Notez les films naphta : Août 2012

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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monk
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by monk »

Il manque définitivement quelque chose. Je parlais de tension ou d'émotion, ce n'est pas que le film en est totalement dépourvu, mais je lançais juste une piste de réflexion.
En tout cas, malgré tout, j'ai vraiment beaucoup aimé.
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feb
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by feb »

monk wrote:Il manque définitivement quelque chose. Je parlais de tension ou d'émotion, ce n'est pas que le film en est totalement dépourvu, mais je lançais juste une piste de réflexion.
Tu as parfaitement raison monk, le film de Wellman pêche sur les points que tu mentionnes sans doute à cause d'un scénario pas assez riche et qui ne met pas suffisamment en valeur le "combat" du personnage de Stanwyck face à celui de Gable. D'ailleurs je pense que ce dernier n'est pas assez impliqué dans son personnage et on ne retrouve pas le Gable second rôle de 1931. Alors qu'il était bon dans ses films de cette année en tant que second rôle face à Crawford (Laughing sinners, Dance fools, dance) ou Shearer (A Free Soul), je le trouve ici assez quelconque face à Stanwyck et comme Sybille je ne suis pas fan de son jeu. Si ça se décante par la suite avec Susan Lenox, Possessed, Polly of the Circus ou Red Dust - dans lesquels il devient le leading man de la MGM qui s'affiche au même niveau que Garbo, Crawford, Harlow ou Davies - je trouve que Gable n'est ici pas assez à la hauteur de Stanwyck.
Donc pour en revenir à ton impression, elle me parait parfaitement justifiée car je pense que le film aurait mérité une histoire un peu plus travaillée concernant le personnage de Stanwyck et quelques minutes supplémentaires n'auraient pas été de trop :wink:
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)
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monk
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by monk »

feb wrote:Donc pour en revenir à ton impression, elle me parait parfaitement justifiée car je pense que le film aurait mérité une histoire un peu plus travaillée concernant le personnage de Stanwyck et quelques minutes supplémentaires n'auraient pas été de trop :wink:
Effectivement, Gable n'et pas très bon (mais heureusement il n’apparaît que très peu :mrgreen: ) et toute la partie à intrigue ne tient que sur 30/35 minutes finalement, ce qui est très (trop) court. Je rebondie là dessus pour m'étonner un peu de la durée des films proposés sans ces coffrets d'ailleurs. Aucun ne dépasse les 75 minutes, la moyenne étant même à 65 minutes. Etait-ce un choix artistique de l'époque ou un contrainte technique ou financière ?
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feb
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by feb »

monk wrote:Aucun ne dépasse les 75 minutes, la moyenne étant même à 65 minutes. Etait-ce un choix artistique de l'époque ou un contrainte technique ou financière ?
Cette caractéristique est typique des films pre-code dont les budgets sont serrés (d'où l'absence de stars de l'époque ou alors des stars futures comme Bette Davis, Gable, Stanwyck, Edward G. Robinson ou des stars typiquement Pre-Code qui seront oubliées par la suite comme Ruth Chatterton ou Warren William, etc...) et forcent les majors à se focaliser sur les scènes marquantes (scènes de meurtres, de beuverie, passage à tabac ou "dénudées"). En gros le film pre-code c'est un peu la première pression à froid :mrgreen: d'un mélange de films noir, social et policier. On n'a pas le temps de prendre son temps pour poser les personnages, il faut que ça aille vite comme pour coller avec l'ascension "sociale" d'un personnage (Baby Face) ou pour retranscrire la vie rythmée d'un gangster (Little Caesar, Scarface ou The Public Enemy ). Quelque soit le sujet, le Pre-Code doit aller droit au but, ne pas se perdre dans des descriptions qui casserait son rythme et c'est ce point qui est à la fois le point positif et négatif de ce type de film : positif car le film est dynamique et s'avale d'une traite car il décrit un morceau de vie des personnages, négatif car il oblige parfois à des fins abruptes que l'on aurait souhaités plus poussées (Female) ou ne prend pas le temps de construire son histoire (Night Nurse). En fait le Pre-Code est à l'image de son époque car il se retrouve coincé entre la fin du muet (29) et la mise en place du Code Hayes (1er juillet 34) donc il doit être réalisé rapidement par des Majors qui souhaitent en proposer toujours plus aux spectateurs friands de ces histoires :wink:
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
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monk
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by monk »

