André de Toth (1913-2002)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

User avatar
Arn
Assistant opérateur
Posts: 2501
Joined: 19 Oct 17, 16:32

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Arn »

Après avoir vu et bien apprécié La rivière de nos amours (même si j'ai mes réserves sur certains passages...) j'ai bien envie de continuer la découverte de ce cinéaste par un de ces plus renommés à savoir La chevauchée des bannis. J'ai vu qu'il était sorti en HD en 2015 en angleterre chez MoC, et cette année en allemagne (avec apparemment des sous titres anglais). Une chance de le voir débarquer en France ? Et si rien à l'horizon, un conseil entre ces deux éditions ?
User avatar
Alexandre Angel
Une couille cache l'autre
Posts: 10390
Joined: 18 Mar 14, 08:41

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Alexandre Angel »

Il y a aussi le dvd Wild Side avec un livret. L'objet est bien et la copie est belle. J'adore les beaux BR mais je continue d'aimer les beaux dvd.
User avatar
Rick Blaine
Charles Foster Kane
Posts: 21415
Joined: 4 Aug 10, 13:53
Last.fm
Location: Paris

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Rick Blaine »

Alexandre Angel wrote:Il y a aussi le dvd Wild Side avec un livret. L'objet est bien et la copie est belle. J'adore les beaux BR mais je continue d'aimer les beaux dvd.
Oui c'est un bel objet, une bonne copie, pas forcément nécessaire d'aller chercher plus loin je pense.

Et film merveilleux bien sur.
User avatar
Arn
Assistant opérateur
Posts: 2501
Joined: 19 Oct 17, 16:32

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Arn »

Ok parfait, merci du conseil :)
Last edited by Arn on 23 Jul 20, 10:09, edited 1 time in total.
User avatar
la_vie_en_blueray
Décorateur
Posts: 3855
Joined: 30 Jan 17, 19:26

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by la_vie_en_blueray »

Ca dépend de la taille de ton écran.

Mais c'est vrai que pour ceux qui n'enlevent même pas le cellophane de leur achat, le DVD suffit bien :wink:
User avatar
Arn
Assistant opérateur
Posts: 2501
Joined: 19 Oct 17, 16:32

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Arn »

Très bon La chevauchée des bannis. L'ambiance, le ton et surtout les personnages moins lisse voir plus ambigües que ce qu'on trouve souvent dans le western classique m'a bien plu. Même si comme le dis la critique du site, cela a déjà été vu ailleurs auparavant (comme l'environnement de neige) ça n'en reste pas moins plaisant. Mais au delà de ça c'est surtout très bien fichu, notamment les moments de tensions qui fonctionne très bien (la scène de danse, ou le final).
Je pense que je vais aller voir du côté de ses films noirs aussi.
User avatar
Rick Blaine
Charles Foster Kane
Posts: 21415
Joined: 4 Aug 10, 13:53
Last.fm
Location: Paris

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Rick Blaine »

Arn wrote: Je pense que je vais aller voir du côté de ses films noirs aussi.
Voit Chasse au gang :)
Garanti sur facture.
User avatar
Arn
Assistant opérateur
Posts: 2501
Joined: 19 Oct 17, 16:32

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Arn »

Rick Blaine wrote:
Arn wrote: Je pense que je vais aller voir du côté de ses films noirs aussi.
Voit Chasse au gang :)
Garanti sur facture.
C'est noté. Mais fait gaffe le DVD n'est pas donné :mrgreen: (bon en vrai du coup tu risques pas grand chose :fiou: )
Merci ;)
User avatar
Rick Blaine
Charles Foster Kane
Posts: 21415
Joined: 4 Aug 10, 13:53
Last.fm
Location: Paris

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Rick Blaine »

Il était pas cher avant ! :mrgreen:
Je prends pas trop de risque normalement, on tente. :lol:
User avatar
Jeremy Fox
Shérif adjoint
Posts: 92647
Joined: 12 Apr 03, 22:22
Location: Contrebandier à Moonfleet

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Jeremy Fox »

Rick Blaine wrote:
Arn wrote: Je pense que je vais aller voir du côté de ses films noirs aussi.
Voit Chasse au gang :)
Garanti sur facture.

Je plussoie 8) mais je ne rembourse pas :uhuh:
User avatar
Michel2
Doublure lumière
Posts: 465
Joined: 19 Jun 16, 04:59

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Michel2 »

J'ajoute ma voix au concert des louanges (tout en revendiquant moi aussi mon insolvabilité), Crimewave/Chasse au gang est un excellent film noir, sec, nerveux et totalement dépourvu de gras. Outre ses nombreuses qualités cinématographiques, il laisse aussi voir ce qu'était le Los Angeles des années 50 (aujourd'hui en grande partie disparu) puisque le film a été principalement tourné en décors naturels.
kiemavel
Assistant opérateur
Posts: 2189
Joined: 13 Apr 13, 09:09

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by kiemavel »

... et je relance d'un : Pitfall (1948), film noir selon moi aussi bon que Crime Wave. Et un vrai film noir, l'autre étant plutôt un policier pseudo-docu. Dans Pitfall, il y a notamment un privé, une (fausse) femme fatale, etc ... un excellent quatuor : Dick Powell, Lizabeth Scott, Jane Wyatt, Raymond Burr ... et -reconnaissables entre tous - les dialogues incisifs de William Bowers (non crédité)

Seul inconvénient, c'est un peu moins facile à voir (pas d'édition française ). ça roupille toujours chez les éditeurs ... Parmi les films noirs avec Dick Powell, on attend aussi : To The Ends of the Earth (Opium) et surtout Cry Danger (L'implacable), lui aussi dialogué par Bowers.

