John Ford (1894-1973)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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allen john
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by allen john »

Jeremy Fox wrote:Aucune actu spéciale sur ce film en ce moment ce qui n'empêche pas une chronique de Marie Stuart par Franck Viale.
Elle est passionnante... Plus que le film, bien sur, mais ça va au-delà!
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Profondo Rosso
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Profondo Rosso »

Les Cavaliers (1959)

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En pleine guerre de Sécession, le colonel Marlowe et son détachement de cavalerie nordiste se lancent dans un raid de sabotage en territoire ennemi. Durant le voyage, Marlowe s'oppose régulièrement au médecin militaire. Dans un périple, ils sont obligés d'emmener avec eux une aristocrate sudiste qui pourrait menacer le succès de la mission. Un autre antagonisme naît entre Marlowe et la Sudiste. Après maintes péripéties, ils arrivent à saboter la principale voie ferrée, à brûler train et coton. Poursuivis par les Sudistes, ils font tout pour leur échapper...

Les Cavaliers constitue une sorte de chaînon à la fois isolé et pouvant tout à fait s'ajouter à la célèbre trilogie de la cavalerie (Le Massacre de Fort Apache (1948), La Charge héroïque (1949) et Rio Grande (1950)). Ce qui l'en détache, c'est l'absence de continuité avec un John Wayne incarnant un tout autre personnage que le Kirby York dont on suivait la carrière militaire tout au long de la trilogie et surtout la période qui traite de la Guerre de Sécession. Grand connaisseur du conflit, Ford aura longtemps caressé le dessein de signer un film évoquant le sujet et ce n'est qu'en fin de carrière qu'il en aura l'occasion avec Les Cavaliers. Malheureusement, un tournage tumultueux (où il fut marqué par la mort accidentelle de son ami cascadeur et collaborateur de longue date Fred Kennedy) et un échec commercial en fera un opus peu estimé par Ford et la critique d'alors. Un constat assez injuste tant le film s'avère un opus passionnant et à la hauteur de la trilogie de la cavalerie dont il partage l'humanisme et le regard contrasté sur l'uniforme.

Le scénario de John Lee Mahin et Martin Rackin transpose les hauts faits du colonel H. Grierson qui en 1863 mena une brigade derrière les lignes ennemies, afin de détruire le maximum de matériel et de moyens de transport et de susciter une diversion aux manœuvres d'envergure du Général Grant sur d'autres fronts. John Wayne incarne dont le personnage renommé colonel Marlowe et le début du film nous le montre se faire confier cette périlleuse mission. La dureté nécessaire à mener à bien pareil périple transparait immédiatement à travers les attitudes du personnage, renforcées lors qu'on inclut à son régiment le Major Hank Kendall (William Holden), médecin militaire qui constitue son exact contraire. Au pragmatisme militaire rigoureux de Marlowe s'oppose donc constamment l'humanisme détaché de l'enjeu de Kendall et ce dès les préparatifs où Marlowe s'arrangerait volontiers d'emmener ses hommes de confiance quel que soit leurs santé quant Kendall s'y opposera. Une différence qui se confirmera dès la première anicroche sur le terrain lorsque Kendall quittera ses blessés pour aider une femme noire à accoucher, un ralentissement impensable pour Marlowe.

Alors que l'on s'attend à cette opposition binaire tout au long du récit, le scénario va s'avérer bien plus subtil. L'ajout forcé de Hannah Hunter (Constance Towers) à la compagnie va ainsi bouleverser le rapport de force. Celle-ci incarne au départ une sorte de cliché de la South Belle, tout à la fois par ses manières précieuses forcées et surtout sa haine farouche des yankees nordistes. Forcé d'enlever cette teigne toute prête à les trahir, Marlowe est forcé d'atténuer sa rudesse au contact de cette présence féminine même s'il lui en fera voir de toutes les couleurs lors de divers moments comiques. Si Kendall s'amuse de cette dame encombrante, Marlowe se montrera plus gêné et emprunté face à une Hannah constamment haine et indignée. Ford tisse ses différences qu'il illustre d'abord dans des péripéties sans conséquences où le regard des uns sur les autres sera progressivement changeant, Hannah étant surprise par l'attitude roublarde et digne à la fois de Marlowe face à deux déserteurs sudistes. Dès lors durant des vrais moments de tension les déchirements n'en seront que plus intenses avec notamment un combat homérique et sanglant dans la ville de New Station. Les conséquences dramatiques du carnage marquent tout autant Hannah découvrant les horreurs de la guerre que Marlowe qui sous la nécessité de la manœuvre souffre du bain de sang qu'elle a nécessité. C'est un moment poignant où les personnages échappent à leurs camp respectif, Hannah brisée mais consciente que les conséquences auraient été tout aussi dramatique en cas de victoire sudiste et Marlowe ayant le triomphe amer et fendant l'armure avec une confession touchante.