Merci.
En tout cas, je trouve la période (et les films donc) très intéressante, me donnant vraiment envie de creuser ! (avant de passer au muet...) Ce qui me fait d'autant plus regretter le passage de la série chez Warner Archive :evil:

Sinon, j'ai vu des extraits de The divorcee avec Norma Shearer, mais elle ne m'a pas vraiment donné envie de voir ses films...vous confirmez ? :mrgreen:
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by Rick Blaine »

monk wrote: Sinon, j'ai vu des extraits de The divorcee avec Norma Shearer, mais elle ne m'a pas vraiment donné envie de voir ses films...vous confirmez ? :mrgreen:
Avec Norma Shearer, il y a A Free Soul dont je garde un excellent souvenir, avec en prime un bon Gable et un excellent Lionel Barrymore. De mémoire, The Divorcee n'est pas désagréable, même ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
Ce sont les deux seuls films où je l'ai vue en plus de Femmes, de Cukor, mais là je ne suis pas le mieux placé pour en faire l'article, elle m'y agace, comme toutes les autres. :oops:
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feb
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by feb »

monk wrote:Sinon, j'ai vu des extraits de The divorcee avec Norma Shearer, mais elle ne m'a pas vraiment donné envie de voir ses films...vous confirmez ? :mrgreen:
NON ! Avant que certaines personnes débarquent ici pour dire tout le bien qu'elles pensent de Shearer... :mrgreen:
Comme toutes les actrices, on aime ou pas son jeu (pas forcément très facile à aimer dans sa période 29/32 A free soul, Private lives, The divorcee) mais Shearer fait partie des 3 ladies de la MGM des années 30 et le fait qu'elle ait été mariée au N°2 de la Major rend sa filmo très interessante à suivre. Je te conseille simplement de jeter un oeil à Lady of the Night, HE Who Gets Slapped, The Divorcee, Marie Antoinette et The Women qui sont pour moi la crème de cette actrice :wink:
Après les gouts et les couleurs ça ne se discute pas :mrgreen:
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by feb »

Rick Blaine wrote:Ce sont les deux seuls films où je l'ai vue en plus de Femmes, de Cukor, mais là je ne suis pas le mieux placer pour en faire l'article, elle m'y agace, comme toute les autres. :oops:
Exemple N°1 :mrgreen: Cathy ne devrait pas tarder :fiou: :mrgreen:
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by Rick Blaine »

feb wrote:
Rick Blaine wrote:Ce sont les deux seuls films où je l'ai vue en plus de Femmes, de Cukor, mais là je ne suis pas le mieux placer pour en faire l'article, elle m'y agace, comme toute les autres. :oops:
Exemple N°1 :mrgreen: Cathy ne devrait pas tarder :fiou: :mrgreen:
Ah, mais je l'aime bien Norma Shearer, je parlais juste pour le Cukor moi... :fiou: :mrgreen:
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by monk »

OK OK, son jeu sera peut être un problème, mais je verrais sur pièce. Je verrais les films disponibles dans le coffret :wink:
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by feb »

Absolument,il ne faut pas que tu t'arrêtes aux 2 films dispo dans le coffret N°2, la période Pré-Code de Shearer ne résume pas sa carrière :wink:
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by Kevin95 »

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Gas-oil (Gilles Grangier) Image