J'avais donné un avis plus détaillé sur le film, ici :
http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... 7#p2306667
User avatar
Profondo Rosso
Howard Hughes
Posts: 16670
Joined: 13 Apr 06, 14:56

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Profondo Rosso »

L'orchidée blanche (1947)

Image

Epuisée au terme d'une longue tournée mondiale, la célèbre concertiste Karen Duncan se voit admise dans un sanatorium suisse. Bien qu'atteinte de la tuberculose et sachant que la précédente patiente de la chambre 17 qu'elle occupe en est morte, elle ne continue pas moins à profiter des plaisirs de l'existence. Une attitude dangereuse que désapprouve le Dr Stanton.

L'Orchidée blanche est une curiosité dans la filmographie d'un André de Toth qu'on connaît plus dans un registre musclé que ce soit dans le film noir, le western ou le film de guerre. Il donne ici dans le mélo et plus précisément dans le Women Pictures à la Bette Davis ou Joan Crawford où il va diriger Barbara Stanwyck. Le postulat (adapté d'un roman de Erich Maria Remarque) est d'ailleurs voisin d'un des grands rôles de Bette Davis avec Victoire sur la nuit de Edmund Goulding (1939). Barbara Stanwyck incarne une jeune pianiste admise en sanatorium après une tournée harassante. Son médecin (David Niven) prévenant mais ferme la préserve du moindre effort et émotion forte, lui dissimulant le mal mortel dont elle souffre. L'intérêt du film est de, fort des appétences habituelles de de Toth, imprégner le récit d'une atmosphère plus inquiétante se rapprochant du thriller ou du film noir. Le but est d'adopter le point de vue de Karen (Barbara Stanwick) rongée par l'angoisse quant à son mal. Le sanatorium devient ainsi parfois un décor mystérieux et inquiétant, teinté de bruit étranges la nuit venue. Sous le confort apparent, la blancheur immaculée des espaces dissimule une aura de mort constante. On le ressent par les dialogues implicites éludant la mort d'anciens pensionnaires (les bruits nocturnes correspondant justement à l'évacuation des disparus), par la souffrance des malades que l'on éloigne du regard de Karen (les quintes de toux douloureuses réduites à des bruits hors-champs) et bien sûr le ton protecteur, étouffant et secret du Docteur Stanton (David Niven) cherchant à préserver le moral de sa patiente pour sa guérison.

Tout cela crée un climat anxiogène où de Toth use d'une mise en scène oppressante pour traduire la fébrilité palpable de Karen. Cela amène même une forme d'ambiguïté dans sa relation avec Stanton où l'on ressent une issue amoureuse alors qu'il fait montre de la même fermeté et attention avec toute les patientes. Incertaine dans son rapport à cet environnement et ceux qu'elle y côtoie, Karen choisit l'échappatoire séduisant qu'est Paul Clermont (Richard Conte) dans un tourbillon de fête et d'alcool. Le film tient entièrement sur les épaules d'une formidable Barbara Stanwyck qui fait magnifiquement ressentir le désespoir sous les élans joyeux, le suicide en germe sous l'ivresse. C'est par elle que passe toute cette nuance d'émotions contradictoires dans un film intéressant mais manquant d'un certain lyrisme pour fonctionner complètement. André de Toth ne choisit pas vraiment entre une approche feutrée ou plus flamboyante l'ensemble parait un peu étriqué tant en termes de décor que d'ambiances. Le film fut en effet limité dans ses intentions à cause des problèmes financiers que rencontrait la compagnie Enterprise Productions. Le tournage dispendieux de Arc de Triomphe de Lewis Milestone (1948) obligea de Toth à tourner en studio plutôt que dans les Alpes suisse de l'histoire. Entre autres ennuis le tournage commença avec Robert Stack qui malade dû être remplacé par Richard Conte au bout de 15 jours, et un incendie brûla une partie de la bobine, éliminant ainsi des éléments qui auraient peut-être rendu l'ensemble plus fluide. Malgré ce côté bancal, le film reste un mélodrame plaisant notamment grâce à l'implication de son casting (David Niven très bon également). 4/6
User avatar
Sybille
Assistant opérateur
Posts: 2084
Joined: 23 Jun 05, 14:06

Re: André de Toth (1913-2002)

Post by Sybille »

J'avais plutôt apprécié ce film vu y a plusieurs années (un revisionnage s'impose, j'ai le dvd).
J'ignorais que Robert Stack avait commencé ; d'après le peu de souvenirs qui me reste du rôle, j'ai l'impression que Richard Conte y était plus adapté.