Jean Rouch (1917-2004)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Geoffrey Firmin
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Post by Geoffrey Firmin »

Margo wrote:
Cosmo Vitelli wrote:Moi, un noir n'a rien d'un film de recherche, par exemple.
C'est une oeuvre à part entière.
Je signe, au point que cette nouvelle me bouleverse : La Pyramide Humaine est un des tout premiers films que j'ai vu au cinéma (à Gérardmer, ils passaient tout de même de temps en temps des films intéressants à la MJC) lorsque j'étais tout gamin - mon souvenir de la séance est assez flou, mais je crois bien que Rouch était présent. Par contre, le film est resté gravé dans ma mémoire ; vu à 9/10 ans et jamais revu depuis, et pourtant je garde des images encore gravées là, ce qui en dit long sur la puissance de ce film.

Un immense cinéaste curieux de tout disparait. Arte avait passé un portrait de lui passionnant il y a qqes années. S'il repasse à l'occasion de son décés, je ne saurais trop conseiller de jeter un oeil dessus.

:cry:

Pour l'anecdote, Rouch avait prêté quelques stockshots d'un film tourné en Afrique à Doillon pour son premier film, l'An 01 - film au générique impressionnant aujourd'hui...

C'est à Saint Dié que j'ai découvert Jean Rouch.
Il faut donc etre vosgien pour le connaitre? :shock:
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Roy Neary
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Post by Roy Neary »

Vivre aussi vieux pour mourir d'un accident de voiture, quelle ironie.
En même temps, il a eu une mort digne de sa passion.

Je ne vais pas raconter de bobards en disant que je suivais le parcours du personnage, mais il est clair qu'il fut un véritable homme de cinéma et que son apport tant intellectuel que filmique est important. J'avais vu le portrait diffusé sur Arte dont parle Margo, et on y apprenait énormément de choses. Moi, un noir est un grand film. A voir sans hésiter et sans a priori.

PS : Cosmo, ce topic n'est pas un bide. :wink:
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Margo

Post by Margo »

Pour ceux que ça intéresse, bel articledans Libé aujourd'hui :

Jean Rouch est mort comme il en rêvait sans doute. Sur son terrain : un accident de voiture le long d'une route dans le nord du Niger, là où il avait filmé les Maîtres fous il y a cinquante ans, extraordinaire film sur les rites de possession de la secte des Haoukas. Il était le fondateur du cinéma ethnographique et, mieux encore, reconnu dans le monde entier comme un très grand cinéaste. Il était aussi un arpenteur de planète, l'un des derniers pionniers de l'aventure, et sa vie fut longue de voyages, de récits, de rencontres. Il menait les gens avec une autorité enthousiaste et généreuse qui ne souffrait pas la contestation. Ces dernières années encore, au Bar Bullier ou au Tabac de l'Observatoire, dans son Paris de Port-Royal, il vous accueillait en dépliant sa grande carcasse surmontée d'un beau visage au front têtu et aux yeux clairs, et reprenait inlassablement sa traversée du siècle. C'est sur ce fil qu'il a mené grande cavalcade.

1941, révélation au Niger

Né à Paris en 1917, fils du directeur du Musée océanographique de Monaco, Jean Rouch découvre le cinéma à 6 ans, bouche bée devant le Nanouk de Flaherty. Il fréquente tôt le Cercle du cinéma créé par Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque, et, nanti d'un doctorat ès lettres, obtient en 1937 un diplôme d'ingénieur à l'Ecole des ponts et chaussées. Les ponts, il va commencer par les détruire, soldat lors de la débâcle, puis résistant, membre de la 1re DB, afin de retarder l'avancée des Allemands pendant la guerre. De retour du front, il rencontre au musée de l'Homme, dans le Paris occupé, l'ethnologue Marcel Griaule, le meilleur connaisseur des Dogons du Mali, qui sera son maître et lui transmet sa passion pour l'Afrique.

En 1941, Rouch part pour une première mission au Niger, il y construit des routes, mais se passionne surtout pour l'ethnologie et le cinéma après avoir assisté à une «merveilleuse et horrible cérémonie funéraire». «Je me suis dit : cela ne peut pas s'écrire, cela ne peut que se filmer», racontera-t-il pour expliquer sa vocation de cinéaste. Ses missions continuent au Sénégal, au Niger, au Mali, au Ghana, et il tourne Au pays des mages noirs en 1947 avec une caméra achetée d'occasion, lors d'une expédition en pirogue sur le Niger. Tout Rouch est dans ce premier essai : son indiscutable oeil de filmeur. Sur l'image, les corps sont vifs, saisis dans l'eau du fleuve, riant, pleurant, sautant, et le mouvement possède la fulgurance de la vie. Il filme en 16 mm, caméra légère à l'épaule ou tenue à bout de bras et invente «un nouveau type de films». La pauvreté est son tremplin, la légèreté et la vitesse ses armes, l'authenticité le produit de ses oeuvres. C'est à peu près la définition de la Nouvelle Vague, de ce qu'elle a de meilleur, et Rouch ne va pas tarder, dix ans avant qu'elle éclate sur les écrans, à l'inventer elle aussi.

