Notez les films naphtas - juillet 2011

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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someone1600
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by someone1600 »

Pour la quinté, mon top personnel.

1- The far country 8.5 / 10
2- Naked Spur 8.5 / 10
3- Winchester 73 8.5 / 10
4- Bend on the river 8.5 / 10
5- The man from Laramie 8 / 10

Voila donc.
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feb
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by feb »

Franc jeu (Honky tonk) - Jack Conway (1941)
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Candy Johnson (Clark Gable) et Sniper (Chil Wills) vont de ville en ville dans le but de s'enrichir facilement en escroquant les joueurs dans les saloons et en se sortant des pires situation par leur roublardise. Alors qu'ils se trouvent dans un train (afin d'échapper au goudron et aux plumes), ils rencontrent Elisabeth (Lana Turner), fille du juge Cotton (Frank Morgan) qui travaille à Yellow Creek. Intéressé par l'idée de se remplir à nouveaux les poches et de suivre ce joli brin de femme dont il est tombé amoureux, Candy et son acolyte s'installent à Yellow Creek. Le fameux juge est en réalité un ancien "camarade de jeu" qui l'a toujours caché à sa fille et qui va l'aider à monter son propre saloon et à avoir la mainmise sur la ville. Il y retrouve également Gold Dust (Claire Trevor), une vieille amie qui aimerait que Candy s'intéresse plus à elle et qui ne va pas supporter qu'il se marie à Elisabeth.
Avec le temps Candy réussit à contrôler la ville, à mettre dans sa poche ceux qui étaient ses adversaires à son arrivée mais en contrepartie se met à dos le juge (qui ne supporte pas que sa fille se soit transformée à son contact), Gold Dust (qui ne supporte pas d'être remplacée par Elisabeth) et les habitants qui voient d'un mauvais oeil la mainmise de Candy sur la ville...


Sympathique film qui s'apparente plus à une comédie romantique/dramatique sur fond de western qu'à un western pur et dur. Ici le film se concentre sur l'histoire d'amour entre Candy et Elisabeth, sur les relations entre Candy et le juge Cotton ou Candy et Gold Dust qui vont très fortement évoluer tout au long du film. Nous sommes ici face à un film où les dialogues tiennent une grande part, où les personnages sont détaillés et où la relation entre chacun d'eux est importante. Si le film est assez avare en action et peut sembler ennuyeux présenté présenté comme ceci, c'est sans compter sur les acteurs du film et la réalisation carrée de Jack Conway qui propose une mise en scène sobre et se débrouille pas si mal que ça avec les nombreuses de dialogue qu'elles soient placées dans un contexte romantique ou dramatique.

Le film repose avant tout sur les épaules de Clark Gable et de Lana Turner. Le premier interprète impeccablement le rôle du séducteur, embobineur, filou, menteur et voleur (un très beau quinté :mrgreen: ) dont il a le secret. Rajouté à cela une classe, un charisme aux petits oignons et la fine moustache, on se dit que le rôle lui convient à merveille et que c'est un plaisir de le voir évoluer dans le film.
Lana Turner est quant à elle une Elisabeth toute en retenue, toute en douceur surtout face au jeu "cabot" de Gable et forme avec lui un duo qui fonctionne très bien. L'actrice, très jeune, est de toute beauté et Jack Conway ne se prive de quelques jolis plans sur la demoiselle et il a bien raison :oops: Les superbes tenues et le N&B la mettent parfaitement en valeur et son rôle plus posé que celui de Gable lui va comme un gant.
A leurs cotés, des seconds rôles de qualité : Claire Trevor se pose comme la rivale de Elisabeth et comme le dit Jeremy Fox dans sa critique "semble tout droit descendue de la diligence de John Ford" tellement son rôle en est proche.
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Marjorie Main incarne avec délectation une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et Frank Morgan un juge alcoolique qui regrette de voir sa fille évoluer autant au bras de celui qui fut un ancien compagnon de jeu.
Dans l'ensemble - et même si un soupçon d'action supplémentaire et une durée un peu plus courte auraient été les bienvenus - le film se révèle agréable, bien interprété et propose même un passage plus dramatique entre les 2 mariés sur la fin qui surprend vis-à-vis de la tonalité générale du film mais qui permet d'apporter un peu plus d'humanité aux 2 personnages (mais ça n'empêche pas le film de se terminer sur un dernier tour de filou de la part de Candy :mrgreen: ). 6,5/10
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
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feb
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by feb »

