Le Western américain : Parcours chronologique III 1955-1959

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Chip
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Chip »

actor's studio dans l'ouest. Détestable. Newman nous "offre" un parfait exemple de cette fameuse méthode que détestaient Hitcock et Humphrey Bogart, qui l'appelait" l' école d'art dramatique grattez-vous les fesses -et- marmonez". Newman est ici presque ausi ridicule que le Brando de "l'équipée sauvage", ce style maniéré, affecté, ne correspont pas au western, les personnages de l'époque devaient avoir des préoccupation plus terre à terre. Je n'aime pas ce film ,ni l'oeuvre de Penn, exception faite De " Bonnie and Clyde".
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Jeremy Fox »

Tu penses la même chose de The One-Eyed Jack de et avec Brando ? :(


Pour ma part, j'aime énormément Paul Newman et j'adore Brando ; je trouve qu'il n'ont pas pris tous les tics de la méthode comme James Dean.
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Rick Blaine
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Rick Blaine »

Jeremy Fox wrote: Pour ma part, j'aime énormément Paul Newman et j'adore Brando ; je trouve qu'il n'ont pas pris tous les tics de la méthode comme James Dean.
+1 :wink:
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Supfiction
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Supfiction »

Rick Blaine wrote:
Jeremy Fox wrote: Pour ma part, j'aime énormément Paul Newman et j'adore Brando ; je trouve qu'il n'ont pas pris tous les tics de la méthode comme James Dean.
+1 :wink:
Il ne faut pas oublier qu'ils ont eu une carrière "pleine" pour exercer leur talent alors que Dean...
Paul Newman était quand même très nettement meilleur qu'à ses débuts.
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Jeremy Fox »

Chip wrote: les personnages de l'époque devaient avoir des préoccupation plus terre à terre
Certes mais ils ne devaient pas non plus porter de chemises roses sans faux plis (Rio Bravo), trouver dans n'importe quels saloons de plantureuses blondes aux dents blanches et la vie des soldats devait être moins joviale que dans les films de Ford. Et on pourrait continuer comme ça pendant des heures. En suivant cette logique, autant rejeter d'un revers de main 95% des westerns hollywoodiens :wink:
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Jeremy Fox »

Supfiction wrote:
Rick Blaine wrote:
+1 :wink:
Il ne faut pas oublier qu'ils ont eu une carrière "pleine" pour exercer leur talent alors que Dean...
Paul Newman était quand même très nettement meilleur qu'à ses débuts.
Exact aussi : difficile de pouvoir juger Dean sur seulement trois films.
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Rick Blaine
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Rick Blaine »

Jeremy Fox wrote:
Supfiction wrote:
Il ne faut pas oublier qu'ils ont eu une carrière "pleine" pour exercer leur talent alors que Dean...
Paul Newman était quand même très nettement meilleur qu'à ses débuts.
Exact aussi : difficile de pouvoir juger Dean sur seulement trois films.
Oui et non.
Le troisième film de Brando est Viva Zapata, déjà loin au-dessus de ce qu'à pu faire Dean. J'ai l'impression que sur la longueur, le constat aurait été le même.
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Jeremy Fox »

Rick Blaine wrote:J'ai l'impression que sur la longueur, le constat aurait été le même.
Je pense aussi mais je ne voulais pas vexer les fans :mrgreen:
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AtCloseRange
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by AtCloseRange »

Rick Blaine wrote:
Jeremy Fox wrote:
Exact aussi : difficile de pouvoir juger Dean sur seulement trois films.
Oui et non.
Le troisième film de Brando est Viva Zapata, déjà loin au-dessus de ce qu'à pu faire Dean. J'ai l'impression que sur la longueur, le constat aurait été le même.
Par contre, Newman n'est vraiment devenu bon qu'au milieu des années 60. Avant, je le trouve hyper maniéré.
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Rick Blaine
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Rick Blaine »

AtCloseRange wrote:
Rick Blaine wrote:
Oui et non.
Le troisième film de Brando est Viva Zapata, déjà loin au-dessus de ce qu'à pu faire Dean. J'ai l'impression que sur la longueur, le constat aurait été le même.
Par contre, Newman n'est vraiment devenu bon qu'au milieu des années 60. Avant, je le trouve hyper maniéré.
Oui, il met peut être un peu plus de temps, je ne connais pas encore beaucoup de ses premiers films, mais dès le début des années 60, il a déjà une belle sobriété, dans Paris Blues par exemple.
Chip
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Chip »

