Don Siegel (1912-1991)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Rick Blaine
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Rick Blaine »

Attention par contre, chez cet éditeur ce sera VO pure. :wink:
André Jurieux
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by André Jurieux »

Rick Blaine wrote:Attention par contre, chez cet éditeur ce sera VO pure. :wink:
Oui, pour la VO je m'en doutais un peu. Si la copie est vraiment bonne, j'y ajouterais mes sous-titres français. C'est un bidouillage
qui nécessite quelques logiciels et une petite heure a tuer.

Olive Films, Je n'ai aucun de leurs DVDs. C'est l'éditeur qui a récupéré une partie du catalogue Paramount ?

Question subsidiaire : Est ce que tu as trouvé d'autres "Noirs" chez eux ?
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Rick Blaine
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Rick Blaine »

André Jurieux wrote:
Olive Films, Je n'ai aucun de leurs DVDs. C'est l'éditeur qui a récupéré une partie du catalogue Paramount ?
Oui.
André Jurieux wrote:Question subsidiaire : Est ce que tu as trouvé d'autres "Noirs" chez eux ?
J'ai Union Station de Maté qui est très bien, Dark City de Dieterle (que je n'ai pas vu). Il y a aussi Appointment with Danger de Lewis Allen, avec Alan Ladd, que je n'ai pas encore.
André Jurieux
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by André Jurieux »

Rick Blaine wrote:
André Jurieux wrote:
Olive Films, Je n'ai aucun de leurs DVDs. C'est l'éditeur qui a récupéré une partie du catalogue Paramount ?
Oui.
André Jurieux wrote:Question subsidiaire : Est ce que tu as trouvé d'autres "Noirs" chez eux ?
J'ai Union Station de Maté qui est très bien, Dark City de Dieterle (que je n'ai pas vu). Il y a aussi Appointment with Danger de Lewis Allen, avec Alan Ladd, que je n'ai pas encore.
Merci pour les infos. Appointment with danger peut m'intéresser car je ne le connais qu'en VF.

Dark city, il faut que tu le vois... et enfin a propos d'Union Station, j'ai lu ton commentaire sur le
film dans le sujet consacré à Rudolph Maté...D'accord avec tout sauf sur Nancy Olson, j'l'aime bien
la petite et puis je ne dois pas être le seul car ils ont tourné au moins 4 ou 5 fois ensemble avec
Holden. J'ignore si ce sont les spectateurs qui avaient plébiscités le couple et incités les producteurs
à les associer à nouveau...ou bien si c'est Holden qui exigeait par contrat d'avoir la petite sur ses genoux.
Enfin bref, çà ne nous regarde pas et de toute façon le couple fonctionnait vraiment je trouve .

Nancy Olson est toujours là et vient de fêter ses 84 ans.
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Profondo Rosso
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Profondo Rosso »

L'Enfer est pour les héros (1962)

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Dans les Ardennes, en 1944, des soldats américains se heurtent à la résistance d'un blockhaus allemand.

Don Siegel réalise un saisissant film de guerre, au croisement des œuvres désespérées des années 50 et d'une modernité apportée celle des années 60. Durant les années 50 en traitant directement où en s'inspirant du contexte de la Guerre de Corée des films comme La Gloire et la peur de Lewis Milestone ou Attack de Robert Aldrich oubliaient le patriotisme de rigueur pour se pencher sur l'humanité et les tourments intérieurs de ces soldats envoyés au front pour une cause floue, chair à canon de politiques insouciant de leur sort ou d'officiers ambitieux. Le script de Robert Pirosh reprend cette idée en présentant longuement dans son introduction les différents membres d'une section démobilisés dans leur tête car pensant bientôt rentrer au pays. Il n'en sera rien puisqu'on leur attribue une mission périlleuse où une poignée d'entre eux devront maintenir la garde face à un bunker allemand bien plus fourni en armes et en hommes en attendant des renforts.