La Chasse du comte Zaroff (The Most Dangerous Game) - Ernest B. Schoedsack & Irving Pichel (1932)
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Difficile de passer après la très complète analyse du film par Julien Léonard :mrgreen: La chasse du comte Zaroff est un film vraiment dynamique et qui aurait mérité de durer bien plus que ses 63 petites minutes. Très rapidement, le héros se retrouve seul dans sur cette ile qui semble sans vie avant de tomber sur un château qui n'inspire rien de bon mais qui représente la seule zone de vie. Et là tout est mis en place pour instaurer un sentiment de malaise malgré l'accueil du comte Zaroff : décors gothiques, homme de main muet qui semble prêt à vouloir tuer le rescapé, comte à l'accent russe et au visage inquiétant, aucune possibilité de quitter l'île. Zaroff est un chasseur qui ne vit que pour une chose : accueillir sa future proie, la traquer et prendre plaisir à la tuer. Plaisir qui se voit décupler en accueillant au sein de sa demeure, Robert Rainsford chasseur de fauves à la réputation mondiale.
Alors que Rainsford rencontre Eve Trowbridge et son frère, seuls rescapés d'un précédent naufrage, Zaroff est déjà en train de prévoir sa future traque avec un élément supplémentaire en la personne de Eve : la jeune femme va devenir une prime accordée au vainqueur du combat qui va opposer le chasseur Zaroff et la proie humaine Rainsford. Après avoir découvert le plan machiavélique du maître des lieux, les 2 proies sont lâchées dans la minuscule île et le film prend une tournure complètement différente.

Si la première partie est là pour introduire le personnage de Zaroff et le sort réservé aux 2 jeunes gens avec une mise en statique au sein du château, la seconde partie, plus courte, offre un tout autre traitement.
La caméra est toujours en mouvement et accompagne avec beaucoup de dynamisme l'action : travelling dans les marécages, zoom sur les visages des 2 proies traquées dans les hautes herbes, caméra au plus près des 2 acteurs lorsqu'ils se cachent. Les dialogues sont réduits au plus simple et le film semble être muet :
- l'action visuelle prime, les seuls sons proviennent de l'environnement hostile (cris, aboiements) et la musique n'est là que pour marquer chacune des actions et apporter encore plus de rythme,
- Rainsford joue sur son physique, sur son expérience de la chasse pour échapper à la traque de Zaroff et pour protéger Eve.

La traque s'intensifie avec le temps, les chiens sont lâchés, le chasseur devient rabatteur et prend de plus en plus de plaisir à voir ses proies fuir tout en sachant qu'elles finiront bloquées à un moment ou un autre et qu'il pourra jouir de cette nouvelle prise. Mais cette partie de chasse ne finira pas comme toutes les précédentes car si physiquement la race chassée est la même, l'animal traqué est plus intelligent et va réussir à tenir tête au chasseur.

Si le film n'est pas exempt de défauts (la scène d'introduction et du naufrage sont assez vite expédiées, le personnage du frère qui apporte peu et qui n'est pas des plus convaincants, l'absence d'affrontement physique entre Rainsford et Ivan), ces derniers sont placés en retrait lorsque que l'on se penche sur les points positifs : le traitement (rythme, caméra, idées de plans) de la partie de chasse, le personnage du comte Zaroff, la beauté de Fay Wray, son jeu qui porte encore les marque du cinéma muet mais qui colle parfaitement à l'action dans la 2nde partie du film et enfin Joel McCrea qui même s'il n'est pas encore parfaitement à l'aise devant la caméra offre beaucoup de prestance et de dynamisme à son personnage.