Cinéma de papa au sens premier du terme, Gas-oil est un caprice pour son acteur vedette d'un film lui permettant de tâter du camion (des années après la locomotive). Pour se faire il fait appel à deux personnalités / potes en la présence du faiseur (mais bon technicien) Gilles Grangier et du dialogique (sur le point d'être) star Michel Audiard.
Ces trois là vont chercher une série noire anodine et voilà qu'en un tour de manivelle ils sortent un de ces films de série dont Truffaut c'est fait en son temps l'un des plus virulent critique. Alors si certains films dits "de la bande à Gabin" sont devenu avec le temps (et du recul) de petites perles, d'autres (et Gas-oil en fait partie) sont restés de purs plaisirs coupables pour qui (comme moi) est friand de ce cinoche de samedi soir où le plaisir de voir Gabin entouré de seconds couteaux attachants prime sur toutes questions de mise en scène etc... Grangier sait tenir sa caméra et nous offre des images léchées de gangsters jouant les durs ou de purs moments de légèreté comme Gabin et Moreau discutant féminisme mais ça s’arrête là. Si à deux trois moment s’amorce le visage d'un film plus dramatique, plus tendu (la fatalité pesant sur les épaules de Gabin lorsqu'il découvre le corps inerte sous une pluie battante, la perte de son camion vu comme la bicyclette du Voleur de bicyclette) ça ne va jamais plus loin car revient au galop l'esprit pépère qui anime les auteurs du films (l'acteur Gabin autant qu'Audiard et Grangier).
Mais qu'importe, on se laisse aller nous aussi à profiter de cette décontraction, de ces bons mots comme d'admirer le géant Gabin qui même lorsqu'il se prépare un café en introduction du film est fascinant comme tout. Pas inoubliable mais certainement un bon moment.
Tiens je me referais bien Le Sang à la tête, autre film du trio mais celui-ci nettement plus ambitieux (et réussi).
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by bruce randylan »

monk wrote:Female de Michael Curtiz (et un peu William Wellman)

Ruth Chatterton encore (que je retrouve ici juste après Frisco Jenny), toujours très belle, dans le rôle de Alison Drake, encore une femme forte, volontaire, qui prend son destin bien en main. Elle dirige l'usine de son père d'une main de fer, crainte par ses employer. Avec peut être un peu de cynisme, elle a décidé de traiter les hommes comme les hommes traitent les femmes. Elle se sert d'eux, les utilise (y compris à des fins sexuelles), les jette quand ils deviennent encombrants. Cette femme est une réponse à son époque, la gifle en retour.
Hélas, au combien hélas, elle va tomber amoureuse d'un homme qui lui résiste, un vrai bon macho dominateur. Tout ce qu'elle combat finalement. Et pour moi c'est un échec, un compromis avec l'"ennemi". Elle se rend, parce que finalement il a raison, ce n'est qu'une femme. Son boulot est trop dur pour elle, parce qu'elle n'est qu'une femme, et que finalement, sa place est à la maison avec 9 enfants. Le retour à la morale conservatrice m'a beaucoup surpris et beaucoup déçu, j'attendais autre chose, quelque chose de plus jusqu'au-boutiste, moins porté sur la découverte de la sainte féminité, faible et soumise.
Formellement le film est très réussit, très beau, les intérieurs sont à la fois très modernes et proche de l’expressionnisme (portes et intérieurs démesurés, grandioses). Du grand art.

Un film ambivalent qui m'a laissé un gout amer.
(Pour feb: je le garde car je garde le coffret :mrgreen: )
C'est en fait surout Wellman qui a réalisé le film. Curtiz n'a fait que des retake :wink:

D'après imdb :
When Jack L. Warner saw the initial version of the film, as directed largely by William A. Wellman, he disliked the performance of the actor playing George Cooper, and insisted that all the scenes featuring him be re-shot with Johnny Mack Brown brought in to play Cooper. Because Wellman was no longer available, Michael Curtiz was brought in to direct the re-shot scenes. Curiously, Curtiz ended up getting the only directing credit in the final cut of the movie.
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by magobei »

The Seven Years Itch (Billy Wilder, 1955)

Opération rattrapage... Que voilà une comédie d'une grande finesse signée Wilder, très bien écrite et assez bien dosée, rythmée, sur un vieux trentenaire frappé par le démon de midi (on passera sur le titre français, 7 ans de réflexion, comme souvent à côté de ses pompes).

