Le Western américain : Parcours chronologique II 1950-1954

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jeremy Fox
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The Half-Breed

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La Peur du scalp (The Half-Breed - 1952) de Stuart Gilmore
RKO


Avec Robert Young, Janis Carter, Jack Buetel, Barton MacLane
Scénario : Richard Wormser & Harold Shumate
Musique : Paul Sawtell
Photographie : William V. Skall (Technicolor 1.37)
Un film produit par Herman Schlom pour la RKO



Sortie USA : 04 mai 1952


1867, Arizona. Apaches et blancs vivaient en bonne harmonie dans la région de San Remo jusqu’à ce que certains habitants peu scrupuleux apprennent l’existence d’or et d’argent sur les terres de la réserve indienne. Réussissant à corrompre l’agent aux affaires indiennes, le vil Crawford (Reed Hadley) monte un plan pour provoquer la colère des indiens afin qu’ils entrent en guerre, espérant ainsi s’en débarrasser une fois pour toutes par l’intervention de l’armée qui devrait logiquement s’ensuivre. Mais les sinistres individus sont contrés par la confiance qu’ont les indiens commandés par le métis Charlie Wolf (Jack Buetel) en la parole d’un ex-soldat confédéré devenu joueur de poker professionnel après avoir tout perdu durant la Guerre de Sécession, l’élégant Dan Craig (Robert Young). En effet ce dernier, coincé en ville par le fait que la diligence ne circule plus à cause du danger que font peser sur la population les indiens révoltés, et après avoir refusé l’offre de l’armée, finit par se convaincre qu’il fera une bonne action en essayant de maintenir la paix durement éprouvée. Il est d’autant plus motivé de devenir médiateur que Crawford, à l’origine du déclenchement des hostilités, est entre temps devenu également son rival en amour, tous deux s’étant épris de la ravissante chanteuse de cabaret, Helen Dowling (Janis Carter)…


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La peur du scalp (titre français une nouvelle fois totalement stupide et qui trompe dans les grandes largeurs le spectateur sur la ‘marchandise’, hormis le fait que nous allons y côtoyer des indiens) est un de ces innombrables westerns pro-indiens qui pullulaient dans la première moitié des années 50 suite au succès considérable de La Flèche brisée (Broken Arrow) de Delmer Daves en tout début de décennie. Il s’agit cette fois d’une série B tournée pour la RKO par un homme qui ne réalisera en tout et pour tout que cinq films, aucun d’entre eux n’ayant, loin de là, marqué les esprits ; Stuart Gilmore aura en fait été bien plus talentueux à la table de montage que derrière la caméra. En effet, il fut le monteur de cinéastes aussi réputés que Preston Sturges (sur la plupart de ses classiques des années 40), Howard Hawks (Hatari, Le Sport favori de l’homme), Robert Wise (Le Mystère Andromède), Richard Fleischer (Deux sur la balançoire) ou John Wayne (Alamo) : un superbe tableau de chasse qui aurait pu faire bien des envieux ! Parmi ses cinq films en tant que réalisateur, quatre westerns dont le plus connu (et c’est un bien grand mot le concernant) est Le Traître du Far-West (The Virginian) qu’il tourna pour la Paramount avec Joel McCrea, Brian Donlevy et la délicieuse Barbara Britton : un film qui n'avait rien d'exceptionnel mais qui n'en était pas moins assez plaisant à regarder surtout grâce à la chatoyante photographie en Technicolor signée Harry Hallenberger.


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On pourrait en dire autant de The Half-Breed qui aborde néanmoins un sujet totalement différent mais pas spécialement novateur, celui de la tentative de spoliation des terres indiennes convoitées par des blancs malfaisants à seule fin de s’accaparer les biens qu’elles recèlent et notamment l’or et l’argent. Pour arriver à leurs fins, quoi de plus facile, non sans avoir expressément et allègrement piétiné les traités de paix, que d’en faire fuir les occupants quitte à les massacrer ou les faire massacrer par l’armée après leur avoir fait prendre les armes et fait porter le chapeau de la reprise des hostilités. Ce sont donc ici certains blancs qui n’ont pas le beau rôle et non les indiens comme le titre français pourrait nous le faire croire. Et puis il n’y a que très peu d’indiens belliqueux dans cette intrigue qui, à défaut d'être originale, reste plutôt bien écrite. Les deux scénaristes réussissent par exemple durant la première demi-heure à mettre en place une construction alternée assez fluide passant, d’une séquence à l’autre, des problèmes qui se profilent avec les indiens à la romance qui se fait jour entre Janis Carter et Robert Young. Rien donc de neuf ni de surprenant dans la trame narrative, les péripéties, le caractère ou les réactions des personnage mais, malgré aussi une fin expéditive, le tout demeure, même si prévisible, assez bien mené et l’on n’a guère le temps de s’ennuyer durant les 77 minutes de sa durée. Une petite originalité cependant : dans ce western la tribu est en quelque sorte commandée par un métis interprété par le Billy le Kid de Howard Hughes dans le sulfureux et iconoclaste Le Banni (The Outlaw), Jack Buetel. Malheureusement le jeune acteur s’avère on ne peut plus fadasse ; ce qui n’est pas très grave non plus dans l’absolu car, malgré le titre original, le ‘statut’ de métis du personnage n’est pas un des points les plus importants du scénario, les problèmes liés au métissage n’étant étonnement quasiment pas abordés par les auteurs ou alors très succinctement et avec trop de discrétion : "Je l'aime bien car il est rejeté de partout, comme moi" dira de lui l’ex-confédéré. On ne ressent finalement qu'assez peu cette 'exclusion' du métis.


