Budd Boetticher (1916-2001)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jeremy Fox
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by Jeremy Fox »

daniel gregg wrote:
magobei wrote:Après Comanche Station, beaucoup aimé aussi The Tall T: on y retrouve les mêmes qualités, une même économie, une même sécheresse (la violence est suggérée, hors-champ la plupart du temps, mais quel impact!), un même traitement magistral des personnages, et des acteurs excellents - dont Maureen O'Sullivan, la Jane de Tarzan reconvertie en vieille fille désillusionnée.

Ce qui change un peu, par contre, c'est que Boetticher humanise un peu son personnage principal, à travers une tranquille scène d'exposition, qui égrène quelques moments comiques ou incongrus - Brennan/Scott qui enlève un caillou dans sa botte au bord de la route ou qui boit la tasse lors d'un rodéo...

Enfin, une question me turlupine: pourquoi le film s'appelle-t-il The Tall T en VO? Quelque chose m'échappe :?
Pour te dire que tu n'es pas le seul, j'ai trouvé çà sur Forum westernmovies :
Tourné sous le titre "The captives" le studio imposa le titre "The Tall T" personne n'en compris la signification, peut être le nom du ranch du début "The Tenvoorde ranch" ?
Tu vas me dire que çà ne répond pas à ta question et tu auras bien raison ! :lol:
Ou alors ici :fiou: :mrgreen:

1956, le plus lugubre, d’une étonnante noirceur pour l’époque, celui du cycle comptant le plus de tués et qui, peut-être pour cette raison, demeurera inédit en France jusqu’en 1970. Interrogé sur le sens du titre original, Boetticher a toujours affirmé ne pas le savoir ; pourtant, d’après un quidam ayant assisté au tournage, il s’avère que le premier titre choisi avait été The Tall Terror, ce qui aurait été tout à fait logique au vu de l’insupportable tension morale qu’auront à subir dans le courant du film les deux "survivants".
daniel gregg
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by daniel gregg »

Flavia wrote:Le premier titre choisi pour ce film au départ était The Tall Terror.
Tu es vraiment très forte ! :shock:
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by daniel gregg »

Jeremy Fox wrote:
daniel gregg wrote:
Pour te dire que tu n'es pas le seul, j'ai trouvé çà sur Forum westernmovies :



Tu vas me dire que çà ne répond pas à ta question et tu auras bien raison ! :lol:
Ou alors ici :fiou: :mrgreen:

1956, le plus lugubre, d’une étonnante noirceur pour l’époque, celui du cycle comptant le plus de tués et qui, peut-être pour cette raison, demeurera inédit en France jusqu’en 1970. Interrogé sur le sens du titre original, Boetticher a toujours affirmé ne pas le savoir ; pourtant, d’après un quidam ayant assisté au tournage, il s’avère que le premier titre choisi avait été The Tall Terror, ce qui aurait été tout à fait logique au vu de l’insupportable tension morale qu’auront à subir dans le courant du film les deux "survivants".
Merci Jeremy.
magobei
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by magobei »

Merci à tous pour ces réponses!

Intéressant de voir à quel point un post dans le topic Boetticher déplace les foules :shock:
Ça sera la restauration antédiluvienne de 2017 sortie chez Olive et Koch, mais avec un bitrate à 26Hz et du DNR à 36Mb comme toujours chez l'éditeur. Autant dire que l'image sera merdique. Mais je vais l'acheter, même si ça fera doublon avec le Olive, le Koch et le Indicator parce qu'il y a des STF - je n'en ai pas besoin, mais c'est important si on veut partager - et surtout la VF d'origine avec Henri Chalant qui double Rex Edwards qui joue l'indien qui se fait tuer sur la gauche à 40:23.
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Jeremy Fox
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by Jeremy Fox »

magobei wrote:Merci à tous pour ces réponses!

Intéressant de voir à quel point un post dans le topic Boetticher déplace les foules :shock:
Et encore, tu n'as pas vu mes deux préférés : Decision at Sundown et La Chevauchée de la vengeance. 10/10 tous les deux ; je t'attends de pied ferme :mrgreen:
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by daniel gregg »

Jeremy Fox wrote:
magobei wrote:Merci à tous pour ces réponses!

Intéressant de voir à quel point un post dans le topic Boetticher déplace les foules :shock:
Et encore, tu n'as pas vu mes deux préférés : Decision at Sundown et La Chevauchée de la vengeance. 10/10 tous les deux ; je t'attends de pied ferme :mrgreen:
Il ne fallait pas te tromper de topic pour ce post. :mrgreen:
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Jeremy Fox
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by Jeremy Fox »

daniel gregg wrote:
Jeremy Fox wrote:
Et encore, tu n'as pas vu mes deux préférés : Decision at Sundown et La Chevauchée de la vengeance. 10/10 tous les deux ; je t'attends de pied ferme :mrgreen:
Il ne fallait pas te tromper de topic pour ce post. :mrgreen:
Comprenne qui pourra mais :lol:
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Major Tom
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by Major Tom »