Merci à Julien pour le conseil :wink: 7/10
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
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riqueuniee
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by riqueuniee »

A noter aussi le double sens du titre original (the most dangerous game), game signifiant jeu, mais aussi gibier ou proie. Et qui est cohérent avec le propos du film : Zaroff désirant chasser le gibier le plus dangereux à son avis, l'homme.
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feb
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by feb »

Tout à fait, j'avais oublié de mentionner ce détail qui a son importance :wink:

Baby Face - Alfred E. Green (1933)
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Lily Powers travaille dans le speakeasy tenu par son père, lequel utilise sa fille comme "cadeau" pour les clients qui le souhaitent. Après le décès de son père (dans l'incendie causé par l'explosion de son alambic), Lily quitte la ville sur les conseils d'un client qui l'encourage à utiliser son corps pour profiter des hommes et réussir dans la vie au lieu d'être utilisée par eux. Arrivée à New York, elle est engagée dans une banque en séduisant un des employés des ressources humaines et applique à la lettre le "conseil" prodigué par le client : elle gravit un à un les services de la banque en même temps que les étages du building. Profitant de toutes les ruses pour atteindre son objectif, elle obtient très vite bijoux, argent et fourrures avant de se voir exilée à Paris à la suite d'un scandale. Mais sur place elle séduit le nouveau directeur et revient à New York....

Pur film pré-code, Baby Face est la réponse de la Warner au Red-Headed Woman de la MGM sorti en 1932 avec la blonde platine Jean Harlow. Dans le film de la Warner, Barbara Stanwyck incarne une femme qui ne supporte plus la vie que lui fait subir son père et profite de sa mort pour partir à New York où elle va utiliser ses charmes pour profiter de la faiblesse des hommes. L'actrice incarne une femme qui n'a aucune compassion, aucun sentiment comme on le découvre dès le début lorsqu'elle regarde, avec un visage sans expression, l'incendie dans lequel vient de périr son père. Son seul but est de séduire les hommes (quitte à passer à l'acte) simplement pour progresser au sein de la banque où elle travaille, s'enrichir, vivre la belle vie et effacer les souvenirs de la jeunesse qu'elle a vécue. Et le moins que l'on puisse dire c'est que la demoiselle ne fait pas semblant et applique la méthode dès le début : surprises par le contrôleur du train dans lequel Lily et son amie sont montées sans payer, une habile mise en scène nous fait comprendre qu'elle lui fait une proposition qu'il ne peut refuser (pendant que son amie part à l'autre bout du wagon, Lily s'installe dans un coin en attendant que l'homme la rejoigne)
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Telle une veuve noire, Lily va séduire chaque homme qu'elle croise, surtout celui qui peut lui offrir plus que le précédent qu'elle jette alors sans le moindre remord : licenciés ou quittés par leur femme, les hommes ne s'en relèvent pas et vont même jusqu'au point de non-retour en se suicidant sous le regard de la séductrice qui pense déjà à sa prochaine victime. Même le "Duke" tombe sous le charme de la jeune femme :mrgreen:
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Le film repose entièrement sur les épaules de la superbe Barbara Stanwyck qui fait corps avec son personnage : ses tenues comme sa coiffure évoluent au fur et à mesure de sa progression la mettent parfaitement en valeur, son regard et sa voix suffisent à maîtriser les hommes qui ne peuvent résister à cette jeune femme. Film pré-code oblige, les allusions au sexe sont présentes lors de chaque rencontre, les regards en direction des coins plus calmes sont nombreux et même Nietzsche est utilisé comme justificatif lorsque le client lui indique l'attitude qu'elle doit avoir pour réussir :
A woman, young, beautiful like you, can get anything she wants in the world. Because you have power over men. But you must use men, not let them use you. You must be a master, not a slave. Look here — Nietzsche says, "All life, no matter how we idealize it, is nothing more nor less than exploitation." That's what I'm telling you. Exploit yourself. Go to some big city where you will find opportunities! Use men! Be strong! Defiant! Use men to get the things you want!
Le seul gros défaut du film concerne la fin en "happy end" :
Spoiler (cliquez pour afficher)
alors qu'elle vient de séduire et d'épouser le nouveau président de la banque, celui-ci est traîné devant les tribunaux et demande à Lily de l'aider à payer sa caution avec les cadeaux et l'argent qu'il lui a donné. Celle-ci refuse et s'enfuit mais prise de remords elle revient à la banque avec l'argent quand elle découvre son mari au sol, un pistolet près de lui. Elle s'effondre en pleur sur son corps, lui annonce qu'elle regrette et que c'est la première fois qu'elle aime un homme quand celui-ci ouvre les yeux....
Cette fin semble avoir été dictée par la morale (et par la peur de la censure ?) en essayant de faire passer le message selon lequel la richesse et la belle vie ne font pas tout, le plus important reste l'amour entre 2 personnes :fiou: 8,5/10