1949, festival à Biarritz

Cela se passe en 1949, au premier Festival du film maudit de Biarritz, où Rouch présente un autre «document», Initiation à la danse des possédés, qui obtient le grand prix. Biarritz est la première sortie de groupe de la future Nouvelle Vague : Truffaut a 17 ans, Godard, Chabrol et Rivette à peine plus, Rohmer fait figure d'aîné, ils sont logés au dortoir du lycée et sont fous de cinéma, des projets plein la tête. La rencontre se fait : Rouch et sa méthode de tournage, Rouch et ses aventures, Rouch et les filles, Rouch le dandy, ce sera la plus forte influence sur ces jeunes gens, au point qu'il est légitime de dire que l'ethnographe est le père de la Nouvelle Vague en ascendance directe.

En attendant, il fonde avec André Leroi-Gourhan, en 1953, au sein du musée de l'Homme, le Comité du film ethnographique, et revendique un rôle en Afrique. D'abord car il tient à projeter sur place ses images, devant les hommes et les femmes filmés : son cinéma est l'occasion d'une prise de conscience pour l'identité noire. Ensuite, il revendique une influence politique et sociale, notamment dans la décolonisation en cours et la construction des indépendances.

«La cinétranse»

Ce sont ces méthodes et ces engagements qui suscitent des réserves chez les ethnologues, tout en le rapprochant des cinéastes de fiction et des populations africaines. La controverse la plus sévère naît autour des Maîtres fous, filmé en 1954 au Niger, grand prix du festival de Venise en 1957, où Rouch enregistre, lors d'un rite de possession, la sauvagerie de l'homme noir mimant l'homme blanc, le détruisant dans le sang. Le cinéaste est du côté de Genet, de ses Nègres, oeuvre née de la vision même des Maîtres fous. Mais Marcel Griaule ainsi que certains Africains du séminaire du musée de l'Homme lui demandent de détruire le film, car il donnerait «une mauvaise image de la négritude». Rouch s'explique : «Tant que l'anthropologue-cinéaste, par scientisme, par honte idéologique, se dissimulera derrière un incognito confortable, il châtrera irrémédiablement ses films.» Il passe outre, se fondant sur le pouvoir pédagogique et esthétique de ses films pour montrer comment l'anthropologie peut refuser d'être «la fille de l'impérialisme occidental» et exorciser toute interprétation raciste.

Rouch, dès lors, explore la piste de la fiction à l'intérieur du documentaire, retrouvant dans cette aventure la Nouvelle Vague et le groupe des jeunes Turcs des Cahiers du cinéma, tous prêts à franchir le pas du premier film. Rouch leur donne Moi un Noir, prix Delluc en 1958, portrait d'une bande d'amis nigériens. Le film fait, selon Godard, «l'effet d'un pavé dans la mare du cinéma français». Le 11 mars 1959, Godard écrit dans Arts : «Moi un Noir est le plus audacieux des films en même temps que le plus humble. C'est fichu comme l'as de pique mais c'est le film d'un homme libre. La vérité est là et il faut la prendre au bond...» Les films suivants, la Pyramide humaine (1959), la Punition (1962), Gare du Nord, sketch de Paris vu par... (1964) ou le passage par la sociologie, Chronique d'un été, tourné avec Edgar Morin dans le Paris de l'été 1960, sont des manifestes Nouvelle Vague en même tant que les plus beaux documents sur la liberté retrouvée de la jeunesse, en Afrique comme en France.

Rouch y revendique sa subjectivité : artiste à part entière tout en restant directeur de recherches au CNRS et patron de l'Institut français d'Afrique noire à Niamey. «Il se peut que mon regard soit faux, mais mon oeil n'est pas une caméra impassible.» Cette subjectivité, il l'a appelée la «cinétranse», c'est-à-dire «l'état dans lequel je me trouve lorsque je filme». Il est son propre opérateur, tournant, possédé, la caméra à la main, et forgeant une philosophie du plan-séquence : ne pas couper à l'intérieur du plan. Car s'il faut enregistrer la vérité, celle-ci ne se coupe pas en tranches. Il s'agit surtout d'un humanisme, par volonté d'aller à la rencontre, par générosité envers l'autre.