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Ce n’est donc pas à Charlie Wolf que le spectateur pourra s’attacher mais plutôt au personnage joué par Robert Young, l'acteur s'avérant convaincant alors qu’il n’eut que très peu d’occasions d’aborder le genre, sa seule autre participation connue à un pseudo-western étant dans Le Grand passage (Northwest Passage) de King Vidor dans lequel il tenait la tête d’affiche aux côtés de Spencer Tracy. Ses deux rôles les plus marquants, il les devra à Frank Borzage puisqu’il fût l’un des trois camarades du film homonyme du cinéaste en 1938 puis fit partie de la distribution de son chef d’œuvre suivant, le superbe The Mortal Storm en 1940. Robert Young est donc très à l’aise dans ce rôle de gentleman sudiste devenu joueur professionnel par nécessité, ayant tout perdu lors de la Guerre de Sécession. Toujours tiré à quatre épingles, il emporte le morceau grâce à son charme, son élégance, sa probité et son humour. C’est lui qui règlera le conflit en s’improvisant médiateur, allant expliquer aux indiens que seule une poignée de sinistres individus tire les ficelles de cette reprise des faits d’armes et qu’il serait dommage de répliquer par la violence (au risque de se faire massacrer par l’armée) alors que le cas pourrait être réglé par la mise hors d’état de nuire de quelques individus sans scrupules et leur arrestation. Ce sera tellement efficace de sa part que les auteurs se contenteront de la réussite de sa mission, oubliant de conclure le film, laissant en suspens l'histoire d'amour par exemple.


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Si les seconds rôles sont en majeure partie moyennement bien caractérisés (Reed Hadley est par exemple un Bad Guy un peu faiblard et Barton MacLane un shérif trop inexistant), Janis Carter (La Bagarre de Santa Fe aux côtés de Randolph Scott) tire plutôt bien son épingle du jeu dans le rôle de la chanteuse de cabaret qui rêve de finir sa carrière à San Francisco et qui en attendant fait tourner toutes les têtes. Non seulement charmante, elle fredonne avec entrain les deux chansons ‘When I'm Walking Arm in Arm With Jim’ et ‘Remember the Girl You Left Behind’ et s’avère plutôt convaincante comme l'était son principal partenaire ; dommage alors que sa romance avec Robert Young qui commençait avec pas mal de piment se transforme ensuite en une banale bluette pour être même carrément oubliée sur la fin comme je l'ai dit juste avant. Pour le reste, une mise en scène sans guère d’entrain et totalement impersonnelle mais de très beaux paysages qui font oublier la paresse de la réalisation. Des indiens, la cavalerie, un saloon richement décoré, des numéros de cabaret, une jolie chanteuse, un héros assez classieux et de magnifiques décors naturels : autant d’éléments qui, au sein d’une banale et prévisible série B, arrivent à nous rendre néanmoins le spectacle attrayant. Pas désagréable pour les aficionados ; les autres, vous pouvez passer votre chemin !
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Jeremy Fox
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Denver & Rio grande

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Les Rivaux du rail (Denver and Rio Grande, 1952) de Byron Haskin
PARAMOUNT


Avec Edmond O'Brien, Sterling Hayden, Dean Jagger, Laura Elliott, Lyle Bettger, J. Carrol Naish, Zasu Pitts
Scénario : Frank Gruber
Musique : Paul Sawtell
Photographie : Ray Rennahan
Une production Nat Holt pour la Paramount


