François Truffaut (1932-1984)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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les premiers films de Truffaut : le meilleur ?

Les 400 coups
52
41%
Tirez sur le pianiste
4
3%
Jules et Jim
9
7%
La peau douce
30
24%
Baisers volés
18
14%
Fahrenheit 451
5
4%
La mariée était en noir
9
7%
 
Total votes: 127

Federico
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Federico »

La même année que La peau douce, Jean Aurel réalisera De l'amour, libre adaptation de Stendhal qui contient d'étonnants parallèles avec le film de Truffaut. Enfin, un surtout, à la fin que je laisse découvrir (et je veux bien être pendu si les deux réalisateurs, très proches amis ne se sont pas entendus là-dessus, chacun tournant la séquence à sa façon).
The difference between life and the movies is that a script has to make sense, and life doesn't.
Joseph L. Mankiewicz
Amarcord
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Amarcord »

Federico wrote:La même année que La peau douce, Jean Aurel réalisera De l'amour, libre adaptation de Stendhal qui contient d'étonnants parallèles avec le film de Truffaut. Enfin, un surtout, à la fin que je laisse découvrir (et je veux bien être pendu si les deux réalisateurs, très proches amis ne se sont pas entendus là-dessus, chacun tournant la séquence à sa façon).
Tiens ! J'ai ce film depuis belle lurette, mais jamais regardé... ça me donne envie, ce parallèle (La Peau douce étant l'un des films de Truffaut pour lesquels j'ai le plus d'affection).
Et pour ceux qui voudraient se faire une idée, De l'amour (film au casting très tentant, par ailleurs) est dispo pour une bouchée de pain, ici : >> http://www.cdiscount.com/dvd/dvd-drame- ... 19854.html
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Federico
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Federico »

Amarcord wrote:
Federico wrote:La même année que La peau douce, Jean Aurel réalisera De l'amour, libre adaptation de Stendhal qui contient d'étonnants parallèles avec le film de Truffaut. Enfin, un surtout, à la fin que je laisse découvrir (et je veux bien être pendu si les deux réalisateurs, très proches amis ne se sont pas entendus là-dessus, chacun tournant la séquence à sa façon).
Tiens ! J'ai ce film depuis belle lurette, mais jamais regardé... ça me donne envie, ce parallèle (La Peau douce étant l'un des films de Truffaut pour lesquels j'ai le plus d'affection).
Et pour ceux qui voudraient se faire une idée, De l'amour (film au casting très tentant, par ailleurs) est dispo pour une bouchée de pain, ici : >> http://www.cdiscount.com/dvd/dvd-drame- ... 19854.html
En ce qui me concerne (je ne prêche là que pour ma très païenne paroisse :wink: ), plus "tentant" comme casting, je ne connais pas.

http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... l#p1971056
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ballantrae
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by ballantrae »

Le vote devrait inclure Les deux anglaises, à mon sens le film le plus impressionnant et le plus dense d'une filmo qui cumule les perles.
Truffaut le définissait ainsi "plutôt qu'un film sur l'amour physique, j'ai essayé de faire un film physique sur l'amour."
c'est la seconde fois que FT adapte HP Roché après jules et jim et la réussite me semble encore plus éblouissante tant Truffaut réussit à prendre en charge la littérarité d'un texte complexe se structurant en entremêlant journaux intimes et lettres.
Et puis il y a cette impression de fraîcheur, de découverte des émois à laquelle succède une impression de gâchis assez terrible que JP Léaud fait passer admirablement.
La musique de Delerue est sublime et accompagne un film aux fulgurances visuelles très surprenantes pour un film en costumes.
Desplechin se souviendra particulièrement de ce film pour son chef d'oeuvre Esther Kahn et le signifiera par l'usage de la voix off, des fondus au blanc ou de la partition-pastiche d'Howard Shore.
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Amarcord »

ballantrae wrote:Le vote devrait inclure Les deux anglaises, à mon sens le film le plus impressionnant et le plus dense d'une filmo qui cumule les perles.
Truffaut le définissait ainsi "plutôt qu'un film sur l'amour physique, j'ai essayé de faire un film physique sur l'amour."
c'est la seconde fois que FT adapte HP Roché après jules et jim et la réussite me semble encore plus éblouissante tant Truffaut réussit à prendre en charge la littérarité d'un texte complexe se structurant en entremêlant journaux intimes et lettres.
Et puis il y a cette impression de fraîcheur, de découverte des émois à laquelle succède une impression de gâchis assez terrible que JP Léaud fait passer admirablement.
La musique de Delerue est sublime et accompagne un film aux fulgurances visuelles très surprenantes pour un film en costumes.
Desplechin se souviendra particulièrement de ce film pour son chef d'oeuvre Esther Kahn et le signifiera par l'usage de la voix off, des fondus au blanc ou de la partition-pastiche d'Howard Shore.
Je salue la cohérence du propos : Les Deux Anglaises et Jules et Jim sont sans doute les deux films de Truffaut que j'aime le moins... Et Esther Kahn est pour moi le pire film de Desplechin (que j'adore, par ailleurs) ! :oops: :( La preuve sans doute qu'il y a bien des concordances là-dedans ! :wink:
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Strum »