Tsssss... :mrgreen:
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Jeremy Fox
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by Jeremy Fox »

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Révolte au Mexique (Wings of the Hawk, 1953) de Budd Boetticher
UNIVERSAL


Avec Van Heflin, Julie Adams, Noah Beery Jr, Abe Lane, George Dolenz, Rodolfo Acosta
Scénario : James E. Moser & Kay Lenard d’après une histoire de Gerald Drayson Adams
Musique : Frank Skinner
Photographie : Clifford Stine (Technicolor 1.37)
Un film produit par Aaron Rosenberg pour la Universal


Sortie USA : 26 août 1953

Budd Boetticher étant un fervent amateur de corrida (sa deuxième passion, encore plus grande que celle qu’il vouait au cinéma), on aurait pu penser qu’un western se déroulant au Mexique aurait dû grandement le motiver d’autant qu’il avait déjà à son actif quelques belles réussites dans le domaine, notamment les excellents The Cimarron Kid (A Feu et à sang) et surtout Le Traître du Texas (Horizons West). Mais cinq films en cette même année 1953, ce fut un peu trop pour le cinéaste et il se pourrait très bien, au vu du résultat, que sur le tournage de Wings of the Hawk , il ait été plus préoccupé d’aller voir évoluer les toreros que de se concentrer sur son nouveau film.

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Au programme de ce millésime 53, il y eut donc le sympathique La Cité sous la mer (City Beneath the Sea), le moyen mais honorable L’Expédition de Fort King (Seminole), l’excellent Le Déserteur de Fort Alamo (The Man from Alamo), A l’Est de Sumatra (East of Sumatra) ainsi que le film qui nous concerne ici, Révolte au Mexique (Wings of the Hawk). On pensait jusqu’à présent que L’expédition de Fort King était son western le plus moyen mais face à Révolte au Mexique, il ferait désormais presque office de chef-d’œuvre ! Que les spectateurs qui souhaitent voir un bon film avec pour toile de fond la révolution mexicaine se dirigent plutôt du côté du puissant et lyrique Viva Zapata d’Elia Kazan qui en fait également le sujet principal de son film. Ce qui n’est pas le cas du film de Boetticher, ce dernier pas plus intéressé par ce fait historique que son héros, un individualiste forcené. Ce qui n’est évidemment pas un défaut en soi mais autant conseiller le film de Kazan si la motivation première était de trouver un film se déroulant à cette époque et en ces lieux.

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« Voici où tout a commencé et où tout a fini. Nous possédions une mine d’or au Mexique. C’était en 1911 au bon endroit mais pas au bon moment. Le pays était en révolution. D’un côté le Colonel Ruiz (George Dolenz) à la tête de troupes pillant et tuant tous ceux qui osaient protester. Et de l’autre côté c’étaient les insurgés, des villageois et des fermiers mal armés, prêts à tout pour se sacrifier pour leur liberté. Nous étions pris entre les deux. Combien de temps nous ignoreraient-ils ? » Ainsi Irish Gallagher (Van Heflin), américain d’origine irlandaise, peu intéressé par la situation politique du pays, nous expose t’il la situation. A peine a t-il terminé son laïus qu’il découvre enfin un important filon. Juste le temps de se réjouir et voilà que le corrompu Colonel Ruiz débarque sur son domaine à la tête d’un régiment de fédérés. Ruiz propose un marché au propriétaire de la mine : le protéger contre les éventuelles attaques des rebelles en échange du partage de ses recettes à venir. Irish refuse et se voit obligé de prendre la fuite après qu’il ait entamé un pugilat avec le colonel qui avait décidé de s’emparer de la mine par la force. Alors qu’il est sur le point d’être rattrapé, les rebelles mexicains commandés par la jolie Raquel Norriega (Julie Adams) mettent en déroute les soldats par un feu nourri et s’emparent de lui pour l’amener les yeux bandés jusqu’à leur camp retranché. Ayant sauvé la vie de Raquel, gravement blessée par balles, on lui rend sa liberté mais il retombe immédiatement dans les mains des soldats…

