'homosexualité latente de Michel Auclair et Jo Dest), LES MAUDITS dessine des portraits croisés intéressants mais qui déséquilibrent peut-être l'efficacité d'une intrigue chancelante. D'où ce sentiment mitigé et l'envie de revoir le film dans quelques temps.

Le master est globalement de bonne tenue mais le début du film est sensiblement détérioré. On regrette que la restauration n'ait pas mieux corrigé les sautes d'image (fréquentes au début) et les rayures/points blancs qui apparaissent un peu dans ce début inquiétant. On n'est pas dans un travail aussi poussé que FRENCH CANCAN (l'écrin de la collection), c'est bien dommage, mais en même temps certaines étapes auraient pu être mieux gérées. Ceci dit c'est du bon travail, globalement, je le répète.

Aux cinéphiles curieux de ce cinéaste, je ne saurais trop vous conseiller le visionnage du documentaire en bonus. Passionnant, riche, instructif, il dresse en parallèle une analyse pertinente des MAUDITS en même temps qu'un portrait assez complet (technique, direction d'acteur, etc.) d'un cinéaste peu loué alors que son travail était hautement estimable. On salue la qualité des intervenants: Costa-Gavras et Claude Pinoteau, anciens assistants, Jean-Claude Missiaen toujours aussi passionnant à écouter, ainsi que l'auteur d'un livre sur Clément dont j'ai oublié le nom mais qui dit des choses vraiment intéressantes sur les films et la carrière du cinéaste).
Le documentaire se termine sur une remarque pertinente de Missiaen: la Nouvelle Vague conspuait Clément et son cinéma en même temps qu'elle louait le cinéma d'Hitchcock. Paradoxe encore tu de nos jours, Hitchcock admirait vraiment le travail de Clément dont la maitrise technique, les recherches formelles et quelque part les méthodes s'apparentaient sensiblement avec celles du Maître du suspense...
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nobody smith
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by nobody smith »

Nestor Almendros wrote:Aux cinéphiles curieux de ce cinéaste, je ne saurais trop vous conseiller le visionnage du documentaire en bonus. Passionnant, riche, instructif, il dresse en parallèle une analyse pertinente des MAUDITS en même temps qu'un portrait assez complet (technique, direction d'acteur, etc.) d'un cinéaste peu loué alors que son travail était hautement estimable. On salue la qualité des intervenants: Costa-Gavras et Claude Pinoteau, anciens assistants, Jean-Claude Missiaen toujours aussi passionnant à écouter, ainsi que l'auteur d'un livre sur Clément dont j'ai oublié le nom mais qui dit des choses vraiment intéressantes sur les films et la carrière du cinéaste.
Le documentaire se termine sur une remarque pertinente de Missiaen: la Nouvelle Vague conspuait Clément et son cinéma en même temps qu'elle louait le cinéma d'Hitchcock. Paradoxe encore tu de nos jours, Hitchcock admirait vraiment le travail de Clément dont la maitrise technique, les recherches formelles et quelque part les méthodes s'apparentaient sensiblement avec celles du Maître du suspense...
Mmmh merci du renseignement. Le BD me faisait de l'oeil mais là je sens que je vais craquer dessus.
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Commissaire Juve
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Commissaire Juve »

Nestor Almendros wrote:... Paradoxe encore tu de nos jours, Hitchcock admirait vraiment le travail de Clément dont la maitrise technique, les recherches formelles et quelque part les méthodes s'apparentaient sensiblement avec celles du Maître du suspense...
Heureusement que Clément a fait du Clément. Je vois d'ici les Maudits filmé par Alfred. Pour la salle des machines du sous-marin, il aurait filmé en transparence trois gugusses devant un stockshot de la Deutsche Wochenschau ! Au secours ! :?