Ford parvient donc tout autant à célébrer les valeurs de l'Union que le panache du sud (l'attitude des soldats sudistes feignant la reddition avant l'arrivée des troupes à New Station) tout en en dénonçant les travers. L'attitude obtuse puis digne dans la défaite d'un ancien compagnon d'arme de Kendall laisse ainsi un sentiment ambigu quant à la fierté sudiste qui laisse admiratif tout en interrogeant sur son fanatisme. On aura la même interrogation durant l'attaque des cadets d'une école militaire sudiste, des enfants envoyés dans une attaque désespérée où l'humanisme de Marlowe les sauvera en préférant battre en retraite plutôt que de décimer ces soldats en culottes courtes mais bel et bien armés. Ford offre toutes les variantes possibles à ses morceaux de bravoures dont la mise en scène se plie tout à la fois à l'émotion du moment qu'aux contingences de la mission en cours. On a ainsi un vrai film d'aventures où l'on savourera l'habile montée de suspense et une magistrale gestion de l'espace quand l'instinct et la rigueur de Marlowe qui agence dans l'urgence ses soldats de manière stratégique alors qu'un ennemi inattendu déferle lors de la bataille de New Station. A l'inverse une certaine poésie et une dimension épique nimbe l'assaut des jeunes cadets, l'avancée des frêles silhouettes étant magistralement filmée par Ford dans un saisissant plan d'ensemble sur la plaine.

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Enfin, le caractère héroïque peut enfin s'affirmer lors d'un superbe final désespéré. L'arrivée de la cavalerie initialement prévue au scénario est annulée avec le décès de Fred Kennedy et Ford offrira une bataille finale plus modeste (peut-être pas totalement crédible tant nos héros semble acculé), brutale et où l'humain prend le pas sur le spectaculaire dans l'expression de l'héroïsme avec un John Wayne fabuleux de charisme lors de l'ultime assaut. De même cette dernière scène où il traverse au galop un pont qui explose en arrière-plan est tout simplement somptueuse de puissance évocatrice. Wayne est grandiose, viril et subtilement vulnérable et les échanges avec Constance Towers se font moins disert au fil de leur compréhension et sentiment mutuel pour finalement tout faire passer par le regard (la scène où elle le soigne dans la cabane) même si Marlowe se fend d'un aveux touchant et maladroit lors des adieux. William Holden apporte l'unité et le détachement humaniste paisible quand les deux autres protagonistes devront apprendre à se délester de l'idéologie pour se rapprocher. Une vraie belle réussite de Ford trop mésestimée. 5/6

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Jeremy Fox
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Jeremy Fox »

Profondo Rosso wrote:Les Cavaliers (1959)

Une vraie belle réussite de Ford trop mésestimée. 5/6
8) Je trouve aussi qu'il s'agit d'un de ses films les plus mésestimés.
Strum
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Strum »

En effet, un grand Ford que les Cavaliers, bien d'accord avec vous deux.

Et une belle chronique que celle de Franck Viale sur Mary Stuart.
ithaque
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by ithaque »

dans les westerns de John Ford :
ce que j'aime : l'authenticité du film, l'épaisseur des personnages secondaires, les décors, les prouesses physiques avec les chevaux, le respect pour l'adversaire
ce que je n'aime pas : le patriotisme trop voyant (le pays, la religion, la famille, l'armée)
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Jeremy Fox
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Jeremy Fox »

ithaque wrote: ce que je n'aime pas : le patriotisme trop voyant (le pays, la religion, la famille, l'armée)
Que viennent faire la famille et la religion avec le patriotisme ? Disons que tu as du mal avec les valeurs qu'il défend.
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Jeremy Fox
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Jeremy Fox »

En même temps, Ford sans ces valeurs, ce ne serait plus Ford. Ford sans l'armée c'aurait été me priver de mon film préféré, La Charge héroïque.
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Supfiction
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Supfiction »

Jeremy Fox wrote:
ithaque wrote: ce que je n'aime pas : le patriotisme trop voyant (le pays, la religion, la famille, l'armée)
Que viennent faire la famille et la religion avec le patriotisme ?
ça ne me parait pas totalement déconnant tant religion et nation vont ensemble en Amérique.