L'ambiguïté naît de l'apparition d'un nouveau membre dans l'escadron, Reese (Steve McQueen). Lui est tout l'inverse de ses camarades, taciturne, éteint et autodestructeur hors de la zone de combat, il est dans son élément et tous les sens en alerte dès que les balles sifflent la guerre étant son terrain de jeu. Steve McQueen est d'un magnétisme glaçant en machine à tuer glaciale, c'est vraiment un fauve en liberté profitant de la guerre pour assouvir ses pulsions violent (cette scène où il trucide longuement un ennemi avec son poignard de boucher...). Siegel l'isole constamment par rapport à ses camarades, par le montage, le cadrage où sa différence est marquée par rapport aux autres (le plan d'ensemble dans l'église où chacun prépare ses bagages quand lui fignole son arme) ou encore lorsque la caméra suis le visage anxieux des autres soldats assis dans le camion avant de s'arrêter sur le sien impassible. Le film annonce ainsi le message contenu dans un film comme Les Douze Salopards d'Aldrich où la guerre est l'affaire de types peu recommandables mais nécessaires (en plus léger on peut penser au Eastwood de Quand les aigles attaquent qui prend un malin plaisir à décimer des hordes de nazi à la mitraillette l'air détaché) pour le sale boulot. Tout le film semble alors le mettre en valeur, justifier ses écarts de brutalité et son insubordination jusqu'à un rebondissement final étonnant qui l'humanise et le montre rongé par le remord après la mort d'un compagnon suite à une de ses initiatives. Le final joue ainsi d'un habile entre deux en le sacrifiant et en en faisant un héros dans le même temps.

Siegel soulève toute ses idées avec l'efficacité qu'on lui connaît, la tension est à son comble avec un rien : ennemi quasi invisible (le Baïonnette au canon de Fuller n'est pas loin dans l'esprit), terrain d'affrontement ouvert et mortel et certaines séquences haletante tel cette traversée d'un champ de mine suffocante. Grand film de guerre ! 5/6
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Profondo Rosso
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Profondo Rosso »

Ça commence à Vera Cruz (1949)

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Poursuivi par le capitaine Blake (William Bendix), le lieutenant Duke Halliday (Robert Mitchum) débarque à Vera Cruz. Ce dernier, accusé d'avoir volé de l'argent à l'armée, doit prouver son innocence au plus vite. La charmante Jane (Jane Greer) lui vient en aide.

The Big Steal est seulement le troisième film d'un Don Siegel débutant mais qui trousse une série B trépidante reflétant bien la décontraction dans laquelle elle a été conçue. Le film sert en effet de justificatif pour faire sortir plus vite de prison un Robert Mitchum en bisbille avec la justice pour possession de marijuana. La RKO lance donc la production dans l'urgence au Mexique, Siegel démarrant le tournage sans sa star et contraint de filmer d'abord toutes les fins de scènes avec William Bendix jusqu'à l'arrivée de Mitchum qui débarquera fin saoul au Mexique.

Le film navigue ainsi constamment entre l'efficacité et la nervosité typique des séries B RKO (le tout dure à peine plus d'une heure sans le moindre temps mort) et une nonchalance des plus agréables qui confère une forme de respiration à l'ensemble ce qui est assez paradoxal dans une histoire reposant sur les courses poursuites. Siegel parvient à cet équilibre en caractérisant toujours ses personnages dans l'action, la mise en scène nerveuse du réalisateur contrebalançant toujours avec l'attitude détachée de ceux-ci (voir le badinage entre Mitchum et Jane Greer en pleine poursuite en voiture échevelée) et donc d'une folle modernité. Le scénario fantaisiste nous rend donc cette bonne humeur contagieuse avec ses bons mots, son Mexique pittoresque et rural, ses autochtones truculents (le chef de police, les deux paysans forts avenant après avoir quand même tenté de détrousser Robert Mitchum) qui viennent nous distraire entre deux bagarres.

Dans ce registre Robert Mitchum est bien sûr parfait, imposant une présence virile et blasée qui se complète bien avec la raideur distinguée d'une Jane Greer qu'on prend plaisir à voir se dérider au cours de l'aventure. C'est cette même tonalité qui distingue les deux méchants avec un Patric Knowles séducteur et menaçant tandis que William Bendix fait plus office de bouffon à ridiculiser. Bien emballé et léger, un modèle du genre. 4,5/6
Bcar
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Bcar »

