Notez les films naphta : Mars 2013

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Frances
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by Frances »

Voyage en Italie - Viaggio in Italia– Roberto Rossellini – 1954 – George Sanders, Ingrid Bergman.
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Vu il y a des lustres et redécouvert hier « Voyage en Italie » m’a procuré un bonheur indicible. Un film tout en nuances et en élégance, en non-dits et en suggestions. Rossellini frôle l’âme humaine et s’aventure du côté du cœur avec une délicatesse rare. « Voyage en Italie » est avant tout un voyage intérieur, introspectif, un voyage au cœur de l’intime d’un couple à la dérive. Une parenthèse en terre étrangère qui « verra rejaillir le feu de l’ancien volcan ». George Sanders et Ingrid Bergman incarnent avec une grande justesse ce couple d’anglais qui a vu ses sentiments érodés par le temps et s’est installé dans l’éloignement et l’indifférence. Mais l’Italie s’étale sous leurs yeux sous l’éclat du soleil. L'Italie c’est la vie, la mort, la force de son passé, les rues grouillantes d’enfants, de foules ferventes et de femmes au ventre rond ; L’émotion vitale qui débusque les sentiments meurtris et enfouis trop longtemps. 7.5/10
"Il faut vouloir saisir plus qu'on ne peut étreindre." Robert Browning.
" - De mon temps, on pouvait cracher où on voulait. On n'avait pas encore inventé les microbes." Goupi
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Mes films du mois :
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Mar 21 : Nanouk l'esquimau
Avr 21 : Garden of stones
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Frances
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by Frances »

Mrs Miniver – William Wyler – Greer Garson, Walter Pidgeon, Teresa Wright
Grosse déception du jour peut être parce que j’en attendais beaucoup. J’ai trouvé le film terriblement long et je n’ai pas réussi à me passionner pour cette chronique d’une famille anglaise durant la deuxième guerre mondiale. La réalisation et l’interprétation sont impeccables (avec un bémol quan même concernant Richard Ney ), la photographie et les décors sont particulièrement soignés mais quel ennui ! 3/10
Last edited by Frances on 27 Mar 13, 12:31, edited 2 times in total.
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cinéfile
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by cinéfile »

The Mephisto Waltz (P. Wendkos, 1970)

Découvert par l'intermédiaire du DVD Wild Side (collection "Les Introuvables") sorti en janvier, ce Mephisto Waltz (au titre français assez mauvais je dois dire: Satan mon Amour) constitue une bonne surprise.

Je trouve la comparaison avec Rosemary's Baby assez peu pertinente, finalement. Si l'on en retrouve certains motifs dans l'intrigue, le traitement visuel et narratif me semble tout de même fort différent. Là où Polanski maintient une ambiguïté jusque dans l'ultime séquence, le film de Wendkos affiche de la départ une outrance visuelle que je comparerais plus volontiers à un certain cinéma fantastique transalpin. D'un autre côté, et comme le souligne JB Thoret dans le texte au dos de la jaquette, le film peut se voir comme un pendant californien (scènes pseudo orgiaques, décadence etc...) du très new-yorkais et urbain Rosemary's Baby.

Le scénario n'est certainement pas d'une grande subtilité, mais l'ensemble fait preuve d'une belle cohérence et se laisse gentiment apprécié pour quelques bons moments (une ambiance générale soignée et très baroque).

Il faut dire que Jackie Bisset est (comme toujours) à tomber par terre...


7/10
Anorya
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by Anorya »

Un film qui avait failli être l'un de mes films du mois de février. La musique est très bien aussi. :o
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cinephage
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by cinephage »

Frances wrote:[b]Mrs Miniver[/b] – William Wyler – Greer Garson, Walter Pidgeon, Teresa Wright
Grosse déception du jour peut être parce que j’en attendais beaucoup. J’ai trouvé le film terriblement long et je n’ai pas réussi à me passionner pour cette chronique d’une famille anglaise durant la deuxième guerre mondiale. La réalisation et l’interprétation sont impeccables (avec un bémol quan même concernant Richard Ney ), la photographie et les décors sont particulièrement soignés mais quel ennui ! 3/10
:o
Quel dommage !!!
Pour ma part, j'avais été complètement séduit par cette chronique signalant l'héroïsme des gens "ordinaires" par la confrontation de la vie quotidienne et de la guerre en toile de fond. Une toile de fond qui n'intervient que ponctuellement dans ce quotidien, mais avec quelle force.
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
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AtCloseRange
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by AtCloseRange »