Par contre, je dois dire que j'ai trouvé la prestation de Marylin plutôt moyenne, puisqu'elle se borne à minauder - on dira que ça se justifie d'un certain point de vue, vu qu'elle est censée être actrice de pub... Heureusement, Tom Ewell abat un énorme travail, dans une veine "Jack Lemmon"-ienne en diable.

Mais ce qui m'a définitivement conquis, c'est cette magnifique scène finale, toute simple mais si pleine de sens, de sous-entendus, parfaite conclusion de cette très chaste comédie adultérine. 7.5/10
Ça sera la restauration antédiluvienne de 2017 sortie chez Olive et Koch, mais avec un bitrate à 26Hz et du DNR à 36Mb comme toujours chez l'éditeur. Autant dire que l'image sera merdique. Mais je vais l'acheter, même si ça fera doublon avec le Olive, le Koch et le Indicator parce qu'il y a des STF - je n'en ai pas besoin, mais c'est important si on veut partager - et surtout la VF d'origine avec Henri Chalant qui double Rex Edwards qui joue l'indien qui se fait tuer sur la gauche à 40:23.
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by riqueuniee »

Kevin95 wrote:
Gas-oil (Gilles Grangier)

Cinéma de papa au sens premier du terme, Gas-oil est un caprice pour son acteur vedette d'un film lui permettant de tâter du camion (des années après la locomotive). Pour se faire il fait appel à deux personnalités / potes en la présence du faiseur (mais bon technicien) Gilles Grangier et du dialogique (sur le point d'être) star Michel Audiard.
Ces trois là vont chercher une série noire anodine et voilà qu'en un tour de manivelle ils sortent un de ces films de série dont Truffaut c'est fait en son temps l'un des plus virulent critique. Alors si certains films dits "de la bande à Gabin" sont devenu avec le temps (et du recul) de petites perles, d'autres (et Gas-oil en fait partie) sont restés de purs plaisirs coupables pour qui (comme moi) est friand de ce cinoche de samedi soir où le plaisir de voir Gabin entouré de seconds couteaux attachants prime sur toutes questions de mise en scène etc... Grangier sait tenir sa caméra et nous offre des images léchées de gangsters jouant les durs ou de purs moments de légèreté comme Gabin et Moreau discutant féminisme mais ça s’arrête là. Si à deux trois moment s’amorce le visage d'un film plus dramatique, plus tendu (la fatalité pesant sur les épaules de Gabin lorsqu'il découvre le corps inerte sous une pluie battante, la perte de son camion vu comme la bicyclette du Voleur de bicyclette) ça ne va jamais plus loin car revient au galop l'esprit pépère qui anime les auteurs du films (l'acteur Gabin autant qu'Audiard et Grangier).
Mais qu'importe, on se laisse aller nous aussi à profiter de cette décontraction, de ces bons mots comme d'admirer le géant Gabin qui même lorsqu'il se prépare un café en introduction du film est fascinant comme tout. Pas inoubliable mais certainement un bon moment.
Tiens je me referais bien Le Sang à la tête, autre film du trio mais celui-ci nettement plus ambitieux (et réussi).
Film sympathique, mais au rythme par moments vraiment pépère . Pourtant, la scène du braquage , traitée de façon ultra rapide et efficace, laissait augurer d'un film un peu plus nerveux. (une "nervosité" qu'on retrouve un peu dans la scène finale, quand les camions entourent la voiture des truands)
Par contre, rien à redire en ce qui concerne l'interprétation (excellente) et les images (visuellement, c'est très réussi). Le film a surtout aujourd'hui une valeur documentaire (sur le monde des routiers-ça, c'est intentionnel- et plus généralement sur l'époque, en ce qui concerne mentalités et comportements), le souci de réalisme étant très évident (au détriment de l'intrigue criminelle).