Françoise Arnoul (1931-2021)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Supfiction
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Françoise Arnoul (1931-2021)

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Françoise Arnoul - "La Chatte sort ses griffes"


"Je n’ai jamais été vraiment interessée par ma carrière, je joue dans les films qui me plaisent avant tout"
Françoise Arnoul


"Cette bande pourrait retenir l'attention mais atmosphère malsaine des cabarets, des liaisons illégitimes, les passions les plus vulgaires s'y ajoutent à des scènes sensuelles et parfois même lascives" c'est par ces mots que La centrale catholique du cinéma salue l'entrée dans la carrière cinématographique de Françoise Arnoul en 1949 dans le film de Willy Rozier "L'épave" qui raconte les amours tumultueuses de Mario le scaphandrier avec une jolie garce (Francoise Arnoul) … Mario l’aime, elle préfère sa carrière de chanteuse. Marcadier, important industriel, va la lancer au détriment du pauvre Mario, il se suicidera en coupant son tuyau d'air et en s'engloutissant dans les profondeurs marines.

Françoise Arnoul, à tout juste 18ans, a été engagée par Rozier après des essais : " J'ai vu rentrer une petite jeune fille, et j'ai trouvé qu'elle avait quelque chose de particulier. Après les essais, je lui ai donné le premier rôle : je me suis fais engueuler par les commanditaires. J'ai tenu bon et avec raison : le film a très bien marché. "


Françoise Arnoul, Françoise Annette Marie Mathilde Gautsch de son vrai nom, nait en 1931 à Constantine en Algérie, elle est la fille d'un officier supérieur Charles Gautsch et de Jeanne Gradwohl, qui avait été un temps comédienne avant son mariage sous le pseudonyme de Jeanne Henry. La famille revient à Paris en 1945. Françoise entre au lycée Molière où elle devient l'amie d’Hélène Roussel, la sœur d’une certaine Michèle Morgan. En 1946 elle rencontre Michèle Morgan à la première de "La Symphonie pastorale", un film de Marc Allégret, au Théâtre de l'Empire. Allégret lui propose un rôle dans un de ses films en préparation, "Les Lauriers sont coupés". Elle rencontre l'assistant d'Allégret, un certain Roger Vadim qui lui annonce qu'elle aura pour partenaire dans ce film une autre inconnue nommée Brigitte Bardot, finalement le film ne se fera pas, mais Françoise a décidé de son destin et elle s'inscrit au cours d'art dramatique Andrée Bauer-Thérond. Elle y côtoient Michel Drach, Roger Carel et Roger Hanin. Lors d’une audition au Théâtre de la Potinière, elle signe un contrat avec l’agence artistique Besnard. Elle décroche un bout rôle en 1948 dans « Rendez-Vous de Juillet » de Jacques Becker, mais la scène est coupée au montage.




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"L'épave" - 1949



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"Nous irons à Paris"



Mais en 1949 Willy Rozier la choisit pour le premier rôle dans "L'Épave". Le film auréolé d'un réputation de scandale (merci la Centrale catholique) est un franc succès et Françoise Arnoul y gagne son image de jeune garce perverse et peu farouche, fatale aux hommes.


L'indispensable Jean Pierre Bouyxou note dans son Encyclopédie du nu au cinéma "Françoise Arnoul n’avait pas pu, en 1949, montrer ses seins dans "L’épave" : elle n’avait que 18 ans et Willy Rozier, le réalisateur, n’avait pas osé braver l’ire des gardiens de la morale (rappelons que l’âge de la majorité était alors fixé à vingt et un ans et que la censure, en cette sinistre période d’après-guerre, était particulièrement vétilleuse). Elle fut donc doublée mais, crânement, attendit d’être majeure pour exhiber, sans tricher d’avantage, ses boites à lait dans Le fruit défendu (Henri Verneuil, 1952). Afin d’effacer définitivement toute frustration, elle récidiva –après avoir entre-temps, révélé son postérieur dans Le diable et les dix commandements (Julien Duvivier, 1961)- dans Der kongress amüsiert (Le congrès s’amuse, Geza Radvanyi, RFA, 1965). On n’avait rien perdu à patienter, car sa poitrine était beaucoup plus belle que celle qui lui avait primitivement été substituée"