Difficile en revanche d'aimer Ford sans aimer l'Amérique (au moins un peu).
Julien Léonard
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Julien Léonard »

ithaque wrote:dans les westerns de John Ford :
ce que j'aime : l'authenticité du film, l'épaisseur des personnages secondaires, les décors, les prouesses physiques avec les chevaux, le respect pour l'adversaire
ce que je n'aime pas : le patriotisme trop voyant (le pays, la religion, la famille, l'armée)
Ah, Ford, c'est certain que c'est tout d'un bloc. :wink:

C'est un regard sur l'Amérique. Mais un regard chargé de folklore, car n'oublions pas que Ford est un authentique fils d'immigrés irlandais. Comme tout immigré dont la greffe réussit, il voue une admiration/fierté à ses deux patries.

Quand on sait à quel niveau Ford plaçait la religion dans sa vie (y compris dans ses propres contradictions d'homme), on n'est pas surpris. Mais il y met une belle hauteur morale (sans moralisme) digne d'intérêt. Pour le reste, il faut évidemment être sensible à ce genre de valeurs. mais ce n’est pas incompatible avec l'expérience de vie qui nous accompagne. Je ne comprenais pas Ford à 14 ans. Mais à 30, je pleure devant presque tous ses films. Sa sensibilité à fleur de peau est magnifique.

Pour l'armée, scindons néanmoins la situation : il admire l'armée, mais déteste la guerre. Ce qui est loin d'être paradoxal, quand on y réfléchit précisément.

Mais bon, avec Ford, on aime ou on n'aime pas. C'est un cinéaste profondément humaniste, avec tout ce que cela véhicule de principes et de codes moraux.
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Strum »

ithaque wrote:ce que je n'aime pas : le patriotisme trop voyant (le pays, la religion, la famille, l'armée)
Tu caricatures les films de Ford, qui est plus réservé et plus subtil que ce que tu en as compris (quels films as-tu vu de lui ?). Ford défendait les individus (y compris les minorités) face aux institutions et ne se faisait pas tellement d'illusions sur ces dernières (ils les a montrées telles qu'il aurait aimé qu'elles soient) même s'il les pensait nécessaires. Il a fait certains films mélancoliques ayant l'armée pour cadre, mais ne s'est jamais privé de la critiquer directement ou indirectement quand il estimait cela juste, davantage que beaucoup de cinéastes de sa génération.

Edit : pas d'accord julien avec l'idée que "Ford est tout d'un bloc". Il ne l'est justement pas. :wink: Pour le reste, effectivement il n'y a pas d'obligation d'aimer le cinéma humaniste et mélancolique de Ford.
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Julien Léonard »

Strum wrote:
ithaque wrote:ce que je n'aime pas : le patriotisme trop voyant (le pays, la religion, la famille, l'armée)
Tu caricatures les films de Ford, qui est plus réservé et plus subtil que ce que tu en as compris. Ford défendait les individus (y compris les minorités) face aux institutions et ne se faisait pas tellement d'illusions sur ces dernières (ils les a montrées telles qu'il aurait aimé qu'elles soient) même s'il les pensait nécessaires. Il a fait certains films mélancoliques ayant l'armée pour cadre, mais ne s'est jamais privé de la critiquer directement ou indirectement quand il estimait cela juste, davantage que beaucoup de cinéastes de sa génération.

Edit : pas d'accord julien avec l'idée que "Ford est tout d'un bloc". Il ne l'est justement pas. :wink: Pour le reste, effectivement il n'y a pas d'obligation d'aimer le cinéma humaniste et mélancolique de Ford.
Quand je disais "tout d'un bloc", c'est que l'homme est un peu à "prendre ou à laisser", émotionnellement parlant (on a rarement des réserves sur son cinéma... les gens que je connais aiment ou détestent). :) Il signifie tellement de choses (c'est un cinéaste hors norme) que rien, chez lui, n'est jamais lié à autre chose sans une ou plusieurs raisons valables à cela. Et Ford, c'est aussi le paradoxe, ainsi que l'acceptation de l'ambiguïté. Dans toute sa splendeur. C'est très humain, en fait.