cinephage wrote:
Frances wrote:[b]Mrs Miniver[/b] – William Wyler – Greer Garson, Walter Pidgeon, Teresa Wright
Grosse déception du jour peut être parce que j’en attendais beaucoup. J’ai trouvé le film terriblement long et je n’ai pas réussi à me passionner pour cette chronique d’une famille anglaise durant la deuxième guerre mondiale. La réalisation et l’interprétation sont impeccables (avec un bémol quan même concernant Richard Ney ), la photographie et les décors sont particulièrement soignés mais quel ennui ! 3/10
:o
Quel dommage !!!
Pour ma part, j'avais été complètement séduit par cette chronique signalant l'héroïsme des gens "ordinaires" par la confrontation de la vie quotidienne et de la guerre en toile de fond. Une toile de fond qui n'intervient que ponctuellement dans ce quotidien, mais avec quelle force.
Je l'ai revu il n'y a pas très longtemps et comme j'ai un petit faible pour Greer Garson, ça passe mais il faut bien dire qu'il y a des films de propagande (ça en est un) qui ont un peu mieux vieilli que celui-ci. Le côté exemplaire/admirable de tous ces gens peut un peu taper sur le système.
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Frances
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by Frances »

cinephage wrote:
Frances wrote:Mrs Miniver – William Wyler – Greer Garson, Walter Pidgeon, Teresa Wright
Grosse déception du jour...

Quel dommage !!!
Pour ma part, j'avais été complètement séduit par cette chronique signalant l'héroïsme des gens "ordinaires" par la confrontation de la vie quotidienne et de la guerre en toile de fond. Une toile de fond qui n'intervient que ponctuellement dans ce quotidien, mais avec quelle force.
Je lui redonnerai une chance dans quelques temps mais sans garantie aucune... :wink:
"Il faut vouloir saisir plus qu'on ne peut étreindre." Robert Browning.
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Cathy
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by Cathy »

Frances wrote:Mrs Miniver – William Wyler – Greer Garson, Walter Pidgeon, Teresa Wright
Grosse déception du jour peut être parce que j’en attendais beaucoup. J’ai trouvé le film terriblement long et je n’ai pas réussi à me passionner pour cette chronique d’une famille anglaise durant la deuxième guerre mondiale. La réalisation et l’interprétation sont impeccables (avec un bémol quan même concernant Richard Ney ), la photographie et les décors sont particulièrement soignés mais quel ennui ! 3/10
C'est souvent le cas quand on attend beaucoup d'un film encensé par beaucoup. Personnellement j'avais adoré ce film et cette chronique familiale. Quand on pense que Greer Garson avait craqué pour Richard Ney qui était devenu son époux et qui disparaît dans la suite sans que l'on sache ce que le fils devient :D !
Anorya
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by Anorya »

King Kong (John Guillermin - 1976)

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Voilà un film qui n'a pas trop bonne presse généralement et pour cause, il est à moitié complètement raté.
Sans aller toutefois dans le commentaire négatif comme celui de Blaisdell par exemple, le film a pourtant quelques qualité. Il faudra donc passer outre les dialogues abusivement crétins de Jessica Lange, la volonté de moderniser le mythe de Kong (qui tombe à moitié dans l'eau... ou le pétrole, ça dépend ce que Charles Grodin, impayable, voulait bien y voir) et des transparences d'une rare laideur pour savourer des paysages assez grandioses (pour toutes les parties dans l'île, je me demande où diable ont-ils pu tourner ça ?), des effets spéciaux assez honorables (le brouillard, la grande muraille, Kong... enfin ça dépend pour ce dernier) et... une lecture à forte connotation sexuelle, bien plus réjouissante au fond que l'histoire dont on se fout un peu finalement (un comble).