Info : film disponible dans le coffret Forbidden Hollywood Vol. 1 (lisible sur platine zone 2 avec VOSTF pour les 3 films) en 2 versions :
- une version de 71min en VOSTA uniquement qui correspond à la version censurée sortie dans les salles,
- une version de 75 minutes en VOSTF (redécouverte en 2004 et restaurée) avec notamment le passage sur Nietzsche non censuré.
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ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Profondo Rosso »

Du rififi à Paname de Denys de La Patellière (1966)

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Paulo les Diams, son ami Walter, Jack de Londres et un Munichois pratiquent allègrement le trafic d'or. Un jour une bande rivale, celle de Mario, les attaque. Les correspondants de Londres et de Munich disparaissent. Paulo est sauvé par un faux journaliste mais vrai policier américain, qui se trouve promu garde du corps du gangster.

Sans égaler les polars à succès de Gabin des 60's comme Le Clan des Siciliens, Le Pacha ou Mélodie en sous-sol, ce plus oublié film de Denys De La Patellière s'avère fort bien mené. Comme souvent avec les réussites policière françaises de l'époque, l'histoire est adaptée d'un roman d'Auguste Le Breton (des petites choses comme Du rififi chez les hommes, Razzia sur la chnouf, Le Clan des Siciliens) et la trame habilement construite constitue vraiment le point fort du film.

La longue introduction nous présente donc les forces en présences de ce qui sera un film de gangster pur et dur. D'un côté "Paulo les Diams" (Jean Gabin) et son associé Walter l'antiquaire (Gert Froebe) menant un lucratif trafic d'or entre la France, l'Angleterre et le Japon (ce qui nous vaut courte mais élégante séquence japonaise à Tokyo). De l'autre un mystérieux ennemi tentant de décimer leur business et qui s'avéra être la mafia et au milieu de tout cela navigue la police avec un flic américain infiltré qui va réussir à faire partie de la garde rapprochée de Gabin. Les indices se révèlent donc progressivement lors d'assassinat inattendus par l'organisation rivale tandis que parallèlement sont développés les différents personnages de chaque camp. Gabin fait son numéro habituel de dur à cuir gouailleur et impose son charisme coutumier sans forcer (très bon Marc Bozzuffi également dans un rôle ingrat d'homme de main), le personnage plus tragique de Gert Froebe est le plus intéressant dans la mélancolie qu'il fait passer puisque son épouse (la belle Nadja Tiller) est une ancienne amante de Gabin dont il sait qu'elle ne l'a pas oublié. Il est d'ailleurs dommage que le film ne développe pas plus sa facette (le livre doit sans douté être plus détaillé là dessus) le film y aurait gagné en force dramatique. Le falot Claudio Brook incarne lui le policier infiltré tandis que chez les méchants c'est un festival de trognes entre un tout jeune Claude Brasseur en homme de main et même George Raft en personne en ponte de la Mafia. Mireille Darc fait également une apparition remarquée en jeune entraîneuse écervelée.