Sortie USA : 16 mai 1952

Denver & Rio Grande est le nom d'une compagnie de chemin de fer dont les trains sillonnent toujours, de Denver à Salt Lake City, les montagnes rocheuses du Colorado. Pour l'anecdote, c'est un des trains de cette ligne que Joel McCrea et ses complices attaquaient dans La Fille du désert (Colorado Territory) de Raoul Walsh. Les Rivaux du rail, comme son titre français l'indique, fera partie de cette vague de westerns (assez peu nombreux finalement jusqu'à présent) narrant la construction tumultueuse de voies ferrées à travers les étendues sauvages de l'Ouest et parfois comme ici les rivalités qui eurent lieu entre plusieurs compagnies ferroviaires pour poser leurs rails les premiers. Avant le film de Byron Haskin, il y eut évidemment Le Cheval de fer (Iron Horse) de John Ford puis Pacific Express (Union Pacific) de Cecil B. DeMille, deux films spectaculaires à très gros budgets puis plus grand chose avant La Bagarre de Santa Fe (Santa Fe) de Irving Pichel sorti en 1951 avec Randolph Scott dans le rôle principal. Les Rivaux du Rail ressemble assez à ce dernier dans son intrigue mais son scénario est si indigent, étonnamment aussi prévisible qu'invraisemblable que, malgré des moyens plus considérables, il ne possède pas, loin de là, son aura de sympathie.


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Dans les années 1870, la compagnie ferroviaire ‘Denver & Rio Grande’ a obtenu l’autorisation de construire une nouvelle ligne de chemin de fer qui doit traverser les montagnes rocheuses. Cette entreprise est dirigée par le Général Palmer (Dean Jagger) ; son directeur de travaux est Jim Vesser (Edmond O’Brien) et son principal ingénieur se nomme Gil Harkness (J. Carrol Naish). Alors qu’ils arrivent dans la seule gorge praticable pour y faire passer le rail, ils se heurtent à une compagnie adverse, la ’Canyon City & San Juan Railroad’. Au cours d’une altercation entre Jim Vesser et Bob Nelson, ex-compagnon d’armes durant la Guerre de Sécession et ingénieur de la compagnie ‘ennemie’ dirigée par McCabe (Sterling Hayden), un drame survient. Bob Nelson reçoit une balle que McCabe destinait à Jim. N’ayant pour témoins que ses propres hommes, McCabe n’hésite pas à accuser Jim du meurtre. Ce dernier est déclaré innocent mais refuse de réintégrer la compagnie. Poussé par le général Palmer, il finit par accepter de reprendre son poste de chef de travaux le jour où un éboulement provoqué par une charge de dynamite fait dérailler le train de la ‘Denver & Rio Grande’. Comprenant le danger que fait peser sur ses hommes la compagnie dirigée par McCabe, Jim décide de prendre les devants et de combattre jusqu’à la mort s’il le faut…


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Pour les amoureux de trains vintages colorés et rutilants ainsi que pour ceux tombant facilement en admiration devant de beaux et verdoyants paysages montagneux et forestiers, ce Denver & Rio Grande procurera quelques agréables moments comme ce fut le cas me concernant. Car le réalisateur Byron Haskin (jusqu’à présent surtout célèbre pour sa version de l’île au trésor avec Robert Newton produite par les studios Disney) semble n’avoir prêté attention et ne s’être intéressé qu’à ces deux éléments et parce que le Technicolor Paramount est toujours aussi lumineux (rappelez-vous, déjà avec moult trains et chemises à carreaux, de la magnifique photo de Whispering Smith). De ce point de vue, c’est un régal pour les yeux, Ray Rennahan nous ayant déjà montré à de multiples reprises son immense talent de chef-opérateur. On peut aussi comprendre que Haskin ait délaissé tout le reste au vu de l’inanité du scénario et l’inconsistance de l’ensemble de ses personnages. Frank Gruber avait déjà écrit l’un des plus mauvais westerns de Gordon Douglas l’année précédente, The Great Missouri Raid (les rebelles du Missouri) ; il ne fait guère mieux ici. Si avec notre âme d’enfant, le film fait illusion au début et si on commence à marcher à fond devant ce film d’aventure plein de couleurs, d’air pur et de rebondissements, on finit vite par s’en lasser.