On se prend à espérer voir Jessica Lange presque entièrement dénudée dès le départ, mais tonton De Laurentiis veille au grain. N'empêche l'aspect sexuel flatterait presque le spectateur. Lange est presqu'une poupée fétichisée entre les doigts boudinés de ce gros gorille qui prend un malin plaisir à lui souffler dessus. Il y a bien un moment où ce dernier lui arrache son collier de perle et la dénude presque mais non. Sans compter que Guillermin filme lourdement l'énorme pêne de bois (j'ai dit pêne, pas pénis hein) qu'on "lubrifie" de liquide pour bien le faire... coulisser dans les gonds et refermer la porte. Et il s'y attarde l'animal. Et cette réplique d'un Grodin qui déclame que Lange "a bien failli se faire violer" qui précède un autre moment très troublant : quand l'héroïne tombe dans la cale où Kong est enchaîné. Ce dernier la rattrape immédiatement... pour la blottir entre ses jambes... Contrechamp sur une Lange horrifiée qui comprend (déjà qu'elle avait échappé à un naufrage en ayant refusé "de visionner un film de fesses" avec le reste de l'équipage nous apprend elle au début) ce que le pauvre malheureux primate géant aimerait pour être consolé. :shock:

Bref, le film en devient attachant parce qu'au fond, c'est un film sur la frustration. Plus qu'en 1933 (qui avait dans mon souvenir une petite dimension érotique bien sympathique) et surtout que la prude version Jacksonnienne, c'est sans doute l'une des version les plus ratée mais regardable dans sa démarche et ses intentions.
Et la musique de John Barry est très belle qui plus est.

4/6.
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blaisdell
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by blaisdell »

Anorya wrote: Sans aller toutefois dans le commentaire négatif comme celui de Blaisdell par exemple, le film a pourtant quelques qualité.
Ah je ne me souvenais pas avoir été si négatif avec ce film.
En tous cas, je pense que John Guillermin est un cinéaste à réévaluer, trop souvent réduit à Sheena et à King Kong Lives mais auteur de pas mal de films passionnants. Il mérite son topic....
Federico
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by Federico »

Anorya wrote:
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King Kong (John Guillermin - 1976)

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Voilà un film qui n'a pas trop bonne presse généralement et pour cause, il est à moitié complètement raté.
Sans aller toutefois dans le commentaire négatif comme celui de Blaisdell par exemple, le film a pourtant quelques qualité. Il faudra donc passer outre les dialogues abusivement crétins de Jessica Lange, la volonté de moderniser le mythe de Kong (qui tombe à moitié dans l'eau... ou le pétrole, ça dépend ce que Charles Grodin, impayable, voulait bien y voir) et des transparences d'une rare laideur pour savourer des paysages assez grandioses (pour toutes les parties dans l'île, je me demande où diable ont-ils pu tourner ça ?), des effets spéciaux assez honorables (le brouillard, la grande muraille, Kong... enfin ça dépend pour ce dernier) et... une lecture à forte connotation sexuelle, bien plus réjouissante au fond que l'histoire dont on se fout un peu finalement (un comble).

On se prend à espérer voir Jessica Lange presque entièrement dénudée dès le départ, mais tonton De Laurentiis veille au grain. N'empêche l'aspect sexuel flatterait presque le spectateur. Lange est presqu'une poupée fétichisée entre les doigts boudinés de ce gros gorille qui prend un malin plaisir à lui souffler dessus. Il y a bien un moment où ce dernier lui arrache son collier de perle et la dénude presque mais non. Sans compter que Guillermin filme lourdement l'énorme pêne de bois (j'ai dit pêne, pas pénis hein) qu'on "lubrifie" de liquide pour bien le faire... coulisser dans les gonds et refermer la porte. Et il s'y attarde l'animal. Et cette réplique d'un Grodin qui déclame que Lange "a bien failli se faire violer" qui précède un autre moment très troublant : quand l'héroïne tombe dans la cale où Kong est enchaîné. Ce dernier la rattrape immédiatement... pour la blottir entre ses jambes... Contrechamp sur une Lange horrifiée qui comprend (déjà qu'elle avait échappé à un naufrage en ayant refusé "de visionner un film de fesses" avec le reste de l'équipage nous apprend elle au début) ce que le pauvre malheureux primate géant aimerait pour être consolé. :shock:

Bref, le film en devient attachant parce qu'au fond, c'est un film sur la frustration. Plus qu'en 1933 (qui avait dans mon souvenir une petite dimension érotique bien sympathique) et surtout que la prude version Jacksonnienne, c'est sans doute l'une des version les plus ratée mais regardable dans sa démarche et ses intentions.
Et la musique de John Barry est très belle qui plus est.