ballantrae wrote:Le vote devrait inclure Les deux anglaises, à mon sens le film le plus impressionnant et le plus dense d'une filmo qui cumule les perles.
Truffaut le définissait ainsi "plutôt qu'un film sur l'amour physique, j'ai essayé de faire un film physique sur l'amour."
c'est la seconde fois que FT adapte HP Roché après jules et jim et la réussite me semble encore plus éblouissante tant Truffaut réussit à prendre en charge la littérarité d'un texte complexe se structurant en entremêlant journaux intimes et lettres.
Et puis il y a cette impression de fraîcheur, de découverte des émois à laquelle succède une impression de gâchis assez terrible que JP Léaud fait passer admirablement.
La musique de Delerue est sublime et accompagne un film aux fulgurances visuelles très surprenantes pour un film en costumes.
Desplechin se souviendra particulièrement de ce film pour son chef d'oeuvre Esther Kahn et le signifiera par l'usage de la voix off, des fondus au blanc ou de la partition-pastiche d'Howard Shore.
En l'occurence, si les choix de vote n'incluent pas Les Deux Anglaises (que j'aime beaucoup également et que je préfère à Jules et Jim) c'est parce que le vote ne portait que sur les "premiers films de Truffaut". La liste ne comprend ainsi que ses 7 premiers films, si je ne m'abuse. :wink:
Amarcord
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Amarcord »

Strum wrote:
ballantrae wrote:Le vote devrait inclure Les deux anglaises, à mon sens le film le plus impressionnant et le plus dense d'une filmo qui cumule les perles.
Truffaut le définissait ainsi "plutôt qu'un film sur l'amour physique, j'ai essayé de faire un film physique sur l'amour."
c'est la seconde fois que FT adapte HP Roché après jules et jim et la réussite me semble encore plus éblouissante tant Truffaut réussit à prendre en charge la littérarité d'un texte complexe se structurant en entremêlant journaux intimes et lettres.
Et puis il y a cette impression de fraîcheur, de découverte des émois à laquelle succède une impression de gâchis assez terrible que JP Léaud fait passer admirablement.
La musique de Delerue est sublime et accompagne un film aux fulgurances visuelles très surprenantes pour un film en costumes.
Desplechin se souviendra particulièrement de ce film pour son chef d'oeuvre Esther Kahn et le signifiera par l'usage de la voix off, des fondus au blanc ou de la partition-pastiche d'Howard Shore.
En l'occurence, si les choix de vote n'incluent pas Les Deux Anglaises (que j'aime beaucoup également et que je préfère à Jules et Jim) c'est parce que le vote ne portait que sur les "premiers films de Truffaut". La liste ne comprend ainsi que ses 7 premiers films, si je ne m'abuse. :wink:
Oui, c'est bien ça... On peut d'ailleurs s'étonner de ce choix arbitraire : pourquoi s'arrêter à La Mariée était en noir ? Pourquoi 7 films ? Pour un topic dédié à "tout" Truffaut, il aurait été intéressant de connaître les votes pour les autres films (je pense notamment à mes deux préférés : La Nuit américaine et Vivement dimanche !).
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Strum »

Amarcord wrote:il aurait été intéressant de connaître les votes pour les autres films (je pense notamment à mes deux préférés : La Nuit américaine et Vivement dimanche !).
C'est gentil de te proposer pour ouvrir le topic ! :D
ballantrae
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by ballantrae »

Par ailleurs, j'ai tout de même voté (pour jules et jim).
Amarcord, je te trouve très injuste avec les deux Roché qui me semblent parmi les oeuvres de FT alliant à la fois l'ambition formelle et l'aveu intime (indirect contrairement aux Doinel). Une ambition semblable anime La chambre verte.
Par ailleurs, je crois que j'aime tout truffaut que ce soient ses séries noires(j'adore La mariée et vivement dimanche!), ses opus autobiographiques, ses chroniques (les majeures comme la nuit américaine et les mineures comme L'argent de poche), ses reconstitutions historiques (Adèle H possède un souffle romantique et une force d'évocation intacts, l'enfant sauvage est un film parfait, un bel "objet" équilibré, serein, pensé).
Le seul que je n'arrive pas à aimer c'est une belle fille comme moi étonnamment lourd, appuyé, peu drôle malgré une belle brochette d'acteurs.
Amarcord
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Amarcord »

