Henry Levin (1909-1980)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Alligator
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Henry Levin (1909-1980)

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The ambushers (Matt Helm traqué) - Henry Levin - 1967 - 2/10

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Comédie vaguement d'aventures, passablement policière, risiblement d'espionnage. Dans la série Matt Helm, celui-là en tout cas est sensiblement mauvais. Dean Martin joue mal. On voudrait faire du James Bond qu'on n'y arriverait pas? Mouais sûrement. L'aventure est pépère, les jolies pépées n'y font rien, le film ne décolle pas, aucun charme, les dialogues sont emmerdants voire franchement merdeux, le scénario n'est que pacotilles. Le film ne ressemble pas à un film mais à un mauvais épisode de série télé des années 60. Veut être drôle et ne l'est pas : y a rien de pire.
Cathy
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Re: Notez les films naphtas - Octobre 2009

Post by Cathy »

Un mari en laisse - if a man answers (1962) - Henry Levin

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Une jeune femme se marie avec un photographe et pour que son mariage aille pour les mieux suit les conseils de sa mère, une ex-danseuse des Folies Bergères

Ce film met en vedette une fois encore Sandra Dee et son mari Bobby Darin, mais ici, en second rôle nous avons Micheline Presle qui joue la mère et Cesar Romero en vieux séducteur. Le film semble partir dans un ton léger et grivois au départ assez surprenant pour un film américain de cette époque, même si l'époque est à la libération des moeurs, il y a quelque chose de gênant dans cette fille qui veut absolument se marier très vite, on suppose pour connaître la vie ! Le ton est donc assez spécial au départ et fait qu'on ne sait pas vraiment où on va aller. Mais après le mariage, la comédie tendancieuse devient une pure comédie à l'américaine avec cette jeune femme qui veut élever son mari comme un chien, vision assez drôle de la chose, puis fait croire qu'elle a un amant. Sandra Dee est ravissante et charmante dans son personnage, Bobby Darin plein de séduction, Micheline Presle joue une mère complice avec conviction et Cesar Romero est plein de charme dans son numéro de vieil amant ! Mais le film manque un peu de rythme et ce début gache un peu le sentiment général laissé par le film, même si certaines situations font sourire et certaines répliques font mouche.
Cathy
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Re: Notez les films naphtas - Janvier 2010

Post by Cathy »

Ces folles filles d'Eve, Where the boys are (1960) - Henry Levin

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Quatre jeunes filles se rendent pour les vacances de Pâques en Floride dans une station balnéaire où seule la "drague" compte.

Au départ, le film fait penser à un Palm Spring Week Ends au féminin, même pitch, des jeunes qui ne pensent qu'à s'amuser et qu'il faut surveiller, mais finalement il s'avère plus mélodramatique et montre bien les préoccupations du cinéma de l'époque au sujet de la liberté sexuelle.
Le discours de l'héroïne au départ montre très bien les préoccupations de l'époque : "doit-on avoir des relations sexuelles avant le mariage" ? Chaque jeune fille aura donc des visées différentes, même si en réalité on retrouve le concept de la "Good Girl" comme dans "Summer Place" de Delmer Daves, la Good girl qui ne couche pas et ne flirte qu'avec des intentions de mariage, d'ailleurs la seule dont le destin sera "brisé" sera celle qui aura couché. Nous sommes encore dans le puritanisme américain, avec justement ces jeunes filles heureuses en amour et qui n'aurons pas succombé, malgré des tentations. Dolores Hart est pleine de classe et de charme en Merrit, Paula Prentiss est parfaite en sérieuse de service, Yvette Mimieux touchante en jeune fille "perdue". Comme dans toutes ces comédies, il faut les "rigolos" de service, ici Connie Francis sen duo avec le caricatural Frank Gorshin. George Hamilton quant à lui est idéal pour ce rôle de beau gosse qui finira par respecter les désirs de sa girl friend. Un film agréable finalement avec ces portraits de jeunes filles attachantes.
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Ann Harding
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Re: Henry Levin (1909-1980)

Post by Ann Harding »

Incroyable, même Henry Levin a son topic ! :shock: :mrgreen:

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The Guilt of Janet Ames (Peter Ibbetson a raison, 1947) de Henry Levin avec Rosalind Russell, Melvyn Douglas, Betsy Blair, Celeste Holm et Sid Caesar

Janet Ames (R. Russell) se fait renverser en traversant la rue. Elle est conduite à l'hôpital où on cherche à l'identifier. On trouve une liste de 5 noms dans son sac. On appelle le dernier de la liste, Smithfield Cobb (M. Douglas), un ancien reporter qui a sombré dans l'alcoolisme...