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Les amateurs de bagarres, de coups de poings et d’émotions fortes pourront peut-être aussi y trouver leur compte à quelques reprises mais il leur sera difficile de se passionner pour les protagonistes de cette histoire on ne peut plus conventionnelle, vite répétitive et ennuyeuse. Bref, plutôt que de s’extasier devant les piètres performances de Edmond O’Brien (L’enfer est – lui – White Heat de Raoul Walsh), Sterling Hayden (qui a beaucoup de mal à retrouver un rôle de la trempe de celui qu’il tenait dans Quand la ville dort – Asphalt Jungle de John Huston), Dean Jagger (il s’en sort néanmoins assez bien) ou la fadasse Laura Elliott, les navrants faire valoir humoristiques que sont Paul Fix et Zasu Pitts, on prendra quelques miettes de plaisir ici et là devant un éboulement de rochers provoqué par un dynamitage, le vol de la paye des ouvriers du rail au travers un hold-up ferroviaire, ‘la prise d’otages’ des différentes gares et bien évidemment la scène clé du film, celle qui a du entamer le budget d'une bonne partie (elle a couté $165,000), à savoir celle de la collision frontale entre deux trains, qui a nécessité cinq caméras et cinq jours de tournage.


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L’action avant tout, OK ! Ca a déjà donné à plusieurs reprises des œuvres très sympathiques mais à condition que la réalisation soit à la hauteur et que nous nous trouvions devant des personnages de chair et d’os et non des pantins dénués d’intérêt. Reste de superbes vues sur les montagnes rocheuses et de très nombreux trains flamboyants les sillonants. Malheureusement pas grand chose à dire de plus à propos de ce western qui pourra éventuellement plaire à nos chères et jeunes têtes blondes.
Lord Henry
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

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Jeremy Fox wrote:Cameron Mitchell
Ah, Buck Cannon!

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Jeremy Fox
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The Outcasts of Poker Flat

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Les Bannis de la Sierra (The Outcasts of Poker Flat , 1952) de Joseph M. Newman
20TH CENTURY FOX


Avec Anne Baxter, Dale Robertson, Miriam Hopkins, Cameron Mitchell, Craig Hill
Scénario : Edmund H. North
Musique : Hugo Friedhofer
Photographie : Joseph LaShelle
Une production Julian Blaustein pour la Fox


Sortie USA : 16 mai 1952


En ce début de décennie, aller voir un western estampillé 20th Century Fox voulait dire qu’à environ 50% de chances on allait tomber sur un western dont l’atmosphère se rapprocherait de celle d’un film noir, ne serait-ce que par l'utilisation qu'est faite du noir et blanc et de ses jeux d'ombre (précédemment William Wellman avec The Ox-Bow Incident et Yellow Sky par exemple). C’est encore le cas concernant cette troisième version du roman de Bret Harte, ‘The Outcasts of Poker Flat’, western claustrophobique dont de nombreux éléments font d’ailleurs penser à un très bon film sorti l’année précédente, L’Enigme du lac noir (The Secret of Convict Lake) de Michael Gordon avec Glenn Ford et Gene Tierney. Situation assez similaire, celle d’un groupe à composante majoritairement féminine tombant sous la coupe d’un (ici) ou plusieurs hors-la-loi dans un lieu enneigé coupé du monde ; hors-la-loi qui vont faire peser ici et là une tension insupportable sur le groupe.


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La nuit tombée dans la petite ville minière de Poker Flat, Ryker (Cameron Mitchell) et ses hommes viennent cambrioler le coffre de la banque. S’étant fait surprendre, ils sont obligé d’abattre deux habitants. Pour s’enfuir, Ryker sacrifie également ses deux comparses et quitte la ville après avoir demandé à son épouse, Cal (Anne Baxter), de l’attendre sagement en gardant bien le butin caché. Le lendemain, les habitants, excédé par cette violence, décident de bannir toutes les ‘brebis galeuses’ de leur ville afin de l’assainir. Un groupe est constitué qui doit la quitter : John Oakhurst (Dale Roberston), un joueur, ‘Duchess’ Shipton (Miriam Hopkins), une prostituée, Jake Watterson, un alcoolique un peu fou, ainsi que Cal que l’on a vu avec Ryker peu avant le hold-up sans que personne ne sache qu’elle est mariée avec lui. Les voilà partis à travers les montagnes jusqu’au moment ou ‘Duchess’ se fait attaquer par un puma et se blesse au genou. Elle ne peut plus continuer à voyager dans ce froid sans un peu de repos. Il faut trouver un abri pour la nuit d’autant qu’une tempête se lève. Comme par hasard, ils croisent la route d’un jeune couple dont la femme est enceinte ; ils savent où trouver une cabane. Voyant que le temps se gâte, ils décident de tous s’y rendre pour se protéger des intempéries. Les chevaux s’étant enfuis durant la nuit, les vivres venant à manquer, le futur père décide d’aller chercher de l’aide à pied jusqu’à Poker Flat. Peu de temps après, vient les rejoindre dans cet endroit isolé le cruel et inquiétant Ryker qui souhaite récupérer l’argent volé ; il prend en otages tous les hôtes de la cabane, son épouse y compris, de peur que les autorités ne viennent l'arrêter…


