Le Western américain : Parcours chronologique II 1950-1954

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jeremy Fox
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The Last Outpost

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Le Dernier Bastion (The Last Outpost - Cavalry Charge, 1951) de Lewis R. Foster
PARAMOUNT


Avec Ronald Reagan, John Ridgely, Rhonda Fleming, Noah Beery, Bruce Bennett, Peter Hanson, Hugh Beaumont
Scénario : Winston Miller, Geoffrey Homes (Daniel Mainwaring) & Georges Worthing Yates
Musique : Lucien Caillet
Photographie : Loyal griggs
Une production William H. Pine & William C. Thomas pour la Paramount


Sortie USA : 04 avril 1951


The Last Outpost bénéficia du plus gros budget des productions William H. Pine & William C. Thomas, compagnie spécialisée dans la série B et dont les films étaient distribués par la Paramount ; ce fut aussi le plus gros succès à ce jour des deux hommes. Après l’anachronique et plaisant El Paso et l’excellent L’Aigle et le Vautour (The Eagle and the Hawk), tous deux avec John Payne, j’attendais peut-être un peu trop de ce troisième western réalisé par Lewis R. Foster. Attention, il ne s’agit pas d’un mauvais film ; il possède même un certain charme par le fait de ne jamais vraiment se prendre au sérieux et grâce à la touche reconnaissable entre toute du scénariste Daniel Mainwaring (encore nommé Geoffrey Homes pour se cacher de la Commission sur les activités anti-américaines du sénateur McCarthy) qui faisait presque de la nonchalance un art, témoins les réjouissants Ca Commence à Vera Cruz (The Big Steal) de Don Siegel et le précédent western de Foster cité plus haut. Mais Le Dernier Bastion s’avère cette fois trop bénin pour arriver à retenir notre attention tout du long ; après une première moitié assez amusante, il n’arrive plus qu’à faire du sur place avant même de s’effondrer au moment où il veut reprendre son sérieux (peut-être voulu par les deux autres scénaristes ?) Quoiqu’il en soit, nous revoici plongé une fois encore au sein de la Guerre de Sécession mais ‘pour s’amuser’ cette fois ; le film de John Huston est déjà loin dans les esprits !


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En 1862, au Texas le long de la piste de Santa Fe par laquelle sont acheminés des convois d’or et de munition destinés à l’armée nordiste. Le Capitaine Vance Britten (Ronald Reagan), sur les ordres du Général Lee, mène une guérilla sans relâche contre les troupes de l’Union. Cependant lui et ses hommes ne font aucun mal à l’ennemi lors de ces raids incessants ; s’assurant surtout de pouvoir voler une belle provision de cigares, ils s’emparent en même temps de l’or et des fusils mais ne tuent pas leurs adversaires, les laissant juste regagner leur garnison à pied et sans bottes. Ces sabotages et humiliations répétées n’en agacent pas moins les Tuniques Bleues qui n’en peuvent plus d’être harcelées de la sorte. Un officier de l’Union est envoyé à Fort Point pour mettre fin aux agissements de Vance ; il s’agit de Jeb Britten (Bruce Bennett), son propre frère. On ne lui donne cependant guère de moyens pour agir. Sam McCloud (John Ridgely), trafiquant d’arme que n’arrange pas cette situation pour la bonne marche de ses affaires peu recommandables, donne l’idée à Washington de faire ‘embaucher’ les Apaches pour qu’aux côtés des soldats, ils combattent les rebelles. Malgré l’opposition de Jeb à cette proposition, l’Etat-major envoie le Major Riordan pour négocier avec les Indiens. Ayant eu vent de ce piège qui va leur être tendu, Vance fait prisonnier Riordan, endosse son identité et se rend chez les Apaches pour leur conseiller la neutralité…


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Il y aurait encore beaucoup à raconter sur cette intrigue rocambolesque y compris l’antagonisme des deux frères pour la jolie veuve du trafiquant d’arme, interprétée par la sublime rousse qu’est Rhonda Fleming, actrice fétiche du réalisateur Lewis R. Foster qui avait bien du goût à ce niveau là puisqu’en l’absence de cette comédienne, il fera tourner dans d’autres de ses films Gail Russell ou Arlene Dahl ! Pas mal d’idées sympathiques comme le fait de savoir qu’après avoir attaqué le convoi, les sudistes laissent leurs ennemis rentrer à pied mais tout en assurant leur protection en les suivant de loin sans se faire voir, les incessants rebondissements du début avec notamment la séquence des guet-apens imbriqués (les nordistes se faisant prendre à leur propre piège), la vision du groupe hilare emmené par Ronald Reagan détalant à toute allure après avoir fait leur coup, leur plus grand plaisir étant d’avoir un cigare à la bouche… Plaisant aussi le fait de constater que les deux frères, combattant dans deux camps adverses, s’estiment malgré tout comprenant parfaitement que chacun lutte pour son idéal. Un western bon enfant au cours duquel on a justement l’impression d’avoir surpris des gamins en train de jouer à la guerre, aux cow-boys et aux indiens, se sortant de toutes les situations périlleuses avec une facilité déconcertante. Plus proche de la BD de Lambil et Cauvin que de Stephen Crane, une espèce de vaudeville westernien décontracté sans coups de feu ni violence, sans drames ni morts.