Son deuxième film, quelques mois après "L'épave", ou elle joue, une fois n'est pas coutume un personnage primesautier, "Nous irons à Paris" de Jean Boyer est un gros succès populaire et lui assure la célébrité. Après on la voue à des rôles de fille aux mœurs légères, des rôles souvent pervers de personnages troubles et destructeurs dans des films aux titres évocateurs "Le Fruit défendu" (elle incarne une entraineuse démon du midi d'un Fernandel médecin de province - Henry Decoin 1952), " Dortoir des grandes" (Decoin 1953), "Les Amants de Tolède" (Decoin 1953) , "Les Compagnes de la nuit" (Henri Verneuil 1953), "La Rage au corps", "Secrets d'alcôve" (Ralph Habib 1954).... "Je jouais surtout des rôles de garce et de briseuse de couple." dit Françoise Arnoul




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"Fruit défendu" - 1952



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"Les amants de Tolède " - 1953


Puis, en 1954 Jean Renoir, de retour des États Unis, lui offre le rôle de Nini aux côtés de Jean Gabin dans "French Cancan", une jeune blanchisseuse pleine de vie qui conquiert la scène du Moulin-Rouge. "Pour ce film on m’a mise en garde, car ce n’était pas mon registre habituel, beaucoup m’ont prédit un échec alors que ce film a eu un grand succès ! Après" French Cancan" j’ai retrouvé mon type de rôles habituels." raconte Françoise Arnoul qui démontre dans ce film qu'elle est une admirable actrice. Elle rencontre sur le tournage,un jeune attaché de presse, Georges Cravenne (futur créateur des César du cinéma) , ils se marieront en en 1956 (Le divorce est prononcé le 12 juin 1964).


En 1956 le dossier de presse du "Pays d'ou je viens", film de Marcel Carné, la présente ainsi : "Françoise Arnoul est devenue, en quelques années, l'une des vedettes les plus populaires tant en France qu'à l'Étranger. Elle est allée de succès en succès, sans tapage, par son talent et par son charme, et par une aptitude assez rare, à réussir dans tous les genres. On le vit bien, dès ses débuts, alors que « L''épave » révélait une jeune « vamp » très séduisante et « Nous irons à Paris », une fantaisiste pleine de gentillesse et d'esprit. Depuis, Françoise Arnoul a refusé de se « spécialiser »... Elle a tourné les rôles les plus divers, apportant à chacun de ses personnages ce qui fit leur succès, c'est-à-dire elle-même, sa façon d'être, son regard, son attrait... Et la « vamp » se révèle aujourd'hui dans « Le pays d'ou je viens», une ingénue au charme tendre, un personnage de conte de fées moderne, qui fera l'enchantement de tous ses admirateurs..."


Pour la petite histoire en 1957 elle est la marraine de la nouvelle station de métro Franklin D. Roosevelt (avec Zizi Jeanmaire et Ludmilla Tcherina) inaugurée dans la nuit du 1er au 2 mars 1957. Deux rames de six wagons dépouillés de leurs banquettes et transformés en plateforme offrirent à 3000 invités un fastueux buffet.


Tragique et fragile dans "Des gens sans importance" (1955) de Henri Verneuil, elle tourne aussi avec Roger Vadim (Sait-on jamais ? 1956), elle rencontre un nouveau succès populaire dans le rôle de l’espionne de "la Chatte" (1958), a tel point que le réalisateur Henry Decoin ressuscite le personnage (abattu dans le premier film) dans "la Chatte sort des griffes" (1959).




