Le Western américain : Parcours chronologique II 1950-1954

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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someone1600
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by someone1600 »

Encore une merveilleuse chronique Jeremy qui donne tres envie de découvrir ce film... je ne crois pas en avoir d'enregistrement malheureusement... :(
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Jeremy Fox
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Vengeance Valley

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La Vallée de la Vengeance (Vengeance Valley, 1950) de Richard Thorpe
MGM


Avec Burt Lancaster, Robert Walker, Joanne Dru, Sally Forrest, John Ireland, Ted de Corsia, Carleton Carpenter
Scénario : Irving Ravetch d’après un roman de Luke Short
Musique : Rudolph G. Kopp
Photographie : George J. Folsey
Une production de Nicholas Nayfack pour la MGM


Sortie USA : 06 février 1951

Quittons quelques temps l’Histoire avec un grand H, les guerres indiennes et la Guerre de Sécession, les outlaws et hommes de loi célèbres pour nous replonger dans la vie simple et laborieuse de ceux qui, dans l’imaginaire collectif, représentent le mieux le western, à savoir les cow-boys. Un mode de vie finalement encore assez peu abordé mais parfaitement résumé par la voix off qui débute le film, non pas celle d’un des ‘héros’ de l’intrigue mais celle d’un homme plutôt anonyme au sein de ce groupe de vachers : "I got a story to tell - a yarn about cow country, cow punchers and men. I was workin' for the Strobie Ranch, a trade of worn leather and saddle blisters and brandin' irons. A trade with some song, some fun and some luck. It was as good a job as a man could ask for. Lonely sometimes and cold - so much distance you'd have thought you'd never get back - but for me, a young kid, it was a fine time. Memories are mostly good. You're up on top of the world where the air is clean and thin - the only sound is the wind in the pines." On aurait très bien pu mettre ce prologue romantico-réaliste en exergue d’un livre sur les cow-boys de cinéma ; il fait également entrevoir ce qu’aura de semi-documentaire ce plaisant western de Richard Thorpe qui s’attache à présenter le quotidien de ces hommes en plus de plonger le spectateur dans un drame familial, avec aux premières loges l’antagonisme entre deux frères.


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A la mort de son épouse, voici quinze ans, le vieil Arch Strobie (Ray Collins) a recueilli Owen Daybright (Burt Lancaster). Ce dernier l’a beaucoup aidé à parfaire l’éducation de son tout jeune fils, Lee (Robert Walker). Plusieurs années se sont écoulées et, ne pouvant compter sur Lee, devenu paresseux, imprévisible et joueur invétéré, Arch s'appuie désormais sur son fils adoptif, devenu régisseur pour diriger son ranch, le plus important de la région. Chaque saison, c’est le grand rassemblement des bêtes organisé pour la transhumance à venir. A la fin de celui d’hiver, les deux demi-frères reviennent au ranch et apprennent que Lily Fasken (Sally Forrest), la serveuse du saloon, vient d’accoucher. Ils sont très contrariés par cette nouvelle car, peu avant son mariage avec Jenny (Joanne Dru), Lee avait été son amant ; secret dont seul Owen était au courant. Les frères de la jeune femme arrivent dans la région avec l'intention de venger l'honneur de leur sœur en abattant le père de l'enfant. Mais Lily refuse de leur dire le nom du géniteur. Par son silence, Owen s'attire leurs soupçons d’autant plus que la première chose qu’il a faite à son retour est d’aller immédiatement verser de l’argent à la jeune femme pour lui venir en aide. De son côté, Jenny finit par vite se rendre compte de l'infamie de son mari et lui condamne désormais la porte de sa chambre. Jaloux de son ‘grand frère’, à qui Jenny se confie et ne semble pas insensible, et qui retient de plus en plus l’attention de son père par son courage et son honnêteté, Lee réclame sa part d'héritage puis s'associe avec Backett, un voleur de bétail, et les frères Fasken afin de faire tomber Owen dans une embuscade qui l’en débarrasserait définitivement...