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Ceci est valable pour la première heure. Le charme s’évanouit malheureusement à partir du moment où le film semble vouloir acquérir une certaine légitimité par le retour à un ton plus grave. Le gros budget étant destiné à l’attaque finale (la reconstitution du camp indien par exemple paraissant en revanche très cheap), il fallait y mettre les moyens. Il s’agit d’une bataille au cours de laquelle les deux camps se rejoignent pour combattre les indiens rendus violents et bellicistes après qu’un civil ait tué leur leader. Les premières images les voyant se lancer à la charge à l’aide d’un large travelling arrière sont assez réussies. L’attaque elle-même s’avère bien trop longue, répétitive, embrouillée et manquant singulièrement d’ampleur et de souffle. Nous avons quelques morts parmi les personnages principaux mais ils ne nous font ni chaud ni froid s’attendant la seconde d’après à ce qu’ils se relèvent comme au cours des jeux d’enfants. Le changement de ton a été fatal et l’on ne prend guère plus au sérieux la partie qui voudrait (à tort) l’être, d’autant que la musique très moyenne de Lucien Caillet a oublié de changer de style et se révèle tout aussi guillerette pendant les combats, ce qui finit de rendre ces dernières séquences tout à fait ratées et c’est bien dommage.


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The Last Outpost, sorti également sous le titre Cavalry Charge, est le premier western dans lequel Ronald Reagan tient le rôle principal. S’il ne fait pas d’étincelles, s’il n’a pas la carrure pour porter un film sur ses épaules, s’il manque singulièrement de charisme, il n’en est pas pour autant aussi mauvais qu’on nous l’a souvent laissé croire. Il avait déjà prouvé son talent au sein de films tels que le superbe Crimes sans châtiment (Kings Row) de Sam Wood et on le trouvait déjà aux côtés d’Errol Flynn dans le très bon La Piste de Santa Fe (Santa Fe Trail) de Michael Curtiz. Ici, sur son propre cheval, Tarbaby, et aux côtés de Bruce Bennett, il arrive à faire bonne figure à défaut de mieux. Les deux se disputent les charmes de la sculpturale Rhonda Fleming et on les comprend même si le personnage féminin est quelque peu sacrifié. Sympathique aussi de retrouver John Ridgely, acteur souvent utilisé par Howard Hawks la décennie précédente, notamment dans Le Grand Sommeil (The Big Sleep) mais avec un rôle bien plus important dans Air Force ; époux du personnage joué par Rhonda Fleming, il ne fait malheureusement pas long feu. Quant à Noah Berry Jr, il nous ressert son habituel et parfois pénible sergent rigolard.


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William H. Pine et William C. Thomas arborèrent fièrement leur surnom de ‘The Dollar Bills’ à cette occasion puisque Le Dernier Bastion fut un succès surprenant en cette année 1951 ; en France tout du moins, il n’en reste pas grand-chose aujourd’hui et ça peut se comprendre : trop superficiel et sans véritable enjeu dramatique, sans rien qui ne sorte franchement du lot à part ce ‘ton Mainwaring’ qui fait mouche au moins durant la première partie. Peut sans problème être visionné lors d’un après midi pluvieux à condition de ne pas en attendre monts et merveilles. Du méconnu Lewis R. Foster, je conseille plutôt de remonter une année en arrière et de revoir le réjouissant The Eagle and the Hawk où nous croisions déjà Rhonda Fleming.
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Père Jules
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

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Est-ce qu'au moins la Rhonda est bien mise en valeur ? :oops: :D
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

Père Jules wrote:Est-ce qu'au moins la Rhonda est bien mise en valeur ? :oops: :D
Oui (mais pas très longtemps non plus) car c'était apparemment le but premier de Lewis R. Foster ; prendre Gail Russell, Arlene Dahl ou Rhonda Fleming, cette dernière à une dizaine de reprises, ce n'était pas pour rien :mrgreen:

D'ailleurs, il réutilisera le couple Reagan/Fleming à maintes autres reprises notamment dans des films d'aventures exotiques assez bien considérés
Lord Henry
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Lord Henry »

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- Qu'est-ce que tu dis?
- Je dis que si nous, les sudistes, on avait été plus nombreux, vous les nordistes vous auriez bel et bien prit la pâté!
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Jeremy Fox
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The Great Missouri Raid

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Les Rebelles du Missouri (The Great Missouri Raid, 1951) de Gordon Douglas
PARAMOUNT


Avec Wendell Corey, MacDonald Carey, Edgar Buchanan, Ellen Drew, Ward Bond, Bruce Bennett, Anne Revere, James Millican
Scénario : Frank Gruber
Musique : Paul Sawtell
Photographie : Ray Rennahan
Une production Nat Holt pour la Paramount


Sortie USA : 07 avril 1951

Les frères James et leur entourage (parents, complices ou amis) ont décidément le vent en poupe à cette époque ; pas une année sans que leurs exploits, leur légende, leur vie aventureuse ou leurs drames personnels soient évoqués au travers d'un film. Après J'ai Tué Jesse James (I Shot Jesse James) de Samuel Fuller en 1949 et Kansas en Feu (Kansas Raiders) de Ray Enright en 1950, voici que Gordon Douglas pour son troisième western nous présente sa propre version de "la période hors-la-loi" des frères James. Il fait débuter son film durant la Guerre de Sécession alors qu’aux côtés des frères Younger, Franck et Jesse sévissent en tant que francs-tireurs, et le fait se conclure, comme il se doit, par la trahison de Bob Ford, lorsque ce dernier tire dans le dos de Jesse alors que, perché sur une chaise, il allait remettre un tableau droit. Un fait historique célèbre, une image désormais connue de la plupart, Henry King ayant fait se terminer sa version par la même séquence, Fritz Lang l’ayant repris au tout début de sa séquelle. Quoiqu'il en soit, Henry King peut dormir sur ses deux oreilles ; sa chronique lyrique tient encore le haut du pavé en ce qui concerne cette "histoire" !


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La fin de la Guerre Civile est arrivée mais Frank (Wendell Corey) et Jesse James (MacDonald Carey) ainsi que les frères Younger sont toujours recherchés par l’armée adverse pour avoir fait partie des renégats de Quantrill, auteurs d’innombrables actes de terrorisme. A la ferme familiale des James, le Dr Samuels (Edgar Buchanan), le beau-père des deux frères, est sur le point de se faire lyncher par les soldats nordistes s’il n’avoue pas où se cachent les deux rebelles. Mais Frank et ses hommes arrivent à temps, délivrent le docteur et tuent un des soldats. Désormais recherché pour meurtre, ils sont obligés de partir se cacher loin d’ici jusqu’au jour où ils apprennent que tous les francs-tireurs et partisans sudistes seront désormais amnistiés. Ne voulant prendre aucun risque, craignant un piège, Frank se rend seul dans la ville d'Independence pour savoir ce qu’il en est réellement. Le Major Trowbridge (Ward Bond) lui donne sa parole que toute la bande sera graciée à condition de venir signer l’acte de soumission à l’Union. Mais Trowbridge, désirant ardemment se venger de la mort de son frère causée par les James, ne compte pas honorer sa promesse mais les faire tomber dans un piège dans l’intention de les faire arrêter, juger et faire pendre. Le traquenard échoue et la bande réussit à s’échapper. Leurs têtes étant désormais mises à prix, considérés comme de dangereux hors-la-loi, ils décident maintenant d’agir comme tel et d’attaquer banques et trains. Avant ça, Jesse va soigner ses blessures au Nebraska chez une cousine, Bee Moore (Ellen Drew), dont il tombe amoureux. Ils se marient dans la foulée mais peu après Jesse est de nouveau obligé de fuir, sans cesse poursuivi par Trowbridge qui a quitté l’armée pour ouvrir sa propre agence de détectives…