Pour répondre à Jeremy Fox je dirai que " One-eyed Jacks" est classé dans mes 10 westerns préférés, que je trouve Brando très bon dans " sur les quais", exécrable dans "l'équipée sauvage"(impossible aujourd'hui de regarder ce film sans rire), quant à Newman je le préfère dans "Hombre" ou " l'arnaqueur". Le style de jeu de l'actor's studio n'a jamais eu mon aval, j'aurais pu parler aussi de Rod Steiger qui en fait des tonnes dans " Jubal" un peu moins dans " Run of the arrow", par contre son jeu correspond bien à un film comme " Al Capone".
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Post by Jeremy Fox »

Chip wrote:Pour répondre à Jeremy Fox je dirai que " One-eyed Jacks" est classé dans mes 10 westerns préférés, que je trouve Brando très bon dans " sur les quais", exécrable dans "l'équipée sauvage"(impossible aujourd'hui de regarder ce film sans rire), quant à Newman je le préfère dans "Hombre" ou " l'arnaqueur". Le style de jeu de l'actor's studio n'a jamais eu mon aval, j'aurais pu parler aussi de Rod Steiger qui en fait des tonnes dans " Jubal" un peu moins dans " Run of the arrow", par contre son jeu correspond bien à un film comme " Al Capone".
Ok merci :wink:
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Jeremy Fox
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The Proud Rebel

Post by Jeremy Fox »

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Le Fier Rebel (The Proud Rebel - 1958) de Michael Curtiz
SAMUEL GOLDWYN JR.


Avec Alan Ladd, David Ladd, Olivia de Havilland, Dean Jagger, Harry Dean Stanton
Scénario : Lillie Hayward et Joseph Petraca
Musique : Jerome Moross
Photographie : Ted D. McCord (Technicolor 1.37)
Un film produit par Samuel Goldwyn Jr pour la Formosa


Sortie USA : 28 mai 1958


L’ancien soldat confédéré John Chandler (Alan Ladd) traverse les États-Unis accompagné de David (David Ladd), son fils âgé de 10 ans. Il erre de ville en ville et consulte tous les médecins sur son passage espérant que l’un d'entre eux arrivera à soigner son rejeton devenu muet suite au traumatisme lié au drame auquel il a assisté durant la Guerre de Sécession, ayant été témoin du pillage de sa demeure et de la mort de sa mère brûlée vive dans l’incendie qui s’est ensuivi. Dans l’Illinois, un docteur parle à John d’un confrère du Minnesota étant arrivé à soigner ce type de ‘lésion psychologique’. Alors que le père et son fils s’approvisionnent pour continuer leur voyage, on tente de leur voler leur chien. Les fautifs sont les frères Burleigh, des bergers ayant remarqué quelques minutes avant la capacité de la bête à s’occuper à la perfection du rapatriement des moutons. Une violente bagarre oppose alors John et les trois frères ; elle est stoppée net par Linnett Moore (Olivia de Havilland), une femme d’une quarantaine d’année qui a été alertée par David. Accusé d’avoir ouvert les hostilités, John est conduit au tribunal où il est jugé coupable, devant choisir entre 30 jours de prison ou 30 dollars d’amendes. N’ayant pas d’argent sur lui, Linnett se porte garante, décide de payer la caution et d’offrir du travail à John le temps qu’il lui rembourse sa dette. La veuve qui assure désormais seule la bonne marche de sa petite ferme les accueille donc avec plaisir et soulagement ; elle leur apprend néanmoins le harcèlement que lui font subir ses voisins, ces mêmes Burleigh, qui essayent vainement de s’approprier ses terres pour étendre leur domaine. Les semaines passent ; John et David sont ravis de travailler pour la douce Linnett qui n’est pas insensible au charme du père et qui s’attache fortement au fils…