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Terry Moore, Jean Gabin Françoise Arnoul à Canesen 1955




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"Cargaison blanche" - 1957



«Le Chemin des écoliers» (1959) décrit la vie quotidienne des Français sous l'Occupation, occasion d'une scène culte où Alain Delon dessine sur les jambes de sa partenaire la couture des bas qu'il ne peut lui offrir. Elle tourne aussi avec Michel Deville (Lucky Joe, 1964) et fait un bout de chemin avec "la nouvelle vague" avec Pierre Kast dans "la Morte Saison des amours", (1960) et "Vacances portugaises", (1962)


En 1965, Françoise Arnoul venue saluer Simone Signoret et Yves Montand sur le tournage du film de Costa-Gavras, «Compartiments tueurs rencontre l'assistant-réalisateur Bernard Paul. Elle sera sa compagne jusqu’au décès de celui-ci en 1980. Elle met sa carrière entre parenthèses afin de l’assister dans le tournage de ses premiers films. "Bernard est une rencontre capitale. Le plus important alors était qu’il fasse ses films, plus important que ma carrière d’actrice, parce que pour moi l’amour a toujours été la chose qui comptait le plus dans la vie" dit-elle.


Elle collabore aussi avec des cinéastes alors quasi inconnus, l’Espagnol Roberto Bodegas dans "Des espagnoles à Paris" (Españolas en Paris, 1971), et Raúl Ruiz dans" Dialogues d’exilés" (Diálogo de exilados, 1974). Elle signe le manifeste en faveur de l’avortement en 1971. "Pour moi, il y a avant tout les êtres humains, tout ce qu’apporte la rencontre, l’addition d’un homme d’une femme et ce que cela fait de nous. Je ne suis pas féministe. J’ai participé simplement avec beaucoup de ferveur à des moments importants de la vie des femmes, comme la contraception. J’ai signé le Manifeste des 343, parce que cela me paraissait capital pour la vie des femmes, parce qu’il y en a trop qui en avaient souffert, qui en sont mortes."




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"Le chemin des écoliers"



On la voit en 1976, dirigée par Bernard Paul, dans "Dernière sortie avant Roissy" (1976), un film sur les cités de la banlieue parisienne. Plus récemment, elle est apparue dans l’Éléphant, de Jean Marbeuf (1990) et dans les Années campagne, de Philippe Leriche (1992). En 1996, elle fait une apparition dans "Post coïtum, animal triste" de Brigitte Roüan. Elle doit sa dernière prestation cinématographique à Claude Faraldo pour "Merci pour le geste tourné". En 1995, elle a publié ses mémoires, "Un Animal Doué de Bonheur"





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L'épave - 1949 -



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Fruit Défendu - 1952 -



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La rage au corps - 1954 -



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Francoise Arnoul -



Willy Rozier (1901- 1983), champion de France de natation en 1925, il représente la France aux Jeux Olympiques de 1928. Il débute au début des années 30 comme acteur (d' "Autour d'une enquête" - Siodmak - 1931 à "La guerre des valses" - 1933 - Ludwig Berger). Il réalise ses premier films au milieu des années 30.


Systématiquement méprisé par la critique, il provoque le critique François Chalais en un duel resté célèbre, en 1948. Rozier reprochant au journaliste d'avoir au sujet de son film "56 rue Pigalle" : "Si Marie Déa [qui tenait le premier rôle dans le film] continue à tourner dans d'aussi piètres ouvrages, elle n'aura bientôt plus qu'un bel avenir derrière elle..."


C'est lui qui lance la carrière de Françoise Arnoul avec l'Epave et lui aussi qui donne à Brigitte Bardot son premier grand rôle dans " Manina, la fille sans voiles".... (dont le père de Brigitte Bardot fit d'ailleurs couper certaines scènes)




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"Manina sans voiles" - 1952


Il passe au film d’aventures en 1954 avec la série des Callaghan ("Plus de whisky pour Callaghan", "À toi de jouer Callaghan", Callaghan remet ça" adaptés des romans de Peter Cheney) ou "Prisonniers de la brousse" avant de terminer sa carrière dans le genre érotique avec "Dany la ravageuse" (1971) et "Dora, la frénésie du plaisir". (1975)


Passionné de techniques, il met au point une caméra sous-marine, et d'aventures, il tourne en Amazonie, en Norvège, en Afrique, Willy Rozier réalisera de nombreux documentaires. De l' exotisme à l'’érotisme, une filmographie personnelle, populaire et résolument indépendante, celle d'un iconoclaste du cinéma français, Il s'est suicidé en se tirant une balle dans la tête le 29 mai 1983.