Tuez Charley Varrick – Don Siegel

Qu’est-ce que c’est bon d’aller au cinoche en se disant qu’on va sans doute tomber sur un bon film assez méconnu qui plus est, et de ressortir avec un grand sourire aux lèvres parce qu’on a vu un film absolument magnifique. C’est ce genre de surprise qui rend si excitante une carrière cinéphilique et comme vous l’aurez devinez Tuez Charley Varrick en est un parfait exemple.
Vu de loin on dirait un petit film de gangster sans doute bien torché parce que Siegel n’est pas manchot (il réalise l’inspecteur Harry l’année d’avant quand même), mais pas de quoi non plus se relever la nuit. Détrompez-vous, ce modeste film noir sans star, se déroulant sous un soleil brulant (c’est assez pour être souligné) est un modèle du genre, alignant comme si de rien n’était les morceaux de bravoures.
Ca commence par un braquage pas banal dans une petite banque du midwest américain, des quatre personnes qui y participent deux sont butés dont la femme de ce brave Charley, trois flics mordront aussi la poussière. En une scène magistralement menée Siegel balance de l’hémoglobine et pose le ton de son film, on est dans un entre deux, c’est à la fois un fiasco et une réussite, les malfaiteurs s’attendant à trouver quelques milliers de dollars récoltent finalement 750 000 milles dollars, seul hic, cet argent appartient à la mafia, commence donc une traque…
Tout ce qui va se développer ensuite est passionnant, des hommes se retrouve face à une évidence, celle de la violence et il leur faudra l’affronter. On est toujours trop nombreux quand il y a des dollars en jeu, il faut dégraisser, Siegel le fait à sa manière dans la mise en scène qui alterne temps fort et temps faible prodigieusement, il y a une vraie rythmique, rappelant une ballade, dans la narration, pourtant il s’en passe des choses. Passionnant Tuez Charley Varrick l’est, mais c’est avant tout un film jubilatoire, c’est un panard dément d’assister à ce jeu du chat et de la souris saupoudrer d’ironie grinçante et de portrait d’homme singulier.
Un vrai bonheur, j’ai bien du mal à comprendre pourquoi on ne parle plus souvent de ce merveilleux film.
PS : Bonheur décuplé par ma solitude dans la salle, on a projeté Charley Varrick just for me et ça c’est cool.
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Rick Blaine
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Rick Blaine »

Bcar wrote:
Tuez Charley Varrick – Don Siegel

assez méconnu qui plus est,
Il ne me semble pas qu'il soit si méconnu. En tout cas il à une assez bonne côté de popularité chez les amateurs de cinéma. Notamment ici, il me semble qu'il est régulièrement cité comme un classique de Siegel.
Ceci dit tu fait bien d'en parler, il faut toujours parler des bons films, celui ci en est un, incontestablement!! :D
Bcar
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Bcar »

Oui tout est relatif, ici comme tu dis il est connu, mais en dehors de ces "murs" je ne suis pas persuadé que lorsqu'on parle de Siegel on cite ce film. D'ailleurs la seule raison qui "justifie" son relatif oubli c'est la qualité de la filmo de Siegel, pas facile d'arriver après Les proies, Dirty Harry, A bout portant...
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Rick Blaine
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Rick Blaine »

Bcar wrote:D'ailleurs la seule raison qui "justifie" son relatif oubli c'est la qualité de la filmo de Siegel, pas facile d'arriver après Les proies, Dirty Harry, A bout portant...
C'est juste, la filmo de Siegel est très riche, mais Charley Varrick me semble être tout à fait à sa place parmi ses meilleures réalisations.
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Federico »

Très envie de revoir ce Tuez Charley Varrick !. Avec Matthau, il est rare de s'ennuyer... :)
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Flol
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Flol »

Découvert il y a 2 mois lors de sa ressortie en salles. Du pur Siegel, c'est-à-dire solide et parfaitement rythmé. Faut dire que globalement, je suis plutôt friand des polars US des 70's (type The Outfit de John Flynn, un autre film très solide).
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Commissaire Juve
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Commissaire Juve »

Après vous avoir lus, je me dis : "tiens, bonne idée..." et je me suis mis aussitôt en quête d'un DVD.

Et là, constatant qu'il n'était plus proposé que sur les marketplaces, je me suis dit que j'avais laissé passer une édition apparemment sympa. :? Je me suis dit aussi que "marketplace" était le mot d'aujourd'hui pour parler du "marché noir"... surtout après avoir été jeter un coup d'oeil sur le site de la RNAC.

