Seule dans la nuit (Terence Young - 1967)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Brice Kantor
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Post by Brice Kantor »

-Kaonashi Yota- wrote:
Mac Lean wrote:Le film passe bientôt sur arte :D
Yeah !!! :D :D
Tu as une date plus précise ?
Pas ce soir, mais dimanche prochain... Par contre, V.F probable.
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-Kaonashi Yupa-
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Post by -Kaonashi Yupa- »

Mac Lean wrote:Pas ce soir, mais dimanche prochain... Par contre, V.F probable.
Rhaa, zut, je ne serai pas là... Je vais m'arranger pour qu'on me l'enregistre. Pourvu qu'il y ait une rediff en VO !!!
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Ma page SensCritique est là !
(j'ai voulu commencer une page Letterborxd, mais j'ai vraiment pas la patience ni le temps de tout reprendre, en plus avec des titres en anglais...)
Gentleman Jim
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Post by Gentleman Jim »

Kaonashi Yota wrote:
Mac Lean wrote:Pas ce soir, mais dimanche prochain... Par contre, V.F probable.
Rhaa, zut, je ne serai pas là... Je vais m'arranger pour qu'on me l'enregistre. Pourvu qu'il y ait une rediff en VO !!!
A priori, pas de rediff en Vo, il faudra donc se passer de la magnifique voix d'Audrey Hepburn..
Anorya
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Re: Seule dans la nuit (Terence Young, 1967)

Post by Anorya »

Seule dans la nuit (Terence Young - 1967).


Une petite poupée remplie d'héroïne qui échoue à la mauvaise adresse, chez une jeune femme aveugle et dont le mari est absent.
Deux voyous qui tentent de la récupérer, bientôt rejoints par un troisième larron plus inquiétant, abstrait, machiavélique et possédant visiblement une longueur d'avance sur la situation. Les trois personnages tentent de mettre en place une combine pour faire avouer la femme, car la poupée ne peut qu'être forcément planquée dans le petit appartement. Sauf que la soirée passant, il devient évident que soit la poupée n'est jamais arrivée ici, soit la propriétaire des lieux ment éhontément. Petit à petit, le ton monte dangereusement...


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"Hepburn s'est préparé à ce rôle de femme devenue aveugle avec ardeur et méticulosité. Elle a passé des semaines au Lighthouse, un centre de réinsertion pour aveugles. Le studio voulait qu'elle porte des lunettes noires ou quelque autre indice de son handicap, comme une cicatrice, mais elle refusa catégoriquement. Hepburn préférait exprimer la cécité de son héroïne par un jeu qui venait de l'intérieur".
(Audrey Hepburn - Movie icons, Taschen)


Audrey a bien fait de ne pas faciliter le jeu en prenant un quelconque substitut du handicap car ici, elle porte littéralement le film sur les épaules, à l'instar d'Alan Arkin, réellement impressionnant en psychopathe intégral avec ses lunettes noires. Face à un ennemi aussi redoutable (une scène déjà inquiétante dès le début du film en guise d'avertissement), le spectateur sait d'emblée à quoi s'en tenir et tremble d'autant plus pour le personnage d'Audrey. Tous deux sont d'ailleurs servis par une mise en scène sobre mais remarquable d'un Young qu'on connait généralement plus pour ses James Bond (et pour bien isoler les personnages, plusieurs séquences se déroulent véritablement dans le noir, juste avec le son. Côté claustrophobie et peur panique d'isolement, Tarantino n'a rien inventé). Le scénario se base sur une pièce en huis-clôt impressionnante de Frederick Knott (auteur originel de la pièce Le crime était presque parfait, repris ensuite par Hitchcock) mais semble assez respectueuse du matériau de base. Ainsi chaque recoin de l'appartement sera utilisé et dans le final, alors que l'obscurité progresse, la moindre lumière pourrait être fatale. Tout fonctionne comme une mécanique incroyablement bien réglée et débouchant sur une dernière demi-heure paroxystique qui en font un très grand film (il a failli à ce titre être mon film du mois de mars).

Un grand succès qui n'empêche pas, peu de temps après à l'actrice d'annoncer solonnellement qu'elle arrête sa carrière. Promesse à moitié tenue toutefois puisqu'on la reverra par la suite de temps à autre dans de petits films mais ne possédant pas une aussi grande envergure que par le passé (j'aime bien Always mais aussi bien chez Hepburn que Spielberg, on atteint pas des sommets non plus)...

5,5/6.
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Watkinssien
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Re: Seule dans la nuit (Terence Young - 1967)

Post by Watkinssien »

Assez d'accord avec Anorya !

Audrey Hepburn est superbe dans ce rôle et porte énormément le film sur ses (minces) épaules. Néanmoins, il est clair qu'il ne faut pas oublier la précision de la mise en scène par un Terence Young inspiré et son habileté à créer une atmosphère avec trois fois rien.
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Anorya
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Re: Seule dans la nuit (Terence Young - 1967)

Post by Anorya »

En effet, un Terence Young incroyablement inspiré par son matériau d'origine, ses acteurs et sa maîtrise d'alors. Audrey le retrouvera bien plus tard sur Liés par le sang (Bloodline) en 1979 mais il semble que ce film soit pas terrible du tout... :?
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