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Quelques mois seulement après le très agréable Kansas Raiders dans lequel Audie Murphy tenait le rôle de Jesse James sortait donc sur les écrans américains un nouvel opus mettant en scène le célèbre ‘brigand bien aimé’. Était-il bien nécessaire ? Qu’allait-on apprendre de plus que ce qu’Henry King, Samuel Fuller ou Ray Enright nous avaient auparavant dévoilés ? Pas grand-chose mais ce n’aurait pas été gênant si Gordon Douglas nous avait offert un western au moins aussi plaisant que son précédent, The Nevadan avec Randolph Scott. Mais, si Les Rebelles du Missouri est passé en France totalement inaperçu, si cette version de la vie des James nous était totalement inconnue, ca me semble normal et mérité au vu de sa médiocrité d’ensemble. Le prologue était pourtant prometteur, qui voyait une cavalcade effrénée des hors-la-loi alors que la douce et grave voix off d’une femme (Anne Revere) nous les décrivait un par un avec une certaine mélancolie semblant annoncer leur destin tragique ; cette femme sait de quoi elle parle pour les connaître très bien puisqu’il s’agit tout simplement de la mère de Frank et Jesse. Où l’on apprend par exemple que Cole Younger aurait du être avocat et d’autres anecdotes qui nous étaient jusque là plutôt ignorées. Si cette femme honnête ne les soutient pas dans leurs crimes et larcins, elle leur trouve quand même l’excuse de l’époque violente à laquelle ils vivent et des humiliations qu’ils ont du subir, estimant que ce sont les vainqueurs de la guerre civile qui les ont poussés dans cette mauvaise voie.


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En effet, s’ils aspiraient à la paix quant ils ont appris l’amnistie, certains ne les ont pas laissé se rendre souhaitant au contraire les piéger, les poussant à commettre des crimes par légitime défense. Repoussés par une société qui leur est hostile (on peut certes aussi la comprendre car la bande de William Quantrill était quand même constituée de véritables égorgeurs), voyant toutes les portes de pardon se refermer devant eux, ils n’ont plus qu’une chose à faire : se comporter en hors-la-loi puisqu’ils ont été taxés comme tels ; ils pensent ainsi ne plus rien avoir à perdre. Des hommes victimes des circonstances même si leurs forfaits ne peuvent être tolérables. Cet aspect tragique semblait devoir être très intéressant mais malheureusement le film ne tiendra pas ses promesses par la suite ; le résultat est ultra conventionnel et peu attachant, les scénaristes ayant privilégié la vitesse d’exécution à la richesse des personnages. Un western certes sans temps morts, filant frénétiquement à 100 à l’heure mais du coup sans aucune émotion ! Une succession répétitive et vite lassante de poursuites à cheval, de fusillades, de bagarres, d’attaques de trains et banques, de trahisons, de guet-apens… Si seulement Gordon Douglas avait été inspiré sur le coup ! Mais à part s’essayer à de curieux plans et cadrages (cavaliers vus à partir de l’intérieur d’une grotte, à travers les roues d’un chariot), sa mise en scène manque cruellement de conviction et n’assure finalement pas vraiment probablement peu concerné lui non plus par cette histoire cent fois vue et revue.


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La cadence infernale du rythme empêche les spectateurs d’éprouver de l’empathie pour des protagonistes trop chichement écrits ; ce n’est donc aucunement la faute à ces bons comédiens que sont Wendell Corey (le personnage principal de The Furies d’Anthony Mann), Ward Bond, Edgar Buchanan ou MacDonald Carey s’ils ne sortent pas grandis de l’aventure ; le scénariste ne leur a pas laissé le temps d’approfondir leurs personnages ou de prouver leur talent dramatique. Paradoxalement, alors que leurs temps de présence est moindre, ce sont les femmes qui ont bénéficié du traitement le plus intéressant : Anne Revere, Lois Chartrand et Helen Drew (précédemment vue dans Le Baron de l’Arizona de Samuel Fuller et dans Stars in my Crown de Jacques Tourneur) sont bien plus mémorables, leurs personnages constamment sur le qui vive, passant leurs journées dans l’angoisse d’apprendre que leur fils ou époux ait été tué. A niveau comparable, tout aussi rythmé, le film de Ray Enright avec Audie Murphy est largement plus recommandable et beaucoup plus agréable. Le western de Gordon Douglas s'avère d’une grande banalité mais le Technicolor flamboyant, une réalisation carrée et d’honnêtes comédiens pourront néanmoins faire passer un bon moment aux moins exigeants. Ce qui ne fait pas moins de ces Rebelles du Missouri, la version la moins convaincante et la plus conventionnelle mettant en scène le gang James/Younger. Mais à peine une semaine après, le cinéaste prouvera qu'il était capable, dans le même genre, de faire bien mieux !
Lord Henry
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Lord Henry »

Dix ans plus tard, Douglas signera un western quelque peu oublié dans sa filmographie, The Gold of the Seven Saints. Un film à la nonchalance maîtrisée, tout en temps morts, où les personnages passent l'essentiel de leur temps à discuter. Une oeuvre mineure, mais qui mérite d'être découverte.
Last edited by Lord Henry on 7 Jun 11, 16:23, edited 1 time in total.
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