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Otez les termes "ranch" et "saloon" du résumé du film ci-dessus et dites-moi si vous n’auriez pas pensé avoir affaire à un mélodrame ! Si dans les années 50, les drames familiaux se sont incrustés dans les westerns (de prestige le plus souvent), en 1951, on ne peut pas dire que la psychologie et ce genre de sujets étaient encore à la mode. Il y eut bien quelques précédents avec l’étonnant Duel au soleil (Duel in the Sun) de King Vidor qui assumait entièrement son côté mélodramatique appuyé, mais aussi La Vallée de la peur (Pursued) de Raoul Walsh ou Ciel rouge (Blood on the Moon) de Robert Wise et The Furies d’Anthony Mann… mais ce furent quand même des exceptions. Aux commandes de ce Vengeance Valley, nous trouvons Richard Thorpe. Homme à tout faire de la prestigieuse MGM, le cinéaste est assez peu apprécié en France et son nom ne dit toujours certainement pas grand chose au commun des mortels. Il est pourtant extrêmement connu du téléspectateur français. En effet, par le fait d’un seul homme, il se pourrait fort bien qu’il ait le privilège de cumuler le plus grand nombre de diffusions de ses films à la télévision publique française et ce, sur l’unique France 3. Vous aurez donc compris que cet homme est bien évidemment Patrick Brion, le rare journaliste français à porter le réalisateur au pinacle : nous lui sommes gré, nous quarantenaires ou cinquantenaires (enfin, certains d'entre nous), de nous avoir fait passer des après-midi ou soirées inoubliables, enfants ou adolescents que nous étions.


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Cinéaste prolifique ayant tourné plus de 150 films entre 1924 et 1967, nous retiendrons surtout de lui des titres qui en ont fait rêver plus d’un : Tarzan s’évade (1936) ou le très sombre La Force des ténèbres (1937) pour commencer. Mais ce sont surtout ses œuvres des années 50 qui demeurent les plus célèbres. S’il s’est illustré dans à peu près tous les genres (comédie musicale avec Trois petits mots, Le Rock du bagne ; film noir avec La Main noire, La Maison des 7 faucons…), c’est dans le film d’aventure qu’il se fit surtout remarquer : Ivanhoé, Le Prisonnier de Zenda , Les Chevaliers de la Table Ronde, Quentin Durward... Aucun de ces titres ne mérite de passer à la postérité mais nombre d'entre eux se révèlent encore très plaisants. Des westerns, il commença à en tourner à la pelle dès 1926, œuvrant surtout dans le serial et les films de série sans importance. Préférons oublier les précédents qui ont déjà été évoqués ici (Bad Men of Wyoming et Apache Trail sont tout simplement de sombres navets) pour en revenir à son avant dernier qui n’est autre que La Vallée de la vengeance, le suivant étant également son ultime réalisation en 1967, Le Pistoléro de la rivière rouge (The Last Challenge) tourné en 1967. Autant dire que nous ne parlerons plus beaucoup de Richard Thorpe au sein de ce topic ; il me semblait donc utile de jeter un rapide coup d'œil sur une carrière au sein de laquelle chacun pourra y trouver au moins un bon souvenir, Valley Vengeance pouvant être de ceux-là.


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La Vallée de la vengeance est donc, pour l’époque, un curieux western très concis (à peine 80’) mêlant au cadre classique du Far West une intrigue mélodramatique. Dans un très beau et très simple prologue bucolique et apaisé, la voix off d’un jeune cow-boy candide et naïf nous décrit ses états d’âme alors qu’il effectue le rassemblement d’un troupeau au milieu de grandioses paysages (voir le monologue repris dans le premier paragraphe). Puis… "les ennuis ont commencé le soir de leur arrivée", plus précisément le soir du retour de Burt Lancaster et de son frère de lait Robert Walker dans leur petite ville après une longue absence au cours de laquelle ils ont rassemblé leurs bêtes. Et voilà le narrateur de nous conter les drames touchant plusieurs familles entremêlées. On croise Owie (Burt Lancaster) sans cesse préoccupé par le demi-frère qu’il protège, couvrant toutes ses frasques pour ne pas peiner son père adoptif et sa belle-sœur qu’il aime plus que tout au monde : à la question de savoir pourquoi il protège son frère en n’importe quelles circonstance, Owie rétorque : "When you're loyal to a man, Hewie, you're loyal to everything about him... even his faults." On trouve également des hommes désireux de venger l’honneur de leur sœur mise enceinte et abandonnée par la suite ; une jeune épouse (Joanne Dru) refusant que son mari ne la touche une fois connue son infidélité passée mais acceptant de rester au ranch, elle aussi pour ne pas sanctionner le beau-père qui l’a acceptée avec chaleur sous son toit ; une brebis galeuse (Robert Walker) qui fait quelques efforts pour s’amender mais dont le caractère et le tempérament le poussent irrémédiablement du mauvais côté de la barrière… Les ressorts dramatiques, qui se révélèrent très adultes pour un western même si à postériori assez superficiels, nous les devons surtout à l'influence du scénariste Irving Ravetch, un spécialiste du mélodrame qui co-signera, entre autres, le script du superbe Celui par qui le scandale arrive de Vincente Minnelli et qui deviendra aussi le scénariste attitré de Martin Ritt. L’histoire dont s’est inspiré Ravetch est signée Luke Short, auteur de romans ayant donné lieu à d’autres westerns assez singuliers que nous avons déjà abordés tels Ciel rouge de Robert Wise, La Cité de la peur de Sidney Lanfield (espèce de Marlowe au Far West) ou Ambush de Sam Wood.