Sinon : rien à voir, mais... personne ne parle jamais de la superbe moumoute de Missiaen... :mrgreen:
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Nestor Almendros »

Commissaire Juve wrote:Sinon : rien à voir, mais... personne ne parle jamais de la superbe moumoute de Missiaen... :mrgreen:
Ce qu'il raconte est tellement plus intéressant :wink:
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Nestor Almendros »

nobody smith wrote: Enchaîner la découverte des félins avec celle de ce MONSIEUR RIPOIS n’a pas été une mauvaise idée. René Clément m’a en effet donné l’impression qu’il livrait ici le pendant comédie dramatique des félins. Les deux films semblent avoir pour objectif de mettre à mal la virilité de leur personnage principal joué paradoxalement par des acteurs habitués à apparaître comme des icônes de masculinité. André Ripois est donc un Don Juan d’opérette, un homme qui se prend pour un cador alors qu’il est quelconque (l’idée du tournage en pleine rue caméra cachée n’apparaît ainsi pas que comme une fantaisie pré-nouvelle vague), un manipulateur fort maladroit. La réussite de ses stratagèmes romantiques tient moins dans l’efficacité de leurs exécutions que dans le bon vouloir des demoiselles abordées guère dupes de ses manœuvres. Le personnage tente de masquer son côté pathétique dans la voix-off mais l’illusion ne prend pas. Pourtant, on s’attache à ce personnage qui flirte avec le détestable. Car derrière ses astuces puériles, il laisse toujours filtrer une véritable sincérité. L’interprétation de Gérard Philippe est tout à fait brillante à cet effet en trouvant un équilibre entre un jeu guignol et une émotion plus profonde. Cela dit, je ne reste que légèrement emballé par le film. Clément signe toujours une mise en scène simple, précise et ponctuée de pics de génie mais l’ensemble est un peu fade après l’étourdissante expérience des félins. ça méritait quand même bien que Brion sorte le film de son purgatoire.
J'en sors globalement du même avis que Nobody. Impression personnelle, je n'ai pas tellement réussi à être captivé par cette histoire bien qu'elle reste intéressante et pertinente à plus d'un titre. Et notamment par cette audace scénaristique de donner un rôle principal à un personnage ambigu, douteux, presque antipathique. Il fallait bien le charisme et le jeu empathique de Gérard Philipe pour faire participer le spectateur à ces aventures amorales. Car finalement MONSIEUR RIPOIS est une sorte de fable très morale où l'abus de confiance, et quelque part le vice, sont finalement condamnés à la fin. Il y a une justice, le héros est pris à son propre jeu, succombe à son penchant de séduction chronique (une sorte de TOC visiblement). Et en effet, les femmes ne sont pas dupes et n'ont pas ici l'image de créatures fragiles et abusées. C'est même plus subtil: elles rejettent l'inexorable défaut tout en ressentant une forte attirance pour le jeune homme. Globalement, je trouve le film finalement assez audacieux pour l'époque: on parle à demi-mot de sexualité (Ripois fait tout ce qu'il peut pour inviter les femmes chez lui) et certaines scènes de baiser (notamment une sous la pluie) sont d'une sensualité très moderne (les bouches qui se frôlent) dans un style encore plus suggéré que dans LES ENCHAINES d'Hitchcock.
Très bien vu également, nobody, quant à l'anonymat de ce personnage, perdu dans une foule désintéressée. Le tournage en extérieur, au milieu des gens et du quotidien, anticipe sensiblement le style de la Nouvelle Vague d'une quasi-demie décennie. Etonnant, rappelons-le, que Truffaut et consors aient craché sur un cinéaste qui semble avoir eu, finalement, beaucoup plus de points communs que prévu.
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Geoffrey Firmin »

Nestor Almendros wrote: Clément aurait excellé dans le film noir
Il me semble qu'il a abordé le genre avec La Course du lièvre à travers les champs adaptation d'un roman de David Goodis, je pense l'avoir vu mais j'en ai plus aucun souvenir.
Nestor Almendros
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Nestor Almendros »

Geoffrey Firmin wrote:
Nestor Almendros wrote: Clément aurait excellé dans le film noir
Il me semble qu'il a abordé le genre avec La Course du lièvre à travers les champs adaptation d'un roman de David Goodis, je pense l'avoir vu mais j'en ai plus aucun souvenir.
J'en garde un souvenir moyen pour ma part.
Nestor Almendros wrote: Clément aurait excellé dans le film noir
Je fantasmais principalement sur des films tournés dans les années 40/50 en noir & blanc... :wink:
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by nobody smith »