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Dans cette troisième version, le personnage de Ryker, le meurtrier par qui tout le drame arrive, a d’ailleurs été rajouté alors qu’il était absent des deux précédentes, signées John Ford en 1919 avec Harry Carey et Christy Cabanne en 1937 avec Preston Foster. Car l’histoire initiale narrait les difficultés d’un groupe à survivre alors qu’il était prisonnier d’une tempête de neige dans une cabane abandonnée loin de toute civilisation, sans vivres à sa disposition ; on voyait alors les égoïsmes disparaître et la solidarité se mettre en place laissant ressortir les meilleurs côtés de chacun des protagonistes. Mais il n’y était pas question comme dans le scénario de Edmund H. North d’un élément perturbateur supplémentaire en la personne d’un ‘Bad Guy’ psychotique et violent. Ce qui amène quand même un changement radical ; de l'œuvre initiale à forte tendance humaniste, on est passé au suspense psychologique concentré en un lieu unique (pour une référence un peu plus récente et qui parlera probablement mieux à certains, citons par exemple Panic Room de David Fincher).


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Le film débute par une superbe séance nocturne stylistiquement très recherchée et qui fait pressentir que nous allons assister à un exercice de style. S’il ne se révèle au final pas autre chose que ça, force est de constater qu’à ce niveau, ce huis-clos westernien est très réussi. Mais revenons en à cette scène qui ouvre le film ! La caméra est plantée au milieu d’une rue nocturne, boueuses et détrempée. On voit de dos, s’avancer prudemment trois hommes qui semblent ne pas vouloir être repérés. Seuls éléments sonores, les bruits d’ambiance émanant des différentes bâtisses et notamment du saloon. Le premier plan est d’ailleurs un assez long plan séquence qui commence alors que le générique défile. S’ensuit le hold-up plein de suspense et le ‘massacre’ qui y met fin. Il n’aura pas fallu plus de cinq minutes pour que Ryker, très bien interprété par Cameron Mitchell, soit catalogué par nous spectateurs comme étant un salaud d’une grande brutalité. Le voir former un couple avec la douce et timide Anne Baxter (également superbe) nous révulse d’emblée. Puis ce sont les scènes du bannissement et du commencement du voyage pour les ‘expatriés’. Une fois arrivés à la cabane qui va leur servir de refuge durant la tempête qui s’annonce, les protagonistes n’en sortiront plus (excepté pour le final, une bagarre à poings nus dans la neige) alors qu’il reste quasiment une heure de film. Si le scénario ne brille pas par son originalité, l’efficacité de la mise en scène et l’excellent trio d’acteurs principaux font qu’on ne s’y ennuie pas une seule seconde.


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Outre Cameron Mitchell, sadique et inquiétant à souhait (surtout le spectateur sachant d'emblée qu’il n’hésitera pas à tuer avec sang froid) et la belle Anne Baxter (inoubliable dans Yellow Sky de William Wellman et bien évidemment dans le rôle titre du Eve de Mankiewicz) capable de passer avec crédibilité d'une résignation mêlée de loyauté envers un mari qui lui fait peur (durant les ¾ du film) à la haine tenace qui éclate dans la dernière partie alors qu'elle pense ne plus avoir rien à perdre, Dale Robertson ne démérite pas. Pour un de ses premiers rôles d’importance, il emporte l’adhésion, sorte de Clint Walker avant l’heure, acteur massif possédant une belle prestance et une belle gueule. Son personnage de joueur égoïste mais respectable (“I'm a Gambler, not a Crook”) est probablement le plus intéressant du film, s’étant octroyé au passage quelques belles et laconiques répliques :

Cal (Anne Baxter) : - “I thought gamblers were supposed to be gentlemen”.
John Oakhurst (Dale Robertson) lui répondant en parlant de lui-même : - “Supposed to be. Actually, they're just gamblers”.

Trois personnages autour desquels tourne toute l'intrigue car en revanche, tous les autres qui les entourent ne servent pas à grand chose et ont été totalement sacrifiés par le scénariste ; dommage pour des comédiens de la trempe de Miriam Hopkins par exemple qui ne fait presque ici office que de figurante.