ballantrae wrote:Amarcord, je te trouve très injuste avec les deux Roché qui me semblent parmi les oeuvres de FT alliant à la fois l'ambition formelle et l'aveu intime (indirect contrairement aux Doinel). Une ambition semblable anime La chambre verte.
Par ailleurs, je crois que j'aime tout truffaut que ce soient ses séries noires(j'adore La mariée et vivement dimanche!), ses opus autobiographiques, ses chroniques (les majeures comme la nuit américaine et les mineures comme L'argent de poche), ses reconstitutions historiques (Adèle H possède un souffle romantique et une force d'évocation intacts, l'enfant sauvage est un film parfait, un bel "objet" équilibré, serein, pensé).
Le seul que je n'arrive pas à aimer c'est une belle fille comme moi étonnamment lourd, appuyé, peu drôle malgré une belle brochette d'acteurs.
J'aime aussi tout Truffaut, je pense, mais disons que les adaptations des deux Roché sont parmi ses films qui me touchent le moins, que je revois le moins souvent, et avec le moins de plaisir de toute façon. Je préfère largement les Doinel (en plus des 2 que je citais plus haut), ainsi que certains films considérés comme "ratés" (La Mariée était en noir ou La Sirène du Mississippi, par exemple. J'ai une affection particulière pour Une belle fille comme moi, essentiellement à cause de Bernadette, que je trouve toujours chouette (elle est facile, celle-là !) de toute façon. Mais c'est vrai que le film en lui-même est finalement difficile à cerner, pour moi. Globalement, il m'est quand même assez sympathique, j'ai envie de le défendre.
Strum wrote:
Amarcord wrote:il aurait été intéressant de connaître les votes pour les autres films (je pense notamment à mes deux préférés : La Nuit américaine et Vivement dimanche !).
C'est gentil de te proposer pour ouvrir le topic ! :D
Qui parle d'ouvrir un autre topic ? :wink: C'est ici que devrait se trouver "tout" Truffaut ! Je parlais bien de ce topic-ci, qui me paraît déjà très bien (manquent juste les films "post-mariée", dans le vote !) :mrgreen: :wink:
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Profondo Rosso
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Profondo Rosso »

Fahrenheit 451 (1966)

Dans une société dystopique où la connaissance est considérée comme un danger, les livres sont interdits. Le métier de Guy Montag consiste à les repérer et à les détruire par le feu. Mais un jour, sa rencontre avec Clarisse le pousse à remettre son activité en question.

Fahrenheit 451
est un films les plus atypiques de Truffaut, marquant pas mal de première pour le réalisateur en étant notamment son premier film en anglais et tourné à l'étranger, son premier film en couleur et surtout sa seule incursion dans la science-fiction (si on excepte sa participation en tant qu'acteur au Rencontre du troisième type de Spielberg), genre qu'il n'affectionne guère. C'est clairement l'argument passionnant du roman de Ray Bradbury qui emballe cet amoureux des livres qu'est François Truffaut pour qui la production sera un chantier de longue haleine, le contraignant face à ce projet trop couteux à tourner aux studio de Pinewood avec des capitaux américain. Il doit donc tourner avec une équipe entièrement anglaise et modifier son casting de départ (Belmondo puis Aznavour furent envisagé en Montag) pour finalement opter pour Oskar Werner qu'il dirigea dans Jules et Jim et Julie Christie superstar depuis Docteur Jivago sorti l'année précédente.

Dans ce contexte peu familier, le film détone donc grandement au premier abord dans la filmographie de Truffaut. Le livre se déroulant dans un futur proche et indéterminé, l'esthétique de la ville et de cette société s'orne finalement d'une imagerie au style assez contemporain. Truffaut croise ainsi son visuel imprégné du réalisme du quotidien avec un aspect pop art où les barres d'immeuble ordinaires assaillies par les pompiers se croise aux quartiers pavillonnaires dont l'architecture des habitats s'avère plus fouillée que de coutume. Il en va de même pour les intérieurs où le mobilier le plus austère côtoie les éléments les plus futuristes qui, s'ils s'avèrent visionnaires (l'écran plat géant trônant au milieu du salon) datent indéniablement l'ensemble comme le fameux monorail aérien. Certains éléments visuels très psychédéliques donnent également une identité inédite au film et trahissent peut-être de l'influence du cadre où opérait Truffaut. L'humour grinçant typiquement anglais lorsque les infirmiers viennent désintoxiquer la femme de Montag surprend, tout comme le jeu de couleur frénétique et l'image accélérée lors des mission des pompiers et les effets de montages lors d'une scène d'amour entre Werner et Julie Christie rappellent les futurs expérimentations d'un certain Nicolas Roeg, ici directeur photo.