J'avais des doutes sérieux en commençant à regarder ce film et en voyant apparaître à l'écran le nom du réalisateur, Henry Levin. Il faut dire qu'il a réalisé une copieuse quantité de navets. Mais, en voyant le casting brillant de ce film, je me suis décidée à lui donner une chance. J'ai bien fait, car le film bénéficie d'un scénario très intéressant. Rosalind Russell y joue la veuve d'un soldat mort durant la seconde guerre mondiale. Depuis deux ans, elle n'arrive pas à surmonter sa douleur et sa culpabilité. Son défunt époux a reçu la Médaille d'honneur du Congrès pour avoir sauvé la vie de cinq hommes. Elle a décidé de rencontrer ces cinq hommes. En chemin, elle est renversée. Revenue à elle, elle ne peut plus marcher. Le médecin lui dit que son mal est psychologique. C'est alors qu'elle rencontre une autre épave de la guerre, Smithfield, qui n'a pas réussi à rependre sa vie normale depuis son retour de la guerre. Il va aider Janet à surmonter ses névroses en lui permettant de rencontrer un à un les hommes que son mari a sauvés. Mais, il va lui faire faire ce voyage par l'imagination comme le fait Peter Ibbetson auquel il fait fréquemment référence (d'où le titre français du film). Janet donc rencontre ces hommes dans un demi-rêve qui va révéler ses propres tourments. Elle est en fait torturée par le remords d'avoir empêché son époux de faire ce qu'il désirait et cette névrose se traduit par des intentions de vengeance vis-à-vis des hommes qu'il a sauvés. Melvyn Douglas joue avec son talent coutumier ce journaliste thérapeute qui cache un lourd secret qui a fait de lui une épave. Face à lui, Rosalind Russell montre une fragilité que je ne soupçonnais pas. Elle a été une épouse quelque peu castratrice, mais elle n'est plus maintenant qu'une femme brisée incapable de réagir. Le caméraman star de la Columbia, Joseph Walker, crée de superbes tableaux à ombres chinoises pour les 'rêves éveillés' de Rosalind. Finalement, ce film de 1947 est bien dans l'air du temps. La guerre est finie depuis seulement deux ans et de nombreuses personnes n'ont pas encore réussi à la surmonter psychologiquement. Un film à voir pour les performances de Melvyn Douglas et de Rosalind Russell.
Cathy
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Re: Henry Levin (1909-1980)

Post by Cathy »

Je suppose que c'était sans stf :D !
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Ann Harding
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Re: Henry Levin (1909-1980)

Post by Ann Harding »

Oui, c'est sans sous-titres. C'est un DVD à la demande Sony.
Cathy
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Re: Henry Levin (1909-1980)

Post by Cathy »

Ann Harding wrote:Oui, c'est sans sous-titres. C'est un DVD à la demande Sony.
Tant pis :oops:
Nestor Almendros
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Re: Henry Levin (1909-1980)

Post by Nestor Almendros »

Ann Harding wrote:Incroyable, même Henry Levin a son topic ! :shock: :mrgreen:
dans lequel il manquait un lien vers son film le plus célèbre: Voyage au centre de la Terre (1959)
Lord Henry
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Re: Henry Levin (1909-1980)

Post by Lord Henry »

Moi, je vote pour The Ambushers; d'ailleurs je vote pour toute la série des Matt Helm, dont les défaillances cinématographiques se noient dans un martini on the rocks.



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everhard
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Re: Henry Levin (1909-1980)

Post by everhard »

Ann Harding wrote:Incroyable, même Henry Levin a son topic ! :shock: :mrgreen:

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The Guilt of Janet Ames (Peter Ibbetson a raison, 1947) de Henry Levin avec Rosalind Russell, Melvyn Douglas, Betsy Blair, Celeste Holm et Sid Caesar

Janet Ames (R. Russell) se fait renverser en traversant la rue. Elle est conduite à l'hôpital où on cherche à l'identifier. On trouve une liste de 5 noms dans son sac. On appelle le dernier de la liste, Smithfield Cobb (M. Douglas), un ancien reporter qui a sombré dans l'alcoolisme...