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L'intrigue bien menée (plus attentive à l'atmosphère qu'aux dialogues, finalement assez peu nombreux pour un huis-clos) aurait très certainement accouché d'un film ennuyeux si la mise en scène avait été fade. Mais Joseph Newman s'en sort avec les honneurs nous offrant un travail très soigné à défaut d'être génial. Après la virtuose séquence initiale, il se montre encore plutôt à l'aise en extérieurs et toujours aussi efficace une fois cloitré entre quatre murs. Il faut dire qu'il a bien su s'entourer et, outre ses acteurs, les éclairages très contrastés de Joseph LaShelle et le beau thème musical de Hugo Friedhofer sont également pour beaucoup dans la réussite du film. Ancien garçon de course de la MGM dès l'âge de 13 ans, Joseph Newman se retrouva vite assistant de cinéastes tels Raoul Walsh ou George Cukor. Sa première réalisation date de 1941, Northwest Rangers, remake de Manhattan Melodrama de W.S. Van Dyke. Il mettra en scène de nombreux épisodes de la série 'Crime Does Not Pay' et, juste avant Les bannis de la Sierra, il nous aura offert une comédie assez délicieuse avec June Haver et Marilyn Monroe dans un de ses premiers rôles, Love Nest (Nid d'amour). Mais son film le plus célèbre sortira en 1953, un grand classique de la science-fiction : Les Survivants de l'infni (This Island Earth)


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Un western pas désagréable au suspense tendu avec quelques belles idées de mise en scène, une intrigue méticuleusement écrite et trois personnages principaux qui s'en donnent à cœur joie. Il est certain que réalisé par John Ford (qui avait mis une option auprès d'Argosy Pictures pour mettre en scène une nouvelle version du roman) le ton et le style auraient été tout autre, les autres réprouvés auraient certainement bénéficié d'une place beaucoup plus prépondérante, l'humanisme de l'auteur aurait probablement été préservé... Mais trêve de suppositions : si Joseph Newman a voulu réussir un thriller westernien, il a réussi son coup même si l'ensemble manque singulièrement d'âme et d'émotion. Le climax de l'ultime séquence nous fait oublier ces petits défauts et c'est une plutôt bonne impression qui nous reste au final.
Lord Henry
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

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A propos des Survivants de l'Infini, je crois me souvenir que Jack Arnold en a réalisé quelques scènes.
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Jeremy Fox
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Brave Warrior

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La Levée des Tomahawks (Brave Warrior - 1952) de Spencer Gordon Bennet
COLUMBIA


Avec Jon Hall, Christine Larsen, Jay Silverheels, Michael Ansara
Scénario : Robert E. Kent
Musique : sous la supervision de Mischa Bakaleinikoff
Photographie : William V. Skall (1.37 Technicolor)
Un film produit par Sam Katzman pour la Columbia


Sortie USA : 01 juin 1952


1812 dans le territoire de L’Indiana où un nouveau conflit menace de se produire entre anglais et américains. Une barge transportant une cargaison de sel destinée aux indiens Shawnee -en guise de paiement par les américains pour leurs terres situées le long de la rivière Tippecanoe- tombe dans une embuscade mise en place par un certain Demmings. Ce sympathisant britannique espère ainsi que les indiens, ne voyant pas le chargement promis arriver, se révolteront contre leurs alliés américains. Et effectivement, un haineux guerrier Shawnee surnommé The Prophet (Michael Ansara) décide de se rebeller contre les américains au grand dam de son frère, le pacifiste Tecumseh (Jay Silverheels), grand admirateur de la civilisation des blancs au point d’être tombé amoureux de la jolie Laura (Christine Larsen). Dans l’espoir de faire cesser ces hostilités naissantes, Tecumseh rend visite au gouverneur de l’Indiana –futur 9ème Président des USA- qui lui explique que des agents anglais s’infiltrent dans leurs rangs pour semer la discorde afin d’empêcher l’expansion américaine sur leurs territoires. Steve Rudell (John Hall), un émissaire du gouvernement -ami d’enfance de Tecumseh et pas lui non plus insensible aux charmes de Laura- a pour mission de découvrir qui sont les espions et de les neutraliser. Il s’avère que l’un deux n’est autre que le père de la jeune femme, un riche marchand de fourrures…