Truffaut fait pourtant le film sien notamment par son approche plutôt fidèle mais néanmoins personnelle de la fable de Bradbury. L'auteur s'inspirait grandement du Mcarthysme en cours lors de la parution du livre par son climat paranoïaque et Truffaut dont une partie de l'enfance coïncida avec l'occupation allemande y intègre cette facette. L'uniforme noir des pompiers, leur physiques dans l'ensemble très typé aryen et certaines gestuelle et salut très typés renforcent cette idée d'allégorie nazie. Oskar Werner en fonctionnaire zélé est remarquable et instille avec talent le doute et le malaise dans le regard impassible de son personnage, Truffaut créant le malaise par son montage répétitif jouant sur le quotidien répétitif et morne d'une existence sans éclats. La grande idée, c'est le double rôle de Julie Christie qui joue l'épouse de Montag et Clarisse la jeune fille qui va lui ouvrir les yeux. En voyant un même visage tour à tour éteint, abruti par les médicaments et la télévision s'animer ensuite d'une fougue juvénile et de passion pour l'érudition, l'allégorie s'en trouve renforcée et l'actrice est une nouvelle fois parfaite dans ce double registre.

Le film perd d'ailleurs de plus en plus en plus de ce côté froid et feutré plus la conclusion approche (annoncé par l'impossibilité désormais pour Montag de monter et descendre la rampe comme un automate qu'il n'est plus), l'ensemble adoptant un ton de plus en plus onirique que ce soit dans la cauchemardesque séquence d'immolation où le superbe final en campagne avec cette bien belle idée des hommes livres magnifiquement illustrée par Truffaut. D'autres éléments plus sous-jacent tel le générique parlé et pas écrit ou encore le choix des couvertures de livres calcinées (dont un exemplaire des Cahiers du Cinéma) placent définitivement ce Fahrenheit 451 comme une réussite et un vrai film de Truffaut malgré sa confection étonnante. 4,5/6
Federico
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Federico »

Re-diffusion d'une archive passionnante, extraite d'une série d'émission intitulée "Impromptu de vacances" avec un long entretien avec la Truffe qui parle de son amour de la musique (Trénet en tête), de son enfance sous l'Occupation, de sa plus grande facilité à faire tourner des enfants que des adultes, de Michel Simon, Jean Renoir, Guitry, Georges Delerue, Godard (alors - sic - son meilleur ami de cinéma) etc. Il fait des remarques qui restent d'une très grande justesse (et même carrément visionnaires) sur la délinquance juvénile et sa représentation par une certaine presse. Cet entretien fut diffusé pour la 1ère fois le 15/07/1965 mais il semble avoir été enregistré plutôt vers 1962 puisque Truffaut n'évoque que ses trois premiers longs-métrages et qu'on entend juste avant la fin un extrait d'Une femme est une femme de Godard.

http://www.franceculture.com/emission-f ... 08-12.html
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Joseph L. Mankiewicz
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Federico »

Dans le cadre de l'hommage d'Arte à Truffaut (qui aurait 80 ans cette année :shock: ), l'excellent Luc Lagier s'est fendu d'un de ses petits "recut" de derrière les fagots...

PS : Si l'un de vous connait le moyen de récupérer les différents "recuts" de la rubrique Blow Up d'Arte, je suis preneur. A ses débuts, c'était assez facile mais depuis un moment, j'ai eu beau essayer plusieurs méthodes, rien à faire, c'est trop bien caché/crypté. :?
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Anorya »

Federico wrote:Dans le cadre de l'hommage d'Arte à Truffaut (qui aurait 80 ans cette année :shock: ), l'excellent Luc Lagier s'est fendu d'un de ses petits "recut" de derrière les fagots...

PS : Si l'un de vous connait le moyen de récupérer les différents "recuts" de la rubrique Blow Up d'Arte, je suis preneur. A ses débuts, c'était assez facile mais depuis un moment, j'ai eu beau essayer plusieurs méthodes, rien à faire, c'est trop bien caché/crypté. :?
Sympathique petit hommage. :)
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Joe Wilson
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Post by Joe Wilson »

La femme d'à côté

Les interprétations de Fanny Ardant et Gérard Depardieu impressionnent de bout en bout et laissent une résonance poignante. Elle est lucide dans sa soif d'absolu qui ne peut que devenir insoutenable...alors qu'il porte une fébrilité précipitant la violence d'un refoulement.
Truffaut dévoile comme souvent une mise en scène délicate et sensible, proche des êtres et de leur souffrance. Elle suit alors la perspective d'un accomplissement tragique avec une sérénité expressive.
Le film reste à mon goût légèrement en retrait de ses plus belles oeuvres (Les deux anglaises et le continent, La peau douce...), en raison d'un scénario trop rigide et de seconds rôles inégaux. Le récit semble parfois bancal et la fascination ne s'impose que par l'intimité. Mais ces moments de grâce et de dépouillement sont magnifiques.
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