Pour le reste, tu te doutes bien que je signe mot pour mot ce que tu dis. C'est un cinéaste subtil (c'est une idée que j'ai rabâché sans relâche dans toutes les chroniques que j'ai pu faire à son propos sur le site), et dont la mélancolie habite chaque film, au fil d'une carrière riche en rebondissements et extrêmement cohérente.
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Strum »

Julien Léonard wrote:Quand je disais "tout d'un bloc", c'est que l'homme est un peu à "prendre ou à laisser", émotionnellement parlant (on a rarement des réserves sur son cinéma... les gens que je connais aiment ou détestent). :) Il signifie tellement de choses (c'est un cinéaste hors norme) que rien, chez lui, n'est jamais lié à autre chose sans une ou plusieurs raisons valables à cela. Et Ford, c'est aussi le paradoxe, ainsi que l'acceptation de l'ambiguïté. Dans toute sa splendeur. C'est très humain, en fait.

Pour le reste, tu te doutes bien que je signe mot pour mot ce que tu dis. C'est un cinéaste subtil (c'est une idée que j'ai rabâché sans relâche dans toutes les chroniques que j'ai pu faire à son propos sur le site), et dont la mélancolie habite chaque film, au fil d'une carrière riche en rebondissements et extrêmement cohérente.
On est bien d'accord. :)

De toute façon, aborder Ford par le biais des valeurs comme le fait ithaque, c'est un peu une hérésie cinématographique (enfin, le terme est un peu fort, disons que c'est dommage). Ford, c'est d'abord un génie de l'image, de la composition du plan, le plus grand esthète mélancolique du cinéma. Visuellement, plusieurs de ses films sont sublimes. Il faut l'aborder par le versant de la beauté. C'est par la beauté de ses images, qu'il crée ce sentiment de mélancolie, comme s'il voulait arrêter l'écoulement du temps, et empêcher le monde de se défaire, par la beauté de son monde mélancolique dont il sait qu'il n'est pas la réalité.
Last edited by Strum on 24 Feb 16, 07:52, edited 1 time in total.
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Julien Léonard »

Strum wrote:
Julien Léonard wrote:Quand je disais "tout d'un bloc", c'est que l'homme est un peu à "prendre ou à laisser", émotionnellement parlant (on a rarement des réserves sur son cinéma... les gens que je connais aiment ou détestent). :) Il signifie tellement de choses (c'est un cinéaste hors norme) que rien, chez lui, n'est jamais lié à autre chose sans une ou plusieurs raisons valables à cela. Et Ford, c'est aussi le paradoxe, ainsi que l'acceptation de l'ambiguïté. Dans toute sa splendeur. C'est très humain, en fait.

Pour le reste, tu te doutes bien que je signe mot pour mot ce que tu dis. C'est un cinéaste subtil (c'est une idée que j'ai rabâché sans relâche dans toutes les chroniques que j'ai pu faire à son propos sur le site), et dont la mélancolie habite chaque film, au fil d'une carrière riche en rebondissements et extrêmement cohérente.
On est bien d'accord. :)

De toute façon, aborder Ford par le biais des valeurs comme le fait ithaque, c'est un peu une hérésie cinématographique. Ford, c'est d'abord un génie de l'image, de la composition du plan, le plus grand esthète mélancolique du cinéma. Visuellement, plusieurs de ses films sont sublimes. Il faut l'aborder par le versant de la beauté. C'est par la beauté de ses images, qu'il crée ce sentiment de mélancolie, comme s'il voulait arrêter l'écoulement du temps, et empêcher le monde de se défaire, par la beauté de son monde mélancolique dont il sait qu'il n'est pas la réalité.
C'est vrai que cela correspondrait à pas mal de ses films. Là, comme ça, ce que tu dis me fait penser aux Hommes de la mer et aux Sacrifiés... Et pas "que" d'ailleurs. Cette façon de "stopper" l'écoulement du temps, comme tu dis, de laisse son univers en apesanteur.
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Re: John Ford (1894-1973)

Post by Supfiction »

Strum wrote: la beauté de son monde mélancolique dont il sait qu'il n'est pas la réalité.
A part Liberty Valance qui évoque ce point, à quoi fais-tu référence ?
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Jeremy Fox
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Re: John Ford (1894-1973)

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Supfiction wrote:
Strum wrote: la beauté de son monde mélancolique dont il sait qu'il n'est pas la réalité.
A part Liberty Valance qui évoque ce point, à quoi fais-tu référence ?
Beaucoup de ses films et notamment La Charge héroïque par exemple, description très "romantisée" (pour mon plus grand bonheur) de la vie militaire.