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Avec William Witney, Spencer Gordon Bennet, après avoir entamé sa carrière à Hollywood en tant que cascadeur, fut probablement le plus connu des réalisateurs de serials ; il était d’ailleurs surnommé ‘King of Serial Directors’. Il fut en tout cas le plus prolifique, en signant plus d’une centaine entre 1925 (Sunken River) et 1956, année au cours de laquelle il réalisa le dernier répertorié aux USA, Perils of the Wilderness. Au cours de ces 30 années fécondes, il aborda aussi bien le western (Zorro, Red Ryder…) que le film moyenâgeux (Kid Galahad), la science fiction (Bruce Gentry) que les films de super héros (Batman et Robin, Superman, Captain Video…) Malheureusement, ses longs métrages ‘traditionnels’ auront pâti d’un aussi grand manque de sérieux et de rigueur qui, alors que ce sont des éléments constitutifs du serial -leur charme en découlant souvent-, n’avaient ici pas lieu d’être. Dans la notule lui étant consacrée dans le dictionnaire des réalisateurs supervisé par Jean Tulard, on parle de surréalisme tellement ses bandes vont parfois très loin dans l’improbable. Si l’on conçoit le surréalisme un peu péjorativement comme étant un mouvement touchant tous les domaines du ‘n’importe quoi’ –ce que je ne revendique pas- alors Brave Warrior pourrait effectivement s’en être rapproché. Imaginez des spectateurs français visionnant un film sur la Révolution de 1789 avec des figurants vêtus style Belle époque, le tournage ayant eu lieu sur la Côte d’Azur et dans l’arrière pays niçois pour représenter Paris et ses alentours ! Vous voyez un peu le tableau ?! Pour La Levée des Tomahawks –titre belge, le film n’étant jamais sorti en France-, il en va de même : les immenses forêts verdoyantes de l’Indiana dans le Nord Est des USA sont devenues sous la caméra de Bennet les secs paysages californiens écrasés de chaleur que l’on a eu l'habitude de voir dans des centaines de westerns se déroulant à la fin du 19ème siècle.


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Des anachronismes vestimentaires et géographiques peuvent encore passer pour des spectateurs étrangers. Mais poursuivons cette analogie fantaisiste, d’une manière historique cette fois ! Qu’auriez vous pensé si les auteurs de notre film français imaginaire avaient eu dans l’idée d'envoyer les aristocrates prendre la Bastille et de nommer Danton Roi de France après que Louis XVI soit parti prendre sa retraite à la campagne ?! Sans aller jusque là, comme nous le confirme François Guérif dans sa présentation du film, on pourrait à peu près dire que le scénario est tellement ahurissant d'un point de vue historique que tout évènement décrit dans Brave Warrior qui se serait révélé véridique ne l’aurait été que par pur hasard ! En effet, alors que le chef indien Tecumseh -le personnage principal du western de Bennet- entre en violent conflit avec sa forte tête de frère qui soutient les anglais, dans la réalité ils luttaient tous deux contre… les américains, le premier galvanisant les guerriers, le second les emmenant à la bataille. Une guerre qui aura été parait-il plus sanglante que n’importe quelles guerres indiennes survenues par la suite ; ce qui vous l’aurez deviné n’est pas très visible au travers de ce western de série naïf voire enfantin. Si l’un de ses seuls intérêts aura été de revenir sur cette période de l’histoire américaine très rarement abordée au cinéma, à ce niveau là d’approximations et d’erreurs historiques, ce n’est même plus du révisionnisme mais effectivement -pourquoi pas- du surréalisme. Pour ceux que cette période, le personnage de Tecumseh et la bataille de Tippecanoe intéresserait, il faudra plutôt se tourner -d’après des sources assez sûres- vers un téléfilm de Larry Elikann coproduit par Francis Ford Coppola et datant de 1995, Tecumseh, le dernier guerrier. Pour la petite histoire, après que dans les faits les Shawnees et les anglais eurent perdu cette guerre ultra-violente, les indiens survivants se réfugièrent au Canada sous protection britannique.