4/6.
Je la trouve bien sympa moi aussi cette version du dinosimien malgré ses défauts criants, notamment ses transparents qui ont bien mal vieillis. D'ailleurs à propos de transparence... c'est comme l'a noté Anorya la version la plus sexuellement évocatrice (bien que je n'ai pas souvenir d'avoir remarqué le lourd sous-entendu à base de gourdin lubrifié :uhuh: ).
Je trouve aussi que la plus belle séquence est celle où Jessica Lange perd son écharpe au-dessus de la cale/cage de Kong sur le bateau. Si la suite ne manque pas de sensualité, elle est surtout tendre et poétique.

A noter - l'affiche en fait foi - que c'est (avec le superbe documentaire Le funambule sur l'exploit du fildefériste Philippe Petit) LE film qui aura le plus mis en valeur les tours jumelles du World Trade Center... et pas besoin de s'étendre sur la symbolique liée à... l'érection de ce type de bâtiment, le premier Kong s'étant déjà frotté à l'Empire State Building. :roll:

Quant à Dino de Laurentiis, je ne sais pas si il veillait au grain mais il avait quand même produit auparavant Barbarella et le je crois assez hot Mandingo de Fleischer... :wink:
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by locktal »

La lame infernale (Massimo Dallamano, 1974)
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Une très belle découverte que ce mélange de giallo et poliziotteschi, voire de film politique, qui tient en haleine pendant près d'une heure trente au gré d'une intrigue qui commence de manière classique (le suicide d'une jeune mineure) pour devenir de plus plus glauque, révélant progressivement une réalité terrifiante impliquant des détenteurs du pouvoir politique. Dallamano réussit à instaurer une ambiance particulièrement malsaine tout au long de son récit, sans recourir à trop d'effets-choc (je pense notamment à la très belle idée des bandes sonores que les enquêteurs écoutent, encore plus glaçantes que si le spectateur voyait les scènes), maintient un suspense constant, entrecoupé de quelques belles séquences d'action (comme la poursuite entre le motard et les voitures des policiers) et conclut son film sur une note des plus amères. A noter la superbe bande-son de Stelvio Cipriani. Bref, une très belle réussite ! Je remercie l'éditeur The ecstasy of films d'avoir sorti en DVD ce petit bijou dans une copie très correcte.
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by hellrick »

locktal wrote:La lame infernale (Massimo Dallamano, 1974)
Bref, une très belle réussite ! Je remercie l'éditeur The ecstasy of films d'avoir sorti en DVD ce petit bijou dans une copie très correcte.
Yep, très bon polar / giallo, bon choix pour débuter une collection dédiée...Si tu ne connais pas les autres giallo de Dallamano (Solange et Enigma Rosso qu'il a seulement écrit puisqu'il est mort avant le tournage) tu devrais apprécier.

J'aime bien aussi le décalque ...A tutte le auto della polizia qui s'inspire effrontément des films de Dallamano mais le fait plutôt bien selon moi :wink:
Critiques ciné bis http://bis.cinemaland.net et asiatiques http://asia.cinemaland.net

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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by locktal »

hellrick wrote: Yep, très bon polar / giallo, bon choix pour débuter une collection dédiée...Si tu ne connais pas les autres giallo de Dallamano (Solange et Enigma Rosso qu'il a seulement écrit puisqu'il est mort avant le tournage) tu devrais apprécier.

J'aime bien aussi le décalque ...A tutte le auto della polizia qui s'inspire effrontément des films de Dallamano mais le fait plutôt bien selon moi :wink:
J'ai déjà vu (et beaucoup apprécié) Mais qu'avez-vous fait à Solange ?, mais je ne connais pas le reste de la filmo de Dallamano, mis à part sa version (moyenne) de La vénus à la fourrure avec la belle Laura Antonelli. Cela me donne en tout cas bien envie de voir d'autres films du bonhomme !