Source: http://passionsetpartage.clicforum.fr/t ... Arnoul.htm

Vu La rose rouge , un film fait pour plaire au Commissaire, puisqu'on y voit à la fois De Funes et Françoise Arnoul très très jeune et en petite tenue. On y croise aussi la charnelle Dora Doll, Yves Robert et Yves Deniaud.
Pas vraiment d'histoire, le film est prétexte aux shows des frères Jacques très novateurs pour l'époque, au cabaret de la rose rouge, et aux scénettes farfelues en coulisse.

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Re: Françoise Arnoul

Post by Commissaire Juve »

Tu n'aurais pas dû mettre la présentation en spoiler. EDIT : mais je vois que c'est un emprunt... ok !

Perso, sauf oubli, je l'ai dans 21 films (dont deux en BLU). J'aime surtout sa période années 50.
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Commissaire Juve
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Re: Françoise Arnoul

Post by Commissaire Juve »

Supfiction wrote: On y croise aussi la charnelle Dora Doll...
Tu ne maîtrises pas encore le vocabulaire "René Chateau"... Faut dire "pulpeuse" ! :lol:
Supfiction wrote: Willy Rozier (1901- 1983)...

C'est lui qui lance la carrière de Françoise Arnoul avec l'Epave
Film qui commence comme ces reportages anxiogènes sur les migrants que les JT nous servent à la louche en ce moment. J'en avais parlé il y a deux ans :
L'épave (Willy Rozier, 1949) ... certains sites indiquent une date de sortie en 1950... avec une présentation d'Yves Boisset (6 minutes dans lesquelles il parle surtout de "Manina fille sans voile").

mon 2e disque BACH (l'éditeur marqué du sceau de la Bête... avec son DIV 666 ! :lol: ) Techniquement parlant : niveau Gaumont à la demande. Les fins de bobines sont plus ou moins marquées (mais l'entre-deux est assez potable). Le son est d'époque.

Artistiquement parlant : mouahahaha ! :mrgreen: le drame des sans-papiers à la fin des années 40... il ne faut pas 9 minutes pour que Françoise Arnoul se retrouve à poil (scène polémique, du reste : on ne sait pas vraiment si c'est elle... mais Boisset assure que c'est bien elle)... ce qui est d'autant plus olé-olé qu'elle fait vraiment "jeune" (elle avait 18 ans... elle en fait 15 / 16, tout l'inverse de Michèle Morgan qui en faisait 25 !)... Sinon, on sent dès le départ que c'est plutôt "bricolé" : les séquences se succèdent "à la diable", certaines font plutôt "cheveu sur la soupe", les dialogues sont à l'avenant... On y voit quand même quelques têtes connues, dont Raymond Cordy, Blavette...

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http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... 5#p2370177
Commissaire Juve wrote: L'épave (suite) : Visionné entièrement cette nuit. Finalement, au bout d'un moment, ça se laisse suivre, le côté "bricolé" s'atténue... Il y a une partie "petite culotte", une partie "bagarre", une partie "Cousteau", une partie "musicale", la psychologie des personnages est assez sommaire, mais Rozier arrive quand même à construire quelque chose. Je pensais connaître la fin (à cause de la lecture malencontreuse d'un synopsis de deux lignes) et j'ai eu malgré tout une vraie surprise.

Sinon, à deux trois reprises, il y a une voix off qui fait très Godard 10 ans avant Godard. :mrgreen:

Pour revenir à Françoise Arnoul, elle fait vraiment "jeune". A un moment, elle se met à parler avec des sanglots dans la voix, et là, on lui donne carrément 13 ans ! :o

Elle a aussi des passages chantés, et, même si ce n'est pas sa voix, le playback est plutôt bien exécuté. Je me suis demandé si on n'avait pas eu recours aux services de la chanteuse qu'on entend dans "Le cœur sur la main" avec Bourvil (1949... en fait, ce serait Michèle Philippe, la partenaire de Bourvil, qui chanterait elle-même dans ce film), mais il semble que ce soit une certaine Marie-José http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Jos%C3%A9.

Pour revenir au DVD : il y a une demi-seconde complètement salopée par d'abominables artefacts (de bons vieux drops à l'ancienne). J'ai pensé au départ qu'il y avait une saleté à la surface du disque ; mais non, il est nickel. Là, je viens de voir que le lecteur du PC y était également sensible. Soit j'ai eu un disque vérolé, soit c'est toute la série qui est comme ça. Argl ! :?

http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... 5#p2370376
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Re: Françoise Arnoul

Post by Supfiction »

J'aimerai bien revoir Le Fruit Défendu vu il y a longtemps. A l'époque j'avais été très surpris de voir un film de Fernandel aussi "coquin". Je ne sais pas si c'est que dans mes souvenirs mais je garde l'impression de scènes plutôt osées. Peut-être que mon esprit en rajoute aussi.. mais c'était un Fernandel étonnant, très différent du reste de sa filmographie.
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Re: Françoise Arnoul

Post by Commissaire Juve »

Supfiction wrote:... mais je garde l'impression de scènes plutôt osées...
Pas trop non (à part un plan de culotte Damart taille XXL ! :? :mrgreen: Fernandel n'agit pas en coquin, mais en pov cinquantenaire atteint du démon de midi. Et Françoise Arnoul -- 21 ans -- finit surtout par se prendre des torgnoles.

Cela dit, à l'époque, qu'est-ce qu'on pouvait gifler les femmes dans les films !

C'est un Fernandel atypique ; pour sûr !
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Re: Françoise Arnoul

Post by bogart »

Supfiction wrote:J'aimerai bien revoir Le Fruit Défendu vu il y a longtemps. A l'époque j'avais été très surpris de voir un film de Fernandel aussi "coquin". Je ne sais pas si c'est que dans mes souvenirs mais je garde l'impression de scènes plutôt osées. Peut-être que mon esprit en rajoute aussi.. mais c'était un Fernandel étonnant, très différent du reste de sa filmographie.
Il semblerait que tu n"as pas vu Meurtre où le comédien nous surprend dans ce drame.
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Re: Françoise Arnoul

Post by bogart »

Vu un certain nombre de ses films, l'actrice avait beaucoup de charme surtout dans sa période année 50 mais cela s"arrête là. Son jeu était assez limité...
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Re: Françoise Arnoul

Post by Supfiction »

bogart wrote:
Supfiction wrote:J'aimerai bien revoir Le Fruit Défendu vu il y a longtemps. A l'époque j'avais été très surpris de voir un film de Fernandel aussi "coquin". Je ne sais pas si c'est que dans mes souvenirs mais je garde l'impression de scènes plutôt osées. Peut-être que mon esprit en rajoute aussi.. mais c'était un Fernandel étonnant, très différent du reste de sa filmographie.
Il semblerait que tu n"as pas vu Meurtre où le comédien nous surprend dans ce drame.
Meurtres ? tu veux dire. Si je l'ai vu bien que je ne m'en souvienne plus du tout. Je sais qu'il y est sérieux aussi mais pas sûr qu'on l'y voit dans une chambre à coucher avec une jolie fille à moitié nue.
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Re: Françoise Arnoul

Post by bogart »

Supfiction wrote:
bogart wrote: Il semblerait que tu n"as pas vu Meurtre où le comédien nous surprend dans ce drame.
Meurtres ? tu veux dire. Si je l'ai vu bien que je ne m'en souvienne plus du tout. Je sais qu'il y est sérieux aussi mais pas sûr qu'on l'y voit dans une chambre à coucher avec une jolie fille à moitié nue.
Oui Meurtres ? :wink:

Non, c'est pas vraiment le thème du film. :mrgreen:
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Re: Françoise Arnoul

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Quelques vidéos pour l'occasion :
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Re: Françoise Arnoul dans Les Amants Du Tage (Henri Verneuil

Post by Supfiction »

Les Amants Du Tage (1955)

Quelques plans suggestifs ci-dessous tirés du mélodrame d'Henri Verneuil.