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Quoiqu’il en soit, l’on sait qu’Hollywood a souvent violé l’histoire et que certaines de ces ‘profanations de la vérité historique’ ont eu pour résultats des œuvres enthousiasmantes. Ce qui n’est évidemment pas le cas pour ce western de troisième zone de la Columbia produit par Sam Katzman et écrit par Robert E. Kent ; ces deux hommes avaient déjà été ‘responsables’ du médiocre La Hache de la vengeance (When the Redskins Rode) de Lew Landers l’année précédente dont le western de Bennet reprend quelques plans pour ses scènes de batailles, des Iroquois ‘à crêtes’ venant s’inviter quelques secondes, succédant à deux ou trois reprises à des indiens bien chevelus. Pas très sérieux tout ça ! Pas plus que les costumes au rabais semblant tout droits sortis de coffres à jouets -tout comme le premier tambour qui apparait lors d’une réunion indienne et qui vaut son pesant de cacahuètes-, les décors intérieurs plus qu’étriqués, les cascadeurs peu chevronnés -surement moins convaincants que si avaient été utilisés à leur place des écoliers jouant aux cow-boys et aux indiens dans une cour de récréation-, un personnage féminin tout droit sorti d’une Screwball des années 40 –assez savoureuse Christine Larsen cependant-, des acteurs principaux tous aussi peu charismatiques les uns que les autres, que ce soit Jon Hall, Jay Silverheels –spécialiste des rôles d’indiens et qui aura été autrement meilleur dans bien d’autres westerns- ou encore Michael Ansara. On pourra mettre tout ça sur le compte d’un budget 'riquiqui' dont le tiers a dû être alloué pour les explosifs, utilisés à plusieurs reprises avec une assez belle efficacité. De plus la mise en scène extrêmement mollassonne et totalement impersonnelle n’aide pas à nous faire apprécier les quelques séquences mouvementées ; et d’ailleurs, le dernier quart qui les concentre s'avère la partie la plus ennuyeuse du film, ayant néanmoins pu auparavant trouver un certain charme à quelques scènes dialoguées ou à ce prologue inhabituel de l’attaque fluviale de la barge américaine.


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Un sujet peu traité au cinéma pour une représentation historique très naïve voire même assez condescendante avec d’un côté les bons et nobles indiens souhaitant vivre comme les blancs, de l’autre les mauvais indiens refusant toutes alliances avec ces derniers. Des idées assez originales comme celle de la construction d’une ville ‘civilisée’ par les Shawnees de Tecumseh, un piochage de musique parfois assez heureux –notamment pour le générique du début- un Technicolor qui en met toujours plein la vue, une première moitié quelquefois plaisante pour un western que de nombreux spectateurs trouveront au choix ennuyeux ou (et) idiot… sans qu’ils n’aient forcément tort !
pak
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by pak »

De Joseph M. Newman, j'aime beaucoup Tonnerre Apache. Pas vu Les Bannis de la Sierra...
Le cinéma : "Il est probable que cette marotte disparaîtra dans les prochaines années."

Extrait d'un article paru dans The Independent (1910)

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by hellrick »

pak wrote:De Joseph M. Newman, j'aime beaucoup Tonnerre Apache. Pas vu Les Bannis de la Sierra...
Pour ma part j'avais bien apprécié FORT MASSACRE, petit western B très classique (soldats Vs Indiens) mais très plaisant :wink:
Critiques ciné bis http://bis.cinemaland.net et asiatiques http://asia.cinemaland.net

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pak
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by pak »

Ah ben pas vu non plus. Je note.
Le cinéma : "Il est probable que cette marotte disparaîtra dans les prochaines années."

Extrait d'un article paru dans The Independent (1910)

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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

Oui, j'ai moi aussi jusqu'à présent apprécié les 5 ou 6 films vus de ce réalisateur dont les deux westerns cités
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Père Jules
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Père Jules »

Jeremy Fox wrote:Oui, j'ai moi aussi jusqu'à présent apprécié les 5 ou 6 films vus de ce réalisateur dont les deux westerns cités
Fais nous donc un petit top 3 que je passe commande sur amazon quand ma paie tombera :fiou:
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

Père Jules wrote:
Jeremy Fox wrote:Oui, j'ai moi aussi jusqu'à présent apprécié les 5 ou 6 films vus de ce réalisateur dont les deux westerns cités
Fais nous donc un petit top 3 que je passe commande sur amazon quand ma paie tombera :fiou:
En même temps, rien d'inoubliable non plus. Je ne me permettrais pas de t'en conseiller un excepté peut-être les survivants de l'infini si tu apprécies la SF des 50's. Et puis j'en arrive bientôt à La Dernière flèche dont je n'avais justement plus de souvenirs et qui vient de sortir chez Sidonis. Je te ferais un bilan d'ici... quelques années :mrgreen:
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Rick Blaine »

Ça m'a l'air d'être un bon faiseur effectivement, mais sans plus. Je sais que j'ai vu de lui Gunfight at Dodge City et que c'était également sympathique, mais je n'en ai aucun souvenir plus concret.
Lord Henry
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Lord Henry »

Joseph M. Newman
Je me souviens d'une production Irwin Allen, The Big Circus. Un Sous Le Plus Grand Chapiteau du Monde, non pas du pauvre, mais du très économe.

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Père Jules
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Père Jules »

Les survivants de l'infini trône dans ma dvdthèque depuis plusieurs mois... reste plus qu'à mettre la galette dans le lecteur. :wink:
Mais ce ne sera pas pour tout de suite car ce soir: Apache Drums !!!