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Pour que cette variation sur Caïn et Abel puisse être réussie et intrigante, il fallait que les acteurs soient convaincants et n’en fassent pas des tonnes pour ne pas alourdir ce script déjà au départ bien chargé dramatiquement parlant. Pari gagné puisque Richard Thorpe se révèle un excellent directeur d’acteurs. Du premier au dernier rôle, tout le monde est excellent et se fond dans son personnage le plus sérieusement du monde. Burt Lancaster tout d’abord, qui s’était fait une réputation par l’intermédiaire du film noir (Les Tueurs, Criss Cross…) et du film d’aventure (La Flèche et le Flambeau…) et pour qui il s’agissait de son premier western. Pour l’anecdote, il refusa d’être doublé et exécuta lui-même toutes les cascades et combats à mains nues. Owen Daybright lui offre l’opportunité de déployer toutes ses capacités d’acteur dramatique et de démontrer un parfait charisme.


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En outre, Vengeance Valley fut malheureusement l’un des derniers rôles du jeune Robert Walker, mort d’une crise cardiaque en 1952 à l’âge de 37 ans. Il était inoubliable de sobriété aux côtés de Judy Garland dans le magnifique L’Horloge de Vincente Minnelli et fut ensuite surtout célèbre pour son rôle de Bruno Anthony dans L’Inconnu du Nord Express d'Alfred Hitchcock. Dans la peau de Lee, il est brillant et attire malgré tout la sympathie, son personnage n’ayant pas été écrit tout d’un bloc ; il aurait très bien pu rivaliser avec Arthur Kennedy dans ce genre de rôle de "méchant" qui ne l’est pas vraiment et sur lequel nous arrivons parfois à nous apitoyer. N’oublions pas la ravissante et talentueuse Joanne Dru, l’une des actrices que les amateurs de western affectionnent le plus, ayant tourné en quelques années dans trois des plus beaux fleurons du genre, à savoir La Rivière rouge, La Charge héroïque et Le Convoi des braves. Dans le film de Thorpe, elle est une nouvelle fois impeccable. Le reste de la distribution est irréprochable ; retenons surtout les brèves mais excellentes apparitions de Ray Collins dans le rôle du patriarche pour une fois doux et très humain et non dictatorial comme nous en avions rencontré à la pelle jusqu'ici, de John Ireland, excellent second couteau, qui avait été l’interprète principal de I Shot Jesse James de Samuel Fuller ainsi que celle de Ted De Corsia qui avait vraiment la gueule de l'emploi pour jouer les salauds.


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Aucun trait de génie dans ce western manquant singulièrement de tension et d’intensité dramatique mais néanmoins une solidité à toute épreuve, et ce, à tous les niveaux. Que les amateurs d’action se rassurent : si elle est confinée à quelques séquences, ces dernières sont loin d’être mauvaises. Il faut dire que La Vallée de la vengeance est également connu comme étant l’un des premiers westerns réalistes pour la violence des deux combats à poings nus ; ce qui est un peu exagéré car s’ils sont secs et brutaux, ils demeurent à ce niveau bien en deçà des séquences similaires dans certains films avec Randolph Scott précédemment sortis ou de celles que l'on trouvait dans La Ville Abandonnée (Yellow Sky) de William Wellman. Le dernier quart d’heure est assez mouvementé, voyant se dérouler le rassemblement du bétail, le guet-apens puis la poursuite des deux frères dans de très beaux décors naturels au Colorado et dans les Montagnes Rocheuses. Le tout admirablement photographié par le chef-opérateur George Folsey qui nous enchanta déjà par son travail sur Le Chant du Missouri ou Harvey Girls et enveloppé d’une très belle partition, ample et discrète, jamais pompière ni grandiloquente, d’un compositeur qui mérite d’être redécouvert : Rudolph G. Kopp, déjà auteur de la musique de Ambush de Sam Wood. Bref, un western de très honnête facture ficelé par un réalisateur qui connaît très bien son métier.
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hellrick
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Re: Vengeance Valley