Cette cinétranse, on la voit à l'oeuvre dans la Chasse au lion à l'arc (1965), Jaguar (1967), où il recrée la traque comme une fiction-vérité. Puis, en 1970, c'est Petit à petit, quand des Nigériens traversent Paris tels les Persans de Montesquieu, posant radicalement la question : «Comment peut-on être français ?» «Ce n'est pas un film africain, ce n'est pas un film français, c'est un film rouchien : il n'est ni noir ni blanc.» Les controverses reprennent, et Rouch y gagne une influence grandissante. A cet instant, il est le cinéaste le plus cité, le plus pillé, le plus influent au monde, avec près de 120 films, de toute taille et de tout format, une filmographie d'une richesse et d'une diversité uniques. Cocorico Monsieur Poulet (1974) en est peut-être le chef-d'oeuvre, road-movie africain évoquant l'hilarante odyssée de trois amis sillonnant la brousse nigérienne à bord d'une 2 CV vétuste.

Rouch a la soixantaine et n'arrêtera jamais de filmer ni de voyager. Mais prend le temps de diriger ses séminaires, ses comités, entre la France, les Etats-Unis, l'Afrique, d'assister aux rétrospectives et hommages qu'on lui consacre, effectuant ses retours en festivals pour montrer ses films, tel Dyonisos à Venise en 1984, une ode à la nature peu convaincante. Il préside la Cinémathèque française de 1987 à 1993, cette sorte de maison mère, et poursuit ses conférences, retrouvant la tradition orale du récit, lui le «griot blanc» comme on le surnomme du côté de Niamey.

Ces derniers temps, il a beaucoup milité contre la dispersion des collections du musée de l'Homme : «Honte à ces gouvernants qui osent détruire ce haut lieu de connaissance», lança-t-il. Veuf, il s'était remarié il y a deux ans avec son infirmière antillaise, Jocelyne, et avait retrouvé sa jeunesse. L'aventurier sillonnait de nouveau les routes africaines. C'est là qu'est mort, au contact et à 86 ans, le plus grand filmeur du siècle.
Bob Harris

Post by Bob Harris »

Margo wrote:A cet instant, il est le cinéaste le plus cité, le plus pillé, le plus influent au monde, avec près de 120 films, de toute taille et de tout format, une filmographie d'une richesse et d'une diversité uniques. Cocorico Monsieur Poulet (1974) en est peut-être le chef-d'oeuvre, road-movie africain évoquant l'hilarante odyssée de trois amis sillonnant la brousse nigérienne à bord d'une 2 CV vétuste.
Ouh là, faudra pas que je rate ce soir alors !!!
Bob Harris

Post by Bob Harris »

Bob Harris wrote: Ouh là, faudra pas que je rate ce soir alors !!!
Je le grave car trop fatigué ce soir, mais j'en ai vu un morceau, ça a l'air énorme ! :lol:

J'espère que vous l'avez pas loupé !
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Jack Griffin
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Post by Jack Griffin »

Bob Harris wrote:
Bob Harris wrote: Ouh là, faudra pas que je rate ce soir alors !!!
Je le grave car trop fatigué ce soir, mais j'en ai vu un morceau, ça a l'air énorme ! :lol:

J'espère que vous l'avez pas loupé !
j'en ai vu un bout et j'ai piqué du nez (pas à cause du film je précise)...c'est de la fiction ou du documentaire?
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Ceux qui souhaiteraient découvrir le cinéaste, je rappelle que le 24 mars chez Montparnasse :

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LES DVD

DVD 1
Ciné-Transe
« Les maîtres fous » 1956, 28mn
« Mammy Water» 1956, 18mn
« Les tambours d'avant / Tourou et Bitti » 1972, 9mn

Ciné-Conte
« La chasse au lion à l'arc » 1967, 77mn
« Un lion nommé l'Américain » 1972, 20mn

DVD 2
Ciné-Plaisir
« Jaguar » 1955, 88mn
« Moi, un Noir » 1959, 70mn

DVD 3
Ciné-Rencontre
« Petit à petit » 1971, 92mn
« La pyramide humaine » 1961, 88mn

DVD 4
Ciné-Rouch

« Jean Rouch raconte Pierre-André Boutang » 104mn
Dans ces entretiens inédits, tournés en 1992, le cinéaste raconte son itinéraire, enfance, apprentissage, le choc de la guerre de 1940, le départ pour l'Afrique, un peu par hasard, et puis la découverte d'un monde inouï, insoupçonné. A dater de 1942, Jean Rouch ne quittera plus le continent noir, ou alors, ce sera pour mieux y revenir. Adopté par l'Afrique, cet anthropologue, inspiré par les surréalistes, se met au cinéma : par cela, il fonde le 7ème art africain. Devant la caméra de Pierre-André Boutang, Jean Rouch raconte l'histoire de ses films, ses amitiés, ses fulgurances.