J'avais des doutes sérieux en commençant à regarder ce film et en voyant apparaître à l'écran le nom du réalisateur, Henry Levin. Il faut dire qu'il a réalisé une copieuse quantité de navets. Mais, en voyant le casting brillant de ce film, je me suis décidée à lui donner une chance. J'ai bien fait, car le film bénéficie d'un scénario très intéressant. Rosalind Russell y joue la veuve d'un soldat mort durant la seconde guerre mondiale. Depuis deux ans, elle n'arrive pas à surmonter sa douleur et sa culpabilité. Son défunt époux a reçu la Médaille d'honneur du Congrès pour avoir sauvé la vie de cinq hommes. Elle a décidé de rencontrer ces cinq hommes. En chemin, elle est renversée. Revenue à elle, elle ne peut plus marcher. Le médecin lui dit que son mal est psychologique. C'est alors qu'elle rencontre une autre épave de la guerre, Smithfield, qui n'a pas réussi à rependre sa vie normale depuis son retour de la guerre. Il va aider Janet à surmonter ses névroses en lui permettant de rencontrer un à un les hommes que son mari a sauvés. Mais, il va lui faire faire ce voyage par l'imagination comme le fait Peter Ibbetson auquel il fait fréquemment référence (d'où le titre français du film). Janet donc rencontre ces hommes dans un demi-rêve qui va révéler ses propres tourments. Elle est en fait torturée par le remords d'avoir empêché son époux de faire ce qu'il désirait et cette névrose se traduit par des intentions de vengeance vis-à-vis des hommes qu'il a sauvés. Melvyn Douglas joue avec son talent coutumier ce journaliste thérapeute qui cache un lourd secret qui a fait de lui une épave. Face à lui, Rosalind Russell montre une fragilité que je ne soupçonnais pas. Elle a été une épouse quelque peu castratrice, mais elle n'est plus maintenant qu'une femme brisée incapable de réagir. Le caméraman star de la Columbia, Joseph Walker, crée de superbes tableaux à ombres chinoises pour les 'rêves éveillés' de Rosalind. Finalement, ce film de 1947 est bien dans l'air du temps. La guerre est finie depuis seulement deux ans et de nombreuses personnes n'ont pas encore réussi à la surmonter psychologiquement. Un film à voir pour les performances de Melvyn Douglas et de Rosalind Russell.
Tu m'as donné envie de voir ce film et puis il y a Besty Blair et comme j'ai vraiment beaucoup aimé cette femme charmante et intelligente, j'ai encore plus envie de me le procurer. Je vais regarder si je trouve le sony a la demande :) merci ^^
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Lord Henry
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Re: Henry Levin (1909-1980)

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Re: Henry Levin (1909-1980)

Post by Ann Harding »

everhard wrote:
Ann Harding wrote:Incroyable, même Henry Levin a son topic ! :shock: :mrgreen:
The Guilt of Janet Ames (Peter Ibbetson a raison, 1947) de Henry Levin avec Rosalind Russell, Melvyn Douglas, Betsy Blair, Celeste Holm et Sid Caesar
Tu m'as donné envie de voir ce film et puis il y a Besty Blair et comme j'ai vraiment beaucoup aimé cette femme charmante et intelligente, j'ai encore plus envie de me le procurer. Je vais regarder si je trouve le sony a la demande :) merci ^^
Tu peux te le procurer facilement sur amazon.com: ici. C'est le premier rôle de Betsy au cinéma. Elle est charmante dans le film.
everhard
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Re: Henry Levin (1909-1980)

Post by everhard »

merci Ann Harding :)
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Jeremy Fox
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Henry Levin

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Ces folles filles d'Eve (Where the boys are) (1960)

Les vacances de Pâques ; c'est comme chaque année pour les forces de polices de Fort Lauderdale en Floride 'l'état de siège'. En effet les étudiants viennent en masse reprendre des forces dans cette station balnéaire. Sea, Sex and Sun.

En ce début des 60's, pas mal de films (au final assez puritains) abordent la nouvelle liberté sexuelle des jeunes gens de cette époque, le problème pour les filles étant de savoir si l'on peut (doit) ou non coucher avant le mariage. Toute une tripotée de nouvelles stars montantes des studios, un scénario uniquement prétexte à des scènes de drague, tout d'abord humoristiques avant de prendre un tournant un peu plus 'dramatiques' et moralisatrices dans les 20 dernières minutes, une mise en scène sans idée ni consistance mais au final, pour peu que l'on ne soit pas exigeant, on s'amuse assez et l'ensemble n'est pas désagréable d'autant que Dolores Hart, Paula Prentiss et Yvette Mimieux sont charmantes et que Jim Hutton fait plutôt bien le clown. On ne joue pas dans le domaine de la finesse mais ce n'est pas trop grave. La Warner fera une sorte de remake du film trois ans plus tard avec Palm Spring Weekend réalisé par Norman Taurog, un peu plus délirant mais tout aussi raté dans sa dernière partie 'dramatique'.
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Jeremy Fox
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Re: Henry Levin (1909-1980)

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Notre western du WE : Jicop le proscrit dont Philippe Paul a testé le DVD espagnol.