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Encore une belle découverte dans la filmo de René Clément. Je ne peux toutefois nier que j’y vois le même problème que Nestor : le développement de l’histoire est assez bancal. Il est clair que le film souffre d’un déséquilibre entre les personnages avec notamment la longue partie du débarquement avorté en Amérique du Sud où le personnage du narrateur est effectivement complètement absent. Il y a également d’autres défauts comme l’épilogue qui ressemble à une concession ou la voix-off tatillonne. Celle-ci trouve toutefois une belle justification dans la fin très forte où le médecin laisse éclater son statut de dommage collatéral d’une guerre dans laquelle il ne semblait pas particulièrement s’être impliqué. Une conclusion puissante qui rend d’autant plus rageant les dernières secondes. Pour le reste, c’est du tout bon sinon. Il est vrai que les maudits tient beaucoup pour sa galerie de personnages et leurs intéractions. A cause de leur promiscuité, ces derniers découvrent qu’ils n’ont finalalement guère d’affinités et qu’ils ont embrassé la cause nazie pour des raisons bien diverses. Le médecin débarquant au sein de cette entreprise ne fera qu’accentuer cette variation de point de vue (là encore il est dommage que le concept du fouteur de merde ne soit pas exploité jusqu’au bout par le script). Le résultat donne un cocktail explosif d’où s’échappent quelques délicieux dialogues à double sens (par exemple, lorsqu’on découvre qu’il n’y a pas de médecin à bord, un passager lâche “on soigne les machines ici, pas les hommes”). La réalisation de Clément est également magnifique, parfaitement équilibré entre documentaire et pure vision cinématographique (l’arrivée du médecin dans le sous-marin en plan séquence ou l’exécution du contact d’Amérique latine en sont quelques magnifiques illustrations). Au final, je garde une impression similaire à celle de Nestor : un film très agréable mais un brin mitigé par rapport à ce qu’il offre.
Nestor Almendros wrote:
Nestor Almendros wrote: Clément aurait excellé dans le film noir
Je fantasmais principalement sur des films tournés dans les années 40/50 en noir & blanc... :wink:
J’arrive un peu après la bataille mais en la matière, Clément a quand même commit le magnifique les félins. Film noir des 60’s mais film noir quand même :wink:
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Re: René Clément (1913-1996)

Post by nobody smith »

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Le passager de la pluie est apparement un cas qui partage dans la filmo de René Clément. Je dois dire que si je partais déjà avec quelques craintes (avec Sébastien Japrisot au script, je m’attendais à une catastrophe façon l’été meurtrier). Craintes qui se sont plus ou moins confirmées avec la première partie. Malgré la citation issue d’Alice au pays des merveilles ouvrant le film, j’ai été très désarçonné par le côté étrange de l’entreprise. Mais le temps de s’y faire, j’ai pris énormément de plaisir par la suite. Au fur et à mesure qu’il avance, le film met de manière de plus en plus apparente le mariage du polar avec l’univers de Lewis Carroll. Le résultat prend ainsi un tour absurde que ce soit dans les échanges entre Marlène Jobert et Charles Bronson ou la caractérisation de leurs personnages. Jobert adopte ainsi clairement l’attitude d’un enfant immature et buté (ce qui justifit en soit le fait qu’elle ne contacte pas la police après son viol) alors que Bronson s’apparenterait au chat de Chesnire, être omniscient dont on se demande perpétuellement si il est là pour aider ou embrouiller l’héroïne. Et puis bon, lorsque l’héroîne débarque dans le palais d’une reine rouge où retentit un “qu’on lui coupe la tête !”, il n’y a plus à douter que Clément recherchait plus les explorations des mécanismes de l’absurde qu’un vrai polar solide (l’intrigue est de toute façon trop rocambolesque pour ne prendre en compte qu’un seul niveau de lecture). Au niveau de sa mise en scène, pas de surprise avec pleine d’idées souvent fort réussies pour traduire visuellement l’état d’esprit des personnages (j’aime notamment la belle conclusion de la scène de reconstitution sur la plage). C’est le genre de film qui gagnera très sûrement à être réexplorer avec le temps.

EDIT : en allant sur imdb, je suis tombé sur ça :shock:

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Re: René Clément (1913-1996)

Post by Roy Neary »

Aujourd'hui, DVDClassik vous propose la chronique des Maudits dans ses éditions DVD et Blu-ray. :)
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