Si la mise en place est parfaite, le film peine un peu par la suite à imposer un rythme percutant l'intrigue tourne un peu en rond par instants avec la laborieuse enquête de Claudio Brooke (et les apartés presque comique avec le Commissaire l'encadrant joué par Daniel Ceccaldi) qui peine à intéresser quand on attend surtout le règlement de compte entre Gabin et ses adversaires. On se raccroche donc au charisme des principaux interprètes et aux dialogues percutant qui sans être aussi fleuri que du Audiard font leur petit effet et quelques écarts de violence étonnant. Bien qu'un peu abrupt, le final vengeur est cependant très réussi et achève de rendre cette production tout à fait recommandable. 4/6
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Père Jules
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Père Jules »

Celui-là, j'ai toujours hésité à la voir en raison du nom du réalisateur. Un nom comme ça, ça n'inspire pas confiance. Et c'est semble-t-il une erreur :D
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Jeremy Fox
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Jeremy Fox »

Père Jules wrote:Celui-là, j'ai toujours hésité à la voir en raison du nom du réalisateur. Un nom comme ça, ça n'inspire pas confiance. Et c'est semble-t-il une erreur :D
Je me faisais la même réflexion avant de voir Rue des Prairies qui m'avait très agréablement surpris
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Rick Blaine »

Denys de La Patellière est un réalisateur extrêmement recommandable malgré son nom. :mrgreen:

Outre Rue des Prairies que j'aime beaucoup également, ses Grandes Familles sont très réussies, et je considère Un Taxi Pour Tobrouk comme un des plus beau fleurons du cinéma français. (J'en avais dit 2 mots ici)

Du Rififi à Paname, même s'il manque un peu de rythme, est aussi une réussite sympathique, tout comme le Tueur, encore avec Gabin.
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Profondo Rosso »

Oui avant de voir celui ci je ne connaissais que Un Taxi pour Tobrouk qui dans le genre grosse aventure burinée à la française est un bon petit classique ça me donne envie de le revoir tiens. Je note les autres titres que tu cites Rick :wink:
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Lord Henry »

Ce n'est pas quand même pas ce que le cinéma français a produit de plus exaltant à l'époque. Tout cela fleure un peu - trop - le divertissement version "apéro saucisson-pinard".
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Rick Blaine »

Pour certains de ses films moins réussi, disons le Tatoué par exemple-même si ce film me fait rire, peut-être. Mais pour ses meilleurs films je ne trouve pas.
Et je trouve un Taxi pour Tobrouk parfaitement exaltant.
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Kevin95 »

Rick Blaine wrote:une réussite sympathique, tout comme le Tueur, encore avec Gabin.
Sans être un naveton, Le Tueur est quand même bien mineur dans la filmo de Gabin comme de Denys de La Patellière. Le film se traine en longueur, offre bien quelques bons moments (comme le personnage de psychopathe interprété par Fabio Testi) mais la première heure (de mémoire) est sacrément pantouflarde et risque d'en rebuter plus d'un.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Rick Blaine »

Kevin95 wrote:
Rick Blaine wrote:une réussite sympathique, tout comme le Tueur, encore avec Gabin.
Sans être un naveton, Le Tueur est quand même bien mineur dans la filmo de Gabin comme de Denys de La Patellière. Le film se traine en longueur, offre bien quelques bons moments (comme le personnage de psychopathe interprété par Fabio Testi) mais la première heure (de mémoire) est sacrément pantouflarde et risque d'en rebuter plus d'un.
Dans la filmo de Gabin c'est effectivement mineur, et comme pour du Rififi à Paname, il y a des moments de creux, mais je le trouve tout de même agréable, si on aime l'un je pense que l'on peut aimer l'autre. En tout cas j'aime bien ce genre de films, mais je conviens que ça puisse ennuyer aujourd'hui.
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Re: Notez les films naphtas - juillet 2011

Post by Kevin95 »

Rick Blaine wrote:Dans la filmo de Gabin c'est effectivement mineur, et comme pour du Rififi à Paname, il y a des moments de creux, mais je le trouve tout de même agréable, si on aime l'un je pense que l'on peut aimer l'autre. En tout cas j'aime bien ce genre de films, mais je conviens que ça puisse ennuyer aujourd'hui.
C'est que je trouve que ses policiers dit "à la papa" des années 60 sont plus dynamiques que Le Tueur des années 70 (ou comme L'Affaire Dominici dans un autre genre qui bien que plus réussit manque quelque peu de rythme). Mais le comédien dans les mains de cinéastes plus disons expérimentés arrive à supplanter les films cités comme avec Lautner (Le Pacha), Verneuil (Le Clan des Siciliens) ou Granier-Deferre (Le Chat, La Horse).
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