Le film balance entre érotisme léger et romantisme ennuyeux. Henri Verneuil sait bien mettre en valeur la plastique parfaite de Françoise Arnoul sans qu'il soit nécessaire de montrer quoique-ce-soit. La sensualité de l'actrice est à son comble, elle crève l'écran couchée sur un lit ou allongée sur une plage..
Le baiser sur la plage fait inévitablement penser à Tant qu'il y aura des hommes réalisé deux ans auparavant tandis que le scénario lorgne un peu vers Le facteur sonne toujours deux fois et autres films noirs de la décennie précédente dans lesquels le héros masculin doute de l'honnêteté de son amante.

Daniel Gélin me semble un peu léger pour ce genre de rôle. Il joue bien certes mais entre l'époque Gabin et le futur Delon, il ne fait qu'assurer une pâle transition. Ce constat est injuste car il a davantage le physique de l'emploi pour ce rôle de cocu qui ne veut pas se faire avoir deux fois.
Est-ce la faute aux acteurs ou aux dialogues ? Ils sont de Kessel mais le fait est qu'on s'ennuie un peu lorsque les deux amants s'expliquent. On préfère admirer Françoise Arnoul que de l'entendre dire des "je t'aime" qui tombent à plat.
Mais le film a des atouts. Comme l'ambiance portugaise très bien rendue (les femmes en noir sur la plage de Lisbonne, par exemple, ou ces très beaux plans de petites rues en pente avec le linge qui sèche).
Il bénéficie en outre d'une belle musique de Michel Legrand, pas assez mise en avant à mon goût puisqu'on l'entend surtout lors de la grande scène finale.
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Edit :
J'emprunte ces photos stakhanovistes..
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Re: Françoise Arnoul

Post by Commissaire Juve »

La capture "poils sous les bras", c'est salaud ! :mrgreen:

Dernièrement, Je me le suis repassé en partie et j'ai laissé tomber en cours de route. Les soirées "fado" m'ont vite saoulé (c'est typiquement le genre de truc qui me donne envie de faire avance rapide). Je n'ai donc que peu de souvenirs du film.
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Re: Françoise Arnoul

Post by Supfiction »

Commissaire Juve wrote:La capture "poils sous les bras", c'est salaud ! :mrgreen:
Supfiction wrote:Henri Verneuil sait bien mettre en valeur la plastique parfaite de Françoise Arnoul sans qu'il soit nécessaire de montrer quoique-ce-soit
à quelques poils prêt donc.

Cela dit je trouve ça mignon..
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Re: Françoise Arnoul

Post by Commissaire Juve »

Supfiction wrote: Vu La rose rouge , un film fait pour plaire au Commissaire, puisqu'on y voit à la fois De Funes et Françoise Arnoul très très jeune et en petite tenue. On y croise aussi la charnelle Dora Doll, Yves Robert et Yves Deniaud.
UP ! Il se trouve que mon père l'a. Ne sachant trop que faire, j'ai tenté de le visionner tout à l'heure. Résultat ? Horrible ! J'ai fini par faire avance rapide
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Re: Françoise Arnoul

Post by Supfiction »

Commissaire Juve wrote:
Supfiction wrote: Vu La rose rouge , un film fait pour plaire au Commissaire, puisqu'on y voit à la fois De Funes et Françoise Arnoul très très jeune et en petite tenue. On y croise aussi la charnelle Dora Doll, Yves Robert et Yves Deniaud.
UP ! Il se trouve que mon père l'a. Ne sachant trop que faire, j'ai tenté de le visionner tout à l'heure. Résultat ? Horrible ! J'ai fini par faire avance rapide
C'est sûr que niveau scénario, ils se sont pas foulé! C'est pour l'ambiance d'une époque et des cafés concert. De Funes doit apparaître 30 secondes à tout casser.