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Difficile de résumer l’intrigue qui, aussi simpliste soit-elle, s’évapore immédiatement le film terminé tellement on s’en est très vite désintéressé. Il faut dire que le scénariste dont ce fut le seul travail d’écriture (et on peut comprendre pourquoi à postériori) n’avait visiblement aucune notion de la conduite d’un récit ni des plus élémentaires règles en matière de progression dramatique. L’histoire ne consiste qu’en une suite d’arrestation/évasion ponctuée de quelques poursuites et fusillades sans la moindre intensité, sans le moindre rythme, sans la moindre surprise, sans le moindre liant ; en revanche en matière de bavardage inintéressant, James E. Moser se serait probablement révélé assez talentueux. Boetticher a beau être mon cinéaste préféré, je ne dois pas lui chercher en la circonstance de circonstances atténuantes et donc, autant le dire d’emblée même si c’était déjà certainement clair pour tout le monde, Révolte au Mexique est un ratage total voire même tout simplement un pénible navet ! Pourtant, les dix premières minutes laissaient présager un western de bonne qualité. Un générique sur un thème de Frank Skinner plutôt inspiré ; une exposition de la situation qui semblait devoir nous dépayser un peu ; comme personnage principal, un homme égoïste et individualiste en diable (se moquant du fait que les fédérés volent les péons à condition qu'on ne viennent pas lui faire de l'ombre) qui semblait vouloir nous offrir un étonnant antihéros d'autant plus qu'il était interprété par l'excellent Van Heflin ; un bon échange de dialogues entre ce dernier et George Dolenz ; un pugilat assez efficace ; une course poursuite à cheval assez spectaculaire grâce à des cascadeurs chevronnés et filmée à l'aide de jolis travellings...

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Puis arrive Julie Adams, toujours aussi belle, vêtue en mexicaine ; dès lors, c'est l'ennui qui nous attrape et qui ne nous lâche plus jusqu'à la fin ! Plus rien à sauver des interminables et mollassonnes soixante minutes qui nous reste à passer, pas plus le scénario indigent (et ses mexicains idiots) que la mise en scène guère plus captivante que celle de n’importe quel tâcheron hollywoodien. Tout le monde a abdiqué passé le premier quart d’heure, aussi bien Budd Boetticher que Frank Skinner, aussi bien les interprètes (même si Van Heflin essaye de garder la tête haute au milieu de ce naufrage ; et une telle conviction est tout à son honneur) qu’Aaron Rosenberg qui aurait mieux fait de faire arrêter le tournage plutôt que de nous délivrer un film aussi catastrophique dont on se fiche comme d’une guigne. Restent de belles femmes (Julie Adams bien évidemment mais aussi Abe Lane dans son premier rôle), de beaux chevaux et des artificiers compétents, ces derniers semblant avoir été les seuls à vouloir travailler correctement. Tout le monde ayant très tôt jeté l’éponge, je fais de même !

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Le film est sorti en zone 2 chez Sidonis avec uniquement la VOST. Le DVD est aussi catastrophique que le film !

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Rick Blaine
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by Rick Blaine »

C'est simple, ce film n'existe pas.

:mrgreen:
magobei
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by magobei »

Bon, c'est bon les private jokes! On veut participer aussi :twisted:
Ça sera la restauration antédiluvienne de 2017 sortie chez Olive et Koch, mais avec un bitrate à 26Hz et du DNR à 36Mb comme toujours chez l'éditeur. Autant dire que l'image sera merdique. Mais je vais l'acheter, même si ça fera doublon avec le Olive, le Koch et le Indicator parce qu'il y a des STF - je n'en ai pas besoin, mais c'est important si on veut partager - et surtout la VF d'origine avec Henri Chalant qui double Rex Edwards qui joue l'indien qui se fait tuer sur la gauche à 40:23.
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Jeremy Fox
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by Jeremy Fox »

Va faire un tour dans le topic SGGC Sidonis en DVD napthaliné :oops:

En gros, ce film de Boetticher est un gros et lamentable navet ; du très très lourd !! :(
magobei
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by magobei »

Jeremy Fox wrote:Va faire un tour dans le topic SGGC Sidonis en DVD napthaliné :oops:

En gros, ce film de Boetticher est un gros et lamentable navet ; du très très lourd !! :(
Ahhh c'était donc ça... J'avais vu ton avis catastrophé, mais pas fait la relation. Courage! :wink:
Ça sera la restauration antédiluvienne de 2017 sortie chez Olive et Koch, mais avec un bitrate à 26Hz et du DNR à 36Mb comme toujours chez l'éditeur. Autant dire que l'image sera merdique. Mais je vais l'acheter, même si ça fera doublon avec le Olive, le Koch et le Indicator parce qu'il y a des STF - je n'en ai pas besoin, mais c'est important si on veut partager - et surtout la VF d'origine avec Henri Chalant qui double Rex Edwards qui joue l'indien qui se fait tuer sur la gauche à 40:23.
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Major Tom
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by Major Tom »

Jeremy Fox wrote:Va faire un tour dans le topic SGGC Sidonis en DVD napthaliné :oops:

En gros, ce film de Boetticher est un gros et lamentable navet ; du très très lourd !! :(
La présence de Julie Adams ne sauve rien?
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Jeremy Fox
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Re: Budd Boetticher (1916-2001)

Post by Jeremy Fox »

Major Tom wrote:
Jeremy Fox wrote:Va faire un tour dans le topic SGGC Sidonis en DVD napthaliné :oops:

En gros, ce film de Boetticher est un gros et lamentable navet ; du très très lourd !! :(
La présence de Julie Adams ne sauve rien?
Ben disons qu'elle est toujours aussi jolie mais les personnages sont tellement dénués de tout que ça ne sauve pas grand chose en l'occurence.