Je ne connais pas du tout le décalque que tu cites : tu me donnes envie de le découvrir en tout cas :wink: !
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Re: Notez les films naphta : Mars 2013

Post by Kevin95 »

Une cage dorée (Jesús Franco & Marius Lesoeur, 1976) : Image Découverte

Hummmm, que dire... Si le film n'était pas passé à la cinémathèque après un sympatoche documentaire autours des productions Euro-ciné, je serai plus sévère avec le chose (déjà que...).
Nanar dans ses meilleurs moments, grosse arnaque dans ses pires, Une cage dorée et son intrigue incompréhensible est attribué à tord à Jesús Franco alors que celui-ci ne fait qu'un cameo en tant qu'acteur et (parait-il) se contenta de donner l'idée des bonbons à Lesoeur (de loin la meilleure du film). C'est donc à ce cabot de Marius Lesoeur que l'on doit ce gros foutage de gueule qui après un générique étonnement brutal et génial (piqué sans aucuns doutes à un autre film) installe une vague histoire de traite de blanche, la base en somme pour montrer deux trois paires de seins et des numéros de cabaret érotiques. Entre des comédiens (sic) endormis, des dialogues sans queue ni tête, des plans répétés deux à trois fois de suite au mépris de toute cohérence et surtout surtout cette scène hallucinante de jemenfoutisme où Lesoeur plaque une séquence de 10 minutes d'une comédie paillarde de sa production alors que 1/ elle n'a strictement rien à voir avec la choucroute et 2/ l'un des acteurs de cette séquence est aussi un acteur d'Une cage dorée rendant ladite séquence surréaliste.
En bref, je veux bien admettre (si l'on se réfèrt au documentaire) qu'Euro-ciné est une entreprise familiale, sincère bla bla bla mais forcez de reconnaitre aussi une bonne dose d’opportuniste et d'escroquerie dans sa démarche de production. Une cage dorée ne mérite le déplacement que pour deux trois scènes bien dosées en nullité rigolote (donc le gun fight final).

Footlight Parade (Lloyd Bacon, 1933) : Image Découverte

Le film met un certain temps à vraiment démarrer mais lorsqu'il laisse place au boulot de Busby Berkeley c'est du bonheur en barre.
Film de coulisses typique des comédies musicales de la Warner des 30's, Footlight Parade montre un James Cagney après avoir été un Ennemi public (William A. Wellman, 1931) en directeur artistique d'une société de spectacle devant rivaliser d'inventions face à la concurrence déloyale du cinéma parlant (mise en abyme quand tu nous tiens). Après une exposition longuette (de nombreux personnages et un humour trop appuyé pour surligner la légerté du propos), Footlight Parade prend son envol une fois les numéros musicaux mis en place et (surtout) interprétés lors de la deuxième moitié du film. La scène (horriblement kitch) des chats en début de film mise à part, tout le reste c'est du miel pour les yeux et les oreilles. Le morceau de bravoure intervient lors des trois numéros finaux qui vont crescendo, partant d'une gentillette scénette (la scène de l’hôtel) à une séquence de démonstration du génie grandiloquent et iconoclaste de Busby Berkeley (les "femmes fontaines") pour arriver au final par (et je pèse mes mots) une absolue merveille où s'illustre James Cagney justement, à savoir la séquence de China Lee.
Hormis donc les deux trois réserves citées précédemment, Footlight Parade est un gros package de plaisir cinématographique et il est dommage que les films chorégraphiés par Busby Berkeley sortent au compte goute en zone 2 tant je désire ardemment découvrir Gold Diggers of 1935 et Gold Diggers of 1937 mais aussi surtout Dames (dont j'ai vu des extraits du film il y a quelques années qui me restent encore en mémoire).

L'Acrobate (Jean-Daniel Pollet, 1976) : Image Découverte

J'aurai aimé l'aimer ce film de Jean-Daniel Pollet et son ton unique teinté d'une poésie toute particulière (bon ok, ça fait très phrase Télérama mais je ne sais trop quoi dire sur L'Acrobate).
Mais (le fameux "mais" diabolique) disons le tout de go, j'ai eu la tentation à de nombreuses reprises de regarder ma montre. C'est pas faute d'originalité ni même d'avoir un comédien principal absolument fascinant (le minéral Claude Melki) mais je ne sais pas trop pourquoi, je suis passé à coté du film. Trop de longueurs, des scènes de tango, de gags répétés trop souvent... Comme l'impression que Pollet avait une poignée d'idées soit pas assez approfondies (les regards caméra, la fille du bain etc...) soit au contraire sur-exploitées (la trop longue scène de la boule de bowling en est un très bon exemple).
Je suis vraiment emmerdé, car il y a de très bonnes choses dans L'Acrobate. Reste que sur la longueur d'un long métrage, ces belles choses se perdent dans un flottement créatif. Es-ce parce que je ne suis pas sensible à une poésie trop délicate ou parce que mon DVD bugait (ce qui à la pouvoir de ma foutre en rogne), qui sait.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)