Post by hellrick »

Jeremy Fox wrote: Les films MGM étant pour une bonne part tombés dans le domaine public durant les années 1950 et 1951, on trouve ce western dans d’innombrables éditions. Celle édité par PVB d’abord puis redistribué par Seven est d’une rare fadeur concernant les couleurs mais sinon loin d’être irregardable. VF et VOST présentes.
Je l'ai vu (je dirais subi) dans une édition hideuse (et pourtant je suis pas difficile) indigne d'une K7 déjà visionnée un millier de fois et j'avais vraiment pas aimé mais je lui redonnerais sa chance avec la Seven7 un de ces jours :wink:
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Jeremy Fox
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Re: Vengeance Valley

Post by Jeremy Fox »

hellrick wrote:
Jeremy Fox wrote: Les films MGM étant pour une bonne part tombés dans le domaine public durant les années 1950 et 1951, on trouve ce western dans d’innombrables éditions. Celle édité par PVB d’abord puis redistribué par Seven est d’une rare fadeur concernant les couleurs mais sinon loin d’être irregardable. VF et VOST présentes.
Je l'ai vu (je dirais subi) dans une édition hideuse (et pourtant je suis pas difficile) indigne d'une K7 déjà visionnée un millier de fois et j'avais vraiment pas aimé mais je lui redonnerais sa chance avec la Seven7 un de ces jours :wink:


On peut quand même faire l'impasse sans problème ; je trouve le film agréable mais il n'est pas franchement mémorable.
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by daniel gregg »

C'est vrai que la distribution fait envie, j'aime beaucoup cette actrice, double d'Ida Lupino dans ses réalisations qu'est Sally Forest.
Sinon concernant Thorpe, j'avoue ne connaître de lui que ses films "médiévaux" et Ivanhoe reste pour moi à ce jour l'un des fleurons du genre.
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Père Jules
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Père Jules »

Vu également lors d'un passage plus ou moins récent sur TCM.
C'est bien simple sans les images, je ne me serais jamais souvenu l'avoir vu... :D

C'est pas que c'est mauvais, c'est juste un divertissement anecdotique.
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

daniel gregg wrote:C'est vrai que la distribution fait envie, j'aime beaucoup cette actrice, double d'Ida Lupino dans ses réalisations qu'est Sally Forest.
Tiens, j'aurais du faire une capture ; la comédienne est très jolie.
Et j'aime beaucoup tous ses films médiévaux justement. :wink:
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Re: Vengeance Valley

Post by pak »

Jeremy Fox wrote: (...) il me semblait donc utile de jeter un rapide coup d'œil sur une carrière au sein de laquelle chacun pourra y trouver au moins un bon souvenir, Valley Vengeance pouvant être de ceux-là.
Le sens de la formule... C'est exactement ça pour moi.

J'aime bien La vallée de la vengeance, et j'ai un faible pour pas mal de films de Richerd Thorpe (dont je suis loin d'avoir tout vu, même pas le tiers de ses parlants) : Ivanhoé, les Tarzan, Le prisonnier de Zenda, Les chevaliers de la table ronde, Quentin Durward... Des souvenirs évidemment liés à l'émission la Dernière Séance, pour des films d'aventure un peu naïf mais carrés et efficacement réalisés.

Bon, des fois, c'est pas terrible. J'ai vu récemment White Cargo, c'est assez folklo...

Evoquer ce réalisateur, c'est aussi un peu évoquer l'histoire d'Hollywood jusqu'à la fin des années 1960. Une autre époque.
Le cinéma : "Il est probable que cette marotte disparaîtra dans les prochaines années."

Extrait d'un article paru dans The Independent (1910)

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hellrick
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Re: Vengeance Valley

Post by hellrick »

pak wrote:
Jeremy Fox wrote: (...) il me semblait donc utile de jeter un rapide coup d'œil sur une carrière au sein de laquelle chacun pourra y trouver au moins un bon souvenir, Valley Vengeance pouvant être de ceux-là.
Le sens de la formule... C'est exactement ça pour moi.