« A propos de Jean Rouch, conversation Bernard Surugue/Patrick Leboutte » 28mn
Bernard Surugue, Directeur de recherche à l'IRD (Institut de Recherche et de Développement, Paris) et cinéaste, a parcouru les pistes africaines avec Jean Rouch. Ils ont tourné ensemble de nombreux films, voyagé et enquêté ensemble pendant des années. Bernard Surugue puise dans cette amitié et cette proximité artistique pour présenter l'oeuvre de Jean Rouch.

« Les veuves de 15 ans » 1966, 24mn
Un court-métrage de Jean Rouch, considéré comme l'un des tous premiers films de la Nouvelle Vague.

« Le double d'hier a rencontré demain... » 2004, 10mn
Film inédit de Bernard Surugue réalisé avec Jean Rouch la veille de sa mort.
Ce court film, qui mêle des éléments d'archives aux dernières images filmées de Rouch, évoque avec poésie la disparition du « griot blanc ».
Alcatel
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Post by Alcatel »

Jeremy Fox wrote: « Les veuves de 15 ans » 1966, 24mn
Un court-métrage de Jean Rouch, considéré comme l'un des tous premiers films de la Nouvelle Vague.
Dans ce cas je le daterais plutôt de 1956... Non ?
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Marcus
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Post by Marcus »

Sûr que le coffret est intéressant, mais fin Mars y'a aussi 2 coffrets Bresson et début Avril 2 coffrets Fassbinder. J'espère que mon banquier aime Jean Rouch...
Elle était belle comme le jour, mais j'aimais les femmes belles comme la nuit.
Jean Eustache, La Maman et la Putain
Bartlebooth
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Post by Bartlebooth »

Jack Griffin wrote:c'est de la fiction ou du documentaire?
Une fiction improvisée au jour le jour, si j'ai bien compris, en complicité avec Damouré Zika et Lam Ibrahim, avec qui Rouch avait noué une solide amitié dans les années 1950, et qui sont aussi les héros de Jaguar. Les trois compères ont signé ensemble Cocorico de l'acronyme Dalacrou.
Dès ses débuts, Rouch avait remis en question le "regard en surplomb" du cinéma ethnologique et mis au point une pratique mixte, à cheval sur la fiction et le documentaire, où les personnes filmées deviennent partie prenante de leur mise en images.
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Geoffrey Firmin
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Post by Geoffrey Firmin »

J'ai attaqué le coffret Rouch de Ed Mont., par Ciné-Transe
« Les maîtres fous » 1956, 28mn
« Mammy Water» 1956, 18mn
« Les tambours d'avant / Tourou et Bitti » 1972, 9mn

3 courts métrages passionnants , quelques captures de Les maitres fous:


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Cinéphilie au Niger:
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Federico
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Re: Hommage à Jean Rouch

Post by Federico »

Jean Rouch : Palabres, un numéro de l'Atelier de Création Radiophonique datant de 1976 sera rediffusé dans la nuit du 27 au 28 à 1h07 sur France Culture.
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
Joseph L. Mankiewicz
Federico
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Re: Hommage à Jean Rouch

Post by Federico »

La descente du Niger en pirogue, une archive radio de 1948 avec (entre autres) Jean Rouch, cette nuit à 1h30 sur France Culture.
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Re: Hommage à Jean Rouch

Post by Federico »

Federico wrote:Jean Rouch : Palabres, un numéro de l'Atelier de Création Radiophonique datant de 1976 sera rediffusé dans la nuit du 27 au 28 à 1h07 sur France Culture.
L'archive a été re-diffusée cette nuit. A écouter ici.
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Jeremy Fox
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Re: Jean Rouch (1917-2004)

Post by Jeremy Fox »

Solaris distribution rend honneur au cinéaste Jean Rouch en ce mois d'octobre avec la réédition de deux de ses films : Moi, un noir (12 octobre) et La Chasse au Lion à l'arc (26 octobre). On en parlait longuement il y a un peu plus de dix ans lors de la sortie de dix de ses films en DVD.
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