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Un homme accompagné par son fils devenu muet suite à un traumatisme et qui cherche à lui faire retrouver la parole. Un chien fidèle non seulement brave et affectueux mais également très habile dans le ‘maniement’ des ovins. Une veuve belle, douce et attendrissante. Un conflit pour un petit lopin de terre. Le film de Michael Curtiz ne tient que sur ces quelques éléments assez peu originaux et l’histoire reste effectivement tout du long très simple mais jamais simpliste ; le résultat se révèle bigrement attachant. Sorti en 1954, L’homme des plaines (The Boy from Oklahoma), le précédent western de Michael Curtiz, bénéficiait d’une histoire à priori cocasse, celle d’un cow-boy sachant parfaitement maîtriser le lasso alors qu’il était incapable de tenir un revolver, ayant préféré étudier le droit par correspondance plutôt que le maniement des armes et se retrouvant néanmoins nommé shérif d’une petite bourgade du Nouveau Mexique alors qu’il n’avait rien demandé. Seulement, le résultat assez terne n’était guère enthousiasmant et ne nous avait pas laissé d’impérissables souvenirs ; il apportait de l’eau au moulin de ceux qui décrétaient que Michael Curtiz avait perdu son savoir-faire dès les années 50. S’il est évident que ce qu’a réalisé le cinéaste d’origine hongroise durant cette décennie ne saurait rivaliser avec sa production des deux précédentes, aucune honte à avoir cependant : des films tels que le célèbre et jubilatoire Noël Blanc (White Christmas), L’Égyptien, l’un des péplums hollywoodiens les plus intelligents qui ait été, ou encore ce Fier rebelle, sont là pour nous le prouver même si la critique française fut également impitoyable à leur encontre, reprochant les bons sentiments mis en avant ici et là, confondant souvent charme et guimauve, ces trois films, tout comme ses comédies musicales avec Doris Day en toute fin des 40's, étant à mon avis au contraire dépourvus de mièvrerie. En effet, il n'existe aucune règle qui avance que parce que l’on se trouve devant une histoire toute simple avec beaux sentiments et nobles personnages l'on devrait lui accoler automatiquement ce qualificatif péjoratif. Le Fier Rebelle en est une jolie démonstration, espèce de croisement réussi entre L’homme des vallées perdues (Shane) de George Stevens et Jody et le faon (The Yearling) de Clarence Brown, un film qui pour ma part se suit sans ennui et qui pourrait plaire à toutes les générations confondues ainsi qu'à ceux qui n’apprécient guère de prime abord le western.


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Malgré le titre (‘le rebelle’ étant synonyme, durant la période à laquelle se déroule l’intrigue du film, de Sudiste), le scénariste, intelligemment, décide de ne pas trop s’appesantir sur le fait que le personnage principal soit un ex-confédéré et n’en profite pas pour faire de la propagande idéologique décrivant les vilains profiteurs nordistes contre les pauvres sudistes ruinés. Certains diront que c’était pour rendre le film inoffensif et les critiques de l’époque ne se sont pas gênés pour y aller de leurs piques acerbes à ce propos ; je pense au contraire que c’était pour éviter un manichéisme déjà jusque là bien trop souvent présent au sein de ce genre d’histoire. Car rappelons que la période de l’après guerre de Sécession avec la difficile réintégration des vaincus fit les choux gras du western pendant presque une quinzaine d’années, le thème ayant été peut-être celui le plus souvent traité du genre avec celui des conflits éleveurs/fermiers. Toujours en ne s’en arrêtant qu’au titre, John Chandler est un homme droit et fier mais parfois aussi dans le mauvais sens du terme, bêtement entêté. Tout ça pour dire que, par ce simple petit exemple, la preuve est faite que les protagonistes ne sont pas tout d’un bloc et sont même assez richement décrits malgré le fait qu’il s’agisse avant tout d’un spectacle familial et qu’il est effectivement aisé d’éprouver de l’empathie pour les ‘gentils’ et de la haine pour les ‘méchants’ dont le chef n’est autre que l’excellent Dean Jagger que nous n’avions pas l’habitude de trouver dans ce camp, habituellement dévolu à interpréter les personnages honorables y compris hors western : pour en rester avec Michael Curtiz, c’est déjà lui qui jouait le touchant vieux militaire reconverti dans l’hôtellerie dans le superbe Noël Blanc déjà de Curtiz.


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Rien de spécialement remarquable ni de nouveau dans ce western familial mais un charme indéfinissable qui nous cueille dès le départ et qui ne nous lâche plus jusqu’au duel final, un happy-end aussi attendu que le reste. Pour que la réussite soit au rendez-vous avec une intrigue aussi banale, il fallait tout le talent de conteur de James Edward Grant, scénariste surtout associé à John Wayne (avec l’acteur, il se trouvera même d’ailleurs une fois derrière la caméra pour le tendre L’Ange et le mauvais garçon), et l’efficacité toujours d’actualité de Michael Curtiz qui prouvait à l’occasion, contrairement aux mauvaises langues, n’avoir pas perdu la main, son film étant très bien filmé, cadré, monté et photographié. Le grand chef-opérateur Ted D. McCord nous offre des images de toutes beautés et nous démontrait en pleine période de l’écran large, comme John Ford quelques années plus tôt, que l’on pouvait donner de la grandeur aux paysages même par l’intermédiaire du format ‘carré’ dont Michael Curtiz a du se contenter au vu du faible budget alloué à son film. La science du cadrage du cinéaste ainsi que sa capacité à sublimer les paysages, mixés avec le talent de McCord font que The Proud Rebel est déjà un régal pour les yeux, jouant également avec une étonnante apparente facilité sur les éclairages parfois expressionnistes qui rappellent l’époque muette du cinéaste, sur les ombres et les reflets (splendide plan du couple se promenant au dessus d’un ruisseau avec leurs ombres se reflétant dans l’eau ; tout aussi beau plan du même couple dans les champs au coucher de soleil). Du très beau travail esthétiquement parlant, rehaussé par le fait qu’il soit accompagné d’une musique constamment inspirée et pleine de panache du compositeur Jerome Moross qui signera quelques semaines plus tard une partition non moins réussie pour Les Grands espaces (The Big Country) de William Wyler.


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Pour son 165ème film (sic !), Michael Curtiz nous offrait alors, à défaut d’un chef-d’oeuvre, une jolie histoire efficacement mise en image mais également très bien interprétée. Outre Dean Jagger déjà évoqué plus haut, on ne saurait passer sous silence la prestation d’Olivia de Havilland qui retrouvait pour l’occasion celui qui fut son réalisateur de prédilection durant les années 30/40 à la Warner lorsqu’elle avait pour partenaire Errol Flynn. Dans la peau d’une veuve d’âge mur, elle trouve peut-être ici l’un de ses rôles les plus touchants et attire tous les regards vers son irradiante et douce beauté d’âme et de visage. A ses côtés un Alan Ladd peu surprenant mais égal à lui-même et surtout son jeune fils David qui s’avère ici excellent au point de se demander durant tout le film s’il n’était pas réellement muet ; un peu comme lorsque nous nous nous posions la question de savoir lors de la sortie de Gilbert Grape de Lasse Hallstrom si le jeune et alors inconnu Leonardo Di Caprio n’était pas un véritable malade mental. Une belle performance de la part de David Ladd qui, contrairement à ce qui est annoncé au générique, était déjà présent aux côtés de son père dans le très beau Les Loups dans la vallée (The Big Land) de Gordon Douglas l’année précédente ; il ne continuera cependant pas dans cette voie, préférant se lancer dans la production. Quoiqu’il en soit, l’amour que se portent le père et le fils dans la vraie vie est un atout supplémentaire pour le film de Michael Curtiz puisqu’il se ressent tout du long et rend leurs relations d’autant plus convaincantes. Toujours au sein de cette belle distribution, un jeune Harry Dean Stanton (futur acteur principal dans le Paris Texas de Wim Wenders), Henry Hull (le journaliste ronchon du dytique Jesse James réalisé par Henry King et Fritz Lang), le jeune Thomas Pittman trop tôt décédé ou encore, pour de brèves apparitions, les toujours sympathiques Cecil Kellaway et John Carradine.


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Sans rebondissements spectaculaires ni forts enjeux dramatiques, un western familial mélodramatique très classique, tendre et émouvant, qui fait primer les sentiments et les rapports humains sur la violence et l’action sans que ces dernières soient délaissées pour autant, témoin le pugilat du début et le duel final, usant malheureusement un peu trop souvent de transparences et de plans en studio mal intégrés, faute à de trop faibles moyens financiers. Le savoir-faire du cinéaste étant intact, le casting étant de première qualité, l’histoire étant susceptible de toucher des familles entières, ce film aux personnages bien caractérisés baignant dans une ambiance sacrément séduisante obtint un beau succès mondial. Un divertissement de qualité à défaut d'être un western mémorable.
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Rick Blaine
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Re: The Proud Rebel

Post by Rick Blaine »

Jeremy Fox wrote:reprochant les bons sentiments mis en avant ici et là, confondant souvent charme et guimauve,

Mince, je reconnais un peu mon avis sur le film au travers de cette phrase. :oops:

:mrgreen:
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Jeremy Fox
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Re: The Proud Rebel

Post by Jeremy Fox »

Rick Blaine wrote:
Jeremy Fox wrote:reprochant les bons sentiments mis en avant ici et là, confondant souvent charme et guimauve,

Mince, je reconnais un peu mon avis sur le film au travers de cette phrase. :oops:

:mrgreen:

Alors que pour ma part, j'en trouve (de la guimauve) dans le prochain western chroniqué pour lequel je serais loin de partager l'enthousiasme de beaucoup :oops: