Don Siegel (1912-1991)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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james
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Don Siegel (1912-1991)

Post by james »

EDIT DE LA MODERATION:

Vous pourrez également trouver sur le forum les topics dédiés à

A bout portant - The Killers (1964)
Madigan, Police sur la ville (1968)
Tuez Charley Varrick (1973)
Le dernier des géants (1976)
L'évadé d'Alcatraz (1979)

Ainsi que les "Chroniques Classik" de Ca commence à Vera Cruz - the Big steal (1949)
Duel sans merci - Duel at Silver Creek (1952)
L'invasion des profanateurs de sépulture - Invasion of the body snatchers (1956)
L'inspecteur Harry - Dirty Harry (1971)





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Ce realisateur a tout fait:producteur,assistant real,monteur,etc.... il commence sa carrière de realisateur dans les anneés 40 et continuras a tourneé juqu'au debut des anneés 80.clint eastwood lui dedicace meme en 92 "unforgiven" il fut meme le monteur en 41 du western" la charge fantastique" realisateur de 7 western et de beaucoup de film d'aventure,polar,et meme guerre quels sont pour vous mes chers forumeurs les 5 meilleurs de "don siegel" que vous aimez,merci james :wink:
je suis fana de ce genre ciné,je recherche et propose.merci
james
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Post by james »

en ce qui me concerne voici les film de don siegel que j'aime:
:arrow: duel sans merci
:arrow: le secret du grand canyon
:arrow: les rodeurs de la plaine
:arrow: l'enfer est pour les heros
:arrow: le dernier des geants

et en bonus:ca commence a vera cruz
vala ,james :D
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Julien Léonard
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Post by Julien Léonard »

En se prenant bien la tête, parce que faut avouer que 5 films c'est pas beaucoup (mais je l'ai fais avec Robert Wise, alors honte sur moi aussi :wink: ), j'ai choisi (mais c'est dur) :

-L'inspecteur Harry (le best quand même).
-L'enfer est pour les héros.
-Ca commence à Vera Cruz (ouais, je sais, ce n'est pas de l'avis de tout le monde).
-L'évadé d'Alcatraz.
-Le dernier des géants (l'immense dernier film du Duke).

Voilà, voilà... Au fait, ils repassent "l'inspecteur Harry" bientôt sur France 3 (je reçois le télé7jour le samedi), encore un film qui va être recadré... beuah !
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

1-Madigan
2- Les rodeurs de la plaine
3- Les proies
4- The Big Steal
5- Duel at Silver Creek
Last edited by Jeremy Fox on 15 May 08, 10:13, edited 1 time in total.
james
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Post by james »

Julien Léonard wrote:En se prenant bien la tête, parce que faut avouer que 5 films c'est pas beaucoup (mais je l'ai fais avec Robert Wise, alors honte sur moi aussi :wink: ), j'ai choisi (mais c'est dur) :

-L'inspecteur Harry (le best quand même).
-L'enfer est pour les héros.
-Ca commence à Vera Cruz (ouais, je sais, ce n'est pas de l'avis de tout le monde).
-L'évadé d'Alcatraz.
-Le dernier des géants (l'immense dernier film du Duke).

Voilà, voilà... Au fait, ils repassent "l'inspecteur Harry" bientôt sur France 3 (je reçois le télé7jour le samedi), encore un film qui va être recadré... beuah !
il est vraie que cinq fait un peu court c'est surtout pour avoir un panel de film qui nous ont le plus fait vibré,mais ont pourrais en rajoutez qui sont aussi ecxellent "madigan" j'ai bien aimez aussi,vala james :wink:
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Julien Léonard
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Post by Julien Léonard »

Pour "ça commence à Vera Cruz", ça fait partie des films ou l'on ne peut pas expliquer pourquoi on aime, c'est comme ça... Perso, je trouve la mise en scène particulièrement rythmée (c'est du Siegle tout craché) et Robert Mitchum impeccable, alors...

Jeremy Fox cite "Les proies"... c'est vrai que je l'avais oublié celui-là... dérangeant mais odieusement bon ! :)

Je te conseille vivement "L'enfer est pour les héros", d'autant que le DVD est très bon (enfin je pense)... Steve McQueen y est parfait (une sobriété exemplaire) et l'héroïsme y est humanisé d'excellente manière ! Si je peux me permettre, vas-y, vas-y !
james
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Post by james »

Jeremy Fox wrote:1- Les proies
2- L'inspecteur Harry
3- Le dernier des géants
4- Les rodeurs de la plaine
5- L'invasion des profanateurs de sépulture



Pourriez vous me redire ce que vous pensez de Duel sans merci avant que je ne l'achète en DVD ?

ps : je ne connais pas L'enfer est pour les héros et la revision de Ca commence à Vera Cruz m'a énormément déçu :(
l'enfer est pour les heros certainement l'un des meilleur film de guerre sur l'evocation des combat en europe durant la seconde guerre mondiale dans la ligneé n'oublions pas "attack" de robert aldrich que j'ai adoré,jeremy je possede la zone 1 du film je te la conseille en plus un prix très bas vendu chez "dvdsoon" vala,james :wink:
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Re: donald siegel" don siegel

Post by james »

james wrote:ce realisateur a tout fait;producteur,assistant real,monteur,etc.... il commence sa carrière de realisateur dans les anneés 40 et continuras a tourneé juqu'au debut des anneés 80.clint eastwood lui dedicace meme en 92 "unforgiven" il fut meme le monteur en 41 du western" la charge fantastique" realisateur de 7 western et de beaucoup de film d'aventure,polar,et meme guerre quels sont pour vous mes chers forumeurs les 5 meilleurs de "don siegel" que vous aimez,merci james :wink:
j'ai envie de voir "un sheriff a new-york avec c.eastwood vous en pensez quoi de ce film qui est un western moderne,merci :wink:
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Lord Henry
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Post by Lord Henry »

Sans ordre particulier, cinq pour la forme:

Charley Varrick
Les Proies
L'inspecteur Harry
L'invasion des Profanateurs de Sépulture
Police sur la Ville

Parce qu'ainsi que le proclame l'adage: "chez le Don, tout est bon".

A découvrir, l'un de ses premiers films, The Verdict, avec l'inégalable duo Sydney Greenstreet/Peter Lorre.
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Roy Neary
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Post by Roy Neary »

Les proies
L'inspecteur Harry
L'enfer est pour les héros
L'invasion des profanateurs de sépulture
Tuez Charley Varrick
Sierra Torride


Don Siegel ou toute la noblesse de la série B. 8)
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Jordan White
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Post by Jordan White »

Comme tout le monde ou presque j'aime beaucoup L'inspecteur Harry et L'invasion des profanateurs de sépulture, deux excellentes séries B, très efficaces et dotées d'une solide mise en scène. Pas vu Les Proies, d'aucun considèrent comme son meilleur film.
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Kurtz

Post by Kurtz »

Les proies

j'en ai vu qqes autres (Dirty Harry, l'évadé d'Alcatraz...) mais celui-ci les enfonce tous !

un très grand film.


un western hitchkokien.
Jordan White
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Post by Jordan White »

Il n'est d'aileurs pas très souvent cité L'évadé d'Alcatraz. Boudez-vous ce film, ou ne constitue-t-il pas une référence pour vous ?
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

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Duel sans merci (Duel at Silver Creek , 1952) de Don Siegel
UNIVERSAL


Avec Stephen McNally, Audie Murphy, Faith Domergue, Susan Cabot, Lee Marvin, Gerald Moh,
Scénario : Gerald Drayson Adams et Joseph Hoffman
Musique : Hans J. Slater
Photographie : Irving Glassberg
Un film Leonard Goldstein pour Universal


Sortie USA : 01 aout 1952


Après le petit coup de mou dû au film de Hugo Fregonese, Untamed Frontier, voici la compagnie Universal repartie sur les chapeaux de roue, nous délivrant une série B comme on les aime d'autant qu'elle utilise de beaux extérieurs photographiés en Technicolor, qu'elle ne triche pas avec les transparences et qu'elle en donne pour son argent niveau action ; et on peut dire qu'elle a mis les bouchées double pour nous sortir de la semi-torpeur qui nous avait envahie depuis quelques films. Efficacité, efficacité et efficacité, voici les maîtres mots de cette série B remuante et violente. Même si le scénario de Gérald Drayson Adams ne s'avère pas bien fameux, lorgnant avant tout sur le Serial, la mise en scène d'un nouveau venu dans le genre, Don Siegel, s'avère d'une rare vigueur.


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De dangereux bandits menés par Rod Lacy (Gerald Mohr) sévissent dans la région. Sous la menace, ils forcent les mineurs sans défense à céder leur concession avant de les tuer pour ne pas laisser de témoins de leurs exactions. Le père du jeune Luke Cromwell (Audie Murphy) meurt ainsi alors que son fils allait justement porter à la ville les fruits de leur découverte. De son côté, à Silver City, ayant trouvé une piste, le Marshall 'Lightning' Tyrone (Stephen McNally) part à la poursuite du même gang. Mais, alors qu’il va les appréhender, il se fait blesser à la main et est rapatrié dans un fort afin d’y être soigné. Il se trouve qu’on y amène aussi un autre blessé témoin des agissements des tueurs et ayant pu voir leurs visages. Avant qu’il ne puisse parler, une jeune et jolie femme, Opale (Faith Domergue), se faisant passer pour une infirmière, l’étrangle. De retour dans sa ville, le Marshall apprend que son vieil adjoint et ami a été tué d’une balle dans le dos. Après avoir soupçonné un nouvel arrivant se faisant appeler 'Silver Kid', il comprend son erreur après que ce dernier lui ait expliqué qu’il n’est autre que Luke Cromwell, à la recherche lui aussi des assassins de son père. Ne pouvant plus se servir de sa main blessée et connaissant de réputation la grande habileté au tir de ‘Silver Kid’, il fait de lui son nouvel adjoint. Pas besoin de chercher le gang bien loin car, sous couvert d’honorabilité, il se cache au sein même de la ville : Rod Lacy et sa 'sœur' Opale y tiennent une échoppe. Opale (en fait la petite amie et associée de Rod) use de ses pouvoirs de séduction à l’encontre du Marshall afin de mieux le faire tomber dans des guet-apens mais le Kid veille. Après d’innombrables péripéties et morts violentes, nos deux valeureux héros finiront par mettre fin aux agissements des voleurs de concessions au cours d’un ‘Gunfight’ au milieu des rochers de Silver Creek.


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S’il n’est aucunement gênant de connaître l’intrigue au complet avant de visionner ce film, c’est parce qu’il s’agit d’un western de série avec tout ce que cela implique comme conventions. Conventions que les 'aficionados' du western sont pourtant ravis de retrouver de film en film ; conventions qui participent aussi au charme des films dit "de genre". Pas besoin d’être devin pour immédiatement comprendre que Faith Domergue est vile (elle étrangle un moribond dès sa première apparition !), que Audie Murphy et Susan Cabot finiront dans les bras l’un de l’autre et que les bandits seront mis hors d’état de nuire au final. Mais les amateurs de série B le savent et pour eux, ces 'clichés' ne rentrent pas en ligne de compte dans leur appréciation d’une œuvre. Il faut juste le savoir avant d’entamer la vision de The Duel at Silver Creek mais cela peut aussi s’appliquer à une quantité impressionnante de westerns tournés uniquement dans l’intention de divertir un public avide de spectacle. Nous le savions déjà mais il n'est parfois pas inutile de le répéter : le divertissement comme seul but pour un film n'est pas une chose déshonorante. DVDtalk parle même à propos de ce western de "film too silly to be any good and too unpretentious to dislike" ! Définition un peu dure mais assez explicite pour ce film somme toute très sympathique, pas plus idiot que beaucoup d’autres et que le manque de prétention rend justement plutôt très agréable à regarder.


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Chez Universal, il y eut déjà deux des trois westerns réalisés par Anthony Mann avec James Stewart (Winchester 73 et Les Affameurs) et bien d'autres tout à fait honorables avec des comédiens chevronnés ; mais la véritable star cow-boy du studio à l’époque était bel et bien Audie Murphy, par ailleurs le héros de guerre le plus décoré des Etats-Unis. Après Le Kid du Texas, Kansas en feu (Kansas Raiders) et surtout A Feu et à sang (The Cimarron Kid) de Budd Boetticher, Duel sans merci est avant tout un autre véhicule pour l’acteur au visage poupin même si ce dernier a moins de temps de présence que Stephen McNally, l'acteur principal du mémorable Quand les Tambours s'arrêteront (Apache Drums) de Fregonese sorti l'année précédente. Souvent programmés en double programme avec une comédie de la série Francis ou avec une fantaisie orientale, les westerns avec Audie Murphy faisaient se déplacer les foules qui n’attendaient rien d’autre que de 'l’entertainment', des coups de feu et de l’action. Belle gueule mais au physique trop enfantin, "il souffrit des limites sévères que lui imposèrent son apparence et son image militaire" (Christian Viviani in Le western), en le redécouvrant aujourd'hui, force est de constater que, même limité, son jeu est somme toute plaisant et que beaucoup de ses westerns tiennent assez bien la distance (notamment déjà les films de Kurt Neumann et Budd Boetticher cités ci avant sans oublier le superbe The Red Badge of Courage de John Huston). Dans Duel sans merci, un dialogue entre le Marshall et le barman résume assez bien le 'style' de l’acteur et de son personnage :

- "Tu as entendu parler d’un étranger nommé ‘Silver Kid’, demande le Marshall ?"
- "Oui et je n’aimerais pas me frotter à lui même s’il a l’air d’avoir encore du lait qui lui coule du nez"



