Alberto De Martino (1929 - 2015)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Rick Blaine
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Alberto De Martino (1929 - 2015)

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La gloire des canailles (Dalle Ardenne all'inferno - 1967)
Deuxième film du monsieur que je vois en peu de temps, et encore un résultat sacrément plaisant avec ce film de casse en pleine guerre mondiale. C'est bien écrit, excellement rythmé, efficacement mis en scène, et le rappel constant des horreurs de la guerre donne petit à petit une épaisseur surprenantes aux personnages et un poids de plus en plus lourd au trésor convoité. Le film culmine sur une bataille finale assez plaisante, qui vient clore avec réussite ce bon spectacle. Un casting de luxe avec, entre autres, Adolfo Celi, Michel Constantin et Curd Jurgens, ainsi qu'une belle BO signée du tandem Morricone-NicolaÏ viennent ajouter de la qualité à cet excellent divertissement.
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Rick Blaine
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Re: Alberto De Martino (1929 - 2015)

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Du coup je pose ça là
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Il consigliori (Le conseiller - 1973)

Thomas, conseiller de Don Antonio, décide de quitter la famille à sa sortie de prison. En acceptant, Le Don montre sa faiblesse et déclenche une sanglante guerre des gangs à San Francisco
Pour une fois, voici un film dont on peut dire qu'il surfe vraiment sur le succès du Parrain, pas seulement économiquement mais également dans ce qu'il raconte. Filiation, code d'honneur, opposition entre la vieil génération et la plus jeune, corruption absolue du monde, poids des racines siciliennes, tout y est, même si évidemment, le film de De Martino est moins ambitieux. Pourtant une fois que l'on a dit cela et que l'on juge le film pour ce qu'il est, voici une oeuvre sacrément plaisante, qui ravira les fans de films de gangsters, dont je suis. Un film rythmé, multipliant les séquences d'actions mêlant fusillades et cascades, ce qui, du point de vue de la production, rapproche Il consigliori du poliziottesco standard, même si l'aspect politique est bien plus atténué. Le récit mixe bien les séquences d'actions et la construction du récit, le tout emballé dans une mise en scène à la fois efficace et élégante signée De Martino. Visuellement le film est plaisant et semble avoir bénéficié de moyens importants, avec une grande partie du tournage sur place aux Etats-Unis et une belle photographie, particulièrement dans l'air du temps des polars 70's.
Hormis ses séquences d'actions, l'une des grandes forces du film est son casting grand luxe, avec en tête d'affiche un Martin Balsam particulièrement convainquant dans le rôle de Don Antonio. De tous les acteurs américains qui ont profité du boom du cinéma italien dans les années 60-70, souvent pour arrondir leurs fins de mois et se payer de sympathiques vacances romaines, Balsam me semble être l'un de ceux qui a pris cela avec le plus de sérieux. il s'est constitué une belle filmographie (Chronique d'un homicide, Confession d'un commissaire de Police au procureur de la république, ...) et fait toujours preuve d'un vrai investissement dans ses rôles, comme c'est le cas ici. A ses côté L'inévitable Tomas Milian dans le rôle de Thomas, bien moins excentrique que dans ses rôles habituels, il confirme l'étendu de son talent avec une performance intériorisée mais remarquable. Et dans le rôle du méchant, Francisco Rabal, toujours impressionnant dans sa capacité de jouer avec aisance dans n'importe quel genre de film. Il ne faut pas non plus oublier le très beau score de Riz Ortolani, qui propose 2 ou 3 thèmes particulièrement marquants.
Pas d'une grande originalité, mais très réussi, et franchement plaisant pour n'importe quel amateur d'ambiances mafieuses.
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Jeremy Fox
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Re: Alberto De Martino (1929 - 2015)

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Le Conseiller chroniqué par Philippe Paul. On trouve le film au sein de ce Bluray