Pas de doute, pendant l'Occupation, ces gens se seraient régalés ! :mrgreen:
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by julien »

Bcar wrote:Oui tout est relatif, ici comme tu dis il est connu, mais en dehors de ces "murs" je ne suis pas persuadé que lorsqu'on parle de Siegel on cite ce film.
Le film a était très peu diffusé à la télévision je crois. J'en ignore d'ailleurs la raison, mais effectivement c'est un très bon film, impeccablement scénarisé, avec une intrigue qui semble toujours avoir une longueur d'avance sur ce que connait le spectateur. Il y a pas mal d'humour en plus. J'aime bien en particulier la scène, où à un moment l'un des gros bonnets de la mafia, dos au mur, regarde une vache qui broute paisiblement dans un prés et regrette de ne pas être à sa place.
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"Toutes les raisons évoquées qui t'ont paru peu convaincantes sont, pour ma part, les parties d'une remarquable richesse." Watki.
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Re: Don Siegel (1912-1991)

Post by Federico »

L'admirateur de Siegel que je suis vient d'être pas mal déçu par la découverte de...

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L'enfer est pour les héros (Hell is for heroes 1962)


Aux abords de la Ligne Siegfried, un minuscule escadron d'une poignée d'hommes (qui espéraient être démobilisés) se voit confier la tâche de berner les dernières contre-attaques allemandes en se faisant passer pour bien plus nombreux qu'ils ne sont, dans l'attente des renforts...

Un film de guerre qui a néanmoins le mérite de ne la rendre ni excitante ni bravache (en gros : sexy) puisque si le casting est a priori sympathique, aucun des personnages n'en ressort auréolé ni véritablement attachant. C'était je crois l'un des buts de Siegel et en cela il a réussi. Dès le début, on voit des hommes épuisés qui traînent leur barda, leur ennui et pour certains leurs traumatismes (qui ne seront jamais expliqués mais que l'on devine plus ou moins*). Un ennui et une lassitude malheureusement communicatifs. Même les scènes d'action (escarmouches avec les Allemands, la traversée du terrain miné et l'assaut final du bunker) m'ont laissé dubitatif.
Problème n°1 : Steve McQueen en tête brûlée un peu fracassé et individualiste. Il a surtout l'air à côté de ses Rangers, perpétuellement boudeur. Il semblerait que ce fut le cas sur le plateau où il se serait aliéné tout le monde par son caractère infect.

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Fess Parker (que la post-prod française a renommé... Fier Parker !! :o :mrgreen: ) est sur son ton monocorde habituel de grand machin cool mais transparent, Harry Guardino manque lui aussi cruellement de relief, Bobby Darin joue le petit débrouillard de service qui accumule des babioles et fait ses petites affaires...
Les bonnes trouvailles sont le personnage du jeune réfugié polonais qui rêve de combattre avec les Américains puis de rejoindre leur pays (malheureusement joué avec un enthousiasme assez pénible par Nick Adams) et peut parler sa langue natale avec un GI d'origine polonaise. Et surtout le p'tit gars qui débarque sur le front presque par accident et n'est qu'un simple secrétaire pas du tout aguerri mais se révélera intarissable lorsqu'il s'agira d'occuper les "oreilles" ennemies en simulant des conversations avec l'état-major.

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Je réalise à l'instant que j'ai oublié de citer la présence de James Coburn mais c'est significatif tant il est loin du charisme qu'il montrera plus tard dans un cadre similaire. Reste la curiosité de le voir (brièvement) en compagnie de McQueen, deux ans après Les 7 mercenaires et un avant La grande évasion.
Bref, pas un ratage mais une sensation d'inabouti et de manque de conviction, comme si Siegel avait baissé les bras. Avec les mêmes moyens, je me suis demandé si Fuller n'aurait pas fait infiniment mieux (cf Baïonnettes au canon).

(*) Le personnage de Reese (McQueen), un ex-sous-officier dégradé au simple rang de "private" a le tempérament agressif et suicidaire de celui qui a été trop exposé aux combats. Un état maniaco-dépressif qu'il soigne dans l'alcool. Quant au jeune Polonais, sa haine viscérale des Allemands et son désir tout aussi impérieux de partir vivre au pays de ses libérateurs laissent imaginer que les Nazis ont exterminé ses proches.
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
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