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'Silver Kid' se définit lui-même ainsi : "Manier un flingue et jouer au poker, c’est tout ce que je sais faire". Audie Murphy, vêtu de noir des pieds à la tête, possède une certaine classe et les dialogues vifs et incisifs qu’on lui attribue dans le film finissent par nous rendre ce personnage bien attachant. A ses côtés, Stephen McNally s’en tire plutôt pas mal non plus et prouve, après quelques rôles qu’il pouvait être aussi convaincant d’un côté comme de l’autre de la loi. D’ailleurs, fait assez amusant, comme dans Winchester 73, Stephen McNally se retrouvera pour un duel final au sommet de parois rocheuses, mais cette fois, du côté des 'bons', il ne commettra pas la même erreur que face à James Stewart et en sortira vainqueur. La touche féminine est amenée par l'infâme séductrice et meurtrière Faith Domergue (ses moues, haussements de sourcils, de paupières, sa manière de s’exprimer et sa voix langoureuse font parfois étrangement penser à Marilyn) et par la jeune, frêle mais vive Susan Cabot, future égérie de Roger Corman, auparavant spécialisée dans le western pour ses rôles d'indienne, notamment dans deux beaux films de George Sherman (Tomahawk et Au mépris des lois). Dans les seconds rôles nous trouvons entre autres, dans une de ses premières apparitions, l’immense Lee Marvin. Déjà ici, c’est peut-être lui qui laisse l’impression la plus forte et il n’était alors pas difficile de deviner qu’il sortirait du lot tellement son physique et sa présence sont impressionnants. Avec son cigare à la bouche, sa moustache, son chapeau penché et son rictus démoniaque, il est difficile à oublier et la séquence de poker où il se trouve opposé à Audie Murphy est certainement la meilleure du western de Siegel. Le réalisateur lui donnera par la suite un rôle marquant dans The Killers (A bout portant), remake du film de Robert Siodmak dans lequel l’acteur sera terrifiant.


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Après avoir travaillé à la Warner dès 1933 et s’être fait remarquer en tant que monteur de talent, Don Siegel s’est révélé, dès les années 40/50, un spécialiste de la série B par l’efficacité de ses mises en scène, sa direction d’acteur irréprochable et la bonne gestion de ses modestes budgets qu’il ne dépassait que rarement. Après s’être distingué par un court métrage très intéressant, Hitler Lives en 1945 (diffusé par Patrick Brion au Cinéma de minuit) et avoir tourné le sympathique et réjouissant Ca commence à Vera Cruz (The Big Steal), le cinéaste met en scène avec Duel sans merci son 5ème long métrage et son premier western. Duel sans merci se distingue des autres westerns de série Universal sortis jusqu'ici par une escalade de quelques degrés dans la violence aussi bien dans l’action que dans les dialogues. Il n’est dès lors pas étonnant que 20 ans plus tard, ce soit le même cinéaste qui réalise Dirty Harry. Dès les premières images, nous voyons des gros plans d’armes à feu tirant à bout portant sur des victimes sans défense, la fumée sortant du canon après de fulgurantes et sèches détonations. Les hommes, bandits ou prospecteurs, tombent comme des mouches et les cadavres s’amoncellent à une vitesse hallucinante. Siegel est à son affaire quand il s’agit de filmer des chevauchées (à l'aide de superbes et amples mouvements de caméra), des duels, des scènes d’action mais il aurait pu se passer de quelques afféteries qui détonnent par ailleurs comme ce plan de Faith Domergue et Stephen McNally vu de l’intérieur d’une cheminée, derrière le feu crépitant. Comme par hasard, Hugo Fregonese avait déjà eu cette idée quelques semaines auparavant dans Untamed Frontier.


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Ne chipotons pas trop et apprécions comme il se doit ce film bien rythmé, soutenu par une musique bien enlevée de Hans J. Slater (décidément, il faudrait de toute urgence réévaluer ce compositeur), une belle photographie du chef opérateur de Bend of the River, relativement bien interprété et se concluant par un magnifique duel à trois (et non pas un triel mais je vous laisse découvrir pourquoi) suivi par le 'Gunfight' final, le 'duel à Silver Creek' du titre qui est en fait, plutôt qu’un duel, un règlement de comptes entre une horde de hors la loi et le groupe des hommes du shérif dans un cadre rocheux et aride. 'Silver Kid', 'Johnny Sombrero', ‘Brown Eyes', 'Rat Face' et 'Lightning' sont les personnages, aux surnoms aussi conventionnels que l’intrigue, qui vous feront peut-être passer un agréable moment à condition de ne pas trop faire la fine bouche devant une intrigue inutilement compliquée et somme toute banale. En revanche, divertissement assuré pour les fanatiques du genre ; sa rapidité d'exécution, son rythme et sa pêche d'enfer devrait en laisser pantois quelques uns malgré le coup de mou au 2/3 du film !



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Roy Neary
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Jordan White wrote:Il n'est d'aileurs pas très souvent cité L'évadé d'Alcatraz. Boudez-vous ce film, ou ne constitue-t-il pas une référence pour vous ?
Ah non, j'aime beaucoup. Et l'utilisation du décor et le personnage campé par Eastwood. Mais on n'avait le droit qu'à 5 choix. :wink:
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