J'aime bien La vallée de la vengeance, et j'ai un faible pour pas mal de films de Richerd Thorpe (dont je suis loin d'avoir tout vu, même pas le tiers de ses parlants) : Ivanhoé, les Tarzan, Le prisonnier de Zenda, Les chevaliers de la table ronde, Quentin Durward... Des souvenirs évidemment liés à l'émission la Dernière Séance, pour des films d'aventure un peu naïf mais carrés et efficacement réalisés.

Bon, des fois, c'est pas terrible. J'ai vu récemment White Cargo, c'est assez folklo...

Evoquer ce réalisateur, c'est aussi un peu évoquer l'histoire d'Hollywood jusqu'à la fin des années 1960. Une autre époque.
Le pauvre se fait complètement pillonné par Tavernier dans "50 ans..." si mes souvenirs sont bons
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Jeremy Fox
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Re: Vengeance Valley

Post by Jeremy Fox »

hellrick wrote: Le pauvre se fait complètement pillonné par Tavernier dans "50 ans..." si mes souvenirs sont bons
Ca ne m'étonnerait pas et à Lord Henry non plus. Quand je dis que seul Patrick Brion le porte aux nues, je pense ne pas exagérer :mrgreen:
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Rick Blaine »

hellrick wrote: Le pauvre se fait complètement pillonné par Tavernier dans "50 ans..." si mes souvenirs sont bons
Oui il me semble aussi.

Je n'ai pas vu grand chose de lui, il me semble que ça peut être un honnête faiseur, j'aime bien son Ivanohé, et surtout Le Prisonnier de Zenda, par contre je trouve Les Chevaliers de la Table Ronde absolument indigeste. Il faut que je jette un œil à ce western.
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

Rick Blaine wrote:
hellrick wrote: Le pauvre se fait complètement pillonné par Tavernier dans "50 ans..." si mes souvenirs sont bons
Oui il me semble aussi.

Je n'ai pas vu grand chose de lui, il me semble que ça peut être un honnête faiseur, j'aime bien son Ivanohé, et surtout Le Prisonnier de Zenda, par contre je trouve Les Chevaliers de la Table Ronde absolument indigeste. Il faut que je jette un œil à ce western.
Honnête faiseur, voilà. Une filmo avec quand même pas mal de déchets (il suffit de voir les deux westerns que j'avais chroniqués dans la première partie)

Pour les avoir revu tous trois assez récemment, Ivanhoé reste selon moi son plus beau film (Liz Taylor y est pour beaucoup) mais par contre c'est Zenda que j'ai trouvé indigeste alors que j'aime beaucoup sa vision de la légende arthurienne.
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jack Carter »

Rick Blaine wrote: Je n'ai pas vu grand chose de lui, il me semble que ça peut être un honnête faiseur, j'aime bien son Ivanohé, et surtout Le Prisonnier de Zenda, par contre je trouve Les Chevaliers de la Table Ronde absolument indigeste. Il faut que je jette un œil à ce western.
pareil. :?
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cinephage
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by cinephage »

Je ne suis guère convaincu par Richard Thorpe. Tout au plus se montre-t-il capable de ne pas dégrader le matériau qu'on lui confie, ce qui lui permet de faire du prisonnier de zenda un film réussi (mais il faut dire qu'il copie au plan près le film qu'il remake).

Après, son Tarzan est sans personnalité, Ivanohe est un film agréable, mais là encore pas très personnel.

Je ne demande qu'à réévaluer son oeuvre.
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

cinephage wrote:Je ne suis guère convaincu par Richard Thorpe. Tout au plus se montre-t-il capable de ne pas dégrader le matériau qu'on lui confie, ce qui lui permet de faire du prisonnier de zenda un film réussi (mais il faut dire qu'il copie au plan près le film qu'il remake).

Après, son Tarzan est sans personnalité, Ivanohe est un film agréable, mais là encore pas très personnel.

Je ne demande qu'à réévaluer son oeuvre.
Pas de quoi réévaluer à mon humble avis ; juste prendre un certain plaisir devant quelques-uns de ses films. Quoique Trois petits mots est une des comédies musicales les plus attachantes que j'ai pu voir (il a même réussi l'exploit de rendre Red Skelton touchant), les films avec Esther Williams qu'il a réalisé sont assez géniaux pour les amateurs de kitsch et que la Force des ténèbres, dans mes lointains souvenirs, était vraiment excellent. Ah oui finalement, on peut quand même se pencher dessus.