Lord Henry wrote:Dix ans plus tard, Douglas signera un western quelque peu oublié dans sa filmographie, The Gold of the Seven Saints. Un film à la nonchalance maîtrisée, tout en temps morts, où les personnages passent l'essentiel de leurs temps à discuter. Une oeuvre mineure, mais qui mérite d'être découverte.
Ah oui ? Tout l'inverse quoi en terme de rythme et d'action ; impatient de le revoir (ça fait un sacré bail). Mais entre les deux, il signera quelques petites pépites du genre tels l'encore plus oublié et méconnu Les Loups dans la vallée (The Big Land et le superbe Sur la piste des Comanches (Fort Dobbs)

"Nonchalance maîtrisée", voilà une expression que j'aime et qui caractérise très souvent le cinéma de Gordon Douglas dans ce qu'il réussit le mieux, témoin ses deux Tony Rome que je trouve réjouissants justement pour ça.
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Père Jules
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Père Jules »

Jeremy Fox wrote:
"Nonchalance maîtrisée", voilà une expression que j'aime et qui caractérise très souvent le cinéma de Gordon Douglas dans ce qu'il réussit le mieux, témoin ses deux Tony Rome que je trouve réjouissants justement pour ça.
Bien qu'à mon sens Lady in Cement soit trop paresseux pour ne pas souffrir de la comparaison avec le premier.
Le meilleur de la collaboration entre Douglas et Sinatra reste Le détective, mais ça, c'est une autre histoire...
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

Père Jules wrote: Le meilleur de la collaboration entre Douglas et Sinatra reste Le détective, mais ça, c'est une autre histoire...
D'autant qu'en revanche, je n'ai pas du tout aimé :oops: En film similaire, je préfère de loin Madigan de Siegel
Chip
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Chip »

"Nonchalance maîtrisée", me semble mieux convenir aux films de Richard Bartlett qu'à Douglas, voir " l'héritage de la colère", et surtout les admirables "the silver star" et "Joe Dakota ", mais qui connait Bartlett , grand absent de l'édition dvd (zone 2) ?
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

Chip wrote:"Nonchalance maîtrisée", me semble mieux convenir aux films de Richard Bartlett qu'à Douglas, voir " l'héritage de la colère", et surtout les admirables "the silver star" et "Joe Dakota ", mais qui connait Bartlett , grand absent de l'édition dvd (zone 2) ?
Effectivement je crois n'avoir jamais vu de westerns de ce cinéaste (je n'ai que Le Pays de la haine (Drango) dans ma liste). Tu me donnes envie en tout cas.
Lord Henry
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Lord Henry »

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"Quoi? Comment ça, ma cravate est en train de brûler?"
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

:lol:

Il faudra les réunir pour une anthologie à la fin du parcours
Chip
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Chip »

Mon cher Jeremy Fox, tu confonds, " Drango" (le pays de la haine) avec Jeff Chandler est de HALL Bartlett et Jules Bricken.
Richard Bartlett (1922-1994) a réalisé 5 westerns tous sont intéressants (j'ai ces 5 westerns):

-the silver star (1955) avec Edgar Buchanan, Earle Lyon, Marie Windsor, Lon Chaney,jr. et Bartlett dans le rôle d'un tueur
ce film remarquable fait penser à "High noon", il existe en dvd zone 1(sans s/t) couplé avec "the lonesome trail" autre western de Bartlett avec John Agar, Wayne Morris, Adele Jergens et Earle Lyon (VCI entertainment)
- Two- gun lady (1956) avec Peggie Castle, William Talman, Marie Windsor, Earle Lyon, Ian Mac Donald
- Joe Dakota (Joe Dakota)(1957) avec Jock Mahoney, Luana Patten, Charles Mc Graw, Claude Akins, Lee Van Cleef et Anthony Caruso
film qui prend son temps, envoûtant et élégant, son meilleur avec " the silver star"
- L'héritage de la colère (money, women and guns) (1959) avec Jock Mahoney, Kim Hunter, William Campbell, Gene Evans, Lon Chaney,jr., Tom Drake

Bartlett a aussi réalisé "Slim Carter"(1957) avec Mahoney, Julie Adams, histoire d'une star du western qui est doublée pour les scènes périlleuses, amusant quand on sait qu'avant d'être lui -même une vedette du western, Jock Mahoney fut un des meilleurs cascadeurs d' Hollywood. Le film est inédit en France.
Bartlett est à (re)découvrir.
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

Espérons qu'une chaine de télévision se penche un jour sur ces films ; merci en tout cas pour ce récapitulatif :wink: